Le Multisport, édition du 18 août 2015

Un record du monde pour la reine des Jeux!

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Photo Comité paralympique canadien

Aurélie Rivard

Rien de moins qu’un record du monde! C’est ce qu’Aurélie Rivard s’est offert pour terminer ses Jeux parapanaméricains qui étaient déjà plus qu’un succès. La paranageuse québécoise a décroché sa sixième médaille d’or de la semaine au 100 m libre S10, vendredi soir, devant la foule déchaînée du Centre aquatique panaméricain.

« La première chose que j’ai entendue quand j’ai touché le mur, c’est la foule crier et crier. Je me suis dit que j’avais probablement fait un bon temps ou battu un record des Amériques. Le record du monde ne m’a même pas traversé à l’esprit. La foule criait comme s’il n’y avait pas de lendemain, alors c’était incroyable. Je me suis dit que j’avais dû faire une bonne course », a raconté l’athlète de Saint-Jean-sur-Richelieu qui n’a raté aucun rendez-vous avec le podium en sept courses aux Jeux.

Rivard a pulvérisé le record de la Néo-Zélandaise Sophie Pascoe (59,77), touchant le mur de la piscine de Scarborough après 59,17 s d’effort. Même lorsqu’elle a vu le temps à côté de son nom, elle n’y croyait toujours pas.

Les six jours de compétition n’ont pas été de tout repos pour la jeune athlète de 19 ans. Malgré tout, elle a offert des performances impressionnantes tous les jours, remportant l’or au 100 m dos (1 min 9,72 s, record personnel et des Jeux), au 200 m quatre nages (2 min 30,89 s, record des Jeux), au 400 m libre (4 min 33,40 s, record des Amériques), au 100 m papillon (1 min 10,00 s, record des Jeux) et au 50 m libre (27,90 s, record des Jeux), en plus de la médaille d’argent au 100 m brasse (1 min 21,90 s).

« Ça me met vraiment en confiance. La confiance en moi est ma plus grande faiblesse, mais de battre le record du monde à la fin d’un été, alors que je ne suis pas allée chez moi depuis le mois de juin et que je suis assez épuisée, c’est fabuleux pour mon estime. Un gros boost pour l’année qui s’en vient! » a-t-elle conclu.

Benoit Huot (S10) a aussi connu une bonne semaine à Toronto, mais s’est frappé quelques fois à son grand rival brésilien, Andre Brasil, qui l’a bloqué dans sa conquête de la médaille d’or.

Le Longueuillois a terminé les Jeux parapanaméricains avec un triomphe au 400 m libre (4 min 10,04 s, record des Jeux) et trois médailles d’argent (200 m quatre nages, 100 m dos et relais 4 x 100 m quatre nages).

Sa plus grande déception a été sa deuxième place au 200 m quatre nages au profit de Brasil devant ses partisans. Huot pourra tenter de jouer le même tour au Brésilien en 2016, aux Jeux paralympiques de Rio. « C’est bon parce que pendant 12 mois je vais penser à ça, en espérant que ça va jouer en ma faveur et qu’on va faire une petite répétition, mais inversée, chez eux l’an prochain! »

Turbide, Morrier, Mehain et Lavallière se démarquent

Nicolas-Guy Turbide (S13), de Québec, a amassé six médailles durant cette semaine mouvementée, trois en or et trois argentées. Au 100 m dos, il a écrit un nouveau record des Amériques (1 min 01,64 s). Il a aussi triomphé au 200 m quatre nages et au 100 m papillon. Ses médailles d’argent ont été acquises au 50, 100 et 400 m libre.

Justine Morrier s’est quant à elle imposée à deux occasions chez les S14. Elle est montée sur la première marche du podium du 100 m brasse et du 200 m quatre nages, ainsi que sur la troisième marche au 100 m dos. Elle a également pris le départ du 200 m libre où elle a fini quatrième.

La Montréalaise d’adoption Sarah Mehain s’est emparée de l’or au 50 m papillon et de l’argent au 50 m libre, au 100 m libre et au 100 m dos chez les S7.

Jean-Michel Lavallière (S7) a pour sa part collectionné les récompenses argentées, terminant six fois au deuxième rang en huit finales (50 m libre, 200 m quatre nages, 100 m libre, 50 m papillon, relais 4 x 100 m libre et relais 4 x 100 m quatre nages). Il a pris les cinquièmes rangs au 400 m libre et au 100 m dos.

Autres résultats québécois :

David Gotell (S13), Montréal : 200 m QNI – Argent, 100 m dos – Argent, 400 m libre – Or, 100 m libre – 4e

Camille Bérubé (S7), Gatineau : 100 m dos – Argent, 200 m QNI – Bronze, 100 m brasse – Bronze

Sabrina Duchesne (S8), Québec: 400 m libre – Bronze, 100 m dos – 7e, 50 m libre – 5e, 200 m QNI – 6e, 100 m libre – 5e

James Leroux (S9), Repentigny : 100 m brasse – Or, 4×100 m QNI relais 34 points – Argent

Valérie Drapeau (S5), Longueuil : 4×200 m libre relais mixte 20 points – Bronze, 200 m libre – 5e, 200 m QNI – 11e, 50 m papillon – 10e, 100 m libre – 6e, 50 m libre – 7e, 50 m dos 7e

Maxime Rousselle (S14), Saint-Jean-sur-Richelieu : 200 m libre – Argent, 200 m QNI – disqualifié, 100 m dos – 5e, 100 m brasse – 4e

Sarah Girard (S9), Saint-Jérôme : 100 m brasse – Bronze


Une semaine presque parfaite pour Chalifour et Cloutier

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Photo Comité paralympique canadien

Daniel Chalifour et
Alexandre Cloutier

Si leur médaille d’argent acquise à la course en ligne au premier jour des Jeux parapanaméricains leur avait laissé un goût amer, le tandem composé de Daniel Chalifour et de son pilote Alexandre Cloutier s’est arrangé pour ne fréquenter que la plus haute marche du podium pour la suite de leur séjour torontois.

Les deux Québécois ont d’abord enlevé les deux épreuves sur piste au vélodrome de Milton, la poursuite individuelle et le kilo, avant d’être couronnés au contre-la-montre.

« Alexandre et moi vivons comme un rêve cette semaine. Nous nous doutions que nous allions bien faire sur la route, mais sur la piste, c’était un peu comme une boîte à surprises », a mentionné Daniel Chalifour, de Lac-aux-Écorces.

La dernière journée des épreuves de paracyclisme des Jeux restera sans doute dans l’histoire puisque les tandems canadiens ont même réussi un triplé au contre-la-montre. Robbi Weldon et sa guide Audrey Lemieux ont obtenu l’argent tandis que Shawna Ryan et la pilote Joanie Caron ont mis la main sur le bronze.

« C’est un méchant feeling de se retrouver avec les filles sur le podium », s’est réjoui Chalifour.

Jeudi matin, Chalifour et Cloutier ont parcouru les 22 kilomètres du contre-la-montre en un temps de 26 min 47,11 s. « Malgré le vent, nous avons maintenu une moyenne de 49 km/h, ce qui est très bien », a noté Chalifour.

« Le contre-la-montre est notre spécialité et nous avons beaucoup travaillé sur notre coup de pédale ces derniers mois. L’objectif était d’augmenter notre force pour aller plus vite et ç’a bien fonctionné aujourd’hui », a pour sa part expliqué Cloutier.

Puisque l’épreuve regroupait les tandems masculins et féminins, les chronos des équipes féminines ont été convertis selon un pourcentage équivalant à leurs adversaires masculins.

L’Ontarienne Robbi Weldon et sa pilote montréalaise Audrey Lemieux, ont pour leur part stoppé le chrono à 30 min 44,77 s, reconverti à 26 min 58,04 s, ce qui leur a permis de décrocher la médaille d’argent.

« Nous savions que nous avions de grandes chances de médaille et nous sommes super fières! C’était un parcours assez court et pas très technique donc nous savions qu’il ne fallait pas trop nous en garder », a raconté Audrey Lemieux.

Joanie Caron et Shawna Ryan forment elles aussi un nouveau duo. La Québécoise et la Saskatchewanaise ont réussi un temps de 31 min 41,29 s, ajusté à 27min 47,62 s.

« Le plan de match était d’être constantes du début à la fin. Nous avons peut-être ouvert les gaz un peu trop tôt en fin de parcours, mais nous sommes vraiment contentes de notre performance. C’est comme un rêve de se retrouver les trois tandems sur le podium! » a ajouté la pilote.

En vélo à mains, le Victoriavillois Charles Moreau s’est classé troisième de la course de 13,5 kilomètres des catégories H1 à H5.

L’athlète de catégorie H3 a réalisé un temps de 19 min 15,34 s, ajusté à 18 min 43,56 s. Il a terminé derrière les Américains Brian Sheridan et William Groulx. « Ç’a super bien été, j’ai fait une bonne gestion de mon effort », a affirmé le paracycliste de 33 ans.

Autres résultats

Paracyclisme sur route
Nicole Clermont
(C), 11e au contre-la-montre;
Louis-Albert Corriveau-Jolin (T), 6e au contre-la-montre;
Marie-Ève Croteau (T), 5e au contre-la-montre;
Robert Labbé (H), 7e au contre-la-montre;
Marie-Claude Molnar (C), 23e au contre-la-montre.

Paracyclisme sur piste
Shawna Ryan et Joanie Caron (B), 4es au kilo et 7es à la poursuite en tandem;
Robbi Weldon et Audrey Lemieux (B), 5es au kilo et 6es à la poursuite;
Nicole Clermont (C), 5e à la poursuite et 23e au contre-la-montre;
Marie-Claude Molnar (C), 7e au contre-la-montre, 9e au contre-la-montre.


Faste récolte de médailles pour Lakatos, Dupont et leurs coéquipiers

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Photo Comité paralympique canadien

Brent Lakatos

Les para-athlètes québécois ont enchaîné les succès à la piste d’athlétisme de l’Université de York. Brent Lakatos (T53) et Alexandre Dupont (T54) ont notamment triomphé à chacune de leurs trois courses respectives.

Lakatos, de Dorval, a dominé le 100 m, le 400 m et le 800 m de sa catégorie.

La première finale du 800 m ayant été annulée en raison d’une chute controversée provoquée par le Québécois Jean-Philippe Maranda, Lakatos a dû prouver deux fois qu’il était le plus rapide sur la distance avant d’obtenir son titre de champion. Son temps de 1 min 43,90 s lui a permis de s’inscrire au livre des records des Jeux parapanaméricains.

Il a répété l’exploit au 400 m, arrêtant le chrono à 48,91, un temps très près de sa meilleure marque personnelle. « Mon objectif était de faire un record personnel et j’étais à 3 centièmes de secondes de ça, alors j’étais content de mon résultat ! En plus, ce soir j’avais beaucoup de famille ici. C’était vraiment super de performer devant eux », a dit Lakatos.

En action dans la même catégorie, Maranda n’est monté qu’une seule fois sur le podium, même s’il a terminé troisième à deux reprises. Médaillé de bronze au 100 m en début de semaine, l’athlète de Sainte-Aurélie a tenté de reproduire l’exploit au 800 m, mais a été disqualifié de la finale après s’est classé troisième. Il a terminé au pied du podium du 400 m.

Alexandre Dupont, de Saint-Georges-de-Clarenceville, a été le plus rapide du 400 m (49,77 s), du 800 m (1 min 40,67 s) et du 1500 m (3 min 07,61 s) chez les T54. Il poursuit sa route vers les Championnats du monde de brillante façon. « C’est sûr que je n’aurais pas pu demander mieux pour mes Jeux. J’ai eu de très bons résultats et ça m’a permis de bien me préparer pour les Championnats du monde. J’ai pu pratiquer le côté tactique, comme lors des autres compétitions de la saison. Ça commence à bien marcher ! »

Basile Soulama, aussi dans la catégorie T54, n’a pris le départ que du 400 m et s’est classé septième.

La course de 5000 mètres, spécialité de Guillaume Ouellet, n’était pas présentée chez T13 aux Jeux parapanaméricains. Qu’à cela ne tienne, le Victoriavillois repartira tout de même de Toronto avec une médaille d’or grâce à celle remportée au 1500 mètres (4 min 7,27 s).

C’était sa première médaille sur la scène internationale. « Je me souviendrai toujours que c’est ici aux Jeux parapanaméricains de Toronto, devant ma famille, que je l’ai remportée », a-t-il dit.

Ilana Dupon, a conclu les Jeux avec un total de deux médailles, une d’argent et une de bronze. Au 100 m, son temps de 18,63 s lui a procuré une place sur la deuxième marche du podium. Elle a remporté sa deuxième récompense au 800 m avec un chrono de 2 min 08.67 s. Elle a aussi participé à la course de 400 m et s’est glissée au quatrième rang.

« Ilana est vraiment contente de ses Jeux. Il ne faut pas oublier que ça ne fait pas longtemps qu’elle est de retour à l’entraînement. Ce sont de bons résultats pour elle étant donné les circonstances », a indiqué Alexandre Dupont à propos de la semaine de sa femme.

Diane Roy a pour sa part récolté deux médailles. Après avoir remporté l’or au 800 m T54 (2 min 1,24 s) lundi, la Sherbrookoise a pris le troisième rang du 400 m (1 min 2,00 s) mardi.


les Canadiens maîtres chez eux

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Photo Comité paralympique canadien

Fabien Lavoie

« On se sent légers, on se sent heureux. C’est un beau rêve. » En entrevue au terme de la finale de rugby en fauteuil roulant des Jeux parapanaméricains, où les Canadiens croisaient le fer avec leurs grands rivaux américains vendredi, Fabien Lavoie avait tout simplement oublié une chose. Il ne rêvait plus et sa médaille d’or autour du cou était bien réelle.

Les joueurs du pays ont surmonté un début de match un peu plus difficile, qui les a mis en retard de 4 points sur leurs adversaires au terme de la première demie. Dès les premiers instants du troisième quart, ils ont entamé leur remontée, marquant 4 points d’affilée pour égaler la marque à 30-30. S’il a fallu attendre le début du quart ultime pour les voir prendre les devants pour la première fois de la rencontre à 44-43, ils n’ont plus regardé derrière et l’ont finalement emporté 57-54.

« Nous sommes une équipe reconnue pour être capable de revenir de l’arrière et nous l’avons prouvé aujourd’hui (vendredi), a expliqué Lavoie. Nous avons continué de travailler et nous n’avons jamais abandonné. Nous avons donné tout ce que nous avions. »

« Un but à la fois et nous savions que ça allait revirer de notre côté », a renchéri Patrice Simard, l’autre Québécois de la formation nationale. « Nous avons continué de travailler et tout le monde a augmenté son intensité en deuxième demie. Nous les avons eus à l’usure. »

Quarante-huit heures plus tôt, à leur dernier match de la ronde préliminaire et alors qu’ils menaient après deux quarts, les Canadiens avaient été battus 60-59 en deuxième prolongation par les Américains, ce qui les avaient privés d’une fiche parfaite. « Un match Canada/États-Unis, ce n’est jamais fini tant que ce n’est pas fini. Mais nous étions sur nos terres avec nos fans, et nous ne voulions pas partir bredouilles. Nous voulions donner à nos partisans le spectacle qu’ils méritent. »

Les Canadiens avaient terminé le tournoi à la ronde avec un dossier de quatre triomphes et un revers, tandis que les médaillés d’argent n’avaient perdu aucun match. Dans les demi-finales, les représentants de l’unifolié avaient disposé des Brésiliens 62-38 et les Américains l’avaient emporté 65-28 contre les Colombiens.

L’athlète d’Alma a vu les dernières secondes s’écouler comme si elles duraient une éternité. « C’était vraiment énervant, mais les gars à la fin ont été super solides. Nous avons gardé le contrôle jusque dans les derniers instants et le résultat est une médaille d’or et une qualification pour les Jeux paralympiques de Rio! »

Vice-champion paralympique des Jeux de Londres en 2012, le Canada n’avait pas remporté de médaille d’or dans un grand rendez-vous international depuis sa victoire au Championnat du monde en 2002. « Treize ans, c’était long », s’est exclamé le vétéran Simard, membre de l’équipe nationale depuis 15 ans.

« C’est la cerise sur le sundae de gagner la médaille d’or dans un tournoi majeur au Canada. C’est sans doute la seule fois que ça nous arrivera dans notre carrière de joueur de rugby », a conclu Lavoie.


Les basketteuses canadiennes prennent la route de Rio

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Lizanne Murphy

Les basketteuses québécoises Lizanne Murphy, Nirra Fields et leurs coéquipières canadiennes peuvent dire mission accomplie! Non seulement ont-elles remporté la grande finale du Championnat des Amériques de la FIBA devant leurs partisans, dimanche soir à Edmonton, mais elles obtenu au pays une place aux Jeux olympiques de Rio!

Opposées aux Cubaines, 13es au monde, les Canadiennes, 10es, se sont imposées par la marque de 82-66.

« Quel bonheur! » s’est exclamé Lizanne Murphy, qui a marqué quatre points dans la rencontre. « Nous avons suivi notre plan de match et réalisé notre rêve. Nous sommes tellement contentes! »

Bien qu’elles tiraient de l’arrière 19-22 après le premier quart, les joueuses du pays ont pris le contrôle du match dès le deuxième quart où elles ont ajouté 25 points au tableau indicateur tout en limitant leurs adversaires à 13 points.

Les porte-couleurs de l’unifolié ont poursuivi leur lancée en deuxième demie, terminant le troisième quart à 65-54. Elles ont tout donné dans le quart ultime pour éviter une remontée cubaine et ont continué de creuser l’écart pour porter la marque finale à 82-66.

« Comme dans tous les autres matchs, ç’a été serré, mais notre forme physique et notre jeu défensif ont fatigué les Cubaines. Nous avons suivi le plan défensivement et à l’attaque et elles n’ont pas pu nous arrêter! » s’est réjoui Murphy.

Les deux formations s’étaient rencontrées jeudi soir, à leur dernier match de la ronde préliminaire. Les Canadiennes, qui étaient toujours invaincues dans le tournoi, avaient remporté la rencontre 92-43. Une victoire de 83-66 face aux Brésiliennes, septième au monde, en en demi-finale, samedi, leur avaient ensuite permis de se qualifier pour la finale.

« Maintenant, nous pouvons penser à Rio pendant toute la prochaine année pour aller chercher une médaille », a conclu Murphy.


Après l’or, l’argent pour Bussière

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Photo Comité paralympique canadien

Éric Bussière

Il pratique le boccia depuis seulement quatre ans, mais est déjà capable de mesurer aux plus grands. Le Québécois Éric Bussière en a fait la preuve en connaissant tout un tournoi individuel aux Jeux parapanaméricains  qui l’a mené jusqu’à la médaille d’argent chez les BC3.

En grande finale, mardi après-midi, l’athlète de Verchères s’est avoué vaincu 8-1 face au Brésilien Richardson Santos.

Santos a entamé le match en force en marquant cinq points en première manche. « C’est un joueur qui joue en fond de terrain et il m’a complètement battu. Je n’ai jamais réussi à placer une balle. J’ai essayé un bloc avec deux balles, mais ça n’a pas fonctionné », a expliqué Bussière qui a concédé deux autres points lors de la manche suivante. « Ç’a été un match difficile, a ajouté le Québécois. J’ai perdu un peu ma concentration en deuxième manche, mais j’ai réussi de peine et de misère à marquer un point en troisième manche. À 7-1, c’était toutefois un peu trop tard pour revenir dans le match et le Brésilien a marqué un dernier point. »

En demi-finale, mardi matin, le Québécois l’avait emporté 3-1 contre la Brésilienne Daniele Martins. « J’étais confiant même si elle m’avait déjà battu. C’était un peu ma revanche aujourd’hui, a raconté Bussière. Le  match était serré, mais j’ai gardé ma concentration jusqu’à la fin. »

Invaincu à ses trois matchs des poules, Bussière avait ensuite éliminé lundi après-midi en quart de finale son compatriote Bruno Garneau avec qui il avait remporté l’or au en double, samedi. Sa seule défaite du tournoi individuel aura finalement été contre Santos.

« Je suis fier de ma compétition. C’est ma meilleure expérience en boccia jusqu’à présent et je compte bien maintenant représenter mon pays en individuel et en double aux Jeux paralympiques de Rio. »

Déception pour Levine

L’autre Québécoise dans la ronde des médailles, Alison Levine, a finalement conclu la compétition au quatrième échelon des BC4.

Dans le duel pour l’obtention de la médaille de bronze, la Montréalaise a été battue 5-1 par le Brésilien Marcelo Dos Santos. « Je suis très, très déçue, a-t-elle admis. Il a joué mieux que moi et il a été plus précis. J’ai manqué des lancers-clés. Il a pris  avantage et j’ai payé. »

Levine a été reléguée au match pour le bronze après avoir avoir perdu en demi-finale face à un autre représentant du Brésil, Eliseu Dos Santos. Tout s’est joué sur la dernière balle du Brésilien qui l’a emporté 3-2. « Il a fait un lob de fou. »

Invaincue lors des deux premières journées du tournoi individuel, l’athlète de 25 ans doit se rappeler des bons moments, qui ne sont pas rares, surtout sa victoire face au champion des Jeux paralympiques de Londres, le Brésilien Dirceu Pinto, en fin de ronde préliminaire.

Marco Dispaltro a pour sa part été sorti en quart de finale par le Colombien Euclides Grisales Diaz qui l’a battu 5-2, lundi. « J’ai eu des chances, mais je n’en ai pas profité. Mon adversaire a réussi ses lancers-clés », a admis l’athlète de Saint-Jérôme qui a conclu le tournoi au cinquième échelon.


Une médaille d’argent porteuse d’espoir

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Photo Comité paralympique canadien

David Eng

​Les équipes nationales masculine et féminine de basketball en fauteuil roulant sont montées sur la deuxième marche du podium des Jeux parapanaméricains de Toronto la fin de semaine dernière.

En action dans une des trois dernières finales au programme des Jeux samedi, les Canadiens espéraient donner au pays une autre médaille d’or avant la tombée du rideau. Les Québécois David Eng, Jonathan Vermette et Vincent Dallaire de même que leurs coéquipiers se sont toutefois frottés à de robustes Américains, qui l’ont emporté 62-39.

Médaille d’argent au cou et une qualification pour les Jeux paralympiques de Rio en poche, les joueurs canadiens ne peuvent cependant pas être déçus de leur tournoi. « La mission est accomplie puisque nous irons à Rio. Nous avons passé à travers deux années difficiles pour pouvoir remonter notre équipe. Nous avons eu le gâteau, nous n’avons juste pas eu le crémage », a affirmé Eng, l’un des six vétérans de l’équipe médaillée d’or aux derniers Jeux paralympiques.

La troupe américaine, vice-championne du monde, a peut-être battu la formation canadienne en reconstruction, mais n’a pas eu la tâche facile. « Nous mesurer à eux était un bon barème pour voir ce que nous valions. Il a fallu qu’ils jouent un gros match. Ils ne nous ont pas pris à la légère », a expliqué le Montréalais.

Tirant de l’arrière 16-40 au terme de la première demie, puis 24-56 après le troisième quart, les Canadiens ont commencé à réduire l’écart au quatrième, tout en limitant leurs adversaires à 6 points. C’était toutefois trop peu, trop tard.

« Nous ne sommes pas partis comme nous l’aurions voulu, mais nous avons beaucoup mieux joué au quatrième quart, a souligné Jonathan Vermette, de Sherbrooke. Nous savions que ça serait difficile contre les États-Unis puisqu’ils sont très rapides et ont de très bons lanceurs. »

« Les États-Unis ont joué une bonne défensive et nous ont forcés à prendre des lancers un peu plus difficiles, a renchéri Eng. Mais il y a de petites choses sur lesquelles il faut travailler. Ce sont de petits détails, ça semble gros à cause du pointage, mais deux ou trois petits ajustements et nous sommes dans la game. »

Les Canadiens avaient atteint la finale de façon plutôt convaincante, triomphant à leurs trois rencontres dans les préliminaires, disposant des Portoricains 73-34 en quart de finale et défaisant les Brésiliens 70-54 en demi-finale.

Quelques erreurs coûtent la victoire aux Canadiennes

Vaincues 80-72 par les Américaines en finale vendredi, les Canadiennes ont elles aussi confirmé leur participation aux Jeux de Rio.

« C’est vraiment difficile de perdre en finale, mais nous nous sommes défendues jusqu’à la fin, vraiment. Nous sommes passées proche, mais malheureusement nous avons fait quelques erreurs durant le match qui nous ont coûté la victoire », a commenté Élaine Allard.

Après le premier quart, les Américaines menaient 22-14. Les représentantes du pays ont toutefois relevé leurs manches et se sont retrouvées en avance 38-35 à la demie. Le pointage a ensuite été serré jusqu’à la fin de cette finale enlevante. Les Canadiennes, championnes du monde en titre, y ont cru jusqu’aux dernières secondes.

« Nous avions un plan de match, mais c’était surtout de jouer comme nous savons le faire. Il y a eu quelques moments à la défensive où ça n’a pas été parfait. En finale, c’est ça que nous voulons. Nous voulons que ça soit un réel défi. Nous avons eu notre défi et malheureusement les Américaines ont su briser notre défensive à quelques reprises et ont pris l’avantage », a affirmé Allard.

Du côté des autres Québécoises, Cindy Ouellet a été la deuxième meilleure marqueuse du clan canadien avec 18 points à sa fiche. Rosalie Lalonde (6) et Maude Jacques (2) ont aussi contribué à la récolte.

« Cindy est une de nos capitaines et elle a joué un très bon match. Maude s’est démarquée et Rosalie a eu l’occasion de marquer. C’était la première fois que Rosalie participait à la finale d’un événement international. Elle s’est très bien débrouillée », a précisé Allard, de Saint-Eustache.

Invaincues en trois affrontements dans le tournoi à la ronde, les Canadiennes avaient ensuite écrasé les Argentines 82-28 en demi-finale.


Deux médailles de bronze à saveur brésilienne

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Photo Comité paralympique canadien

Nancy Morin

Grâce à leurs médailles de bronze aux Jeux parapanaméricains, les deux formations canadiennes de goalball ont remporté leur laissez-passer pour Rio 2016!

La médaille n’était peut-être pas de la couleur espérée pour l’équipe féminine, mais elle a procuré son lot de contentement. « La qualification olympique, c’est quand même ce qui compte. C’est sûr que ça aurait été le fun de gagner l’or, mais l’objectif premier était quand même de nous qualifier pour Rio », a souligné la vétérane de l’équipe nationale Nancy Morin.

Dans le match pour la médaille de bronze qui les opposait aux Guatémaltèques, la Longueuilloise et ses coéquipières n’ont pas eu besoin des deux périodes de 12 minutes pour se défaire de leurs adversaires. Les Canadiennes ont créé un écart de 10 points alors qu’il restait encore 4 minutes et 40 secondes au chronomètre de la deuxième manche pour l’emporter 11-1.

Habituées de jouer à un rythme rapide, elles ont dû jouer avec calme, les Guatémaltèques privilégiant des lancers plus lents donc plus délicats à intercepter. « Il fallait être très attentives et plus patientes que d’habitude, attendre que le ballon s’en vienne », a noté la Québécoise qui a marqué le sixième but des siennes peu avant la fin de la première période.

En fin d’avant-midi, les Canadiennes avaient rendez-vous en demi-finale avec leurs grandes rivales américaines. Les deux formations se sont disputé un match serré qui a tourné en faveur des États-Unis. Alors que la marque était de 6-6 avec 12 secondes à faire, les Américaines ont eu le dernier mot et ont obtenu leur place en finale.

Après avoir vu l’équipe féminine remporter la médaille de bronze et un billet pour Rio vendredi, les Canadiens n’espéraient rien de moins que le même résultat à leur match pour la troisième place face à l’Argentine samedi.

La formation nationale masculine a mis fin au rêve paralympique argentin, l’emportant 13-3, devant des gradins pleins à craquer. « Certain qu’on est heureux ! Battre l’Argentine comme ça, avec 10 points d’écart ça veut dire que nous avons vraiment fait notre travail! » s’est exclamé le capitaine de la formation Bruno Haché, auteur de deux des succès canadiens.

Les Canadiens ont montré leur supériorité dès le début de la rencontre. À la mi-temps, le tableau affichait 8-2 en faveur de l’unifolié. Ils ont poursuivi leur lancée en deuxième demie, ajoutant 5 buts à leur récolte et ne laissant les Argentins marquer qu’une fois. La différence de 10 points leur a permis de célébrer leur victoire près d’une minute avant la fin du temps règlementaire.

En plus de remporter ce match d’une importance cruciale, le Canada l’a fait avec détermination. « Nous sommes la seule équipe à avoir dominé l’Argentine. Les Américains ont gagné seulement 11-10 contre les Argentins et le Brésil avait fait 9-4. Nous aujourd’hui, nous les avons vraiment dominés, donc ça prouve que nous sommes vraiment dans le top-3 mondial et que nous sommes compétitifs ! »

Pour la formation locale, après une défaite crève-cœur de 3-2 en demi-finale contre les Américains, cette victoire a mis un point final positif sur les Jeux.


La fin d’un beau rêve

Photo Comité paralympique canadien

Photo Comité paralympique canadien

José Rebelo

Les volleyeurs assis canadiens se devaient de battre les Américains et n’avaient que cela en tête depuis les trois dernières années. Le match le plus important de la carrière de plusieurs d’entre eux s’est déroulé jeudi soir, en demi-finale des Jeux parapanaméricains.

Une victoire les aurait menés à la finale et, mieux encore, à la conquête de l’unique billet disponible pour les Jeux paralympiques de Rio de Janeiro. Conscientes que chaque point ferait la différence, les deux équipes se sont livré une lutte sans merci, mais ce sont les Américains qui en sont sortis vainqueurs en quatre manches de 26-24, 25-23, 16-25 et 25-21.

« C’est dur, c’est très dur. Ç’a été un match très serré, mais ce fut un beau match. Nous ne pouvions pas demander mieux au niveau intensité en demi-finale », a commenté en retenant ses sanglots José Rebelo, seul Québécois de la formation de l’unifolié, qui avait accédé aux demi-finales après avoir gagné trois de ses cinq duels dans le tournoi à la ronde.

Les représentants du pays ont eu leurs chances et ils y ont cru jusqu’au dernier point. « Ce sont des petits détails qui ont fait la différence. Nous avons pris les devants dans les deux premières manches, mais nous n’avons pas été capables de fermer le jeu », a mentionné celui qui a quitté la rencontre au cours de la troisième manche après s’être blessé à un pouce. « Nous les avons dominés au troisième set, mais nous avons probablement manqué un peu de finition pour poursuivre sur notre lancée au quatrième. »

« Nous nous sommes bien battus et je crois qu’il faut que nous soyons fiers de ce que nous avons accompli. Nous pouvons être contents de notre jeu aujourd’hui (jeudi). Nous avons donné ce que nous avions à donner. »

Médaillé d’argent aux Jeux de Sydney, où le volleyball paralympique se jouait alors debout, puis champion du monde en 2002, Rebelo ne sera pas de la prochaine aventure paralympique. « C’est la fin du voyage. J’aurais qu’il se termine autrement, l’an prochain, mais je crois que c’est la fin de ma route. C’est 19 ans de ma vie que j’ai consacrés au sport, il faut que je passe à autre chose », a confié le père de trois enfants.

Avant de tourner la page de ce dernier chapitre, le médaillé de bronze aux Jeux parapanaméricains de Rio de Janeiro en 2007 et de Guadalajara en 2011 a endossé une dernière fois son numéro 11.

Les Canadiens n’ont pas eu beaucoup de temps pour se remettre de leur défaite crève-cœur, disputant la médaille de bronze aux Colombiens dès vendredi matin, mais ils se sont assurés de ne pas quitter Toronto les mains vides.

Rebelo et ses coéquipiers se sont imposés en trois manches de 28-26, 25-17 et 25-18. « Ce n’était pas difficile de revenir aujourd’hui. Hier, il y avait juste beaucoup trop d’émotions sur le coup. La vie continue. »

Le Longueuillois a par ailleurs apprécié le soutien de la foule venue encourager les favoris locaux tout au long du tournoi. « Ça nous arrive peu souvent, donc c’était vraiment une expérience unique pour nous à Toronto. La foule a été géniale. Les partisans étaient bruyants et ils ont été derrière nous durant les bons et les mauvais coups. »


Match parfait pour Bédard et Dembe

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Photo Comité paralympique canadien

Philippe Bédard

Le joueur de tennis en fauteuil roulant Philippe Bédard tenait à sa médaille des Jeux parapanaméricains. Il peut maintenant dire mission accomplie! Jeudi, dans le match pour l’obtention de la médaille de bronze en double, l’athlète de Bromont et son partenaire torontois Joel Dembe, ont défait les Américains Steve Baldwin et Jon Rydberg en deux manches de 6-4 et 6-2.

« C’est incroyable. Je ne sais pas décrire comment je me sens présentement », a raconté Bédard quelques minutes après la fin de la rencontre. « Nous avons suivi notre plan de match à la lettre et ç’a fonctionné. Je crois que les Américains n’en reviennent pas encore. C’était un match parfait! »

Sur papier, les Canadiens, troisièmes têtes de série, étaient les favoris face aux Américains, quatrièmes, mais rien n’était gagné d’avance. « Nous les connaissons beaucoup et ça fait toujours des matchs serrés entre nous. Rydberg est vraiment une menace, mais nous l’avons vraiment limité. Nous avons frappé beaucoup sur Baldwin aujourd’hui, car il ne semblait pas trop dans son match. Nous l’avons réalisé tôt dans la rencontre et en avons profité. »

Aux Jeux parapanaméricains de Guadalajara en 2011, c’est Rydberg et son partenaire Stephen Welch qui avaient sorti la paire canadienne en quart de finale. Bédard et Dembe ont renversé les rôles jeudi. « Notre revanche est prise! » a affirmé le Québécois.

En demi-finale mardi, Bédard et Dembe ont livré une chaude lutte aux Brésiliens Daniel Rodrigues et Carlos Santos, mais ont été défaits 6-4, 4-6 et 10-8. « Ce sont quelques points qui ont fait la différence sur un match qui a duré près de deux heures et demie », a expliqué Bédard.

Exemptés du premier tour, ils n’avaient eu besoin que de 35 minutes pour éliminer les Portoricains Miguel Lozada et Oscar Marrero 6-0 et 6-0 en quart de finale.


Les champions mondiaux et olympiques éliminent Charron et Chan

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Philippe Charron

Mardi dernier, Philippe Charron et Phyllis Chan ont croisé le fer avec les champions en titre et favoris du tournoi de double mixte des Championnats du monde de badminton et les Canadiens ont plié l’échine en deux manches à Jakarta, en Indonésie.

Exemptés du premier tour, Charron, de Montréal, et Chan, de Vancouver, ont été éliminés 21-10 et 21-13 par les Chinois Nan Zhang et Yunlei Zhao, champions mondiaux en 2014 et 2011 ainsi que médaillés d’or olympiques en 2012.

« Tout compte fait, ça s’est très bien passé, a mentionné Charron. Le jeu est extrêmement rapide et ils sont très confortables à ce niveau. »

« Nous avons cependant été capables de bien nous débrouiller dans plusieurs aspects du jeu. Nous les avons forcés à sortir tout leur arsenal pour nous battre et je suis fier d’avoir atteint ce niveau. »


Karn septième à Toronto

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Photo Comité paralympique canadien

Justin Karn

Le judoka Justin Karn s’est incliné deux fois et a dû se contenter d’une septième place dans la catégorie des moins de 60 kg aux Jeux parapanaméricains mercredi.

Placé tout au haut du tableau, le Montréalais d’adoption a été exempté du premier tour, mais a perdu face à l’Uruguayen Henry Borges dans un affrontement serré qui s’est décidé aux pénalités. Il a été pris en défaut deux fois, alors que son rival a subi les foudres de l’arbitre à une occasion.

Au repêchage, l’Ontarien d’origine a plié l’échine contre le Colombien Juan Castellanos. Au terme des cinq minutes du temps réglementaire, aucun des deux combattants n’affichait de point, mais le Canadien a baissé pavillon puisqu’il a été sanctionné une fois par l’arbitre.


Dure semaine sur le vélo pour Hugo Houle

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Hugo Houle

Le membre d’AG2R La Mondiale Hugo Houle a connu une semaine un peu difficile à l’Eneco Tour qui se déroulait en sept étapes, aux Pays-Bas et en Belgique.

Il a d’abord décroché une 32e place, puis une 84e, terminant les deux premières courses dans le même temps que le gagnant.

Le moment marquant de la semaine pour le cycliste québécois a eu lieu mercredi, alors qu’il a été pris dans une chute, mais a quand même terminé dans le peloton de tête (103e). Il a visité le sol à environ 45 kilomètres de la ligne d’arrivée. « Je me suis rappelé que ça faisait mal tomber sur l’asphalte! C’est un coureur de la Movistar (l’Espagnol Gorka Izagirre) qui a chuté directement devant moi en échappant son guidon à cause d’une bosse sur la chaussée. »

L’athlète de Sainte-Perpétue en a été quitte pour une solide frousse ainsi que « de bonnes grafignes sur le côté gauche au niveau de la hanche et sous le bras ».

Bien qu’il n’ait subi que des blessures mineures, cette chute a rendu la vie du cycliste plus difficile dans les jours qui ont suivi. Il était courbaturé et un peu déstabilisé par l’événement. Il s’est classé 73e du contre-la-montre jeudi (+1 minute 09 secondes) et s’est glissé au 141e rang vendredi (+12 minutes 43 secondes).

Il a commencé à se sentir mieux samedi, le weekend a donc été moins dur physiquement pour lui. Il a terminé 133e samedi (+28 minutes 21 secondes) et 102e dimanche (+8 minutes 32 secondes)

« De mon côté, c’est sûr que je n’étais pas en grande forme avec ma chute qui m’a hypothéqué pas mal. Je me sentais mieux au fil des jours après la chute, donc c’était bon. Je n’ai pas fait grand-chose d’exceptionnel, mais ça faisait longtemps que je n’avais pas couru donc ça remet la machine en route! » a-t-il ajouté.

La semaine a été quand même satisfaisante pour son équipe. Le Belge Jan Bakelants a terminé à la porte du top-10 du classement général, en 11e place. « Pour l’équipe en général c’était bien. Jan était peut-être un peu déçu. Il aurait aimé faire un peu mieux. Il a perdu des secondes à droite, à gauche, et a eu une petite chute, mais il était en forme. C’est quand même assez positif en général », a dit Houle.

Le Belge Tim Wellens (Lotto Soudal) a défendu son maillot de meneur obtenu grâce à sa victoire de la sixième étape samedi. Il a été sacré champion de l’Eneco Tour avec une avance de 59 secondes sur son plus proche rival, le Belge Greg Van Avermaet (BMC Racing).

Tour de l’Ain

Samedi, Antoine Duchesne, porte-couleurs d’Europcar, et Dominique Rollin, représentant de Cofidis, ont respectivement terminé 34e (+11 minutes et 41 secondes) et 64e (+39 minutes et 10 secondes) du Tour de l’Ain, en France, une épreuve sanctionnée 2.1 par l’UCI.

Duchesne, 19e (+7,22 secondes) du prologue, a enchaîné avec des 36e (+0 seconde), 60e (+0 seconde), 36e (+7 minutes et 11 secondes) et 27e (+4 minutes et 13 secondes) places.

Jeudi, Duchesne s’est faufilé dans l’échappée du jour à la deuxième étape, longue de 159,7 kilomètres. Avec trois adversaires, il a faussé compagnie au peloton aux environs du 41e kilomètre, avant d’être repris à 8 kilomètres de la ligne. L’athlète de Québec a aussi rejoint deux fugitifs avec un autre rival peu avant la mi-course le lendemain, mais il a été distancé par le trio peu de temps après.

Quant à Rollin, il a lancé son coéquipier français Nacer Bouhanni vers la victoire lors des sprints finaux de mercredi et jeudi. Bouhanni s’est emparé du maillot de meneur grâce à son triomphe à la première étape, mais l’a perdu vendredi, largué par le peloton après moins de 30 kilomètres.

Rollin, de Boucherville, a fini 63e du prologue et de l’étape initiale, puis 25e, 62e et 71e.

Duchesne et Rollin ont été confirmés pour le Tour d’Espagne, qui commencera samedi.


Courtes sorties en Russie

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Maxime Potvin

Les journées de compétition des taekwondoïstes Maxime Potvin, Marc-André Bergeron, Nathalie Iliesco, Jasmine Vokey et Christopher Iliesco ont été très courtes au Grand Prix de Moscou.

Maxime Potvin a vu son tournoi prendre fin dès le premier tour. L’athlète au neuvième rang du classement olympique chez les moins de 68 kg s’est fait surprendre 15-3 par l’Iranien Abolfazl Yaghoubi Jouybar qui a terminé troisième aux derniers Championnats du monde, mais chez les moins de 63 kg.

« Je ne l’avais jamais affronté. Je m’attendais à pouvoir plus m’imposer un petit peu durant le combat. C’est sûr que c’était quelqu’un de vraiment intense. J’avais un peu regardé ses vidéos et je m’étais dit que durant le premier round j’allais attendre un petit peu plus que d’habitude pour voir ce qu’il allait faire. Finalement, j’ai fait une erreur. J’aurais dû m’imposer plus au premier round, parce que je n’ai pas été capable de prendre mon rythme par la suite », a indiqué l’athlète de Québec.

« Le match s’est terminé avec un bon écart, mais c’est surtout dû aux erreurs que j’ai faites. En tant que tel, c’était quand même un affrontement serré. »

Selon Potvin, son manque de patience et de simplicité a fait la différence dans ce duel. « Il a été un peu plus patient que moi et je pense que je me suis trop compliqué la vie au début. J’ai essayé des coups compliqués et normalement je garde ça plus simple. J’essaie de faire des choses plus sécuritaires. J’aurais dû tenter d’utiliser plus ma portée et d’y aller point par point. Je voulais aller le chercher à la tête moi aussi et c’est là que je me suis exposé. L’Iranien était vraiment prêt à la moindre petite erreur, alors il en a profité. »

Maintenant le Grand Prix de Moscou terminé, Potvin se rendra en Amérique du Sud pour l’Open de l’Argentine. « Ça sera probablement mon dernier Open de l’année, parce que si je gagne, j’aurai atteint le nombre de points maximal que je peux aller chercher avec des Opens pour le classement olympique. »

En action chez les plus de 80 kg, Bergeron, de Québec, a d’abord vaincu le Néerlandais Jeroen Wanrooij 4-2 avant d’être battu 7-4 au tour suivant par le Britannique Mahama Cho, sixième tête de série du tournoi.

« Le match était vraiment serré jusqu’à la fin du deuxième round. Jusqu’à 3-3, on s’échangeait 1 point à chaque échange. Puis, j’ai changé de garde et moins bien bloqué ses frappes, alors en peu de temps il a capitalisé sur des ouvertures que je lui ai données pour faire 6-3. Finalement, on s’est échangé un autre point et ç’a terminé comme ça », a commenté Bergeron.

Dans la catégorie féminine des plus de 67 kg, Nathalie Iliesco a trouvé sur son chemin au premier tour la médaillée de bronze des derniers Championnats du monde, la Russe Olga Ivanova. La Montréalaise a offert une bonne bataille, mais s’est finalement inclinée 3-0.

« C’était un combat serré! Elle a gagné grâce à un coup de pied au visage au deuxième round, a expliqué l’athlète de 24 ans. J’ai bien mis la pression et je me sentais bien. Par contre, elle m’a surprise! »

Malgré son élimination hâtive, la Québécoise est satisfaite de son expérience en sol russe. « Il me reste quelques détails à améliorer pour me trouver parmi les médaillées. »

Dans la même catégorie, Jasmine Vokey, de Montréal, s’est avouée vaincue par la quatrième tête de série, la Néerlandaise Reshmie Oogink qui s’est imposée 10-3.

« Je suis un peu déçue de ma performance. Je crois que j’ai surestimé mon adversaire ce qui m’a rendue trop hésitante. Par contre, je suis toujours contente d’être sur le tapis avec les meilleures au monde. C’était une belle expérience », a raconté Vokey.

Christopher Iliesco a pour sa part été éliminé en ronde des 16. Chez les moins de 80 kg, il faisait face à Aaron Cook, d’origine britannique, mais qui représente maintenant la Moldavie.

Après une longue bataille, Iliesco s’est avoué vaincu 14-13 par la première tête de série du tournoi.

Plus tôt dans la journée, le Québécois (17e) avait eu le dessus sur l’Australien Hayder Shkara (16e) au premier tour.


Muncef Ouardi annonce sa retraite

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Muncef Ouardi

Le patineur de vitesse sur longue piste Muncef Ouardi, qui a représenté le Canada aux Jeux olympiques de 2014, a annoncé le 10 août dernier qu’il prenait sa retraite.

Originaire de Québec, Ouardi a participé aux épreuves du 500 m et du 1000 m aux Jeux olympiques de 2014, où il s’est respectivement classé 25e et 32e.

L’athlète de 29 ans a également participé aux Championnats du monde par distance individuelle en 2009, 2011 et 2012, ainsi qu’aux Championnats du monde distances sprint en 2012.

« J’ai décidé de prendre ma retraite, car après y avoir réfléchi, j’ai le sentiment d’avoir tout donné », a dit Ouardi, champion canadien junior au 500 m en 2005. « Les trois dernières années ont été particulièrement éprouvantes avec de multiples blessures, mais je suis content et fier de moi. Je peux quitter la tête haute. »

Parmi ses meilleurs souvenirs en patinage de vitesse, il se rappelle notamment de sa participation aux Championnats du monde distances sprint présentés à l’ovale olympique de Calgary en 2012. « Après que mes patins eurent été égarés, j’ai fini par réussir à obtenir mon seul top-10 dans des Championnats du monde. Ce fut le sommet de ma meilleure saison en carrière. »

Ouardi se souviendra également du jour où il s’est qualifié pour les Jeux olympiques de 2014 dans l’épreuve du 500 m. « J’étais dans l’avant-dernière paire des sélections avec mon idole de jeunesse Jeremy Wotherspoon et ce fut probablement la course la plus intense que j’ai disputée.

Il se rappellera également des moments partagés avec les coéquipiers qu’il a côtoyés au fil de sa carrière. « La camaraderie qu’on vit en compétition et en camp d’entraînement est sans aucun doute ce qui me manquera le plus. »

Inspiré à devenir entraîneur

Ouardi en a profité pour remercier plusieurs personnes qui l’ont soutenu tout au long de sa carrière, dont ses parents. « Ils m’ont toujours encouragé et supporté du moment que j’ai commencé jusqu’à maintenant. Ils m’ont toujours poussé à foncer et, dans un sport où les centièmes de seconde peuvent faire la différence entre obtenir une sélection olympique ou non, on peut être certain que ça fait une différence. »

« J’aimerais également remercier tout le personnel de Patinage de vitesse Canada et celui de la Fédération de patinage de vitesse du Québec, ainsi que tous les entraîneurs que j’ai croisés sur mon chemin, plus particulièrement Martin Gagné, qui m’a montré que l’important, en sport, était d’aimer ce qu’on fait. J’aimerais également remercier Robert Tremblay qui, avec sa vision, m’a transmis une passion unique du patinage de vitesse et Gregor Jelonek qui, avec son côté humain, a su me guider autant dans les moments difficiles que dans les instants les plus joyeux. Leur immense impact positif est la raison pour laquelle je me lance dans le métier d’entraîneur. »

Ouardi restera en effet impliqué dans le patinage de vitesse comme entraîneur au centre d’entraînement de Québec pour des athlètes en courte et/ou longue piste. « Je suis heureux de pouvoir transmettre l’expérience que j’ai acquise pendant ces années dans le patin à des jeunes qui cherchent à vivre la même passion que j’ai vécue. La communauté du patin est un milieu dans lequel nos jeunes peuvent grandir et se découvrir, et je suis heureux de pouvoir y contribuer. »

Il complétera par ailleurs la dernière année de son baccalauréat en intervention sportive à l’Université Laval, à Québec, ce qui lui permettra « de développer mes habiletés et connaissances pour devenir un meilleur entraîneur ».

D’après un communiqué de Patinage de vitesse Canada.


Prochaines activités

Témoignage d’entraîneur : la préparation mentale

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26 août 2015, de 12 h à 13 h 30
INS Québec et sur le web
par Marco Iadeluca
Détails de l’activité

Offres d’emplois

Rédacteur/traducteur de contenu français, médias numériques / Comité olympique canadien (Montréal)
Date limite : 21 août 2015
Les détails de l’offre

Gestionnaire de bureau & adjoint administratif / Canada Alpin (Calgary)
Date limite : 24 août 2015
Les détails de l’offre

Coordonnateur de la traduction / Natation Canada
Date limite : 25 août 2015
Les détails de l’offre

Conseiller de haut niveau, Sports d’hiver / À nous le podium (Calgary)
Date limite : 4 septembre 2015
Les détails de l’offre

Adjoint, Communications / Comité olympique canadien (Montréal)
Date limite : 4 septembre 2015
Les détails de l’offre

À surveiller

17-23 Boxe – Championnats continentaux (hommes), Puerto de la Cruz, Venezuela
À surveiller :
Clovis Drolet et Simon Kean

17-23 Cyclisme sur route – Challenge professionnel américain (2.HC), plusieurs villes, Colorado
À surveiller : Guillaume Boivin et Pierrick Naud

17-23 Water-polo – Championnat du monde junior (femmes), Volos, Grèce
À surveiller : Axelle Crevier, Roxane Crevier, Kelly Matthews et Joelle Nacouzi

19-23 Canoë-kayak et paracanoë-kayak de vitesse – Championnats du monde, Milan, Italie
À surveiller : Gabriel Beauchesne-Sévigny, Geneviève Beauchesne-Sévigny, Ryan Cochrane, Philippe Duchesneau, Émilie Fournel, Hugues Fournel, Christine Gauthier, Pierre-Luc Poulin et Laurence Vincent-Lapointe

20-22 Surf des neiges – Coupe du monde, Cardrona, Nouvelle-Zélande
À surveiller : Laurie Blouin

21-23 Cyclisme sur route – Coupe du monde (femmes, Open de Suède), Vargarda, Suède
À surveiller : Karol-Ann Canuel et Joëlle Numainville

21-23 Coupe du monde, Val di Sole, Italie – Championnats du monde, Jakarta, Indonésie
À surveiller : Raphaël Gagné et Alexandre Vialle

22-23 Natation – Épreuve préparatoire olympique, Rio de Janeiro, Brésil
À surveiller : Xavier Desharnais

22-23 Triathlon – Séries mondiales, Stockholm, Suède
À surveiller : Sarah-Anne Brault et Alexis Lepage

22-30 Athlétisme – Championnats du monde de l’IAAF, Pékin, Chine
À surveiller : Alex Genest, Kimberley Hyacinthe, Audrey Jean-Baptiste, Charles Philibert-Thiboutot et Aiyanna Stiverne

22-13 Cyclisme sur route – Tour d’Espagne (World Tour), plusieurs villes, Espagne
À surveiller : Antoine Duchesne et Dominique Rollin

24-30 Judo – Championnats du monde, Astana, Kazakhstan
À surveiller : Catherine Beauchemin-Pinard, Antoine Bouchard, Étienne Briand, Ecaterina Guica, Arthur Margelidon, Sergio Pessoa, Alix Renaud-Roy, Stéfanie Tremblay et Antoine Valois-Fortier

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