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Préparation des athlètes pour les Jeux paralympiques : le plan de match

4 juin 2021
Préparation des athlètes pour les Jeux paralympiques : le plan de match
Tess Routliffe (paranatation) et Charles Moreau (paracyclisme) qualifiés pour les Jeux paralympiques de Tokyo 2020
CRÉDIT PHOTO : COMITÉ PARALYMPIQUE CANADIEN

PRÉPARATION DES ATHLÈTES POUR LES JEUX PARALYMPIQUES : LE PLAN DE MATCH

Les Jeux paralympiques se dérouleront du 24 août au 5 septembre 2021 à Tokyo, soit quelques semaines après la fermeture des Jeux olympiques. Évidemment, il sera plus facile de prédire comment les choses se dérouleront après les Jeux olympiques, puisque plusieurs ajustements pourront être faits après coup. Il n’en reste pas moins que les athlètes paralympiques devront se préparer en amont pour surmonter plusieurs éléments extérieurs et se concentrer sur leur préparation physique et mentale d’ici là.

La gestion des paramètres extérieurs

Évidemment, les conditions météorologiques estivales du Japon ne sont pas les mêmes qu’au Canada, ce qui amène son lot de défis, notamment au niveau de la chaleur qu’auront à gérer les athlètes durant leurs prestations sportives.

« Pour Tokyo 2020, la chaleur est un élément important à considérer pour tous les athlètes qui auront des compétitions à l’extérieur, puisqu’elle peut avoir un impact significatif sur leur performance », souligne Myriam Paquette, physiologiste de l’exercice à l’INS Québec, qui s’occupe plus spécifiquement des athlètes en paranatation et en paracyclisme.

L’équipe de soutien intégré a mis en place des mesures pour réduire l’effet nocif de la chaleur sur la performance des athlètes. Il y a notamment des protocoles de prérefroidissement, favorisant la performance en milieu chaud en réduisant la température corporelle des athlètes avant le début d’une épreuve. Certains athlètes paralympiques, en raison de la nature de leur handicap, ont une moins bonne thermorégulation, et les protocoles d’acclimatation au chaud et de prérefroidissement font partie des stratégies communément utilisées par l’équipe de paracyclisme.

Une année de compétitions chamboulée

Depuis mars 2020, non seulement plusieurs compétitions ont été reportées, mais plusieurs ont carrément été annulées. Certains athlètes n’ont pas eu la chance de vivre une compétition importante depuis la dernière année. Seulement certains athlètes de paranatation auront accès à une compétition, soit celle des Séries mondiales de Berlin, en juin. Du côté de paracyclisme, certains athlètes pourront prendre part aux Championnats du monde au Portugal, en juin également, avant de se présenter aux Jeux. Cependant, plusieurs athlètes n’auront malheureusement pas la chance de concourir avant le grand jour.

Afin de contrer les répercussions liées à l’annulation du calendrier de compétitions, des épreuves de « course contre la montre » ou défis intraéquipe sont organisées fréquemment pour essayer de recréer des situations de compétition.

« On prépare les athlètes comme si c’était une compétition importante. Nous focalisons donc sur l’affûtage la semaine avant la compétition pour suivre un calendrier qui serait normalement en place afin de mettre en pratique tous les éléments travaillés », précise Myriam Paquette.

« Avec l’équipe de paranatation, on a pu continuer d’amasser des données sur la technique et la performance en utilisant la vidéo et des capteurs inertiels », poursuit Mathieu Charbonneau, biomécanicien du sport à l’INS Québec. « Ceci nous éclaire sur le comportement des athlètes lors des segments précompétition et compétitifs. En faisant l’analyse des signaux, on tire des marqueurs qui permettent de comprendre comment l’athlète évolue face à ses objectifs de performance au niveau des départs et virages par exemple », précise ce dernier.

Les stratégies mises en place

Il est bien connu que le camp d’entraînement est un élément clé dans la planification du calendrier pour bien planifier les différentes phases d’entraînement des athlètes. La pandémie a évidemment compliqué un peu les choses. Habituellement, plusieurs camps d’entraînement sont organisés dans le pays d’accueil des Jeux. La réalité sera un peu différente cette année alors que ces camps se dérouleront dans la plupart des cas au Canada.

Étant donné que plusieurs athlètes arriveront en sol japonais seulement quelques jours avant leurs compétitions, l’adaptation au décalage horaire et la récupération de la fatigue due aux voyagements seront des éléments très importants. Des stratégies ont d’ailleurs été mises en place et retravaillées à maintes reprises au cours des dernières années grâce à une collecte de données. Cette analyse a permis de mettre en place des protocoles permettant aux athlètes de récupérer de façon optimale pour contrer l’effet du décalage horaire. Un athlète lève-tôt, comparativement à un athlète couche-tard, ou encore un athlète non-voyant réagira de manière complètement différente. Le processus et les protocoles sont donc distincts pour chaque athlète et individualisés selon leurs besoins.

Le chemin vers les Jeux n’est jamais une ligne droite

Ce cycle-ci a été particulièrement semé d’embûches. La dernière année a demandé aux athlètes, entraîneurs.es et membres de l’équipe de soutien intégré de s’adapter constamment. Plusieurs ajustements ont été apportés aux méthodes de fonctionnement et d’intervention, mais les objectifs de suivis ont malgré tout pu se poursuivre permettant ainsi de garder le cap.