L’INS Québec à l’avant-garde du traitement des commotions cérébrales

Le gouvernement du Québec a récemment publié le rapport du Groupe de travail sur les commotions cérébrales et présenté son plan d’action pour prévenir et gérer celles liées à la pratique d’activités récréatives et sportives. Le phénomène des commotions cérébrales étant un sujet de prédilection pour l’équipe médicale de l’INS Québec, le contexte se prêtait à en parler avec sa directrice médicale, Dre Suzanne Leclerc, une sommité en matière de commotion cérébrale au Québec.

D’entrée de jeu, on peut constater que l’intervention de l’INS Québec s’inscrit dans les orientations du plan d’action gouvernemental, particulièrement en ce qui a trait à la détection et à la gestion des commotions cérébrales. « Notre plan d’intervention est complet, affirme Dre Leclerc. On fait la détection, l’évaluation et la prise en charge. En collaboration avec les différents sports, nous avons élaboré des protocoles de retour au jeu particulier à chaque sport. Cette collaboration est une innovation, car si les grandes lignes sont les mêmes partout, nous les adaptons à chacun des sports pour que ce soit plus facile pour l’entraîneur et l’athlète de comprendre où on en est dans le processus de retour. »

L’Institut a constitué une équipe qui regroupe des spécialistes provenant de différents horizons pour pouvoir évaluer toutes les sphères atteintes par les commotions cérébrales. « On a des spécialistes au niveau visuel. Des neuropsychologues. Un neurokinésiologue spécialisé dans la réadaptation post-commotion. Des médecins du sport et des physiothérapeutes du sport, explique Dre Leclerc. On a développé un concept d’approche intégrée multidisciplinaire qui nous permet de nous comparer avantageusement à ce qui se fait de mieux à travers le monde à ce chapitre. »

Avec le travail d’éducation et de sensibilisation des dernières années, on constate une bien meilleure compréhension du phénomène des commotions cérébrales chez les entraîneurs ce qui amène une bonne collaboration de leur part pour le plus grand bien des athlètes qui y gagnent beaucoup selon le Dre Leclerc : « Au départ, la présence de nombreux spécialistes fait en sorte que l’athlète ne se sent pas abandonné. Il sent qu’il a du soutien autour de lui. Qu’il va être vu, encadré et guidé. Et parce qu’on a travaillé avec les entraîneurs pour préparer les protocoles de retour particulier à leur sport, l’athlète se reconnait davantage, car les étapes intègrent des éléments de sa pratique habituelle. »

Chaque cas étant unique, le moment du retour à la pratique va varier d’un athlète à un autre. Le concept d’approche intégrée de l’INS Québec permet cependant de traiter l’ensemble des symptômes que la commotion a pu engendrer chez l’athlète ce qui permet de diminuer la probabilité d’autres retraits subséquents. Pour le Dre Leclerc, « Notre objectif n’est pas nécessairement de permettre aux athlètes de retourner plus vite au jeu, car il y a trop de facteurs qui viennent influencer la durée du traitement. Ce que nous visons cependant, c’est que quand ils retournent, ce soit pour de bon et qu’on n’ait pas à le retirer à nouveau parce qu’il y a une rechute. »

Les travaux de l’équipe médicale de l’INS Québec en matière de commotion cérébrale ne servent pas uniquement aux athlètes de niveau. La commotion cérébrale ne fait pas de distinction entre les niveaux de pratique d’un sport ce qui fait que les protocoles particuliers de retour au jeu sont applicables, quelle que soit l’expérience de l’athlète. C’est pourquoi l’INS Québec les diffuse et invite la communauté sportive à les utiliser. On peut télécharger les protocoles à partir du site de l’Association québécoise des médecins du sport.

On peut se procurer le rapport du Groupe de travail sur les commotions cérébrales ainsi que le plan d’action gouvernemental sur le site Web du MEESR, dans la section sur les commotions cérébrales.

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