MISES À JOUR DU COMITÉ CONSULTATIF DE MÉDECINE SPORTIVE – 29 avril 2020

Communiqué d’information COVID-19

MISES À JOUR DU COMITÉ CONSULTATIF DE MÉDECINE SPORTIVE

Mise à jour #14 – 29 avril 2020

 

Mise à jour au sujet de la maladie

Le nombre de cas confirmés de COVID-19 est de plus de 3,1 millions avec 975 000 cas guéris et 219 287 décès. Il y a des cas documentés dans plus de 213 pays ou territoires.  Si certains pays ont ralenti le doublement du nombre de nouveaux cas et de décès, d’autres régions du monde voient ces taux continuer à s’accélérer. Nous continuons de voir des deuxièmes vagues prolongées dans les pays qui avaient assoupli leurs restrictions et nous surveillons cela de près car cela aura un impact sur la façon dont d’autres pays, y compris le Canada, gèreront les restrictions et les assouplissements à l’avenir.

Au Canada, nous avons plus de 50 000 cas, 2859 décès et 19 000 (38 %) guérisons. Sur les 28 000 cas actuellement actifs au Canada, 97 % sont classés comme bénins. À l’heure actuelle, notre délai de doublement a été porté à tous les 16 jours. Bien que la courbe continue de s’aplatir au Canada, le risque d’un assouplissement trop précoce des restrictions reste important et nous ne pouvons que souligner à nouveau qu’au Canada, les ressources disponibles sont limitées et qu’une propagation asymptomatique se produit. Il est important de continuer à supposer que toutes les autres personnes que vous pouvez rencontrer peuvent avoir une COVID et d’agir dans ce sens et de continuer à faire preuve de vigilance en matière de distanciation physique. De nombreuses provinces commencent à préparer des plans d’assouplissement progressif des restrictions, car elles considèrent que leur région est sûre. Cet assouplissement progressif des restrictions aura un impact sur l’entraînement et l’accès aux installations, mais le calendrier variera selon les régions et les sports et doit encore être finalisé ou confirmé.

 

Entraînement

Comme indiqué dans les mises à jour précédentes, nous encourageons fortement les athlètes à profiter de cette période d’isolement obligatoire pour travailler avec leurs entraîneurs, les DHP, les ÉSI et les médecins en chef afin de corriger les déficiences biomécaniques et physiques connues qui peuvent être facilement réglées par un entraînement à domicile et de NE PAS essayer d’atteindre des performances maximales cette année (la justification a été abordée dans les versions précédentes). En outre, nous recommandons de profiter de cette occasion pour travailler sur la préparation mentale.

 

Instituts et centres d’entraînement

À ce stade, tous les Canadiens restent sous la direction des services de santé publique nationaux et provinciaux et, à ce titre, tous les instituts et centres d’entraînement publics restent fermés dans un avenir rapproché.

 

Retour aux entraînements en groupe

Lors d’une conférence téléphonique à laquelle ont participé des ONS et des partenaires nationaux du sport lundi, l’ébauche d’un outil d’évaluation des risques pour le sport qui permettra aux groupes et aux équipes d’évaluer les risques et de les atténuer a été présentée. Le groupe du CCMS, de concert avec le COC, le CPC et ANP, est en train de finaliser cet outil (qui sera disponible le vendredi 1er mai 2020) et continuera à recueillir des informations auprès de l’OMS et d’autres pays afin de déterminer la meilleure voie à suivre pour reprendre l’entraînement.

Bien qu’un certain nombre de pays reprennent l’entraînement en groupe cette semaine, au Canada, les mesures de distanciation physique restent en vigueur et nous ne sommes donc pas en mesure de commencer l’entraînement en groupe pour le moment. Toute décision concernant le retour à l’entraînement en groupe doit être prise en collaboration avec les autorités de santé provinciales/locales, les organismes gouvernementaux provinciaux/locaux, vos associations sportives ainsi qu’ANP, le CPC et le COC.

On ne peut trop insister sur le fait que les groupes, les équipes ou les sports doivent passer par ce processus d’évaluation des risques pour planifier la sécurité de leurs athlètes, de leurs entraîneurs et de la population en général. Les responsables locaux de la santé devront être d’accord, car les provinces, les régions et les villes sont affectées différemment par la COVID-19 et peuvent donc avoir des politiques uniques concernant les rassemblements d’individus qui détermineront quand et comment l’entraînement en groupe peut reprendre dans différentes régions.

 

Mise à jour sur la santé mentale

Les principaux responsables de la santé mentale et les groupes de sensibilisation appellent à une augmentation des ressources en santé mentale pour faire face à la menace d’une « pandémie subséquente », c’est-à-dire l’augmentation significative des problèmes de santé mentale chez les personnes fortement touchées par la COVID-19. La communauté sportive canadienne n’est pas à l’abri de cette « pandémie subséquente », et pour aider à aplatir le sommet de la courbe des problèmes de santé mentale, une approche préventive et proactive doit être adoptée. Pour aider à atténuer les effets néfastes du stress, protéger la santé mentale et promouvoir une bonne santé mentale, il est recommandé de mettre en pratique des activités de santé mentale dans la routine quotidienne. Voici quelques activités à envisager.

Tolérance émotionnelle

Nous devons garder à l’esprit que les émotions font partie intégrante de l’expérience humaine ; elles sont là pour nous protéger, nous guider et nous aider à reconnaître ce dont nous avons besoin. Nous devons accepter que nos émotions sont des réactions réelles et valables à cet événement exceptionnel. En comprenant nos émotions et nos besoins fondamentaux, nous sommes en mesure d’accroître notre tolérance émotionnelle. Voici quelques étapes importantes de ce processus :

  • Nommer l’émotion que nous ressentons (par exemple, je me sens anxieux et dépassé) et la reconnaître comme normale et valable (c’est-à-dire, ce sont mes émotions qui font leur travail en ces temps d’incertitude)
  • Accepter l’émotion comme un aspect normal de notre expérience (c’est à dire, il est logique que mon niveau d’anxiété soit plus élevé compte tenu de la situation actuelle)
  • Identifier les besoins en explorant ce que l’émotion révèle ou pourquoi elle est importante (c’est-à-dire, je veux être en sécurité et je dois prendre les précautions nécessaires)

Gestion du stress 

La pandémie de COVID-19 est un événement sans précédent. À ce titre, les règles à suivre sont inexistantes et il est inévitable que les niveaux de stress et d’anxiété augmentent étant donné l’incertitude et l’imprévisibilité de la situation à laquelle nous sommes confrontés. Cependant, il est important de se rappeler que tout stress n’est pas mauvais ; il dépend de notre perspective, de nos compétences et de notre soutien. L’adversité fait partie du sport de haut niveau, c’est pourquoi les athlètes, les entraîneurs et les membres des ÉSI peuvent utiliser les compétences existantes pour gérer les défis et l’inconnu. Voici quelques conseils de gestion du stress liés à la COVID :

Facteurs physiques et psychologiques de protection

  • Pratiquer la distanciation physique
  • Se laver les mains et porter un masque et des gants lorsqu’on se trouve en public
  • Rester à la maison, surtout si on est malade
  • Diminuer l’information reçue en interrompant l’écoute ou le visionnement des nouvelles
  • Maintenir un équilibre en jumelant le traitement de l’information avec de simples activités (par exemple, regarder ou lire quelque chose d’amusant, jouer à un jeu).

Gestion du stress

  • Identifier les facteurs de stress et se concentrer sur les connaissances et les compétences dont nous disposons pour les gérer – faire en sorte que notre confiance soit plus grande que nos craintes
  • Entrer en relation avec les autres et exprimer ses inquiétudes et ses préoccupations pour se sentir soutenu
  • Prendre soin de notre corps en faisant de l’exercice, en s’alimentant et en dormant bien, et en limitant notre consommation d’alcool
  • Passer du temps à l’extérieur pour bénéficier des effets bénéfiques de la nature
  • Faire des exercices de respiration / de relaxation
  • S’amuser et rester stimulé en essayant de nouvelles activités / passe-temps

La pleine conscience

La pleine conscience est une conscience profonde du moment présent. Elle reflète notre capacité à ÊTRE ICI MAINTENANT en adoptant un comportement d’acceptation et de non-jugement. La pleine conscience nous aide à accepter toutes les expériences humaines, à réguler nos émotions, à améliorer notre concentration et notre sommeil, et à renforcer notre immunité. Une dose quotidienne d’entraînement à la pleine conscience peut faire toute la différence.

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Gratitude et croissance 

Pour aider à rééquilibrer la partie du cerveau qui est activée lorsqu’elle est exposée à une menace et à un danger perçus (l’amygdale), nous pouvons répartir les données en nous concentrant sur ce qui est positif. Pour ce faire, nous pouvons analyser le monde qui nous entoure à la recherche de trois choses positives et les noter à la fin de chaque journée. Cette activité a démontré qu’elle améliorait les niveaux d’optimisme, de bonheur et de bien-être subjectif.

Nous pouvons également atténuer la réaction au stress en adoptant un état d’esprit de « défi » et en recherchant les possibilités de croissance et d’apprentissage qui accompagnent le défi auquel nous sommes confrontés. Par exemple, ce confinement est une excellente occasion de renforcer la santé mentale et les capacités de résilience, ce qui peut contribuer à améliorer les performances sportives lors du retour à l’entraînement et à la compétition.

Adoptez une approche proactive et de prévention et pratiquez des activités de santé mentale tous les jours.

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