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Crédits photos : Photo courtoisie de Félix Croteau / INS Québec / Water Polo Canada

Parcours professionnel

Profession : Physiothérapeute
Jeux olympiques : Tokyo 2020
Sport attitré à Tokyo 2020 : Water-polo

Q. Est-ce qu’il y a un moment précis dans ta vie où tu t’es dit que tu voulais travailler avec les athlètes de haut niveau ou qui se rendraient aux Jeux olympiques?
R. « Lorsque j’étais adolescent, j’ai découvert la physiothérapie suite à une blessure au football. Je suis demeuré profondément impressionné par l’impact que ces interventions ont eu sur ma capacité à retourner au jeu. J’ai suivi un chemin par la suite pour gagner en expérience avec des équipes sportives autant que possible et redonner à autrui ce qui a été si positif pour moi. »

Q. Comment s’est déroulé l’entraînement et la préparation des matchs à l’étranger avec l’équipe de water-polo en compagnie de tes collègues Alain Delorme et Véronique Richard? De quelle façon travaillez-vous en équipe?
R. « Alain (Préparateur physique en chef), Véronique (Consultante en performance mentale) et moi travaillons ensemble avec l’équipe de water-polo depuis la fin de 2014. Nos échanges professionnels ont évolué au fil des années pour nous permettre à tous de grandir. Je leur dois chacun énormément pour l’influence qu’ils ont eu sur ma pratique. Le milieu du sport de haut niveau a ses propres enjeux qui diffèrent largement de la pratique de la physiothérapie en milieu clinique, et ces deux experts m’ouvrent des portes sur leurs champs d’expertise qui me permettent de mieux soutenir nos athlètes. Il ne se passe pas une journée sans que nous échangions entre nous pour discuter des cas qui méritent plus d’attention, et qu’on ajuste nos interventions pour maximiser les bénéfices d’entraînements des athlètes. »

Q. Comment vois-tu cette opportunité d’accompagner l’équipe de water-polo en Europe et aux Jeux olympiques?
R. « 
Je me sens particulièrement choyé. J’ai travaillé avec eux durant un cycle olympique et demi, ce qui m’a permis de laisser ma trace sur les valeurs et les pratiques de l’équipe. J’ai commencé un doctorat en 2016 pour pouvoir répondre à des questions auxquelles je n’avais pas de réponse avec notre équipe. Ce processus m’a permis d’en apprendre beaucoup plus sur la prévention des blessures au water-polo, et je l’espère outiller nos athlètes pour pouvoir rester en santé. »

Q. De quelle façon encourages-tu tes athlètes chaque jour pour continuer à travailler fort et s’entraîner?
R. « Nos athlètes sont des individus avec une motivation interne hors du commun. Par contre, les blessures peuvent souvent apporter des doutes sur leur capacité à atteindre leurs objectifs. Nous établissons ensemble nos cibles à atteindre pour assurer un retour à la compétition le plus rapide et le plus sécuritaire possible. Nous tâchons de réintroduire l’environnement aquatique dès que possible, et une collaboration avec les entraîneurs et le préparateur physique permet de construire des plans individuels pour accélérer l’atteinte de nos buts. »

Q. Comment envisages-tu ton expérience aux Jeux olympiques?
R. « Les Jeux de Tokyo seront mes premiers, et donc je suis probablement naïf par rapport à mes attentes. J’imagine que mon travail quotidien ne sera pas vraiment différent de celui dans d’autres événements majeurs (championnats du monde, Jeux panaméricains, Universiades, etc.). Par contre, nous recevons beaucoup plus d’attention externe sur notre présence à cet événement qu’à n’importe quel autre auparavant. »

Q. Quelles activités (autre que le sport) aimes-tu faire pour te relaxer et te changer les idées?
R. « Ma femme et moi avons une maison centenaire à Montréal, achetée avec une longue liste de réparations nécessaires pour pouvoir y habiter. Faire des projets de rénovation est définitivement mon activité préférée pour relaxer. C’est très difficile de penser au travail avec une scie entre les mains ! » [Rires]

Q.  Partage-nous une notion importante à tes yeux?
R. « Après 10 ans de pratique comme physiothérapeute, je dirais que je suis largement plus conscient de toutes les choses que je ne maîtrise pas que je ne l’ai jamais été. Ce processus de recherche d’amélioration continue de mes interventions, et de prise en charge des athlètes me pousse à me dépasser. J’observe la même chose chez des collègues plus expérimentés que j’estime au plus haut point. Je pense que la remise en question de la meilleure approche pour chaque situation sera une clé de performance pour moi et notre équipe de soutien intégré pour plusieurs années encore. »

Q. Est-ce qu’il y a une personne qui t’inspire? 
R. « J’ai toujours été inspiré par l’histoire de mon grand-père maternel, qui a réussi à accomplir de grandes choses dans sa carrière uniquement à la sueur de son front et de ses bonnes idées. Je garde son seul diplôme dans mon salon, celui de son cours d’agriculture du primaire, pour me rappeler que rien ne remplace de travailler avec passion pour atteindre nos objectifs. »