La CASAPQ déplore la coupure de 9 millions $ en sport, activité physique et plein air

UN BUDGET CIBLÉ QUI RATE SA CIBLE :
LA CASAPQ DÉPLORE LA COUPURE DE 9 MILLIONS $ EN SPORT,
ACTIVITÉ PHYSIQUE ET PLEIN AIR
Sans investissements conséquents, c’est la société québécoise qui accuse un recul qui pourrait être évité
À la suite du dépôt du budget 2026-2027 du gouvernement du Québec, la Coalition pour l’avenir du sport et de l’activité physique au Québec (CASAPQ) déplore vivement que le sport, l’activité physique et le plein air ne soient toujours pas reconnus à la hauteur de leur apport à la santé, au mieux-être collectif et à la vitalité des communautés. Le programme du ministère de l’Éducation dédié au développement du sport, du loisir, de l’activité physique et du plein air sera amputé de 9 millions $ par rapport au budget 2025-2026. En ajoutant la coupure de 15 millions $ imposée l’an dernier, c’est une amputation de 24 millions $ en deux ans que le milieu du sport, de l’activité physique et du plein air a dû encaisser.
L’absence de nouveaux investissements significatifs constitue une mauvaise nouvelle pour l’ensemble du milieu. Dans un contexte où les besoins sont connus, documentés et grandissants, ces coupures ne peuvent pas être considérées comme une réponse acceptable.
La CASAPQ souligne avec intérêt la reconduction des enveloppes pour soutenir la pratique des loisirs chez les personnes handicapées et favoriser la pratique régulière d’activités de sport, de loisir et de plein air. La Coalition accueille aussi favorablement la reconduction du Programme de soutien aux événements sportifs internationaux. Cela dit, bien que le gouvernement présente ces mesures comme des ajouts budgétaires, pour le milieu, il s’agit plutôt d’initiatives existantes qui ont évité leur abolition.
Un manque à gagner qui se creuse
Le budget présenté aujourd’hui ne répond pas à l’ampleur du manque à gagner auquel fait face le secteur. Depuis plusieurs années, les organisations qui soutiennent la pratique sportive, l’activité physique et le plein air composent avec des ressources limitées, des coûts en hausse et des attentes toujours plus élevées.
Le décalage entre les besoins du terrain et les choix budgétaires du gouvernement demeure important et préoccupant. Sans augmentations réelles, le milieu continue de reculer. Ce recul se traduit concrètement par une pression accrue sur les organismes, une capacité d’action limitée, une fragilisation de l’offre de services et un accès plus difficile pour la population. Est-ce que ce budget fera bouger plus la population québécoise, toutes générations confondues?
Une vision incomplète de la prévention de la santé
La CASAPQ rappelle qu’il est impossible de prétendre vouloir agir davantage en prévention de la santé sans investir sérieusement dans le sport, l’activité physique et le plein air. Ces secteurs ne sont pas des dépenses accessoires. Ils constituent des leviers efficaces, structurants et économiques pour améliorer la santé physique et mentale de la population et réduire, à moyen et à long terme, la pression sur le système de santé.
Le gouvernement ne peut pas continuer à parler de prévention en santé tout en maintenant un niveau d’investissement qui empêche les acteurs du milieu de déployer pleinement leur contribution. Reporter ou limiter ces investissements aujourd’hui, c’est accepter que les conséquences humaines, sociales et financières soient plus lourdes demain.
Un choix de société qui exige autre chose que le surplace
Dans la foulée des Jeux de Milan-Cortina, l’attention portée au sport rappelle plus largement toute l’importance d’investir dans les conditions qui permettent à la population québécoise de bouger, de participer, de se développer et de rester active tout au long de la vie. Ce contexte met en lumière la contribution essentielle d’un vaste écosystème qui dépasse largement les grands rendez-vous sportifs et qui agit chaque jour dans les écoles, les municipalités, les communautés et toutes les régions du Québec.
La CASAPQ estime qu’il est temps de passer d’une reconnaissance de principe à une volonté budgétaire claire. Le gouvernement doit cesser de traiter le sport, l’activité physique et le plein air comme des secteurs secondaires et leur accorder les moyens de contribuer pleinement à un Québec plus actif, plus en santé et plus résilient.
La Coalition poursuivra ses démarches auprès du gouvernement et intensifiera ses représentations afin d’obtenir les investissements durables, prévisibles et cohérents que la situation exige.
À propos de la Coalition pour l’avenir du sport et de l’activité physique au Québec
La Coalition pour l’avenir du sport et de l’activité physique au Québec (CASAPQ) est le plus important regroupement au Québec représentant des millions de pratiquants de sport, d’activité physique et de plein air regroupés au sein de milliers d’associations et de groupes locaux, régionaux et provinciaux, de fédérations sportives, de municipalités et d’unités régionales. La CASAPQ vise à assurer la pérennité et l’amélioration des organisations qui œuvrent à tous les niveaux et qui sont en première ligne dans la livraison de services et de programmes favorisant le développement et la promotion de la pratique sportive, de l’activité physique et du plein air et, par conséquent, la santé de la population québécoise.
La CASAPQ regroupe SPORTSQUÉBEC, l’Association québécoise du loisir public (AQLP), l’Institut national du sport du Québec (INS Québec), le Regroupement du loisir et du sport du Québec (RLSQ), le Réseau des unités régionales de loisir et sport du Québec (URLS), la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ), la Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec (FÉÉPEQ), le Réseau plein air Québec, le Pôle sports HEC Montréal ainsi que le Grand Défi Pierre Lavoie. En plus de ces organisations, la CASAPQ compte également sur l’appui formel d’une cinquantaine d’organisations et d’individus préoccupés par l’avenir du sport, de l’activité physique et du plein air.


