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Crédits photos : Photo courtoisie de François Bieuzen / INS Québec
* Deuxième photo du bas : camp d’entraînement préolympique à North Vancouver

Parcours professionnel

Profession : Physiologiste de l’exercice
Jeux olympiques : Tokyo 2020
Sport attitré à Tokyo 2020 : Boxe

Q. Est-ce qu’il y a un moment précis dans ta vie où tu t’es dit que tu voulais travailler avec les athlètes de haut niveau ou qui se rendraient aux Jeux olympiques?
R. « Comme beaucoup de personnes, j’ai été marqué par mes premiers Jeux olympiques que l’on vivait en famille en regardant la télévision. Je ne manquais sous aucun prétexte ce rendez-vous sportif pendant les vacances d’été. Les Jeux olympiques d’été de Barcelone 1992  m’ont très fortement marqué avec le concours de saut en longueur de Lewis et Powell. Cet affrontement épique entre ces deux athlètes m’a convaincu que l’on pouvait faire plus, mieux et que rien n’était jamais terminé avant le dernier saut ou la dernière seconde. Ensuite, comme plusieurs enfants, j’ai rêvé d’être un Olympien, mais je me suis assez vite rendu compte que la marche était un peu haute pour moi si cela ne m’a pas empêché de continuer à m’entraîner sérieusement. Puis vers quatorze ans, j’ai commencé à m’intéresser à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP), où j’habitais en France. Mon père s’est ensuite débrouillé pour que l’on puisse aller visiter les lieux un jour, rencontrer des membres du personnel, discuter avec des athlètes, et peu à peu, cela a confirmé mon intérêt. J’ai donc su à ce moment que je voulais travailler pour ces athlètes, dans ces lieux et pour les grands événements comme les Jeux olympiques. Depuis ce moment, mon focus a toujours été en lien avec cet objectif. »

Q. De quelle façon encourages-tu tes athlètes chaque jour pour continuer à s’entraîner?
R. « C’est aujourd’hui une vraie collaboration entre les membres de notre personnel, les athlètes et les entraîneurs. Nous les accompagnons à chaque instant pour leur permettre de grappiller toujours un peu plus de précieuses secondes, points ou centimètres. Nous les aidons à se maintenir en santé et à équilibrer le repos et l’entraînement. Plus concrètement, j’ajuste les techniques de récupération ou encore la charge d’entraînement individuellement selon les mesures disponibles. Nous recherchons en permanence les nouvelles techniques d’entraînement afin de pouvoir continuer à se démarquer. »

Q. Comment envisages-tu ton expérience aux Jeux olympiques?
R. « Certainement très particulière cette année, car le contexte sanitaire impose de nombreuses restrictions. Malgré cela, je pense que cela va être le plus grand événement sportif de l’année, que les performances vont être très élevées et que l’on en ressortira avec une expérience magnifique. Je m’attends aussi à ce que l’on ait des surprises sur les résultats et peut-être des confrontations plus intenses encore, car les athlètes ont eu très peu d’occasion de s’exprimer dans les deux dernières années et là ils vont tout donner. »

Q. Quel est ton rôle aux Jeux et avec quel sport?
R. « Je suis attitré exclusivement à l’équipe de boxe. Mon rôle est multiple. Je suis d’abord le physiologiste de l’équipe. Dans ce cadre précis pour les Jeux, en collaboration très étroite avec Daniel Trépanier, l’entraîneur de l’équipe, je m’assure de la bonne gestion de la charge d’entraînement, de la récupération et du sommeil des athlètes. J’ai également le rôle de chef de l’équipe de soutien intégré. J’assurerai le relais avec les membres de notre personnel qui officiera de Montréal et fournira des suivis à distance aux athlètes comme la vidéo ou la nutrition par exemple. »

Q. Quelles activités (autre que le sport) aimes-tu pratiquer pour te changer les idées?
R. « J’aime particulièrement faire de la pâtisserie et de la photo. Ce sont deux activités qui mobilisent à la fois de la technique et de la créativité et demandent d’être concentré sur la tâche pendant un long moment. Parfait pour se vider la tête et se faire plaisir ! »

Q. Partage-nous une notion importante à tes yeux?
R. « Une chose importante que j’ai apprise est que tout système vivant a besoin de repos pour continuer de s’adapter et de s’améliorer et cet équilibre est très fin et difficile à atteindre. « Toujours plus » n’est pas toujours très efficace. Au contraire « toujours mieux » est la clé. Le repos aussi bien physiologique que mental sont des parts extrêmement importantes de la réussite d’un plan d’entraînement. »

Q. Qu’est-ce qui te passionne dans ton métier?
R. « Apprendre, être curieux, innover. Le fait que chaque jour est différent du précédent et qu’il faut sans cesse se remettre en question pour continuer d’être les meilleurs. »

Q. Est-ce qu’il y a une citation particulière qui t’inspire? 
R. « Deux citations m’animent fortement depuis le début de ma carrière « Humilité pour soi, ambition pour les autres. » de Claude Fauquet, un grand monsieur de la natation française et « Le bonheur est un rêve d’enfant réalisé dans l’âge adulte. » d’un célèbre neurologue, et qui reflète exactement ce que je vis actuellement. »