La famille de l’INS Québec

Par Marie-Claude Molnar

Athlète paralympique en cyclisme

 

La grande majorité des gens se lève le matin pour aller travailler. Certains se lèvent pour aller à l’école, tandis que d’autres se lèvent le matin et vont s’entrainer. Quarante-cinq minutes de conduite dans le trafic et la traverse d’un pont avant de trouver un stationnement; voilà comment se déroule mon mardi et jeudi matin. Le parcours ne se fait ni à reculons, ni en grognant. Pourquoi? Parce que l’objectif de la nouvelle saison qui approche est défini et clair; il faut être sur le podium. Il n’y a pas trente-six moyens d’y parvenir; c’est de s’entrainer, mais surtout de s’assurer d’être entourée des bonnes personnes, comme Cory Kennedy.

 

La première rencontre avec Cory a eu lieu en 2013, à la suite des Jeux Paralympiques de Londres. La rencontre en tant que tel consistait en un test de capacité musculaire pour pouvoir cibler les zones de travail. Étant une athlète paralympique suite à un grave accident de voiture (un automobiliste m’a percuté à 110kmh alors que je circulais à vélo), j’ai perdu beaucoup de force et dans le cyclisme, il y a de ces groupes de muscles qui jouent un rôle plus crucial que d’autres.  Avec le temps et les bons conseils de Cory, je suis devenue plus forte et plus endurante.

 

L’entrainement musculaire et moi, ça n’a jamais été le grand amour mais au fur et à mesure que je progresse et que j’atteints de nouveaux sommets, ça devient un véritable plaisir que de se lever le matin pour aller s’entrainer à l’INS Québec, où je retrouve Cory avec son humour et son sourire, sans oublier Frank, qui est également là pour nous encourager quand c’est un peu plus difficile.

 

« JUUUUMMMMPPPPP!!! » Une fois. Deux fois. Trois fois… Cinq fois. Tous les matins, un test de saut. J’aspire encore toucher le plafond mais j’ai des croutes a manger mais je ne suis pas la seule. Avec l’ambiance qu’il y a dans la salle de préparation physique, sans compter que j’ai parfois la chance d’être accompagnée à l’entrainement par Hugo Houle (contre qui je me promets d’ailleurs une revanche au contre-la-montre de 5km) et Marie-Philip Poulin, ce qui rend l’entrainement encore plus motivant car je me retrouve aux côtés de personnes que j’admire pour leur éthique de travail et ce qu’ils accomplissent, tout comme moi. L’objectif est de se dépasser et devenir meilleur. Pourquoi? Pour qui? Pour nous. Comment fait-on? Il n’y a pas de réponse. C’est un désir qui habite profondément chacun d’entre nous.

 

« PUUUUULLLLLLLLLLLLL!!! » une barre à soulever. Environ trois cent cinquante livres. La première fois que j’ai fait ce test, mon entraineur étant présent. La barre faisait trois fois mon poids mais pas une seconde s’est écoulée sans que je ne me dise autre chose que « et si je parvenais à la soulever, cette barre ? » Je l’ai soulevé, probablement d’un millimètre, mais j’avais atteint mon objectif. À l’INS Québec, l’histoire s’écrit tous les jours!

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