- Accueil
- Services et expertises
- Sciences du sport
- Les mots des sciences du sport en français
- Les mots des sciences du sport en français
Les mots des sciences du sport en français
acclimatation (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Processus physiologique d’adaptation réversible par lequel un organisme s’ajuste à des conditions environnementales nouvelles ou changeantes.
L’acclimatation entraîne des ajustements physiologiques (ex. : augmentation du volume plasmatique, diminution de la fréquence cardiaque pour une intensité sous-maximale donnée, amélioration de la sudation, stimulation de la production d’érythropoïétine, etc.) qui favorisent le maintien de l’homéostasie face à un ou des facteurs environnementaux. La durée nécessaire à une acclimatation varie selon le facteur environnemental (environ 7 à 14 jours pour la chaleur ou le froid; 2 semaines ou plus pour l’altitude). L’acclimatation joue un rôle important dans la prévention des troubles liés au stress thermique (coup de chaleur, déshydratation, hypothermie) ou hypoxique (mal aigu des montagnes). Alors que acclimatation désigne l’adaptation physiologique à l’environnement naturel (chaleur, froid, altitude, humidité, etc.), acclimatement est parfois utilisé pour désigner l’adaptation à un stress environnemental simulé, alors qu’on devrait réserver acclimatement pour le résultat d’une acclimatation ou l’état d’être acclimaté, mais pas pour désigner le processus d’acclimatation.
Páez, V., Lozano, S., Calfil, D., Andrade, D. C., & Rodriguez‐Fernandez, M. (2026). Physiological responses to short‐term high‐altitude acclimatization: Insights from predictive modeling approaches. Physiological Reports, 14(1), e70711. https://doi.org/10.14814/phy2.70711
Périard, J. D., Racinais, S., & Sawka, M. N. (2015). Adaptations and mechanisms of human heat acclimation: Applications for competitive athletes and sports. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 25(Suppl. 1), 20–38. https://doi.org/10.1111/sms.12408
acclimatation à la chaleur (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Processus physiologique d’adaptation progressive à un environnement chaud, entraînant des ajustements, d’où une amélioration de la tolérance à la chaleur et de la performance lors d’exercices effectués sous stress thermique.
L’acclimatation à la chaleur comprend divers ajustements : augmentation du volume plasmatique; sudation plus précoce et plus abondante, avec une moindre concentration en électrolytes; réduction de la fréquence cardiaque (pour une intensité sous-maximale donnée) et de la température corporelle à l’effort; meilleure stabilité cardiovasculaire et diminution de l’effort perçu. Elle nécessite généralement une exposition quotidienne de 60 à 90 minutes sur une période de 7 à 14 jours. Les adaptations suivent une séquence précise : l’expansion du volume plasmatique survient rapidement (1-3 jours), suivie de la réduction de la fréquence cardiaque, puis des adaptations sudorales (plus tardives). Acclimatation à la chaleur se distingue de acclimatement à la chaleur, terme vieilli qui est parfois utilisé pour désigner les adaptations obtenues en environnement artificiel contrôlé (ex. : chambre climatique). Elle ne doit pas être confondue avec l’acclimatation à l’exercice ou la tolérance à la chaleur. L’acclimatation à la chaleur est essentielle pour les athlètes devant performer dans des climats chauds, mais aussi pour réduire le risque de coups de chaleur et autres troubles liés à l’hyperthermie. Il ne faut pas confondre acclimatation à la chaleur avec entraînement à la chaleur, qui désigne simplement le fait de s’entraîner dans des conditions chaudes (imposées par les conditions météorologiques), sans que l’objectif soit nécessairement l’acclimatation.
Daanen, H. A. M., Racinais, S., & Périard, J. D. (2018). Heat acclimation decay and re-induction: A systematic review and meta-analysis. Sports Medicine, 48(2), 409–430. https://doi.org/10.1007/s40279-017-0808-x
Tyler, C. J., Reeve, T., Hodges, G. J., & Cheung, S. S. (2016). The effects of heat adaptation on physiology, perception and exercise performance in the heat: A meta-analysis. Sports Medicine, 46(11), 1699–1724. https://doi.org/10.1007/s40279-016-0538-5
Xu, Y., Gong, Y., Zhong, J., & Gao, B. (2026). TRPV1 activation by active heat acclimation drives skeletal muscle mitochondrial turnover. Free Radical Biology and Medicine, 246, 368–380. https://doi.org/10.1016/j.freeradbiomed.2026.01.015
acide lactique (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Acide organique produit lors de la glycolyse à haut débit, qui se dissocie quasi instantanément, à pH physiologique, en ions lactate et ions hydrogène.
En sport, le terme acide lactique est répandu et souvent utilisé de manière impropre pour désigner le lactate, molécule prédominante dans l’organisme. Dans les conditions physiologiques du corps humain (plasma du sang artériel : entre 7,35 et 7,45; cellule musculaire : 6,9 à 7,1), l’acide lactique se dissocie rapidement en lactate (C₃H₅O₃⁻, base conjuguée) et en ions hydrogène (H⁺). Le terme lactate est donc plus approprié en physiologie de l’exercice. Contrairement à une idée reçue, l’accumulation de lactate n’est pas la cause directe de la fatigue musculaire, ni de l’acidose, ni des courbatures musculaires (douleurs musculaires d’apparition retardée). Le lactate joue un rôle central dans le métabolisme : il est utilisé comme substrat énergétique par le muscle cardiaque, le foie (cycle de Cori), le cerveau et les fibres musculaires oxydatives. La mesure de la concentration sanguine en lactate est un indicateur courant de l’intensité de l’exercice, de l’aptitude aérobie et de la capacité anaérobie.
Brooks, G. A. (2018). The science and translation of lactate shuttle theory. Cell Metabolism, 27(4), 757–785. https://doi.org/10.1016/j.cmet.2018.03.008
Cairns, S. P., & Lindinger, M. I. (2025). Lactic acidosis: Implications for human exercise performance. European Journal of Applied Physiology, 125, 1761–1795. https://doi.org/10.1007/s00421-025-05750-0
Cazorla, G., Léger, L., Petibois, C., & Bosquet, L. (2001). Lactate et exercice : mythes et réalités. Staps, 54(1), 63–76. https://shs.cairn.info/revue-staps-2001-1-page-63?lang=fr
Péronnet, F. (2013). Signification de la concentration de lactate plasmatique au cours de l’exercice. Movement & Sport Sciences, 79(1), 23–32. https://shs.cairn.info/revue-movement-and-sport-sciences-2013-1-page-23?lang=fr
acidose (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
État physiologique dans lequel le pH sanguin ou intracellulaire est inférieur aux valeurs normales.
Lors d’un effort physique de haute intensité, les muscles peuvent développer une acidose métabolique locale transitoire (baisse du pH intracellulaire musculaire) qui résulte principalement de l’accumulation d’ions hydrogène (H+) issus de l’hydrolyse de l’adénosine triphosphate (ATP) lors d’efforts de haute intensité, et non de la production de lactate qui, au contraire, a un effet tampon. Contrairement à une idée reçue, ce sont les ions H⁺, et non le lactate lui-même, qui sont responsables de l’acidose musculaire. Le lactate et les ions hydrogène sont produits simultanément lors de la conversion du pyruvate en lactate, mais le lactate agit en réalité comme un tampon qui aide à transporter ces ions H⁺ hors de la cellule musculaire. L’acidose musculaire entraîne plusieurs effets limitant la performance : inhibition enzymatique (les enzymes de la glycolyse, notamment la phosphofructokinase, voient leur activité réduite); altération de la contraction musculaire (interférence avec la libération du calcium et la liaison actine-myosine); diminution de la production d’énergie (ATP). L’organisme dispose de plusieurs systèmes tampons (bicarbonate, phosphate, protéines) pour neutraliser l’excès d’ions H⁺ et limiter l’acidose. La ventilation augmente également pour éliminer le CO₂ et compenser l’acidose métabolique.
Aguilaniu, B., & Wallaert, B. (2015). EFX : De l’interprétation à la décision médicale. Éditions Margaux Orange. https://bibliotheque-patients.iucpq.qc.ca/notice?id=p::usmarcdef_0000018066
Cairns, S. P. (2006). Lactic acid and exercise performance: Culprit or friend? Sports Medicine (Auckland, N.-Z.), 36(4), 279–291. https://link.springer.com/article/10.2165/00007256-200636040-00001
Cairns, S. P., & Lindinger, M. I. (2025). Lactic acidosis: Implications for human exercise performance. European Journal of Applied Physiology, 125, 1761–1795. https://doi.org/10.1007/s00421-025-05750-0
Péronnet, F., & Aguilaniu, B. (2014). Signification physiologique et interprétation clinique de la lactatémie et du pH au cours de l’EFX incrémentale. Revue des maladies respiratoires, 31(6), 525–551.
Robergs, R. A., Ghiasvand, F., & Parker, D. (2004). Biochemistry of exercise-induced metabolic acidosis. American Journal of Physiology-Regulatory, Integrative and Comparative Physiology, 314(3), R502–R515. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15308499/
action musculaire (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Processus par lequel un muscle activé développe une tension active, avec ou sans modification de sa longueur.
L’action musculaire correspond à la fonction exercée par un muscle lorsqu’il est activé, en interaction avec les contraintes mécaniques externes. On distingue trois grands types d’actions musculaires : concentrique, excentrique et isométrique. Au cours d’une action musculaire concentrique, le muscle se raccourcit en produisant une force supérieure à la résistance externe, ce qui déplace le segment corporel dans la direction de la contraction; pour une force donnée, cette action s’accompagne d’une dépense énergétique et d’une sollicitation cardiorespiratoire plus élevées que l’action excentrique. Au cours d’une action musculaire excentrique, le muscle s’allonge tout en générant de la tension, le plus souvent pour contrôler ou freiner un mouvement imposé par une force externe plus grande (ex. : descente d’une charge, réception d’un saut, freinage en course). Les actions musculaires excentriques permettent de produire des tensions élevées avec un coût énergétique relatif plus faible, mais sont associées à un risque accru de micro-lésions musculaires et de douleurs musculaires d’apparition retardée. Au cours d’une action musculaire isométrique, le muscle génère une tension sans modification apparente de sa longueur ni mouvement articulaire visible, comme lors du maintien d’une posture ou de la résistance à une force immobile; l’activation peut être maximale malgré l’absence de déplacement. Les différents types d’actions musculaires sont exploités de manière complémentaire en entraînement et en réadaptation, notamment pour le développement de la force, le contrôle moteur et la prise en charge de certaines tendinopathies. Le terme contraction musculaire est acceptable pour une action concentrique, mais il est impropre pour désigner une action excentrique ou isométrique, le muscle ne se raccourcissant pas dans ces conditions.
Douglas, J., Pearson, S., Ross, A., & McGuigan, M. (2017). Eccentric exercise: Physiological characteristics and acute responses. Sports Medicine, 47(4), 663–675. https://doi.org/10.1007/s40279-016-0624-8
Enoka, R. M. (2025). Neuromechanics of human movement (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/neuromechanics-of-human-movement-6th-edition?srsltid=AfmBOopCF0_zJpMol3sLnzVVFNzhB_JLAIQIz1PzPhwliaCU65ZjMSIp#tab-description
Enoka, R. M., & Duchateau, J. (2017). Rate coding and the control of muscle force. Cold Spring Harbor Perspectives in Medicine, 7(10), a029702. https://doi.org/10.1101/cshperspect.a029702
Green, L. A., & Gabriel, D. A. (2018). The cross education of strength and skill following unilateral strength training in the upper and lower limbs. Journal of Neurophysiology, 120(2), 468–479. https://journals.physiology.org/doi/full/10.1152/jn.00116.2018
Lum, D., & Barbosa, T. M. (2019). Brief review: Effects of isometric strength training on strength and dynamic performance. International Journal of Sports Medicine, 40(6), 363–375. https://doi.org/10.1055/a-0863-4539
affûtage (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Phase finale de la préparation à une compétition consistant en une modulation planifiée de la charge d’entraînement, visant à optimiser l’état de forme et à permettre l’atteinte d’une performance maximale le jour de l’épreuve.
L’affûtage est généralement caractérisé par une réduction planifiée du volume d’entraînement (souvent une baisse de 40 à 60 %) tout en maintenant l’intensité élevée pour prévenir le désentraînement et favoriser la récupération fonctionnelle. Le terme affûtage est aussi utilisé pour désigner la phase du plan d’entraînement où l’on applique l’affûtage.
Aubry, A., Hausswirth, C., Louis, J., Coutts, A. J., & Le Meur, Y. (2014). Functional overreaching: The key to peak performance during the taper? Medicine & Science in Sports & Exercise, 46(9), 1769–1777. https://doi.org/10.1249/MSS.0000000000000301
Bosquet, L., Montpetit, J., Arvisais, D., & Mujika, I. (2007). Effects of tapering on performance: A meta-analysis. Medicine & Science in Sports & Exercise, 39(8), 1358–1365. https://doi.org/10.1249/mss.0b013e31806010e0
Mujika, I. (2010). Intense training: The key to optimal performance before and during the taper. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 20(s2), 24–31. https://doi.org/10.1111/j.1600-0838.2010.01189.x
Mujika, I., & Padilla, S. (2003). Scientific bases for precompetition tapering strategies. Medicine & Science in Sports & Exercise, 35(7), 1182–1187. https://doi.org/10.1249/01.MSS.0000074448.73931.11
amotivation (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
État psychologique caractérisé par l’absence d’intention ou de volonté d’agir.
En référence à la théorie de l’autodétermination (Ryan et Deci), l’amotivation se situe à une extrémité du continuum motivationnel, représentant l’absence de régulation, par opposition aux motivations extrinsèque et intrinsèque. Elle résulte souvent d’un entraînement excessif, d’un sentiment de manque de compétence ou de contrôle sur l’activité, ou d’une absence de valeur accordée à celle-ci. Dans le sport, l’amotivation peut se traduire par un abandon progressif de la pratique, une démotivation en contexte d’entraînement ou de compétition, voire un désinvestissement émotionnel. L’amotivation doit être distinguée de la simple fatigue ou de la démotivation passagère : elle traduit un état plus profond de non-engagement. Les stratégies pour contrer l’amotivation incluent notamment la fixation d’objectifs réalistes, la valorisation des progrès personnels, la diversification des activités et un encadrement soutenant l’autonomie.
Alkasasbeh, W. J., & Akroush, S. H. (2025). Sports motivation: A narrative review of psychological approaches to enhance athletic performance. Frontiers in Psychology, 16(1645274). www.frontiersin.org/journals/psychology/articles/10.3389/fpsyg.2025.1645274/full
Pelletier, L. G., Rocchi, M. A., Vallerand, R. J., Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2013). Validation of the revised sport motivation scale (SMS-II). Psychology of Sport and Exercise, 14(3), 329–341. https://doi.org/10.1016/j.psychsport.2012.12.002
Ryan, R. M., & Deci, E. L. (2017). Self-determination theory: Basic psychological needs in motivation, development, and wellness. Guilford Press. https://doi.org/10.1521/978.14625/28806
apprentissage moteur (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Processus d’acquisition durable de modifications des habiletés motrices résultant de la pratique, de l’entraînement ou de l’expérience.
À distinguer de adaptation motrice, qui renvoie à des ajustements temporaires, et de performance motrice, qui reflète un résultat observable immédiat, tandis que l’apprentissage moteur correspond à une modification durable des capacités motrices. Il repose sur des mécanismes cognitifs, neuromoteurs et perceptifs, ainsi que des adaptations du système nerveux central. On distingue les phases cognitives de l’apprentissage moteur (compréhension de la tâche et erreurs fréquentes), associative (diminution des erreurs, amélioration de la coordination), et autonome (automatisation du geste, exécution fluide et précise).
Fitts, P. M., & Posner, M. I. (1967). Human performance. Brooks/Cole Pub. Co. https://ia801502.us.archive.org/8/items/in.ernet.dli.2015.461945/2015.461945.Human-Performance_text.pdf
Krakauer, J. W., Hadjiosif, A. M., Xu, J., Wong, A. L., & Haith, A. M. (2019). Motor learning. Comprehensive Physiology, 9(2), 613–663. https://doi.org/10.1002/cphy.c170043
Schmidt, R. A., & Lee, T. D. (2025). Motor learning and performance: From principles to application (7ᵉ éd.). Human Kinetics. https://books.google.ca/books?hl=en&lr=&id=_IVIEQAAQBAJ&oi=fnd&pg=PP2&dq=motor+learning&ots=xso3Xgom-S&sig=pfTwMvB5bZZdLafnrTPNpnZGIVA#v=onepage&q=motor%20learning&f=false
aptitude aérobie (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Aptitude de l’organisme à utiliser l’oxygène pour produire de l’énergie, permettant de soutenir un effort physique prolongé d’intensité intermédiaire ou élevée.
L’aptitude aérobie dépend de deux facteurs principaux et complémentaires : le V̇O₂max ou la puissance à V̇O₂max (PAM) ou la vitesse à V̇O₂max (VAM), et l’endurance aérobie. L’aptitude aérobie est un déterminant central de la performance en sports d’endurance. Elle est généralement évaluée par la consommation maximale d’oxygène (V̇O₂max), indicateur physiologique de référence, à l’aide de tests de terrain (ex. : Test de piste de l’Université de Montréal) ou en laboratoire (ex. : épreuves incrémentales sur tapis roulant ou ergocycle). Les principaux déterminants de l’aptitude aérobie incluent : la fonction cardiorespiratoire (débit cardiaque maximal, ventilation pulmonaire), la densité mitochondriale et la capillarisation musculaire, la capacité à oxyder les substrats énergétiques (lipides, glucides). L’entraînement aérobie continu et l’entraînement par intervalles permettent d’améliorer et de préserver cette aptitude. Bien qu’il persiste dans la littérature (probablement par tradition ou traduction littérale de aerobic capacity), le terme capacité aérobie est déconseillé en ce sens, car en bioénergétique stricte, la capacité désigne le travail total réalisable (quantité d’énergie finie, comme un réservoir), ce qui s’applique mal au métabolisme aérobie qui est théoriquement illimité en termes de substrats (lipides). Le terme aptitude aérobie (qualité fonctionnelle) est donc préférable.
Bassett, D. R., Jr, & Howley, E. T. (2000). Limiting factors for maximum oxygen uptake and determinants of endurance performance. Medicine & Science in Sports & Exercise, 32(1), 70–84. https://doi.org/10.1097/00005768-200001000-00012
Joyner, M. J., & Coyle, E. F. (2007). Endurance exercise performance: The physiology of champions. Journal of Physiology, 586(1), 35–44. 10.1113/jphysiol.2007.143834
Poole, D. C., Wilkerson, D. P., & Jones, A. M. (2008). Validity of criteria for establishing maximal oxygen uptake during ramp exercise tests. European Journal of Applied Physiology, 102(4), 403–410. https://link.springer.com/article/10.1007/s00421-007-0596-3
aptitude cardiorespiratoire (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Aptitude physiologique des systèmes cardiovasculaire, respiratoire et musculaire à assurer l’apport, le transport et l’utilisation de l’oxygène lors de l’exercice.
L’aptitude cardiorespiratoire est employée en évaluation de la condition physique comme mesure du potentiel aérobie de l’organisme lors d’un effort physique prolongé, de même qu’en épidémiologie comme indicateur majeur de santé publique. Il faut distinguer aptitude cardiorespiratoire et aptitude aérobie, qui est la qualité physiologique déterminant la capacité maximale de l’organisme à utiliser l’oxygène pour produire de l’énergie, favorisant ainsi la possibilité de soutenir un effort physique prolongé d’intensité intermédiaire ou élevée. Le terme cardio-respiratoire (avec trait d’union) est également accepté et parfois utilisé, notamment dans des contextes moins formels ou dans des textes où l’on souhaite insister sur la distinction entre les deux composantes (cardiaque et respiratoire). Cependant, le terme cardio-respiratoire est moins fréquent dans les écrits spécialisés. À distinguer de cardiovasculaire.
Mazaheri, R., Schmied, C., Niederseer, D., & Guazzi, M. (2021). Cardiopulmonary exercise test parameters in athletic population: A review. Journal of Clinical Medicine, 10(21), 5073. https://doi.org/10.3390/jcm10215073
Squeo, M., Ferrera, A., Monosilio, S., Spinelli, A., Maestrini, V., Mango, F., Serdoz, A., Zampaglione, D., Fiore, R., Pelliccia, A., & Di Gioia, G. (2025). Cardiopulmonary exercise testing in elite athletes: Rethinking sports classification. Journal of Clinical Medicine, 14(13), 4655. https://doi.org/10.3390/jcm14134655
auto-efficacité (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Croyance qu’une personne a en sa capacité à organiser et à exécuter les actions nécessaires pour atteindre un objectif ou réaliser une tâche spécifique.
L’auto-efficacité est un concept central de la théorie sociale cognitive de Bandura dans le cadre de la théorie sociale cognitive. Elle influence le choix des activités, le niveau d’effort, la persévérance face aux difficultés et la régulation émotionnelle. En contexte sportif, une forte auto-efficacité favorise la confiance, la gestion de la pression et la performance. Les sources principales de l’auto-efficacité sont : les expériences de maîtrise (succès passés); les expériences vicariantes (observation de pairs ou de modèles); la persuasion verbale (encouragements de l’entraîneur, des coéquipiers); les états physiologiques et émotionnels (niveau d’activation, anxiété, fatigue). Elle se distingue de l’estime de soi, qui est une évaluation globale de sa valeur personnelle, tandis que l’auto-efficacité est spécifique à une tâche ou un contexte donné.
Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control (Vol. 11). Freeman. https://fr.scribd.com/document/392014248/Self-efficacy-The-Exercise-of-Control-1997
Lochbaum, M., Sisneros, C., Cooper, S., & Terry, P. C. (2023). Pre-event self-efficacy and sports performance: A systematic review with meta-analysis. Sports, 11(11), 222. https://doi.org/10.3390/sports11110222
Moritz, S. E., Feltz, D. L., Fahrbach, K. R., & Mack, D. E. (2000). The relation of self-efficacy measures to sport performance: A meta-analytic review. Research Quarterly for Exercise and Sport, 71(3), 280–294. https://doi.org/10.1080/02701367.2000.10608908
Rhodes, R. E., & Brennan, C. (2026). Closing the gap between physical activity intentions and sustained behavior: An overview of evidence. Exercise, Sport, and Movement, 4(1), e00059. https://doi.org/10.1249/ESM.0000000000000059
biomécanique du sport (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Discipline scientifique qui applique les lois de la mécanique à l’étude des mouvements et des structures biologiques dans le contexte des activités physiques et sportives, en vue d’analyser, d’optimiser la performance et de réduire le risque de blessure.
La biomécanique du sport s’appuie sur la cinématique (étude des déplacements), la cinétique (forces et couples), la dynamique des fluides (aérodynamique, hydrodynamique) et l’électromyographie (activité musculaire). Elle s’intéresse aux relations entre le mouvement de l’athlète, les contraintes internes (forces musculaires, contraintes articulaires) et externes (gravité, résistance de l’air, réaction du sol, matériel sportif). Applications principales : optimisation technique (efficacité des gestes, économie d’énergie), prévention des blessures (étude des surcharges, des déséquilibres musculaires, des chocs articulaires), conception et validation d’équipements sportifs (chaussures, casques, vélos, vêtements), suivi de l’entraînement et de la performance (analyse 3D, plateformes de force, capteurs inertiels, modélisation).
Knudson, D. (2021). Fundamentals of biomechanics (3ᵉ éd.). Springer. https://link.springer.com/book/10.1007/978-3-030-51838-7
Zatsiorsky, V. M., & Prilutsky, B. I. (2012). Biomechanics of skeletal muscles. Human Kinetics. https://books.google.ca/books?hl=en&lr=&id=Lu96DwAAQBAJ&oi=fnd&pg=PT9&dq=Zatsiorsky,+V.+M.,+%26+Prilutsky,+B.+I.+(2012).+Biomechanics+of+skeletal+muscles.+Human+Kinetics.&ots=rHOVzA9kyY&sig=kmROOK_6I4YauWdRfshjrti_r9c#v=onepage&q=Zatsiorsky%2C%20V.%20M.%2C%20%26%20Prilutsky%2C%20B.%20I.%20(2012).%20Biomechanics%20of%20skeletal%20muscles.%20Human%20Kinetics.&f=false
capacité anaérobie (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Quantité totale d’énergie que l’organisme peut fournir par les voies métaboliques alactacide (ATP‑PCr) et glycolytique à haut débit.
La capacité anaérobie constitue un déterminant majeur de la performance dans les épreuves explosives et les sprints répétés (sports collectifs, de combat, de raquette). Elle se distingue de la puissance anaérobie, qui correspond à la vitesse maximale de production d’énergie par les filières non oxydatives, tandis que la capacité anaérobie renvoie à la quantité totale d’énergie que ces filières peuvent fournir au cours d’un effort intense. Bien que conceptuellement distincte, sa contribution est difficile à isoler parfaitement en situation réelle, le métabolisme aérobie contribuant dès les premières secondes d’effort. Dans la recherche expérimentale, elle est donc parfois estimée de manière indirecte à partir de tests spécifiques, tels que le test de Wingate de 30 secondes ou les mesures du déficit d’oxygène. La capacité anaérobie varie en fonction de la masse musculaire engagée, du niveau et du type d’entraînement, des caractéristiques enzymatiques du muscle. En sports cyclistes, elle est parfois représentée par le paramètre W′ (en anglais, work prime) du modèle de puissance critique; toutefois, ce paramètre ne constitue pas un équivalent strictement approprié de la capacité anaérobie, et ce modèle ne fait pas consensus en raison de ses importantes limites conceptuelles et méthodologiques, qui sont bien documentées.
Briand, J., di Prampero, P. E., Osgnach, C., Thibault, G., & Tremblay, J. (2025). Quantifying metabolic energy contributions in sprint running: A novel bioenergetic model. European Journal of Applied Physiology, 125(12), 3521–3541. https://doi.org/10.1007/s00421-025-05831-0
Gastin, P. B. (2001). Energy system interaction and relative contribution during maximal exercise. Sports Medicine, 31(10), 725–741. https://doi.org/10.2165/00007256-200131100-00003
Péronnet, F., & Thibault, G. (1989). Mathematical analysis of running performance and world running records. Journal of Applied Physiology, 67(1), 453–465. https://doi.org/10.1152/jappl.1989.67.1.453
centrale inertielle (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Dispositif électronique composé de capteurs (accéléromètres, gyroscopes et parfois magnétomètres) permettant de mesurer les accélérations, la vitesse angulaire et l’orientation d’un corps en mouvement.
La centrale inertielle combine les signaux de ses capteurs via des algorithmes de fusion de données (ex. : filtre de Kalman) pour estimer l’orientation 3D et distinguer les mouvements du corps de l’accélération gravitationnelle. En sciences du sport, elle est essentielle pour quantifier la charge externe et analyser la cinématique du geste, souvent là où le GPS est inopérant (salle, mouvements stationnaires). Le terme centrale inertielle doit être privilégié à l’acronyme anglais IMU (Inertial Measurement Unit), ce dernier ne devant être utilisé que lorsqu’il est nécessaire de reprendre la désignation d’origine.
Camomilla, V., Bergamini, E., Fantozzi, S., & Vannozzi, G. (2018). Trends supporting the in-field use of wearable inertial sensors for sport performance evaluation: A systematic review. Sensors (Basel, Switzerland), 18(3). https://doi.org/10.3390/s18030873
Ghattas, J., & Jarvis, D. N. (2024). Validity of inertial measurement units for tracking human motion: A systematic review. Sports Biomechanics, 23(11), 1853–1866. https://doi.org/10.1080/14763141.2021.1990383
Picerno, P. (2017). 25 years of lower limb joint kinematics by using inertial and magnetic sensors: A review of methodological approaches. Gait & Posture, 51, 239–246. https://doi.org/10.1016/j.gaitpost.2016.11.008
charge d’entraînement (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Quantité totale de sollicitation physiologique, biomécanique et psychologique imposée à l’athlète au cours d’une séance, d’un cycle ou d’une période d’entraînement, déterminée par le volume, l’intensité et le type d’exercice, les conditions environnementales, ainsi que la réponse individuelle qui en découle.
La charge d’entraînement exprime l’ampleur du stimulus d’entraînement auquel l’organisme doit s’adapter. On distingue la charge externe et la charge interne. Le suivi et la régulation de la charge d’entraînement visent à maximiser les adaptations tout en prévenant l’entraînement excessif, le surentraînement ou la blessure. La charge peut être estimée par des modèles comme celui de Bannister (TRIMP), de Coggan dans sa version originale ou sa version modifiée par Briand (puissance normalisée, puissance record sur une heure, score de stress d’entraînement) ou de Skiba (puissance critique, W’, W’balance). Elle peut également être quantifiée par la méthode de la perception de l’effort lié à la séance (session-RPE), reconnue comme le seul indice applicable à l’ensemble des disciplines sportives. Le suivi longitudinal des charges permet de calculer le ratio charge aiguë:charge chronique, indicateur proposé pour apprécier le risque de blessure, bien que sa validité prédictive fasse l’objet de débats dans la littérature récente.
Bourdon, P. C., Cardinale, M., Murray, A., Gastin, P., Kellmann, M., Varley, M. C., Gabbett, T. J., Coutts, A. J., Burgess, D. J., Gregson, W., & Cable, N. T. (2017). Monitoring athlete training loads: Consensus statement. International Journal of Sports Physiology and Performance, 12(Suppl. 2), S2161–S2170. https://journals.humankinetics.com/view/journals/ijspp/12/s2/article-pS2-161.xml
Foster, C., Florhaug, J. A., Franklin, J., Gottschall, L., Hrovatin, L. A., Parker, S., Doleshal, P., & Dodge, C. (2001). A new approach to monitoring exercise training. Journal of Strength and Conditioning Research, 15(1), 109–115. www.paulogentil.com/pdf/A%20New%20Approach%20to%20Monitoring%20Exercise%20Training.pdf
Impellizzeri, F. M., Marcora, S. M., & Coutts, A. J. (2019). Internal and external training load: 15 years on. International Journal of Sports Physiology and Performance, 14(2), 270–273. https://doi.org/10.1123/ijspp.2018-0935
Passfield, L., Murias, J. M., Sacchetti, M., & Nicolò, A. (2022). Validity of the training-load concept. International Journal of Sports Physiology and Performance, 17(4), 507–514. www.semanticscholar.org/paper/Validity-of-the-Training-Load-Concept.-Passfield-Murias/a44f79e3cf9731395132d3674defdc577e5da3be
compétence motrice (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Capacité d’une personne à mobiliser un ensemble intégré de savoirs, de savoir-faire et de savoir-agir pour répondre efficacement aux exigences d’une situation motrice donnée.
La compétence motrice est considérée comme un déterminant majeur de la pratique d’activités physiques et d’un mode de vie physiquement actif tout au long de la vie. Un haut niveau de compétence motrice améliore la confiance en ses capacités et contribue au développement de performances spécifiques dans divers sports. Elle ne se réduit pas à une simple addition d’habiletés techniques; elle repose sur la mobilisation d’un ensemble intégré de savoirs (principes d’action), de savoir-faire (exécutions motrices) et de savoir-agir (prises de décision) pour répondre efficacement aux contraintes de la tâche et de l’environnement. Elle englobe ainsi les processus perceptifs, décisionnels et neuromusculaires qui soutiennent l’action en situation. Ce concept est à distinguer de la performance motrice, qui renvoie plutôt au résultat mesuré ponctuel d’une action (ex. : temps, distance, précision). La compétence motrice est généralement évaluée par l’observation standardisée d’habiletés fondamentales (ex. : locomotion, manipulation, stabilité) ou d’habiletés spécifiques à un sport. Elle s’inscrit dans une perspective développementale se construisant progressivement à travers l’apprentissage, l’expérience, la maturation biologique et les interactions avec l’environnement. Dans la littérature anglophone récente, elle est souvent liée à la physical literacy, sans toutefois en être un parfait synonyme.
Barnett, L. M., Stodden, D., Cohen, K. E., Smith, J. J., Lubans, D. R., Lenoir, M., Iivonen, S., Miller, A. D., Laukkanen, A., Dudley, D., Lander, N. J., Brown, H., Morgan, P. J., & Salmon, J. (2016). Fundamental movement skills: An important focus. Journal of Teaching in Physical Education, 35(3), 219–225. https://doi.org/10.1123/jtpe.2014-0209
Barnett, L. M., Webster, E. K., Hulteen, R. M., De Meester, A., Valentini, N. C., Lenoir, M., Pesce, C., Getchell, N., Lopes, V. P., Robinson, L. E., Brian, A., & Rodrigues, L. P. (2022). Through the looking glass: A systematic review of longitudinal evidence, providing new insight for motor competence and health. Sports Medicine, 52(4), 875–920. https://doi.org/10.1007/s40279-021-01516-8
Dudley, D. A. (2015). A conceptual model of observed physical literacy. The Physical Educator, 72(5), 236–260. https://doi.org/10.18666/TPE-2015-V72-I5-6020
Stodden, D. F., Goodway, J., Langendorfer, S., Roberton, M. A., Rudisill, M., Garcia, C., & Garcia, L. E. (2008). A developmental perspective on the role of motor skill competence in physical activity. Quest, 60(2), 290–306. https://doi.org/10.1080/00336297.2008.10483582
Whitehead, M. (dir.). (2010). Physical literacy: Throughout the lifecourse. Routledge. www.taylorfrancis.com/books/edit/10.4324/9780203881903/physical-literacy-margaret-whitehead
composition corporelle (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Répartition des différents constituants du corps humain, principalement la masse maigre, la masse grasse, la masse osseuse et l’eau corporelle totale, exprimée en proportions relatives ou absolues, utilisée pour évaluer la structure physique et l’état de santé.
La composition corporelle reflète les proportions des compartiments tissulaires et permet notamment de distinguer, au-delà du poids corporel, la quantité de tissu adipeux et de tissu non adipeux (musculaire, osseux, organique). Les principales méthodes d’évaluation sont la pléthysmographie, l’absorptiométrie biphotonique (DEXA), l’impédance bioélectrique et les plis cutanés. En sciences du sport, l’analyse de la composition corporelle permet de suivre les adaptations à l’entraînement, d’optimiser la performance, et de prévenir les déséquilibres énergétiques (ex. : triade de l’athlète féminine, déficit énergétique relatif dans le sport).
Ackland, T. R., Lohman, T. G., Sundgot-Borgen, J., Maughan, R. J., Meyer, N. L., Stewart, A. D., & Müller, W. (2012). Current status of body composition assessment in sport: Review and position statement on behalf of the IOC Medical Commission Working Group on Body Composition Health and Performance. Sports Medicine, 42(3), 227–249. https://doi.org/10.2165/11597140-000000000-00000
Heymsfield, S. B. (2025). Advances in body composition: A 100-year journey. International Journal of Obesity, 49(2), 177–181. https://doi.org/10.1038/s41366-024-01511-9
Heymsfield, S. B., & Wadden, T. A. (2017). Mechanisms, pathophysiology, and management of obesity. New England Journal of Medicine, 376(3), 254–266. https://doi.org/10.1056/NEJMra1514009
Kyle, U. G., Bosaeus, I., De Lorenzo, A. D., Deurenberg, P., Elia, M., Gómez, J. M., Heitmann, B. L., Kent-Smith, L., Melchior, J. C., Pirlich, M., Scharfetter, H., Schols, A. M. W. J., & Pichard, C. (2004). Bioelectrical impedance analysis—Part I: Review of principles and methods. Clinical Nutrition, 23(5), 1226–1243. https://doi.org/10.1016/j.clnu.2004.06.004
Thomas, D. M., Crofford, I., Scudder, J., Oletti, B., Deb, A., & Heymsfield, S. B. (2025). Updates on methods for body composition analysis: Implications for clinical practice. Current Obesity Reports, 14(1), Article 8. https://doi.org/10.1007/s13679-024-00593-w
concentration (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Forme d’attention caractérisée par la focalisation volontaire et soutenue des ressources cognitives sur une tâche ou un stimulus spécifique, en écartant les distractions internes ou externes.
La concentration est essentielle en sport pour les habiletés techniques et stratégiques. Il faut distinguer concentration et attention (terme plus large).
Moran, A. (2016). The psychology of concentration in sport performers: A cognitive analysis. Routledge. https://doi.org/10.4324/9781315784946
Wilson, M. R., Vine, S. J., & Wood, G. (2009). The influence of anxiety on visual attentional control in basketball free throw shooting. Journal of Sport & Exercise Psychology, 31(2), 152–168. https://doi.org/10.1123/jsep.31.2.152
consommation maximale d’oxygène (V̇O₂max) (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Débit maximal d’oxygène que l’organisme peut prélever, transporter et utiliser lors d’un effort physique intense, généralement exprimé en L/min ou en mL·kg⁻¹·min⁻¹.
La consommation maximale d’oxygène est un indicateur majeur de l’aptitude aérobie, de la performance dans les sports d’endurance, de la condition physique et de la santé cardiovasculaire. Elle est utilisée en recherche, en entraînement et en clinique. On l’exprime en litres par minute (L·min⁻¹) ou en millilitres par kilogramme de masse corporelle par minute (mL·kg⁻¹·min⁻¹). Le terme V̇O₂max est d’usage international et accepté dans les publications scientifiques francophones. La consommation maximale d’oxygène peut également être exprimée de façon allométrique, en tenant compte de la masse corporelle selon une relation non linéaire, souvent en millilitres par kilogramme de masse corporelle élevé à une puissance spécifique (ex. : mL·kg⁻⁰·⁷⁵·min⁻¹), pour mieux refléter les différences physiologiques entre individus. Le « V » de V̇O₂max s’écrit avec un point au-dessus pour indiquer, selon la notation physiologique standard, que le volume d’oxygène (V̇) est exprimé par unité de temps, représentant un débit. Dans les textes numériques, les publications en ligne ou les supports informatiques, le point au-dessus du V (V̇) ou du Q (Q̇ pour le débit cardiaque) est souvent omis (VO₂max ou Qc), car ces caractères diacritiques ne font pas partie des alphabets français et anglais standards et peuvent poser des problèmes d’affichage, de saisie ou de compatibilité sur certains écrans, claviers ou systèmes.
Bassett, D. R., Jr, & Howley, E. T. (2000). Limiting factors for maximum oxygen uptake and determinants of endurance performance. Medicine & Science in Sports & Exercise, 32(1), 70–84. https://doi.org/10.1097/00005768-200001000-00012
Levine, B. D. (2008). V̇O₂max: What do we know, and what do we still need to know? The Journal of Physiology, 586(1), 25–34. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18006574/
Poole, D. C., & Jones, A. M. (2017). Measurement of the maximum oxygen uptake V̇O₂max: V̇O₂peak is no longer acceptable. Journal of Applied Physiology, 122(4), 997–1002. https://doi.org/10.1152/japplphysiol.01063.2016
Poole, D. C., Wilkerson, D. P., & Jones, A. M. (2008). Validity of criteria for establishing maximal oxygen uptake during ramp exercise tests. European Journal of Applied Physiology, 102(4), 403–410. https://link.springer.com/article/10.1007/s00421-007-0596-3
Santisteban, K. J., Lovering, A. T., Halliwill, J. R., & Minson, C. T. (2022). Sex differences in V̇O₂max and the impact on endurance-exercise performance. International Journal of Environmental Research and Public Health, 19(9), Article 4946. https://doi.org/10.3390/ijerph19094946
contrôle moteur (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Ensemble des processus neurologiques, physiologiques et cognitifs qui permettent la planification, la coordination, l’exécution et l’ajustement des mouvements volontaires.
Le contrôle moteur est un élément central des neurosciences du sport et en sciences du mouvement, étroitement lié à l’apprentissage moteur et à la plasticité neuronale, englobant les contributions du système nerveux central, des boucles sensorielles et des facteurs attentionnels. À distinguer de apprentissage moteur, qui concerne l’amélioration durable des habiletés motrices par la pratique. Le contrôle moteur repose sur deux modes principaux : la boucle fermée (rétroaction sensorielle continue pour ajuster le mouvement lent ou précis) et la boucle ouverte (programme moteur pré-planifié exécuté sans rétroaction immédiate pour les gestes rapides ou balistiques). L’expertise se caractérisant souvent par une transition progressive d’un contrôle conscient en boucle fermée vers un contrôle automatisé en boucle ouverte.
Franklin, D. W., & Wolpert, D. M. (2011). Computational mechanisms of sensorimotor control. Neuron, 72(3), 425–442. https://doi.org/10.1016/j.neuron.2011.10.006
Latash, M. L. (2013). Fundamentals of motor control. Academic Press. https://doi.org/10.1016/C2011-0-05693-4
Schmidt, R. A., & Lee, T. D. (2020). Motor learning and performance: From principles to application (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/motor-learning-and-performance-6th-edition-with-web-study-guide-loose-leaf-edition?srsltid=AfmBOorhsaoMXp1f4jASX6bXAWZLKn9IgsHe5gNxWuxJUt4UGL6PCW5B
Shumway-Cook, A., & Woollacott, M. H. (2023). Motor control: Translating research into clinical practice (6ᵉ éd.). Wolters Kluwer. https://shop.lww.com/Motor-Control/p/9781975209568?srsltid=AfmBOorGywBhxDyV0KeEJyQTFynVkkuPiKWF9EOlhF43xMWRgpu9MvEh
coordination (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Capacité à organiser, synchroniser et harmoniser efficacement les mouvements de différentes parties du corps afin de produire une action motrice précise et adaptée à l’objectif poursuivi.
La coordination est une notion centrale en apprentissage moteur et en entraînement sportif. Elle inclut la coordination intramusculaire (au sein d’un même muscle) ou intermusculaire (entre plusieurs muscles ou groupes musculaires). Elle repose sur l’intégration harmonieuse des fonctions sensorielles, motrices et cognitives. C’est un élément clé de la performance motrice et de l’apprentissage des habiletés techniques. La coordination se développe par la pratique, la variabilité motrice et l’apprentissage des habiletés complexes.
Davids, K., Glazier, P., Araujo, D., & Bartlett, R. (2003). Movement systems as dynamical systems: The functional role of variability and its implications for sports medicine. Sports Medicine, 33(4), 245–260. https://doi.org/10.2165/00007256-200333040-00001
Iorga, A., Jianu, A., Gheorghiu, M., Crețu, B. D., & Eremia, I. A. (2023). Motor coordination and its importance in practicing performance movement. Sustainability, 15(7), Article 5812. https://doi.org/10.3390/su15075812
Latash, M. L. (2010). Motor synergies and the equilibrium-point hypothesis. Motor Control, 14(3), 294–322. https://doi.org/10.1123/mcj.14.3.294
courbatures musculaires (n. f. pl.) * Lien copié dans le presse-papiers
Douleurs musculaires retardées survenant après un exercice physique inhabituel ou intense, liées à une réponse inflammatoire consécutive à des microlésions musculaires.
Les courbatures musculaires apparaissent typiquement plusieurs heures (de 12 à 72 heures) après un exercice physique intense ou inhabituel, en particulier lorsque celui-ci comporte une forte composante excentrique. Elles résultent de microlésions musculaires et de la réponse inflammatoire associée, et non de l’accumulation de lactate (qui est éliminé peu après l’effort) ou d’acide lactique, contrairement à une croyance répandue. Elles sont à distinguer des crampes musculaires, qui reposent sur des mécanismes différents. Leur intensité décroît habituellement après cinq à neuf jours. Il est important de noter l’existence de « l’effet protecteur de la répétition » : une seule séance générant des courbatures confère une protection contre les dommages musculaires lors des séances suivantes du même type, et ce, pour plusieurs semaines. Pendant la période aiguë, une réduction de la force musculaire est observée, et la restauration des réserves musculaires de glycogène peut parfois être partiellement ou nettement retardée.
Cheung, K., Hume, P., & Maxwell, L. (2003). Delayed onset muscle soreness: Treatment strategies and performance factors. Sports Medicine, 33(2), 145–164. https://link.springer.com/article/10.2165/00007256-200333020-00005
Howatson, G., & van Someren, K. A. (2008). The prevention and treatment of exercise-induced muscle damage. Sports Medicine, 38(6), 483–503. https://doi.org/10.2165/00007256-200838060-00004
Hyldahl, R. D., & Hubal, M. J. (2014). Lengthening our perspective: Morphological, cellular, and molecular responses to eccentric exercise. Muscle & Nerve, 49(2), 155–170. https://doi.org/10.1002/mus.24077
Owens, D. J., Twist, C., & Cobley, J. N. (2019). Exercise-induced muscle damage: What is it, what causes it and what are the nutritional solutions? European Journal of Sport Science, 19(1), 71–85. https://doi.org/10.1080/17461391.2018.1505957
Paulsen, G., Crameri, R., Benestad, H. B., Fjeld, J. G., Mørkrid, L., Hallén, J., & Raastad, T. (2010). Time course of leukocyte accumulation in human muscle after eccentric exercise. Medicine & Science in Sports & Exercise, 42(1), 75–85. https://journals.lww.com/acsm-msse/Fulltext/2010/01000/Time_Course_of_Leukocyte_Accumulation_in_Human.11.aspx
déficit énergétique relatif dans le sport (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Syndrome causé par un apport énergétique insuffisant pour couvrir les dépenses liées notamment à l’entraînement et les besoins des fonctions vitales, entraînant des perturbations métaboliques, hormonales, immunitaires et psychologiques affectant la santé et la performance des athlètes.
Le déficit énergétique dans le sport est plus englobant que la triade de l’athlète féminine, puisqu’il concerne les deux sexes et plusieurs systèmes physiologiques. Il peut affecter les athlètes de tous genres et disciplines, bien qu’il soit particulièrement étudié chez les femmes. Il se manifeste par des perturbations hormonales, une réduction de la densité minérale osseuse et une baisse de la performance. Le terme déficit énergétique relatif dans le sport a remplacé la notion plus restreinte de triade de l’athlète féminine.
Mountjoy, M., Ackerman, K. E., Bailey, D. M., Burke, L. M., Constantini, N., Hackney, A. C., Heikura, I. A., Melin, A., Pensgaard, A. M., Stellingwerff, T., Sundgot-Borgen, J. K., Torstveit, M. K., Jacobsen, A. U., Verhagen, E., Budgett, R., Engebretsen, L., & Erdener, U. (2023). 2023 International Olympic Committee’s (IOC) consensus statement on Relative Energy Deficiency in Sport (REDs). British Journal of Sports Medicine, 57(17), 1073–1097. https://doi.org/10.1136/bjsports-2023-106994
Stellingwerff, T., Heikura, I. A., Meeusen, R., Bermon, S., Seiler, S., Mountjoy, M. L., & Burke, L. M. (2021). Overtraining syndrome (OTS) and relative energy deficiency in sport (RED-S): Shared pathways, symptoms and complexities. Sports Medicine, 51(11), 2251–2280. https://doi.org/10.1007/s40279-021-01491-0
Stellingwerff, T., Mountjoy, M., McCluskey, W. T., Ackerman, K. E., Verhagen, E., & Heikura, I. A. (2023). Review of the scientific rationale, development and validation of the International Olympic Committee Relative Energy Deficiency in Sport Clinical Assessment Tool: V. 2 (IOC REDs CAT2)—by a subgroup of the IOC consensus on REDs. British Journal of Sports Medicine, 57(17), 1109–1121. https://doi.org/10.1136/bjsports-2023-106914
degré de difficulté (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Niveau d’exigence d’un exercice, d’une tâche motrice ou d’une séance d’entraînement, déterminé par les contraintes physiques, techniques, perceptives ou psychologiques qu’il impose à l’athlète.
Le degré de difficulté est employé notamment en plongeon, en gymnastique, en gymnastique artistique, en patinage artistique et en natation synchronisée pour calibrer la charge ou l’intensité d’un apprentissage ou d’un exercice. À distinguer de degré de difficulté globale d’une séance.
Davids, K., Button, C., & Bennett, S. (2008). Dynamics of skill acquisition: A constraints-led approach. Human Kinetics. https://psycnet.apa.org/record/2008-04551-000
Fédération Internationale de Gymnastique (FIG). (2022). Code of points – Women’s Artistic gymnastics. www.gymnastics.sport
Magill, R. A., & Anderson, D. I. (2017). Motor learning and control: Concepts and applications (11ᵉ éd.). McGraw-Hill. www.mheducation.com/highered/product/motor-learning-and-control-concepts-and-applications-magill.html?viewOption=student
Schmidt, R. A., & Lee, T. D. (2019). Motor control and learning: A behavioral emphasis (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://books.google.ca/books/about/Motor_Control_and_Learning.html?id=EvJ6DwAAQBAJ&redir_esc=y
degré de difficulté globale d’une séance (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Ampleur de la sollicitation physiologique, biomécanique et psychologique imposée à l’athlète par une séance d’entraînement.
Le degré de difficulté globale d’une séance constitue une évaluation synthétique de la contrainte imposée à l’athlète. Concrètement, l’athlète attribue une cote chiffrée (ex. : sur une échelle de 0 à 10) à l’ensemble de la séance. Certains auteurs proposent de multiplier le degré de difficulté globale par la durée de la séance afin de quantifier la charge interne, mais cette approche tend à biaiser l’évaluation : la durée influençant déjà fortement cette perception, l’effet de la longueur de la séance se trouve ainsi compté deux fois, en particulier pour les entraînements de plusieurs heures. Cette appréciation ne se limite pas à la seule intensité momentanée, mais intègre plusieurs composantes : la charge physiologique (ex. : cumul des intensités, dérive cardiaque); la charge biomécanique (ex. : forces d’impact, répétitions gestuelles); la charge psychologique et cognitive (ex. : concentration, complexité décisionnelle, stress); ainsi que les conditions environnementales (ex. : chaleur, froid, altitude, pollution). En planification, cet indicateur permet d’assurer la cohérence entre les objectifs prescrits et le ressenti réel de l’athlète, et de prévenir le surentraînement en surveillant l’évolution de la charge interne perçue. Bien que distincte de la perception immédiate de l’effort (qui peut fluctuer durant l’exercice), cette mesure globale a l’avantage de s’appliquer uniformément à tous les types de sports.
Eston, R. (2012). Use of ratings of perceived exertion in sports. International Journal of Sports Physiology and Performance, 7(2), 175–182. https://doi.org/10.1123/ijspp.7.2.175
Foster, C. (1998). Monitoring training in athletes with reference to overtraining syndrome. Medicine & Science in Sports & Exercise, 30(7), 1164–1168. https://doi.org/10.1097/00005768-199807000-00023
Foster, C., Boullosa, D., McGuigan, M., Fusco, A., Cortis, C., Arney, B. E., Orton, B., Dodge, C., Jaime, S., Radtke, K., van Erp, T., de Koning, J. J., Bok, D., Rodriguez-Marroyo, J. A., & Porcari, J. P. (2021). 25 years of session rating of perceived exertion: Historical perspective and development. International Journal of Sports Physiology and Performance, 16(5), 612–621. https://doi.org/10.1123/ijspp.2020-0599
Impellizzeri, F. M., Rampinini, E., & Marcora, S. M. (2005). Physiological assessment of aerobic training in soccer. Journal of Sports Sciences, 23(6), 583–592. https://doi.org/10.1080/02640410400021278
Soligard, T., Schwellnus, M., Alonso, J.-M., Bahr, R., Clarsen, B., Dijkstra, H. P., Gabbett, T., Gleeson, M., Hägglund, M., Hutchinson, M. R., Janse van Rensburg, C., Khan, K. M., Meeusen, R., Orchard, J. W., Pluim, B. M., Raftery, M., Budgett, R., & Engebretsen, L. (2016). How much is too much? (Part 1) International Olympic Committee consensus statement on load in sport and risk of injury. British Journal of Sports Medicine, 50(17), 1030–1041 https://doi.org/10.1136/bjsports-2016-096581
densité de la charge d’entraînement (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Rapport entre la quantité de travail effectuée et le temps disponible pour la réaliser, déterminé principalement par l’alternance entre périodes d’effort et de récupération au sein d’une séance ou d’un cycle d’entraînement.
La densité de la charge d’entraînement exprime la concentration du travail dans le temps. Au sein d’une séance, elle correspond au rapport entre la durée ou l’intensité des efforts et ceux des périodes de récupération (active ou passive). Ce concept s’applique à l’ensemble des disciplines, de la musculation aux sports d’endurance, et rejoint la notion de « temps d’engagement moteur » dans les sports collectifs ou artistiques. Une densité élevée, résultant de la réduction des temps de repos entre les répétitions, les séries ou les intervalles, accroît généralement le stress métabolique et l’intensité perçue pour une même charge externe. À l’échelle de la planification (microcycle), la densité renvoie à la fréquence des sollicitations (ex. : succession de séances intenses avec peu de jours de récupération). Elle contribue, conjointement avec le volume et l’intensité, à déterminer la difficulté globale d’une période d’entraînement.
Kassiano, W., Medeiros, A. I., de Vasconcelos Costa, B. D., Andrade, A. D., Moura Simim, M. A., de Sousa Fortes, L., Cyrino, E. S., & Assumpção, C. O. (2020). Does rest interval between sets affect resistance training volume, density, and rating of perceived exertion when adopting the crescent pyramid system in young women? The Journal of Sports Medicine and Physical Fitness, 60(10), 1334–1341. https://doi.org/10.23736/S0022-4707.20.10612-1
Marston, K. J., Peiffer, J. J., Newton, M. J., & Scott, B. R. (2017). A comparison of traditional and novel metrics to quantify resistance training. Scientific Reports, 7(1), 5606. https://doi.org/10.1038/s41598-017-05953-2
dérive cardiaque (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Augmentation progressive de la fréquence cardiaque au cours d’un exercice prolongé d’intensité constante.
La dérive cardiaque reflète une contrainte cardiovasculaire accrue : pour maintenir le débit cardiaque stable malgré une diminution progressive du volume d’éjection systolique (causée par la déshydratation et la redistribution du sang vers la peau), la fréquence cardiaque doit augmenter pour compenser. Elle influence la régulation de l’intensité, particulièrement en conditions chaudes. La dérive cardiaque est accentuée par la chaleur et la fatigue. Elle peut être utilisée comme indicateur de la charge interne et de la régulation cardiovasculaire pendant un exercice prolongé.
Coyle, E. F., & González-Alonso, J. (2001). Cardiovascular drift during prolonged exercise: New perspectives. Exercise and Sport Sciences Reviews, 29(2), 88–92. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11337829/
Wingo, J. E., Lafrenz, A. J., Ganio, M. S., Edwards, G. L., & Cureton, K. J. (2005). Cardiovascular drift is related to reduced maximal oxygen uptake during heat stress. Medicine & Science in Sports & Exercise, 37(2), 248–255. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15692320/
Wooten, L. (2026). Overview of cardiorespiratory system involvement in fatigue. In The Scientific Basis of Fatigue (pp. 397–406). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-0-443-24080-5.00002-3
désentraînement (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Processus par lequel les adaptations physiologiques et les performances acquises grâce à l’entraînement diminuent ou disparaissent à la suite d’une réduction ou d’un arrêt de l’activité physique.
Le désentraînement peut concerner différentes filières et différentes qualités physiologiques, neuromotrices et psychologiques, et se produire en quelques jours ou semaines. Les effets du désentraînement varient selon la durée, la composante affectée et le niveau initial d’entraînement. À très court terme (< 10 jours), la baisse de performance en endurance est principalement due à la réduction rapide du volume plasmatique, entraînant une diminution du volume d’éjection systolique. Le désentraînement peut résulter d’une période de repos forcé (blessure, maladie) ou d’une interruption volontaire. Des travaux en épigénétique indiquent que les adaptations perdues lors du désentraînement peuvent être récupérées plus rapidement lors du réentraînement qu’elles n’ont été acquises initialement.
Bosquet, L., Berryman, N., Dupuy, O., Mekary, S., Arvisais, D., Bherer, L., & Mujika, I. (2013). Effect of training cessation on muscular performance: A meta-analysis. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 23(3), e140–e149. https://doi.org/10.1111/sms.12047
Mujika, I., & Padilla, S. (2000). Detraining: Loss of training-induced physiological and performance adaptations. Part I. Short term insufficient training stimulus. Sports Medicine, 30(2), 79–87. https://doi.org/10.2165/00007256-200030020-00002
Mujika, I., & Padilla, S. (2000). Detraining: Loss of training-induced physiological and performance adaptations. Part II: Long term insufficient training stimulus. Sports Medicine, 30(3), 145–154. https://doi.org/10.2165/00007256-200030030-00001
Pilotto, A. M., Turner, D. C., Crea, E., Mazzolari, R., Brocca, L., Pellegrino, M. A., Miotti, D., Bottinelli, R., Sharples, A. P., & Porcelli, S. (2025). Human skeletal muscle possesses an epigenetic memory of high-intensity interval training. American Journal of Physiology-Cell Physiology, 328(1), C258–C272. https://doi.org/10.1101/2024.05.30.596458
déterminant de la performance (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Facteur qui influe sur le niveau de performance d’un athlète dans une discipline donnée.
Les déterminants de la performance varient selon les disciplines. Ils peuvent être physiologiques (ex. : V̇O₂max, force, puissance, lactatémie), biomécaniques (ex. : longueur de foulée, angle d’appui, efficience gestuelle, coordination segmentaire), psychologiques (ex. : motivation, force mentale, concentration, gestion du stress), techniques (ex. : qualité d’exécution des gestes spécifiques, fluidité du mouvement, précision), tactiques (ex. : placement en compétition, gestion de l’effort, prise de décision), et environnementaux (conditions climatiques, altitude, matériel). L’analyse intégrée de ces déterminants est essentielle à la planification de l’entraînement et à l’évaluation du potentiel de performance.
Burnley, M., & Jones, A. M. (2007). Oxygen uptake kinetics as a determinant of sports performance. European Journal of Sport Science, 7(2), 63–79. https://doi.org/10.1080/17461390701456148
Douda, H. T., Toubekis, A. G., Avloniti, A. A., & Tokmakidis, S. P. (2008). Physiological and anthropometric determinants of rhythmic gymnastics performance. International Journal of Sports Physiology and Performance, 3(1), 41–54. https://doi.org/10.1123/ijspp.3.1.41
Joyner, M. J., & Coyle, E. F. (2008). Endurance exercise performance: The physiology of champions. Journal of Physiology, 586(1), 35–44. https://doi.org/10.1113/jphysiol.2007.143834
Majumdar, A. S., & Robergs, R. A. (2011). The science of speed: Determinants of performance in the 100 m sprint. International Journal of Sports Science & Coaching, 6(3), 479–493. https://doi.org/10.1260/1747-9541.6.3.479
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
Zambom-Ferraresi, F., Rios, V., & Lera-López, F. (2018). Determinants of sport performance in European football: What can we learn from the data? Decision Support Systems, 114, 18–28. https://doi.org/10.1016/j.dss.2018.08.006
deuxième seuil ventilatoire (SV2) (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Deuxième point de rupture dans la dynamique de la réponse ventilatoire lors d’un exercice d’intensité croissante, marquant le moment où l’augmentation de la ventilation (V̇E) devient disproportionnée par rapport à la production de dioxyde de carbone (V̇CO₂).
Le deuxième seuil ventilatoire (SV2) survient en raison de la déplétion progressive de la réserve alcaline de l’organisme face à l’acidose métabolique. Son repérage s’effectue par diverses méthodes graphiques appliquées aux données de tests d’évaluation progressifs, notamment l’analyse de la courbe V̇E en fonction de V̇O₂ ou de V̇CO₂, des équivalents ventilatoires en oxygène (V̇E/V̇O₂) et en dioxyde de carbone (V̇E/V̇CO₂). Contrairement à une idée reçue, le SV2 n’indique pas un seuil d’augmentation du métabolisme anaérobie, et il n’est pas une conséquence mécanique de l’accumulation de lactate sanguin. Bien que mécaniquement distincts, le SV2 survient généralement à une intensité très proche du deuxième seuil lactique (SL2). Le pourcentage de la consommation maximale d’oxygène (V̇O₂max) auquel le SV2 survient est considéré comme un indicateur de l’endurance, plus fiable et reproductible que la mesure de la lactatémie seule. Tout comme le premier seuil ventilatoire (SV1), le SV2 est donc fréquemment utilisé pour apprécier l’endurance ou l’effet d’un programme d’entraînement. Le déplacement de ces seuils vers des intensités plus élevées, que ce soit en termes de vitesse, de puissance ou de V̇O₂, traduit une amélioration de l’aptitude aérobie. Les seuils ventilatoires sont couramment utilisés pour définir des zones d’entraînement selon une nomenclature en trois zones ou davantage, permettant ainsi une prescription individualisée et optimisée de l’entraînement en endurance. Toutefois, il reste à démontrer que la prescription de l’exercice fondée strictement sur ces seuils permet d’induire un stress physiologique parfaitement équivalent chez tous les individus d’un groupe hétérogène d’athlètes.
Faude, O., Kindermann, W., & Meyer, T. (2009). Lactate threshold concepts: How valid are they? Sports Medicine, 39(6), 469–490. https://doi.org/10.2165/00007256-200939060-00003
Keir, D. A., Fontana, F. Y., Robertson, T. C., Murias, J. M., Paterson, D. H., Kowalchuk, J. M., & Pogliaghi, S. (2015). Exercise intensity thresholds: Identifying the boundaries of sustainable performance. Medicine & Science in Sports & Exercise, 47(9), 1932–1940. https://doi.org/10.1249/MSS.0000000000000613
Péronnet, F., & Aguilaniu, B. (2012). Ventilation pulmonaire et alvéolaire, échanges gazeux et gaz du sang à l’exercice en rampe. Revue des maladies respiratoires, 29(8), 1017–1034. https://doi.org/10.1016/j.rmr.2012.09.005
Péronnet, F., Thibault, G., Rhodes, E. C., & McKenzie, D. (1987). Correlation between ventilatory threshold and endurance capability in marathon runners. Medicine & Science in Sports & Exercise, 19(6), 610–615. https://doi.org/10.1249/00005768-198712000-00012
Wilmore, J. H., Costill, D. L., & Kenney, L. (2024). Physiologie du sport et de l’exercice (8ᵉ éd.). De Boeck Supérieur. www.deboecksuperieur.com/livre/9782807358102-physiologie-du-sport-et-de-l-exercice
développement moteur (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Processus par lequel une personne acquiert, perfectionne et stabilise ses habiletés motrices, sous l’effet combiné de la croissance, de la maturation biologique, de l’expérience motrice et de l’apprentissage dans des contextes variés de pratique.
Le développement moteur traduit l’évolution progressive des capacités de mouvement, depuis les gestes réflexes du nourrisson jusqu’aux habiletés motrices complexes et spécialisées de l’adulte. Il résulte d’interactions entre les dimensions biologiques (croissance et maturation du système nerveux, musculaire et osseux), psychologiques (motivation, attention, mémoire motrice) et environnementales (opportunités de pratique, modèle d’apprentissage, contexte socioculturel). En sciences du sport, la compréhension du développement moteur permet d’adapter les programmes d’enseignement et d’entraînement à l’âge biologique et au stade de compétence, de favoriser l’apprentissage optimal des habiletés, et de prévenir les déséquilibres posturaux et les blessures liées à une mauvaise coordination.
Gallahue, D. L., Ozmun, J. C., & Goodway, J. D. (2019). Understanding motor development: Infants, children, adolescents, adults (8ᵉ éd.). Jones & Bartlett Learning. https://books.google.ca/books/about/Understanding_Motor_Development_Infants.html?id=h5KwDwAAQBAJ&redir_esc=y
Payne, V. G., & Isaacs, L. D. (2025). Human motor development: A lifespan approach (11ᵉ éd.). Routledge. www.routledge.com/Human-Motor-Development-A-Lifespan-Approach/Payne-Isaacs/p/book/9781032697130
Schmidt, R. A., & Lee, T. D. (2020). Motor learning and performance: From principles to application (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/motor-learning-and-performance-6th-edition-with-web-study-guide-loose-leaf-edition?srsltid=AfmBOorhsaoMXp1f4jASX6bXAWZLKn9IgsHe5gNxWuxJUt4UGL6PCW5B
durabilité (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Capacité d’un athlète à retarder la détérioration des paramètres physiologiques et de la performance pendant ou après un effort physique prolongé.
La durabilité est de plus en plus considérée comme un déterminant indépendant de la performance en endurance, distinct du V̇O₂max ou de l’économie de geste. Elle quantifie la stabilité du profil physiologique : un athlète « durable » conserve des valeurs proches de ses maximums (ex. : puissance critique, seuils ventilatoires) même après plusieurs heures d’effort, alors qu’un athlète moins durable voit ces valeurs chuter significativement. C’est précisément cette dégradation entre l’état de fraîcheur (début de l’exercice) et un état de fatigue avancé que la durabilité permet de mesurer. L’évaluation revêt une importance capitale dans les épreuves stochastiques (cyclisme sur route, triathlon) où la victoire se joue souvent sur la capacité à produire une haute intensité après avoir accumulé une grande charge de travail. En réalité, la durabilité constitue fondamentalement l’antonyme de la fatigabilité.
Jones, A. M. (2024). The fourth dimension: Physiological resilience as an independent determinant of endurance exercise performance. The Journal of physiology, 602(17), 4113–4128. https://doi.org/10.1113/JP284205
Maunder, E., Seiler, S., Mildenhall, M. J., Kilding, A. E., & Plews, D. J. (2021). The importance of ‘durability’ in the physiological profiling of endurance athletes. Sports Medicine, 51(8), 1619–1628. https://doi.org/10.1007/s40279-021-01459-0
Twist, C., Gleeson, N., & Eston, R. (2025). Physiological resilience, durability, and fatigability: distinctive concepts or semantic synonyms? Journal of Applied Physiology, 139, 1703–1709. https://doi.org/10.1152/japplphysiol.00343.2025
efficacité biomécanique (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Degré selon lequel un mouvement humain transforme le travail mécanique interne en travail mécanique externe utile, grâce à une organisation optimale des forces, des moments articulaires et des coordinations segmentaires, afin de limiter autant que possible les pertes mécaniques.
L’efficacité biomécanique constitue la notion englobante pour décrire la qualité et l’efficience du mouvement humain. Elle intègre simultanément des indicateurs énergétiques (coût métabolique, consommation d’oxygène), mécaniques (travail utile, puissance externe) et techniques (coordination, trajectoire du centre de masse, application des forces). Sur le plan énergétique, l’efficacité biomécanique peut être exprimée comme le rapport entre le travail mécanique externe utile produit et le travail mécanique total (incluant le travail interne), reflétant la capacité à minimiser les pertes énergétiques par une organisation optimale du mouvement. Pour évoquer l’efficacité biomécanique, on utilise parfois le terme économie de mouvement (dépense énergétique absolue requise pour maintenir une vitesse ou une puissance donnée). Une faible consommation d’oxygène pour une tâche sous-maximale témoigne d’une bonne économie. Il s’agit d’un indicateur de résultat qui contribue à l’évaluation de l’efficacité biomécanique, mais qui n’en constitue pas le concept central. Quant à l’efficacité mécanique, elle désigne le rapport quantitatif entre le travail mécanique externe produit et l’énergie métabolique dépensée. C’est une mesure formelle (souvent exprimée en pourcentage), utile pour comparer des conditions expérimentales, mais plus restreinte que l’efficacité biomécanique. L’efficacité de la gestuelle décrit le degré d’optimisation technique d’un geste sportif. C’est une expression qualitative et technique de l’efficacité biomécanique. On pense par exemple à l’efficacité du pédalage (incluant l’efficacité mécanique brute, nette ou delta) et à l’efficacité de la foulée. Quant au rendement mécanique, c’est une notion voisine de l’efficacité biomécanique exprimant le rapport entre travail utile et énergie totale dépensée. Il s’agit d’un concept quantitatif pouvant servir à mesurer l’efficacité biomécanique, mais dont l’usage est moins normatif. Les facteurs déterminants de l’efficacité biomécanique sont : morphologiques (longueurs segmentaires, leviers articulaires, propriétés musculotendineuses), neuromusculaires (coordination inter- et intramusculaire, synchronisation et recrutement des unités motrices), techniques (alignement, trajectoire du geste, application directionnelle des forces), environnementaux et matériels (surface, vent, altitude, chaussures, vélo, frottements et résistance au roulement). Une efficacité biomécanique élevée permet de réduire la dépense énergétique relative, de retarder la fatigue, d’améliorer la constance gestuelle et d’augmenter la performance pour une intensité donnée.
Barnes, K. R., & Kilding, A. E. (2015). Running economy: Measurement, norms, and determining factors. Sports Medicine – Open, 1(1), 8. https://doi.org/10.1186/s40798-015-0007-y
Cavanagh, P. R., & Kram, R. (1985). Mechanical and muscular factors affecting the efficiency of human movement. Medicine & Science in Sports & Exercise, 17(3), 326–331. https://europepmc.org/article/med/3894869
di Prampero, P. E. (2005). Energetics of muscular exercise. Reviews of Physiology, Biochemistry and Pharmacology, 89, 143–222. https://doi.org/10.1007/BFb0035266
Ettema, G., & Lorås, H. W. (2009). Efficiency in cycling: A review. European Journal of Applied Physiology, 106(1), 1–14. https://doi.org/10.1007/s00421-009-1008-7
MacDougall, K. B., Falconer, T. M., & MacIntosh, B. R. (2022). Efficiency of cycling exercise: Quantification, mechanisms, and misunderstandings. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 32(6), 951–970. https://doi.org/10.1111/sms.14149
effort physique (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Déploiement de ressources physiologiques et de processus centraux (cognitifs, perceptifs et affectifs) mobilisés pour produire ou tenter de produire un travail musculaire au cours d’un exercice ou de toute autre tâche motrice donnée.
En sciences du sport, l’effort physique désigne la mobilisation effective de ressources physiologiques et mentales lors d’une activité physique, qu’elle soit mesurée objectivement (travail mécanique, puissance développée) ou appréciée subjectivement par l’individu (perception de l’effort). L’effort physique peut être qualifié selon son intensité (légère, sous-maximale, maximale), sa durée (bref, prolongé), ou sa nature (continu, intermittent). Bien que le terme soit parfois utilisé de manière interchangeable avec exercice, ce dernier réfère davantage à l’activité elle-même qu’à la mobilisation des ressources qu’elle requiert. Effort physique se distingue également de intensité : alors que l’effort désigne la mobilisation des ressources, l’intensité en caractérise le niveau ou la magnitude, qu’elle soit exprimée en termes objectifs (pourcentage de V̇O₂max, puissance développée) ou subjectifs (perception de l’effort).
Borg, G. A. V. (1982). Psychophysical bases of perceived exertion. Medicine & Science in Sports & Exercise, 14(5), 377–381. https://europepmc.org/article/med/7154893
Goldstein, E. B. (dir.). (2010). Encyclopedia of perception. Sage. https://sk.sagepub.com/ency/edvol/perception/toc
Pageaux, B. (2016). Perception of effort in exercise science: Definition, measurement and perspectives. European Journal of Sport Science, 16(8), 885–894. https://doi.org/10.1080/17461391.2016.1188992
électrolyte (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Substance dissoute dans les liquides corporels, se dissociant en ions chargés électriquement et participant à l’équilibre hydrique, acido-basique et à la génération des potentiels électriques nécessaires à la contraction musculaire et à l’influx nerveux.
Les principaux électrolytes pertinents en sport sont les cations : sodium (Na⁺), potassium (K⁺), calcium (Ca²⁺), magnésium (Mg²⁺) et les anions : chlore (Cl⁻), bicarbonate (HCO₃⁻), phosphate (PO₄³⁻). En contexte sportif, leur perte par la sueur (surtout Na⁺ et Cl⁻) peut entraîner des désordres tels que la déshydratation, ce qui justifie leur remplacement par des boissons électrolytiques. Le terme électrolyte ne doit pas être confondu avec solution électrolytique, qui désigne le liquide contenant les électrolytes dissous. Bien que les électrolytes soient essentiels au fonctionnement neuromusculaire, le lien souvent évoqué entre déséquilibre électrolytique et crampes musculaires d’exercice n’est pas solidement étayé par les données scientifiques actuelles, les crampes étant davantage associées à des mécanismes neuromusculaires liés à la fatigue.
Sawka, M. N., & Montain, S. J. (2000). Fluid and electrolyte supplementation for exercise heat stress. American Journal of Clinical Nutrition, 72(2 Suppl.), 564S–572S. https://doi.org/10.1093/ajcn/72.2.564S
Shirreffs, S. M., & Sawka, M. N. (2011). Fluid and electrolyte needs for training, competition, and recovery. Journal of Sports Sciences, 29(1), S39–S46. https://doi.org/10.1080/02640414.2011.614269
Stand, A. P. (2009). Exercise and fluid replacement. Medicine & Science in Sports & Exercise, 39(2), 377–390. https://doi.org/10.1249/mss.0b013e31802ca597
Thomas, D. T., Erdman, K. A., & Burke, L. M. (2016). Nutrition and athletic performance. Medicine & Science in Sports & Exercise, 48(3), 543–568. https://doi.org/10.1249/mss.0000000000000852
endurance aérobie (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Capacité de l’organisme à maintenir un effort d’intensité intermédiaire ou élevée sur une durée prolongée.
L’endurance aérobie est souvent définie comme la capacité à maintenir un pourcentage élevé de son V̇O₂max pendant une durée donnée ou comme la capacité à maintenir longtemps un pourcentage donné de son V̇O₂max. Elle correspond à la pente de la relation linéaire entre l’intensité relative moyenne (%V̇O₂max) tenue en compétition et le logarithme du temps de performance. Un coureur endurant est celui dont la vitesse décroît le moins avec le temps, même s’il peut avoir une vitesse aérobie maximale (VAM) moindre qu’un autre coureur moins endurant. Le terme capacité aérobie ne convient pas pour désigner l’endurance aérobie, car le mot capacité évoque une quantité finie – comme la « capacité » d’un réservoir – alors que l’endurance aérobie ne renvoie pas à une réserve d’énergie limitée, mais à la faculté de maintenir longtemps une fraction du potentiel aérobie maximal. De plus, capacité aérobie est un terme ambigu, souvent confondu avec l’aptitude aérobie ou la puissance aérobie maximale, alors que l’endurance aérobie renvoie à la capacité à soutenir durablement une partie de ce potentiel.
Bassett, D. R., Jr, & Howley, E. T. (2000). Limiting factors for maximum oxygen uptake and determinants of endurance performance. Medicine & Science in Sports & Exercise, 32(1), 70–84. https://doi.org/10.1097/00005768-200001000-00012
Joyner, M. J., & Coyle, E. F. (2008). Endurance exercise performance: The physiology of champions. Journal of Physiology, 586(1), 35–44. https://doi.org/10.1113/jphysiol.2007.143834
Meixner, B. J., Joyner, M. J., & Sperlich, B. (2025). Durability, fatigability, repeatability, and resilience in endurance sports: Definitions, distinctions, and implications. Journal of Applied Physiology, 139(6), 1703–1709. https://doi.org/10.1152/japplphysiol.00343.2025
Péronnet, F., & Thibault, G. (1989). Mathematical analysis of running performance and world running records. Journal of Applied Physiology, 67(1), 453–465. https://doi.org/10.1152/jappl.1989.67.1.453
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
endurance musculaire (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Capacité d’un muscle ou d’un groupe musculaire à maintenir une contraction ou à répéter des contractions contre une résistance pendant une période prolongée.
L’endurance musculaire dépend à la fois des capacités métaboliques (oxydatives et glycolytiques) et de la résistance à la fatigue neuromusculaire. Elle est spécifique au groupe musculaire, au type de contraction et à l’intensité de la charge. En musculation, elle se développe par des charges légères (< 30-40 % 1RM) et un très grand nombre de répétitions. Elle se distingue de l’endurance de force, qui se caractérise par le maintien de niveaux de force plus élevés en situation de fatigue.
American College of Sports Medicine. (2009). Progression models in resistance training for healthy adults. Medicine & Science in Sports & Exercise, 41(3), 687–708. https://doi.org/10.1249/MSS.0b013e3181915670
Steele, J., Fisher, J., Giessing, J., & Gentil, P. (2017). Clarity in reporting terminology and definitions of set endpoints in resistance training. Muscle & Nerve, 56(3), 368–374. https://doi.org/10.1002/mus.25557
Van Der Zwaard, S., Brocherie, F., & Jaspers, R. (2021). Under the hood: Skeletal muscle determinants of endurance performance. Frontiers in Sports and Active Living, 3, Article 719434. https://doi.org/10.3389/fspor.2021.719434
Zatsiorsky, V. M., & Kraemer, W. J. (2021). Science and practice of strength training (3ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/science-and-practice-of-strength-training-3rd-edition?srsltid=AfmBOor6Czl0hJkN4jLKReyADU4ZQKFOVMcqHtOs-v8SR_2mmGbJJt9B
entraînement avec restriction du flux sanguin (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Méthode d’entraînement consistant à appliquer une pression externe via un manchon pneumatique afin de maintenir un flux artériel réduit tout en obstruant le retour veineux d’un membre, afin de stimuler les adaptations musculaires à faible charge.
L’entraînement avec restriction du flux sanguin permet d’obtenir des gains de force et d’hypertrophie similaires à ceux d’un entraînement avec charges lourdes, tout en utilisant des charges légères (20 à 40 % de 1RM). Il est utilisé en réadaptation, en préparation physique et en recherche sur les adaptations musculaires. Son application exige un contrôle rigoureux : la pression doit être individualisée, pour éviter les risques vasculaires ou nerveux.
Variantes régionales : France : entraînement en occlusion vasculaire; Québec : entraînement avec restriction du flux sanguin
Fortin, J.-F., & Billaut, F. (2019). Blood-flow restricted warm-up alters muscle hemodynamics and oxygenation during repeated sprints in American football players. Sports, 7(5), 121. www.mdpi.com/2075-4663/7/5/121
Hughes, L., Paton, B., Rosenblatt, B., Gissane, C., & Patterson, S. D. (2017). Blood flow restriction training in clinical musculoskeletal rehabilitation: A systematic review and meta-analysis. British Journal of Sports Medicine, 51(13), 1003–1011. https://doi.org/10.1136/bjsports-2016-097071
Loenneke, J. P., Hammert, W. B., Kataoka, R., Yamada, Y., & Abe, T. (2025). Twenty-five years of blood flow restriction training: What we know, what we don’t, and where to next? Journal of Sports Sciences, 43(19), 2115–2132. https://doi.org/10.1080/02640414.2025.2474329
Patterson, S. D., Hughes, L., Warmington, S., Burr, J., Scott, B. R., Owens, J., Abe, T., Nielsen, J. L., Libardi, C. A., Laurentino, G., Rodrigues Neto, G., Brandner, C., Martin-Hernandez, J., & Loenneke, J. (2019). Blood flow restriction exercise: Considerations of methodology, application, and safety. Frontiers in Physiology, 10, 533. https://doi.org/10.3389/fphys.2019.00533
Scott, B. R., Loenneke, J. P., Slattery, K. M., & Dascombe, B. J. (2015). Exercise with blood flow restriction: An updated evidence-based approach for enhanced muscular development. Sports Medicine, 45(3), 313–325. https://doi.org/10.1007/s40279-014-0288-1
entraînement concurrent (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Méthode d’entraînement associant, au cours d’une même séance ou d’une même période, des exercices visant le développement simultané de plus d’une qualité physique, en particulier l’endurance aérobie et la force ou la puissance musculaire.
L’entraînement concurrent désigne les programmes combinant des exercices de musculation (force, puissance, hypertrophie) et d’endurance aérobie. Cette approche vise l’amélioration de la condition physique globale, mais surtout, pour les athlètes d’endurance, l’amélioration de l’efficacité biomécanique (économie de course ou de pédalage). En renforçant les qualités neuromusculaires sans nécessairement augmenter la masse, l’athlète réduit le coût énergétique de son effort. Ses limites concernent toutefois le phénomène d’interférence, dont les mécanismes sont complexes et bidirectionnels. D’une part, au niveau moléculaire, l’activation des voies de signalisation de l’endurance (notamment via l’AMPK) peut inhiber la voie mTOR responsable de la synthèse protéique. D’autre part, la fatigue neuromusculaire résiduelle induite par la musculation peut compromettre la qualité des séances d’endurance subséquentes. L’ampleur de cette interférence dépend de multiples facteurs : le délai de récupération, le statut d’entraînement, mais aussi la modalité d’exercice. Par exemple, la course à pied (qui comporte une phase excentrique et des chocs) tend à créer davantage d’interférence avec le développement de la force que le cyclisme. Les recommandations actuelles privilégient une planification qui minimise ces conflits pour favoriser des adaptations complémentaires. Le terme entraînement concurrent doit être préféré aux termes entraînement combiné et entraînement mixte, parfois utilisés.
Berryman, N., Mujika, I., & Bosquet, L. (2019). Concurrent training for sports performance: The 2 sides of the medal. International Journal of Sports Physiology and Performance, 14(3), 279–285. https://journals.humankinetics.com/view/journals/ijspp/14/3/article-p279.xml
Coffey, V. G., & Hawley, J. A. (2017). Concurrent exercise training: Do opposites distract? Journal of Physiology, 595(9), 2883–2896. https://doi.org/10.1113/JP272270
Docherty, D., & Sporer, B. (2000). A proposed model for examining the interference phenomenon between concurrent aerobic and strength training. Sports Medicine, 30(6), 385–394. https://doi.org/10.2165/00007256-200030060-00001
Fyfe, J. J., Bishop, D. J., & Stepto, N. K. (2014). Interference between concurrent resistance and endurance exercise: Molecular bases and the role of individual training variables. Sports Medicine, 44(6), 743–762. https://doi.org/10.1007/s40279-014-0162-1
García-Pallarés, J., & Izquierdo, M. (2011). Strategies to optimize concurrent training of strength and aerobic fitness for rowing and canoeing. Sports Medicine, 41(4), 329–343. https://doi.org/10.2165/11539690-000000000-00000
Leveritt, M., Abernethy, P. J., Barry, B. K., & Logan, P. A. (1999). Concurrent strength and endurance training: A review. Sports Medicine, 28(6), 413–427. https://doi.org/10.2165/00007256-199928060-00004
Tanaka, H. (1994). Effects of cross-training: Transfer of training effects on V̇O₂max between cycling, running and swimming. Sports Medicine, 18(5), 330–339. https://doi.org/10.2165/00007256-199418050-00005
Wilson, J. M., Marin, P. J., Rhea, M. R., Wilson, S. M., Loenneke, J. P., & Anderson, J. C. (2012). Concurrent training: A meta-analysis examining interference of aerobic and resistance exercises. Journal of Strength and Conditioning Research, 26(8), 2293–2307. https://doi.org/10.1519/JSC.0b013e31823a3e2d
entraînement continu (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Méthode d’entraînement caractérisée par un effort réalisé sans période de repos ni variation marquée d’intensité.
L’entraînement continu est opposé à l’entraînement par intervalles (ou entraînement fractionné ou entraînement intermittent). Il est souvent utilisé pour développer l’aptitude aérobie. Le débat comparant l’intérêt de l’entraînement continu et celui de l’entraînement par intervalles ne mène pas encore à un consensus. L’entraînement continu long à faible intensité (souvent appelé LSD, de l’anglais Long Slow Distance training) constitue une forme classique d’entraînement pratiqué à intensité faible sur de longues durées.
Foster, C., Farland, C. V., Guidotti, F., Harbin, M., Roberts, B., Schuette, J., Tuuri, A., Doberstein, S. T., & Porcari, J. P. (2015). The effects of high intensity interval training vs steady state training on aerobic and anaerobic capacity. Journal of Sports Science & Medicine, 14(4), 747–755. www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4657417/
Midgley, A. W., Mc Naughton, L. R., & Jones, A. M. (2007). Training to enhance the physiological determinants of long-distance running performance. Sports Medicine, 37(10), 857–880. https://doi.org/10.2165/00007256-200737100-00003
Seiler, S., & Tønnessen, E. (2009). Intervals, thresholds, and long slow distance: The role of intensity and duration in endurance training. Sportscience, 13, 32–53. https://sportsci.org/2009/ss.htm
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
entraînement en altitude (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Méthode d’entraînement consistant à effectuer de l’exercice physique en hypoxie naturelle (altitude) ou simulée afin de stimuler des adaptations physiologiques susceptibles d’améliorer la performance en sports d’endurance.
L’entraînement en altitude s’accompagne d’une amélioration de la performance lors de compétitions en altitude, mais tous les athlètes n’en profitent pas nécessairement pour des compétitions au niveau de la mer (souvent appelé en plaine). L’hypoxie en altitude découle de la diminution de la pression partielle de l’oxygène (PO₂), elle-même causée par la réduction de la pression barométrique avec l’élévation. Les adaptations recherchées comprennent une augmentation de la concentration d’érythropoïétine (EPO), du nombre de globules rouges et de l’aptitude aérobie. L’élévation initiale de l’hématocrite en altitude provient principalement de l’hémoconcentration due à la déshydratation liée à l’hyperventilation, avant que l’érythropoïèse induite par l’hypoxie ne produise ses effets. L’entraînement en altitude inclut divers modèles comme vivre en altitude et s’entraîner au niveau de la mer, vivre en altitude et s’entraîner en altitude, vivre en altitude et s’entraîner en altitude et au niveau de la mer, et vivre au niveau de la mer et s’entraîner en hypoxie (simulée). L’entraînement en altitude nécessite une suivi et une individualisation de la charge d’entraînement pour éviter la fatigue excessive ou la perte de qualité d’entraînement. En stage d’entraînement en altitude, une attention particulière doit être portée à l’hydratation et à l’apport énergétique des athlètes, car l’augmentation de la ventilation et de la diurèse favorise la déshydratation tandis que l’altitude tend à réduire l’appétit. Il est donc recommandé de mettre en place un suivi structuré (surveillance de la masse corporelle, de la couleur des urines, planification des prises de boisson et de collations) afin de limiter le déficit hydrique et énergétique, qui pourrait accroître la fatigue et compromettre les adaptations attendues.
Girard, O., Amann, M., Aughey, R., Billaut, F., Bishop, D. J., Bourdon, P., Buchheit, M., Chapman, R., D’Hooghe, M., Garvican-Lewis, L. A., Gore, C. J., Millet, G. P., Roach, G. D., Sargent, C., Saunders, P. U., Schmidt, W., & Schumacher, Y. O. (2013). Position statement—Altitude training for improving team-sport players’ performance: Current knowledge and unresolved issues. British Journal of Sports Medicine, 47, i8–i16. https://doi.org/10.1136/bjsports-2013-093109
Lundby, C., & Robach, P. (2016). Does ’altitude training’ increase exercise performance in elite athletes? Experimental Physiology, 101(7), 783–788. https://doi.org/10.1113/EP085579
Millet, G. P., & Debevec, T. (2020). CrossTalk proposal: Barometric pressure, independent of PO₂, is the forgotten parameter in altitude physiology and mountain medicine. The Journal of Physiology, 598(5), 893–896. https://doi.org/10.1113/JP278673
Millet, G. P., Roels, B., Schmitt, L., Woorons, J., & Richalet, J. P. (2010). Combining hypoxic methods for peak performance. Sports Medicine, 40(1), 1–25. https://doi.org/10.2165/11317920-000000000-00000
Péronnet, F., Thibault, G., & Cousineau, D. L. (1991). A theoretical analysis of the effect of altitude on running performance. Journal of Applied Physiology (Bethesda, Md.: 1985), 70(1), 399–404. https://journals.physiology.org/doi/abs/10.1152/jappl.1991.70.1.399
Ramchandani, R., Florica, I. T., Zhou, Z., Alemi, A., & Baranchuk, A. (2024). Review of athletic guidelines for high-altitude training and acclimatization. High Altitude Medicine & Biology, 25(2), 113–121. https://doi.org/10.1089/ham.2023.0042
entraînement en ambiance chaude (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Séance ou programme d’exercice physique réalisé dans un environnement où la température ambiante élevée, souvent combinée à une forte humidité ou à un rayonnement solaire important, crée une contrainte thermique imposant un stress de chaleur à l’organisme.
L’entraînement en ambiance chaude peut être imposé par les conditions météorologiques ou être volontairement recherché (chaleur naturelle ou artificielle) afin de s’exercer sous stress thermique. Il ne doit pas être confondu avec l’acclimatation à la chaleur, qui désigne à la fois un protocole structuré visant à améliorer la tolérance à la chaleur et l’aptitude aérobie, et le processus adaptatif résultant d’expositions répétées à un environnement chaud. L’entraînement en ambiance chaude constitue l’une des modalités permettant de déclencher cette acclimatation, mais toute séance réalisée en ambiance chaude n’entraîne pas nécessairement une acclimatation significative et n’est pas systématiquement planifiée dans ce but.
Nybo, L., Rønnestad, B., & Lundby, C. (2024). High or hot—perspectives on altitude camps and heat-acclimation training as preparation for prolonged stage races. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 34(1), e14268. https://doi.org/10.1111/sms.14268
Périard, J. D., Racinais, S., & Sawka, M. N. (2015). Adaptations and mechanisms of human heat acclimation: Applications for competitive athletes and sports. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 25(Suppl. 1), 20–38. https://doi.org/10.1111/sms.12408
Racinais, S., & Périard, J. D. (2020). Benefits of heat re-acclimation in the lead-up to the Tokyo Olympics. British Journal of Sports Medicine, 54(16), 945–946. https://doi.org/10.1136/bjsports-2020-102299
Racinais, S., Alonso, J. M., Coutts, A. J., Flouris, A. D., Girard, O., González-Alonso, J., Hausswirth, C., Jay, O., Lee, J. K. W., Mitchell, N., Nassis, G. P., Nybo, L., Pluim, B. M., Roelands, B., Sawka, M. N., Wingo, J. E., & Périard, J. D. (2015). Consensus recommendations on training and competing in the heat. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 25(Suppl. 1), 6–19. https://doi.org/10.1111/sms.12467
entraînement excessif (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Comportement d’entraînement caractérisé par l’accumulation répétée de charges d’entraînement trop importantes par rapport aux capacités de récupération de l’athlète, créant un stress physiologique et psychologique excessif susceptible de provoquer une baisse de performance et d’augmenter le risque de blessure ou de surentraînement.
L’entraînement excessif renvoie d’abord à ce que fait l’athlète (volume, intensité, fréquence, densité de l’entraînement, insuffisamment compensés par la récupération), et non à l’état pathologique qui peut en résulter. Il constitue un facteur de risque majeur de surentraînement, mais s’en distingue : dans la plupart des cas, la baisse de performance associée à un épisode d’entraînement excessif est réversible en quelques jours de repos relatif ou d’allégement de la charge, alors que le surentraînement correspond à un état durable, multifactoriel, avec une récupération nettement plus longue et des perturbations systémiques plus marquées. L’entraînement excessif peut être intentionnel lorsqu’il s’inscrit dans une stratégie de surcharge planifiée, visant une amélioration ultérieure de la performance après une période de récupération adéquate, ou non intentionnel lorsqu’il résulte d’un déséquilibre chronique entre charge, récupération et contraintes extra-sportives. Les manifestations possibles comprennent une fatigue persistante, une sensation de jambes lourdes, une irritabilité accrue, des troubles du sommeil, une diminution de la motivation, ainsi qu’une dégradation des performances à l’entraînement ou en compétition.
Budgett, R. (1998). Fatigue and underperformance in athletes: The overtraining syndrome. British Journal of Sports Medicine, 32(2), 107–110. https://europepmc.org/backend/ptpmcrender.fcgi?accid=PMC1756078&blobtype=pdf
Halson, S. L., & Jeukendrup, A. E. (2004). Does overtraining exist? An analysis of overreaching and overtraining research. Sports Medicine, 34(14), 967–981. https://doi.org/10.2165/00007256-200434140-00003
Kellmann, M. (2010). Preventing overtraining in athletes in high-intensity sports and stress/recovery monitoring. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 20(S2), 95–102. https://doi.org/10.1111/j.1600-0838.2010.01192.x
Kreher, J. B., & Schwartz, J. B. (2012). Overtraining syndrome: A practical guide. Sports Health, 4(2), 128–138. https://doi.org/10.1177/1941738111434406
Meeusen, R., Duclos, M., Foster, C., Fry, A., Gleeson, M., Nieman, D., Raglin, J., Rietjens, G., Steinacker, J., & Urhausen, A. (2013). Prevention, diagnosis, and treatment of the overtraining syndrome: Joint consensus statement of the European College of Sport Science and the American College of Sports Medicine. Medicine & Science in Sports & Exercise, 45(1), 186–205. https://doi.org/10.1249/MSS.0b013e318279a10a
entraînement mental (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Pratique systématique et répétée d’exercices mentaux fondés sur des techniques cognitives et psychologiques, visant à développer des habiletés mentales spécifiques favorisant la concentration, la gestion du stress, la motivation, la confiance en soi et la performance sportive.
L’entraînement mental constitue un outil opérationnel de la préparation mentale. Il repose sur des méthodes issues de la psychologie du sport, notamment la visualisation, l’imagerie motrice, le dialogue intérieur, la fixation d’objectifs, la relaxation, la méditation de pleine conscience et les routines de performance. Il suppose une pratique régulière, planifiée et progressive, comparable aux modalités d’entraînement physique, technique ou tactique. À distinguer de préparation mentale.
Birrer, D., Röthlin, P., & Morgan, G. (2012). Mindfulness to enhance athletic performance: Theoretical considerations and possible impact mechanisms. Mindfulness, 3(3), 235–246. https://doi.org/10.1007/s12671-012-0109-2
Guillot, A., & Collet, C. (2010). The neurophysiological foundations of mental and motor imagery. Oxford University Press. https://global.oup.com/academic/product/the-neurophysiological-foundations-of-mental-and-motor-imagery-9780199546251?cc=ca&lang=en&#
Vealey, R. S. (2007). Mental skills training in sport. In G. Tenenbaum & R. C. Eklund (dir.), Handbook of sport psychology (3ᵉ éd.). Wiley. https://doi.org/10.1002/9781118270011.ch13
Weinberg, R. S., & Gould, D. (2023). Foundations of sport and exercise psychology (8ᵉ éd.). Human Kinetics. https://books.google.ca/books?hl=en&lr=&id=GHGLEAAAQBAJ&oi=fnd&pg=PR3&dq=Weinberg,+R.+S.,+%26+Gould,+D.+(2018).+Foundations+of+sport+and+exercise+psychology+(7th+ed.).+Human+Kinetics.&ots=Ju-BXeMt5W&sig=z1DcvGcLdN8DbgjwgLQBFTa8oQA#v=onepage&q&f=false
entraînement par intervalles (EPI) (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Méthode d’entraînement caractérisée par l’alternance systématique de périodes d’effort à intensité élevée et de périodes de récupération active ou passive.
L’entraînement par intervalles (EPI) est utilisé pour développer les filières énergétiques, augmenter la performance aérobie ou anaérobie, et retarder l’apparition de la fatigue. Dans une séance d’EPI, la charge est déterminée par la manipulation précise de différents paramètres : la nature de l’exercice (ex. : course, cyclisme, natation), l’intensité et la durée des périodes d’effort, l’intensité et la durée des périodes de récupération, ainsi que le nombre de répétitions et de séries. La densité (rapport effort / repos) constitue également une variable clé du degré de difficulté. L’EPI se décline en plusieurs formes selon la durée et l’intensité des efforts : intervalles courts, intervalles longs, entraînement par intervalles à haute intensité et entraînement de sprint. Le terme entraînement intermittent est souvent employé comme synonyme. Quant au terme entraînement fractionné, il présente une double signification selon le contexte. En performance, il désigne une forme d’EPI où les efforts sont réalisés à l’allure spécifique de la compétition visée (on « fractionne » la distance de course). En contexte clinique ou de réathlétisation (physiothérapie), il réfère plutôt à l’alternance marche-course à faible intensité pour favoriser l’adaptation mécanique progressive des tissus. Pour la programmation et l’analyse, les entraîneurs utilisent des plateformes numériques (ex. : Cube5D, GoldenCheetah, Intervals.icu, TrainingPeaks, Xert) intégrant des modèles mathématiques comme ceux de Skiba (W’), de Coggan (TSS, NP) ou de Briand (modèle de Coggan modifié).
Briand, J., Tremblay, J., & Thibault, G. (2022). Can popular high-intensity interval training (HIIT) models lead to impossible training sessions? Sports, 10(1), Article 10. https://doi.org/10.3390/sports10010010
Buchheit, M., & Laursen, P. B. (2013a). High-intensity interval training, solutions to the programming puzzle: Part I: Cardiopulmonary emphasis. Sports Medicine, 43(5), 313–338. https://doi.org/10.1007/s40279-013-0029-x
Buchheit, M., & Laursen, P. B. (2013b). High-intensity interval training, solutions to the programming puzzle. Part II: Anaerobic energy, neuromuscular load and practical applications. Sports Medicine, 43(10), 927–954. https://doi.org/10.1007/s40279-013-0066-5
Gibala, M. J., & McGee, S. L. (2008). Metabolic adaptations to short-term high-intensity interval training: A little pain for a lot of gain? Exercise and Sport Sciences Reviews, 36(2), 58–63. https://doi.org/10.1097/JES.0b013e318168ec1f
Laursen, P. B., & Jenkins, D. G. (2002). The scientific basis for high-intensity interval training: Optimising training programmes and maximising performance in highly trained endurance athletes. Sports Medicine, 32(1), 53–73. https://doi.org/10.2165/00007256-200232010-00003
Paquette, M., Le Blanc, O., Lucas, S. J. E., Thibault, G., Bailey, D. M., & Brassard, P. (2017). Effects of submaximal and supramaximal interval training on determinants of endurance performance in endurance athletes. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 27(3), 318–326. https://doi.org/10.1111/sms.12660
Thibault, G. (2003). A graphical model for interval training. IAAF New Studies in Athletics. 18:3; 49–55. www.semanticscholar.org/paper/A-graphical-model-for-interval-training-Thibault/bbd3f4b27006ed7d68e6556bc073e156eae4b739
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
entraînement polarisé (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Modèle de distribution de l’intensité d’entraînement caractérisé par une prépondérance du volume de travail réalisé à faible intensité, complété par une proportion significative d’efforts à très haute intensité, alors que la zone d’intensité intermédiaire est évitée ou réduite au minimum.
L’entraînement polarisé repose sur un découpage de l’intensité en trois domaines physiologiques, délimités par les seuils ventilatoires (ou lactiques) : la Zone 1 (sous le premier seuil), la Zone 2 (entre les deux seuils) et la Zone 3 (au-dessus du deuxième seuil). Selon ce modèle, la distribution optimale pour la performance en endurance suivrait généralement la répartition suivante : Zone 1 : environ 80 % du volume total (travail d’endurance fondamentale); Zone 2 : moins de 5 % (zone d’intensité intermédiaire souvent considérée comme une « zone grise »); Zone 3 : environ 15 à 20 % (travail par intervalles à haute intensité). Il est important de noter que ces pourcentages varient selon la méthode de quantification utilisée. Lorsqu’on calcule le temps réel passé dans chaque zone, la proportion de la Zone 1 est souvent plus élevée (≈ 90 %). Lorsqu’on comptabilise plutôt le nombre de séances selon leur objectif principal, on retrouve souvent la répartition classique « 80/20 » (80 % des séances en Zone 1, 20 % des séances comportant de la Zone 3). Ce modèle s’oppose à l’entraînement au seuil (où la Zone 2 est prédominante) et se distingue de l’entraînement pyramidal (qui inclut plus de Zone 2 que le polarisé).
Neal, C. M., Hunter, A. M., Brennan, L., O’Sullivan, A., Hamilton, D. L., DeVito, G., & Galloway, S. D. (2013). Six weeks of a polarized training-intensity distribution leads to greater physiological and performance adaptations than a threshold model in trained cyclists. Journal of Applied Physiology, 114(4), 461–471. https://doi.org/10.1152/japplphysiol.00652.2012
Seiler, K. S., & Kjerland, G. Ø. (2006). Quantifying training intensity distribution in elite endurance athletes: Is there evidence for an “optimal” distribution? Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 16(1), 49–56. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1600-0838.2004.00418.x
entraînement pyramidal (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Modèle d’entraînement en endurance caractérisé par une répartition des intensités d’effort qui suit une structure hiérarchisée, avec une prédominance de séances à faible intensité, une proportion moindre de séances à intensité intermédiaire et une faible proportion de séances à haute intensité, formant ainsi une distribution en forme de pyramide.
L’entraînement pyramidal se distingue de l’entraînement polarisé, dans lequel la proportion d’entraînement à intensité intermédiaire est volontairement réduite au profit des séances de très haute intensité. Il est considéré comme une approche intermédiaire entre le modèle continu traditionnel et le modèle polarisé. Lorsque représenté graphiquement, l’entraînement pyramidal forme une distribution en pyramide. La répartition typique des zones d’intensité est la suivante : Zone 1 (faible intensité), sous le premier seuil ventilatoire (≈ 60-75 % du V̇O₂max), représente environ 65 à 80 % du volume total; Zone 2 (intensité intermédiaire), entre le premier et le deuxième seuil ventilatoire, 15 à 25 %; Zone 3 (haute intensité), au‑delà du deuxième seuil ventilatoire, 5 à 10 %. Ce type de distribution est fréquent pendant les périodes de préparation générale, où l’accent est mis davantage sur le volume que sur l’intensité. Les pourcentages de temps en zone 1, 2 ou 3 sont généralement calculés sur la durée réellement passée dans chaque zone, pas seulement sur la durée nominale des séances. Une autre approche, plus rare en recherche mais parfois utilisée en pratique, consiste à classer chaque séance selon sa zone dominante et à calculer les pourcentages à partir du nombre de séances par zone, mais ce n’est pas ce qu’on entend habituellement par « temps accumulé en zone ».
Esteve-Lanao, J., San Juan, A. F., Earnest, C. P., Foster, C., & Lucia, A. (2005). How do endurance runners actually train? Relationship with competition performance. Medicine & Science in Sports & Exercise, 37(3), 496–504. https://doi.org/10.1249/01.MSS.0000155393.78744.86
Muñoz, I., Seiler, S., Bautista, J., España, J., Larumbe, E., & Esteve-Lanao, J. (2014). Does polarized training improve performance in recreational runners? International Journal of Sports Physiology and Performance, 9(2), 265–272. https://doi.org/10.1123/ijspp.2012-0350
Neal, C. M., Hunter, A. M., Brennan, L., O’Sullivan, A., Hamilton, D. L., DeVito, G., & Galloway, S. D. (2013). Six weeks of a polarized training-intensity distribution leads to greater physiological and performance adaptations than a threshold model in trained cyclists. Journal of Applied Physiology, 114(4), 461–471. https://doi.org/10.1152/japplphysiol.00652.2012
Stöggl, T., & Sperlich, B. (2015). The training intensity distribution among well-trained and elite endurance athletes. Frontiers in Physiology, 6, 295. https://doi.org/10.3389/fphys.2015.00295
épuisement (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
État de fatigue extrême résultant d’efforts physiques ou mentaux prolongés ou excessifs, se traduisant par une incapacité à maintenir un niveau de performance donné sans s’allouer une période de repos prolongée.
L’épuisement marque la limite de la tolérance à l’effort et peut résulter de multiples facteurs : fatigue périphérique (diminution de la disponibilité du glycogène musculaire, altération du couplage excitation-contraction, accumulation de métabolites – ions H⁺, phosphate inorganique, etc.); fatigue centrale (réduction du recrutement moteur volontaire ou mécanismes de protection du système nerveux central); facteurs thermiques et hydriques (déshydratation, hyperthermie, déséquilibre électrolytique); facteurs psychologiques (baisse de motivation ou perception excessive de l’effort). Il convient de distinguer l’épuisement de la fatigue. Selon les modèles psychobiologiques récents, l’épuisement n’est pas toujours une défaillance physiologique absolue (catastrophe), mais souvent un mécanisme de désengagement protecteur initié par le cerveau lorsque la perception de l’effort dépasse la motivation maximale, préservant ainsi une réserve de sécurité. En physiologie de l’exercice, l’épuisement est souvent utilisé comme critère d’arrêt d’une épreuve d’effort maximale ou d’un entraînement par intervalles où le degré global de difficulté est maximal, lorsque le sujet ne peut plus maintenir la cadence ou la charge imposée.
Abbiss, C. R., & Laursen, P. B. (2005). Models to explain fatigue during prolonged endurance cycling. Sports Medicine, 35(10), 865–898. https://doi.org/10.2165/00007256-200535100-00004
Enoka, R. M., & Duchateau, J. (2016). Translating fatigue to human performance. Medicine & Science in Sports & Exercise, 48(11), 2228–2238. https://doi.org/10.1249/MSS.0000000000000929
Gandevia, S. C. (2001). Spinal and supraspinal factors in human muscle fatigue. Physiological Reviews, 81(4), 1725–1789. https://doi.org/10.1152/physrev.2001.81.4.1725
équipe de soutien intégré (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Équipe multidisciplinaire qui regroupe des spécialistes de l’entraînement sportif, des sciences du sport et de la médecine du sport, travaillant de manière coordonnée pour soutenir les athlètes et leurs entraîneurs dans l’optimisation de la performance.
L’équipe de soutien intégré (souvent désignée par le sigle ÉSI) est une équipe multidisciplinaire réunissant divers spécialistes tels que : analyste de la performance, biomécanicien, physiothérapeute, scientifique des données, kinésiologue, préparateur physique, nutritionniste, psychologue du sport ou préparateur mental, médecin du sport. Son fonctionnement repose sur une vision centrée sur l’athlète et vise à assurer la cohérence des interventions et à éviter le cloisonnement des expertises, en soutenant les décisions de l’entraîneur principal à partir de connaissances scientifiques et cliniques. Ce modèle, largement adopté par les instituts nationaux du sport et les centres de performance au Canada (ex. : l’INS Québec), constitue une référence internationale en matière d’accompagnement intégré de la performance.
Variantes régionales : usage surtout institutionnalisé au Canada; rare en France, Belgique et Suisse et dans d’autres pays de la Francophonie
Clarke, H., Smith, D., & Thibault, G. (1994). Athlete-centred sport: A discussion paper. Federal/Provincial/Territorial Sport Policy Steering Committee. https://athletescan.ca/wp-content/uploads/2021/12/athlete_centered_sport_-_discussion_paper.pdf
Institut national du sport du Québec (2021). ONPEUT être agiles [sic]. www.insquebec.org/nouvelles/onpeut-etre-agiles/
Marier, A., Couture-Légaré, J., & Pilote, É. (2019). Développement du talent sportif : document de référence. Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/publications/Developpement-du-talent_sportif.pdf
Reid, C., Stewart, E., & Thorne, G. (2004). Multidisciplinary sport science teams in elite sport: Comprehensive servicing or conflict and confusion? The Sport Psychologist, 18(2), 204–217. https://journals.humankinetics.com/view/journals/tsp/18/2/article-p204.xml
équivalent métabolique (MET) (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Unité de mesure du coût énergétique relatif, exprimant le rapport entre la dépense énergétique associée à une activité physique donnée et la dépense énergétique de repos.
L’équivalent métabolique est couramment utilisé en épidémiologie, en prescription de l’exercice et en santé publique. Un équivalent métabolique correspond conventionnellement à une consommation d’oxygène de 3,5 mL O₂·kg⁻¹·min⁻¹, soit environ 1 kcal·kg⁻¹·h⁻¹ (4,184 kJ·kg⁻¹·h⁻¹), valeur représentant la dépense énergétique moyenne au repos chez un adulte. Le nombre de MET d’une activité indique donc combien de fois cette activité est plus exigeante sur le plan métabolique que le repos. Il faut toutefois noter que la valeur de référence (1 MET) peut varier selon l’âge, le sexe, la composition corporelle ou l’état de santé, et qu’elle tend à surestimer la dépense énergétique réelle chez les personnes âgées ou sédentaires. Le MET est donc un outil de comparaison pratique mais pas une mesure de précision absolue.
Ainsworth, B. E., Haskell, W. L., Herrmann, S. D., Meckes, N., Bassett, D. R., Tudor-Locke, C., Greer, J. L., Vezina, J., Whitt-Glover, M. C., & Leon, A. S. (2011). 2011 Compendium of physical activities: A second update of codes and MET values. Medicine & Science in Sports & Exercise, 43(8), 1575–1581. https://doi.org/10.1249/MSS.0b013e31821ece12
Jetté, M., Sidney, K., & Blümchen, G. (1990). Metabolic equivalents (METS) in exercise testing, exercise prescription, and evaluation of functional capacity. Clinical Cardiology, 13(8), 555–565. https://doi.org/10.1002/clc.4960130809
Péronnet, F., & Massicotte, D. (1991). Table of nonprotein respiratory quotient: An update. Journal Canadien des Sciences du Sport [Canadian Journal of Sport Sciences], 16(1), 23–29. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/1645211/
état stable lactique maximal (ESLM) (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Intensité d’exercice la plus élevée à laquelle la concentration sanguine de lactate atteint un plateau stable traduisant un équilibre dynamique entre la production de lactate et ses voies de transformation et de clairance dans l’organisme.
L’état stable lactique maximal représente l’intensité la plus élevée à laquelle la lactatémie se maintient à un niveau quasi stable, au-delà de laquelle la concentration de lactate augmente de manière inexorable. Il est couramment utilisé comme indicateur de l’aptitude aérobie, et correspond généralement à une intensité proche du deuxième seuil lactique, sans y être nécessairement superposable, en raison des différences de critères et de protocoles de détermination. Sa détermination exige des protocoles standardisés d’effort continu à une intensité constante. Le protocole le plus courant définit le plateau par une lactatémie qui n’augmente pas de plus de 1 mmol·L⁻¹ entre la 10ᵉ et la 30ᵉ minute d’un effort continu, ce critère pouvant toutefois varier légèrement selon les auteurs et les contextes d’évaluation. L’état stable lactique maximal varie selon l’entraînement, les caractéristiques individuelles et les conditions environnementales. L’abréviation MLSS (maximal lactate steady state) est largement utilisée dans la littérature scientifique anglophone. Plusieurs auteurs emploient l’état stable lactique maximal comme synonyme du « seuil anaérobie », ce qui simplifie la communication mais occulte des distinctions méthodologiques importantes. En réalité, ces deux notions ne sont pas strictement équivalentes, car l’ESLM repose sur la stabilité temporelle de la lactatémie lors d’efforts continus à intensité constante, alors que les seuils lactiques sont souvent définis à partir de tests incrémentaux et de critères de lactatémie qui peuvent se traduire par des intensités différentes.
Beneke, R. (2003). Methodological aspects of maximal lactate steady state—implications for performance testing. European Journal of Applied Physiology, 89(1), 95–99. https://link.springer.com/article/10.1007/s00421-002-0783-1
Faude, O., Kindermann, W., & Meyer, T. (2009). Lactate threshold concepts: How valid are they? Sports Medicine, 39(6), 469–490. https://doi.org/10.2165/00007256-200939060-00003
Heck, H., & Wackerhage, H. (2024). The origin of the maximal lactate steady state (MLSS). BMC Sports Science, Medicine and Rehabilitation, 16(1), 36. https://bmcsportsscimedrehabil.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13102-024-00827-3
exercice intermittent (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Forme d’exercice où l’intensité varie naturellement, de façon inhérente à sa pratique, ou intentionnellement de manière plus ou moins planifiée.
L’exercice intermittent se distingue de l’exercice continu par l’existence de variations d’intensité ou de pauses qui influent sur la contribution relative des filières énergétiques (aérobie, anaérobie lactique, anaérobie alactique), sur la perception de l’effort perçu et sur le degré de difficulté globale de l’activité. L’entraînement par intervalles (EPI) (aussi appelé entraînement intermittent ou entraînement fractionné) est une forme d’exercice intermittent. Dans plusieurs sports, l’exercice est intermittent, même parmi les sports dits d’endurance (ex. : les sports cyclistes).
Buchheit, M., & Laursen, P. B. (2013a). High-intensity interval training, solutions to the programming puzzle: Part I: Cardiopulmonary emphasis. Sports Medicine, 43(5), 313–338. https://doi.org/10.1007/s40279-013-0029-x
Buchheit, M., & Laursen, P. B. (2013b). High-intensity interval training, solutions to the programming puzzle. Part II: Anaerobic energy, neuromuscular load and practical applications. Sports Medicine, 43(10), 927–954. https://doi.org/10.1007/s40279-013-0066-5
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
exercice isocinétique (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Exercice musculaire dynamique caractérisé par un mouvement articulaire à vitesse angulaire constante, la résistance s’ajustant en continu à la force développée par le sujet.
L’exercice isocinétique nécessite des dynamomètres isocinétiques capables de contrôler la vitesse du mouvement et d’adapter la résistance pour la maintenir constante. Il est utilisé en recherche, en kinésiologie, en physiothérapie et en préparation physique pour évaluer et développer la force et la puissance musculaires sur l’ensemble de l’amplitude articulaire, dans différentes configurations (concentrique-concentrique, excentrique-excentrique, concentrique-excentrique). Cette modalité permet de cibler des groupes musculaires précis, de doser finement la charge mécanique et de contrôler la vitesse, ce qui est particulièrement utile en réadaptation après blessure. L’exercice isocinétique se distingue des exercices isotoniques, où la résistance est généralement constante et la vitesse varie, et des exercices isométriques, où il n’y a pas de mouvement articulaire visible.
Ayala, F., De Ste Croix, M., Sainz de Baranda, P., & Santonja, F. (2014). Absolute reliability of isokinetic knee flexion and extension measurements adopting a prone position. Clinical Physiology and Functional Imaging, 34(3), 224–232. https://doi.org/10.1111/j.1475-097X.2012.01162.x
Dvir, Z. (dir.). (2025). Isokinetics: Muscle testing, interpretation and clinical applications. Routledge. https://books.google.ca/books?hl=en&lr=&id=iLNcEQAAQBAJ&oi=fnd&pg=PP1&ots=xKDRK-XJto&sig=g2KSqumP0A6hxDzrKEpsrppiJds#v=onepage&q&f=false
exercice isométrique (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Exercice musculaire au cours duquel une force est produite sans modification mesurable de la longueur du muscle ni déplacement articulaire, la tension développée servant à maintenir une position ou à s’opposer à une résistance immobile.
Les exercices isométriques servent à stabiliser les articulations, maintenir une posture ou résister à une force externe sans mouvement apparent. Ils sont utilisés en préparation physique, en réadaptation et en prévention des blessures pour développer la force à des angles articulaires spécifiques et améliorer la stabilité segmentaire. Des exemples courants incluent la planche abdominale, le maintien d’une position accroupie ou la poussée contre une résistance fixe. Les adaptations sont en partie spécifiques à l’angle articulaire et à l’intensité, ce qui justifie le recours à plusieurs angles lorsque l’on vise un transfert fonctionnel plus large. Bien que la dépense énergétique soit souvent inférieure à celle d’exercices dynamiques, des réponses cardiovasculaires importantes peuvent apparaître lors de contractions soutenues ou de forte intensité. L’exercice isométrique se distingue des exercices isotoniques et isocinétiques, qui reposent sur des actions musculaires dynamiques avec variation de longueur ou de vitesse.
Enoka, R. M. (2025). Neuromechanics of human movement (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/neuromechanics-of-human-movement-6th-edition?srsltid=AfmBOopCF0_zJpMol3sLnzVVFNzhB_JLAIQIz1PzPhwliaCU65ZjMSIp#tab-description
McArdle, W. D., Katch, F. I., & Katch, V. L. (2023). Exercise physiology: Nutrition, energy, and human performance (9ᵉ éd.). Wolters Kluwer. https://shop.lww.com/Exercise-Physiology/p/9781975217297
exercice isotonique (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Exercice musculaire dynamique caractérisé par une action musculaire au cours de laquelle la tension développée demeure globalement constante tandis que la longueur du muscle varie, entraînant un mouvement articulaire.
Les exercices isotoniques constituent la forme la plus répandue d’entraînement en musculation, avec charges libres, machines ou poids du corps. Ils combinent habituellement, à chaque répétition, une phase concentrique (raccourcissement) et une phase excentrique (allongement), et contribuent au développement de la force dynamique et de la puissance, et à l’hypertrophie. En pratique, la tension musculaire n’est jamais parfaitement constante tout au long de l’amplitude, en raison des variations de bras de levier, de l’inertie et de la vitesse d’exécution; le terme isotonique est néanmoins conservé pour distinguer ces exercices des exercices isométriques (sans variation de longueur) et isocinétiques (vitesse angulaire imposée). La vitesse d’exécution modifie la tension accessible (des mouvements plus lents permettant généralement de produire davantage de force pour une charge donnée), alors qu’en isocinétique la vitesse est fixée par l’appareil.
Enoka, R. M. (2025). Neuromechanics of human movement (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/neuromechanics-of-human-movement-6th-edition?srsltid=AfmBOopCF0_zJpMol3sLnzVVFNzhB_JLAIQIz1PzPhwliaCU65ZjMSIp#tab-description
Garber, C. E., Blissmer, B., Deschenes, M. R., Franklin, B. A., Lamonte, M. J., Lee, I.-M., Nieman, D. C., & Swain, D. P. (2011). American College of Sports Medicine position stand – Quantity and quality of exercise for developing and maintaining cardiorespiratory, musculoskeletal, and neuromotor fitness in apparently healthy adults: Guidance for prescribing exercise. Medicine & Science in Sports & Exercise, 43(7), 1334–1359. https://doi.org/10.1249/MSS.0b013e318213fefb
expérience optimale (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
État psychologique d’immersion totale et de concentration intense survenant lors d’un équilibre optimal entre le défi et les compétences de l’athlète, caractérisé par une fusion entre l’action et la conscience, une distorsion de la perception du temps et un sentiment de contrôle absolu sur une tâche intrinsèquement gratifiante.
La notion d’expérience optimale est aujourd’hui centrale dans la psychologie de la performance et l’étude des états optimaux d’expérience. Elle est utilisée en psychologie du sport pour décrire la performance optimale et le plaisir ressenti. Elle apparaît le plus souvent lors d’une situation sportive où l’athlète est pleinement engagé, motivé intrinsèquement et soutenu par des conditions environnementales propices (défi adéquat, objectifs clairs, rétroaction immédiate). Cet état est lié à des performances exceptionnelles. Elle se distingue de la simple concentration par sa dimension immersive et gratifiante. Les stratégies favorisant son émergence incluent la fixation d’objectifs, la routine précompétitive, la régulation émotionnelle et l’entraînement mental. Les principales composantes de l’expérience optimale incluent une diversité d’éléments (clarté des objectifs, concentration absolue sur la tâche, fusion de l’action et de la conscience, perte de la conscience de soi, sentiment de contrôle, distorsion du temps perçu, valeur intrinsèque de l’expérience, etc.).
Csikszentmihalyi, M. (1990). Flow: The psychology of optimal experience. Harper & Row. www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/00222216.1992.11969876
Jackson, S. A., & Csikszentmihalyi, M. (1999). Flow in sports: The keys to optimal experiences and performances. Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/flow-in-sports?srsltid=AfmBOooR5IX68KApJzs4_eBZY86P4DWCtLTSshPixuWoWVOuilBoTEfp
Swann, C., Keegan, R. J., Piggott, D., & Crust, L. (2012). A systematic review of the experience, occurrence, and controllability of flow states in elite sport. Psychology of Sport and Exercise, 13(6), 807–819. https://doi.org/10.1016/j.psychsport.2012.05.006
fatigue centrale (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Composante de la fatigue neuromusculaire caractérisée par une réduction progressive de la capacité du système nerveux central à activer volontairement les muscles, entraînant une diminution de la commande motrice envoyée aux motoneurones.
La fatigue centrale se produit en amont de la jonction neuromusculaire et reflète une diminution de l’activation centrale exercée sur les motoneurones. Ses mécanismes peuvent inclure une réduction de la commande supraspinale (cortex moteur et structures associées) et une inhibition spinale, ce qui diminue le recrutement et la fréquence de décharge des unités motrices. Elle peut être influencée par des facteurs psychologiques (motivation, perception de l’effort) et par des signaux inhibiteurs issus des afférences musculaires de type III/IV, de la thermorégulation ou de l’homéostasie globale. La fatigue centrale constitue, avec la fatigue périphérique, l’une des deux composantes de la fatigue neuromusculaire. Une fatigue périphérique marquée peut, par l’augmentation de l’activité afférente musculaire, contribuer à limiter la commande centrale et ainsi majorer la fatigue centrale. La fatigue centrale peut être mise en évidence expérimentalement par une réduction de l’activation volontaire maximale, par exemple via la technique de surimposition d’un stimulus électrique ou magnétique pendant une contraction volontaire, comparant la force volontaire maximale à la force évoquée. Elle ne doit pas être confondue avec une simple sensation de lassitude ou de nervosité, ces expressions restant imprécises et n’informant ni sur le niveau d’activation du système nerveux central ni sur les mécanismes neuromusculaires sous-jacents.
Enoka, R. M., & Duchateau, J. (2016). Translating fatigue to human performance. Medicine & Science in Sports & Exercise, 48(11), 2228–2238. https://doi.org/10.1249/MSS.0000000000000929
Gandevia, S. C. (2001). Spinal and supraspinal factors in human muscle fatigue. Physiological Reviews, 81(4), 1725–1789. https://doi.org/10.1152/physrev.2001.81.4.1725
Millet, G. Y., & Lepers, R. (2004). Alterations of neuromuscular function after prolonged running, cycling and skiing exercises. Sports Medicine, 34(2), 105–116. https://doi.org/10.2165/00007256-200434020-00004
Taylor, J. L., Amann, M., Duchateau, J., Meeusen, R., & Rice, C. L. (2016). Neural contributions to muscle fatigue: From the brain to the muscle and back again. Medicine & Science in Sports & Exercise, 48(11), 2294–2306. https://doi.org/10.1249/MSS.0000000000000923
Taylor, J. L., Todd, G., & Gandevia, S. C. (2006). Evidence for a supraspinal contribution to human muscle fatigue. Clinical and Experimental Pharmacology and Physiology, 33(4), 400–405. https://doi.org/10.1111/j.1440–1681.2006.04363.x
fatigue neuromusculaire (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Baisse transitoire de la capacité à produire une force ou une puissance, causée par des altérations fonctionnelles pouvant survenir à tous les niveaux de la chaîne motrice, du cerveau jusqu’au muscle.
La fatigue neuromusculaire est la manifestation motrice du concept global de fatigue, classiquement définie comme une réduction induite par l’exercice de la capacité à produire de la force ou de la puissance. Elle résulte de l’interaction de deux composantes distinctes mais interdépendantes : la fatigue centrale, qui concerne les altérations du système nerveux central (du cortex moteur jusqu’aux motoneurones, en amont de la jonction neuromusculaire), et la fatigue périphérique, qui regroupe les altérations se produisant dans le muscle lui-même (en aval de la jonction neuromusculaire). L’importance relative de chaque composante dépend de la nature, de l’intensité et de la durée de l’effort, ainsi que du groupe musculaire sollicité et du contexte (exercice maximal court, exercice prolongé, ultra-endurance, etc.). Une évaluation expérimentale complète de la fatigue neuromusculaire combine généralement des mesures de l’activation volontaire (pour estimer la fatigue centrale) et des réponses évoquées par stimulation nerveuse ou musculaire (pour estimer la fatigue périphérique).
Allen, D. G., Lamb, G. D., & Westerblad, H. (2008). Skeletal muscle fatigue: Cellular mechanisms. Physiological Reviews, 88(1), 287–332. https://doi.org/10.1152/physrev.00015.2007
Bigland-Ritchie, B., & Woods, J. J. (1984). Changes in muscle contractile properties and neural control during human muscular fatigue. Muscle & Nerve, 7(9), 691–699. https://doi.org/10.1002/mus.880070902
Enoka, R. M., & Duchateau, J. (2008). Muscle fatigue: What, why and how it influences muscle function. Journal of Physiology, 586(1), 11–23. https://doi.org/10.1113/jphysiol.2007.139477
Gandevia, S. C. (2001). Spinal and supraspinal factors in human muscle fatigue. Physiological Reviews, 81(4), 1725–1789. https://doi.org/10.1152/physrev.2001.81.4.1725
Millet, G. Y., & Lepers, R. (2004). Alterations of neuromuscular function after prolonged running, cycling and skiing exercises. Sports Medicine, 34(2), 105–116. https://doi.org/10.2165/00007256-200434020-00004
fatigue périphérique (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Composante de la fatigue neuromusculaire causée par des processus se produisant en aval de la jonction neuromusculaire, qui altèrent la capacité de la fibre musculaire à produire de la force en réponse à une commande nerveuse donnée.
La fatigue périphérique est liée à des perturbations de l’homéostasie intramusculaire et des propriétés contractiles, dont les causes sont multiples et dépendent notamment de l’intensité, de la durée de l’exercice et de l’environnement cellulaire. Ses mécanismes incluent l’altération de la transmission du potentiel d’action sur le sarcolemme, un découplage du processus excitation‑contraction (libération et recapture du Ca²⁺ par le réticulum sarcoplasmique) et des modifications directes de la fonction des ponts d’actine‑myosine. La fatigue périphérique traduit une limitation intrinsèque des processus contractiles dans la fibre musculaire, indépendamment de la motivation ou de la capacité du système nerveux central à activer le muscle. Les facteurs responsables de la fatigue périphérique varient selon la nature de l’effort : lors d’exercices courts et intenses, l’accumulation de métabolites et la perturbation des flux ioniques prédominent, tandis que lors d’exercices prolongés, la diminution des réserves énergétiques et les altérations du métabolisme du calcium et du glycogène jouent un rôle plus important. Elle peut être mise en évidence expérimentalement par une réduction de la force évoquée par stimulation électrique ou magnétique du muscle ou de son nerf moteur, indiquant une altération de la capacité contractile indépendamment de la commande volontaire. La fatigue périphérique constitue, avec la fatigue centrale, l’une des deux composantes de la fatigue neuromusculaire; via l’augmentation de l’activité des afférences musculaires de type III et IV, elle peut contribuer à la régulation à la baisse de la commande centrale et ainsi interagir avec la fatigue centrale.
Allen, D. G., Lamb, G. D., & Westerblad, H. (2008). Skeletal muscle fatigue: Cellular mechanisms. Physiological Reviews, 88(1), 287–332. https://doi.org/10.1152/physrev.00015.2007
Enoka, R. M., & Duchateau, J. (2008). Muscle fatigue: What, why and how it influences muscle function. Journal of Physiology, 586(1), 11–23. https://doi.org/10.1113/jphysiol.2007.139477
Fitts, R. H. (2016). The role of acidosis in fatigue: Pro perspective. Medicine & Science in Sports & Exercise, 48(11), 2335–2338. https://doi.org/10.1249/mss.0000000000001043
Gandevia, S. C. (2001). Spinal and supraspinal factors in human muscle fatigue. Physiological Reviews, 81(4), 1725–1789. https://doi.org/10.1152/physrev.2001.81.4.1725
Millet, G. Y., & Lepers, R. (2004). Alterations of neuromuscular function after prolonged running, cycling and skiing exercises. Sports Medicine, 34(2), 105–116. https://doi.org/10.2165/00007256-200434020-00004
Place, N., Yamada, T., Bruton, J. D., & Westerblad, H. (2010). Muscle fatigue: From observations in humans to underlying mechanisms studied in intact single muscle fibres. European Journal of Applied Physiology, 110(1), 1–15. https://doi.org/10.1007/s00421-010-1480-0
force mentale (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Capacité psychologique qui regroupe les ressources mentales permettant de maintenir un haut niveau de performance, de résilience et de concentration face aux défis, pressions ou adversités, particulièrement dans des contextes compétitifs ou exigeants.
Concept clé en psychologie du sport, la force mentale est souvent associée à des attributs comme la persévérance, la confiance en soi et la gestion du stress. Elle repose sur des processus motivationnels et cognitifs qui permettent de surmonter les obstacles et de maintenir un engagement soutenu. Elle se développe par l’expérience, l’entraînement psychologique et la répétition d’expositions à des contextes compétitifs exigeants. Son développement est influencé par des facteurs individuels (traits de personnalité, expérience, motivation) et contextuels (qualité de l’encadrement, climat motivationnel, environnement d’entraînement). La force mentale ne doit pas être confondue avec l’absence d’émotion ou la rigidité psychologique : elle repose au contraire sur une gestion adaptative du stress, une capacité d’ajustement et une flexibilité mentale. Dans le domaine de la psychologie du sport, la force mentale est considérée comme un facteur déterminant de la performance durable, particulièrement chez les athlètes d’élite. Ce terme est parfois employé comme synonyme de résilience psychologique, bien que cette dernière renvoie plus spécifiquement à la capacité de rebondir après un échec ou un événement stressant. Même si force mentale est un terme usuel dans le milieu sportif, il est parfois critiqué pour son manque de précision conceptuelle.
Bédard-Thom, C., Guay, F., & Trottier, C. (2020). Mental toughness in sport: The Goal-Expectancy-Self-Control (GES) model. Journal of Applied Sport Psychology, 33(6), 627–643. www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/10413200.2020.1808736
Bédard-Thom, C., Guay, F., & Trottier, C. (2022). Mental toughness in sport: Testing the goal-expectancy-self-control (GES) model among runners and cyclists using cross-sectional and experimental designs. International Journal of Sport and Exercise Psychology, 1–24. www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/1612197X.2022.2161102
Gucciardi, D. F., Hanton, S., Gordon, S., Mallett, C. J., & Temby, P. (2015). The concept of mental toughness: Tests of dimensionality, nomological network, and traitness. Journal of Personality, 83(1), 26–44. https://doi.org/10.1111/jopy.12079
Jones, G., Hanton, S., & Connaughton, D. (2007). A framework of mental toughness in the world’s best performers. The Sport Psychologist, 21(2), 243–264. https://doi.org/10.1123/tsp.21.2.243
force musculaire (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Capacité d’un muscle ou d’un groupe musculaire à produire une tension mécanique lors d’une action musculaire volontaire, dans des conditions données de mouvement ou de position articulaire.
Force musculaire est un terme générique qui décrit la capacité fondamentale du système neuromusculaire à produire une tension. Cette capacité peut se manifester de différentes manières, donnant lieu à plusieurs qualités de force distinctes, notamment la force maximale, la force explosive et l’endurance de force. La force musculaire résulte de l’interaction de facteurs neuronaux (recrutement, fréquence de décharge et synchronisation des unités motrices), morphologiques (section transversale, architecture et type de fibres musculaires) et mécaniques (bras de levier, coordination intermusculaire). L’entraînement visant à développer la force musculaire, comme l’entraînement en musculation, constitue un élément central de la préparation physique, de la performance et de la santé.
Folland, J. P., & Williams, A. G. (2007). The adaptations to strength training: Morphological and neurological contributions to increased strength. Sports Medicine, 37(2), 145–168. https://doi.org/10.2165/00007256-200737020-00004
Komi, P. V. (dir.). (2008). Strength and power in sport (2ᵉ éd.). Wiley. www.wiley.com/en-us/Strength+and+Power+in+Sport%2C+2nd+Edition-p-9781405140591
McGuigan, M. R. (2017). Developing power (2ᵉ éd.). Human Kinetics. https://us.humankinetics.com/products/developing-power-2nd-edition?srsltid=AfmBOoo_GCnhGkzHVIsTkASTqzTGz74uB1rvufqLPCxh-GBBUQ5DQaXo
Sale, D. G. (2008). Neural adaptation to strength training, Strength and Power in Sport (2ᵉ éd.). Wiley. www.wiley.com/en-us/Strength+and+Power+in+Sport%2C+2nd+Edition-p-9781405140591
Suchomel, T. J., Nimphius, S., & Stone, M. H. (2016). The importance of muscular strength in athletic performance. Sports Medicine, 46(10), 1419–1449. https://doi.org/10.1007/s40279-016-0486-0
Zatsiorsky, V. M., & Kraemer, W. J. (2021). Science and practice of strength training (3ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/science-and-practice-of-strength-training-3rd-edition?srsltid=AfmBOor6Czl0hJkN4jLKReyADU4ZQKFOVMcqHtOs-v8SR_2mmGbJJt9B
formule de Karvonen (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Formule de calcul fondée sur la réserve de fréquence cardiaque permettant soit de déterminer la fréquence cardiaque cible correspondant à une intensité relative d’effort donnée, soit de calculer l’intensité relative d’effort à partir d’une fréquence cardiaque mesurée.
Proposée en 1957 par le physiologiste finlandais Martti J. Karvonen, la formule (ou méthode) de Karvonen s’appuie sur le principe selon lequel la fréquence cardiaque au repos doit être prise en compte pour mieux individualiser la charge interne d’exercice ou mieux apprécier l’intensité d’exercice à partir de la fréquence cardiaque : FCcible = FCR + (FCmax − FCR) × Intensité relative; où : FCcible = fréquence cardiaque cible (en bpm); FCR = fréquence cardiaque au repos; FCmax = fréquence cardiaque maximale; Intensité relative = pourcentage désiré (ex. : 70 % = 0,70). Elle est couramment utilisée pour prescrire les zones d’entraînement aérobie. Elle se distingue donc de la simple prescription basée sur un pourcentage de la FCmax, jugée moins précise pour individualiser l’intensité de l’exercice. La validité du résultat obtenu dépend de la précision de l’estimation de la fréquence cardiaque maximale et de la stabilité de la fréquence cardiaque de repos. La formule de Karvonen perd en précision lorsque l’intensité de l’exercice fluctue fortement, comme lors des séances d’entraînement par intervalles, en raison de la cinétique lente d’ajustement de la fréquence cardiaque. Elle devient également moins fiable lors des exercices prolongés, car la dérive cardiaque modifie progressivement la relation entre fréquence cardiaque et intensité réelle de l’effort. L’ampleur de cette dérive varie d’une personne à l’autre et dépend notamment de l’état de fatigue, de la déshydratation et des conditions environnementales.
Achten, J., & Jeukendrup, A. E. (2003). Heart rate monitoring: Applications and limitations. Sports Medicine, 33(7), 517–538. https://link.springer.com/article/10.2165/00007256-200333070-00004
Borresen, J., & Lambert, M. I. (2008). Autonomic control of heart rate during and after exercise. Sports Medicine, 38(8), 633–646. https://doi.org/10.2165/00007256-200838080-00002
Karvonen, M. J., Kentala, E., & Mustala, O. (1957). The effects of training on heart rate. Annales Medicinae Experimentalis et Biologiae Fenniae, 35, 307–315. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/13470504/
Swain, D. P., & Leutholtz, B. C. (1997). Heart rate reserve is equivalent to %V̇O₂ reserve, not to %V̇O₂max. Medicine & Science in Sports & Exercise, 29(3), 410–414. https://doi.org/10.1097/00005768-199703000-00018
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
fréquence cardiaque cible d’entraînement (FCcible) (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Fréquence cardiaque visée lors d’une séance d’entraînement, correspondant à une intensité relative d’effort déterminée et calculée à partir de la formule de Karvonen ou d’un pourcentage de la fréquence cardiaque maximale.
La fréquence cardiaque cible d’entraînement (FCcible) est utilisée pour guider l’athlète dans l’atteinte d’une intensité précise. Elle peut être déterminée à partir de la fréquence cardiaque de réserve (formule de Karvonen) ou d’un pourcentage de la FCmax, cette dernière approche étant moins individualisée. La précision de la FCcible dépend de la justesse de l’estimation de la fréquence cardiaque maximale, de la stabilité de la fréquence cardiaque de repos et des variations de la relation entre fréquence cardiaque et intensité réelle de l’effort (ex. : dérive cardiaque). Dans ce contexte, l’emploi du terme rythme cardiaque est déconseillé, car elle ne renvoie pas précisément au nombre de battements par minute et prête à confusion avec la notion de fréquence cardiaque.
Achten, J., & Jeukendrup, A. E. (2003). Heart rate monitoring: Applications and limitations. Sports Medicine, 33(7), 517–538. https://link.springer.com/article/10.2165/00007256-200333070-00004
American College of Sports Medicine. (2021). ACSM’s guidelines for exercise testing and prescription (11ᵉ éd.). Wolters Kluwer. www.wolterskluwer.com/en/know/acsm/guidelines-for-exercise-testing-and-prescription
Swain, D. P., & Leutholtz, B. C. (1997). Heart rate reserve is equivalent to %V̇O₂ reserve, not to %V̇O₂max. Medicine & Science in Sports & Exercise, 29(3), 410–414. https://doi.org/10.1097/00005768-199703000-00018
fréquence cardiaque de repos (FCR) (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Nombre de battements cardiaques par minute au repos complet, mesuré généralement au réveil en position allongée, reflétant le niveau minimal d’activité cardiaque nécessaire au maintien des fonctions vitales.
La fréquence cardiaque de repos est un indicateur de l’état de forme cardiorespiratoire et de la charge interne chronique : une diminution progressive est souvent associée à une amélioration de l’aptitude aérobie, tandis qu’une hausse inhabituelle peut signaler une fatigue, un manque de récupération ou une infection. Mesurée dans des conditions standardisées, elle sert également au calcul de la fréquence cardiaque de réserve et à l’application de la formule de Karvonen. Les valeurs normales chez l’adulte entraîné se situent fréquemment entre 40 et 60 battements par minute, avec de fortes variations interindividuelles. Dans ce contexte, l’emploi du terme rythme cardiaque est déconseillé, car elle ne renvoie pas précisément au nombre de battements par minute et prête à confusion avec la notion de fréquence cardiaque.
American College of Sports Medicine. (2021). ACSM’s guidelines for exercise testing and prescription (11ᵉ éd.). Wolters Kluwer. www.wolterskluwer.com/en/know/acsm/guidelines-for-exercise-testing-and-prescription
Buchheit, M. (2014). Monitoring training status with HR measures: Do all roads lead to Rome? Frontiers in Physiology, 5, 73. https://doi.org/10.3389/fphys.2014.00073
Swain, D. P., & Leutholtz, B. C. (1997). Heart rate reserve is equivalent to %V̇O₂ reserve, not to %V̇O₂max. Medicine & Science in Sports & Exercise, 29(3), 410–414. https://doi.org/10.1097/00005768-199703000-00018
fréquence cardiaque de réserve (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Différence entre la fréquence cardiaque maximale (FCmax) et la fréquence cardiaque de repos (FCR), représentant l’amplitude de variation de la fréquence cardiaque disponible pour répondre à l’exercice physique.
La fréquence cardiaque de réserve est un indicateur physiologique utile pour estimer l’intensité relative d’un exercice cardiorespiratoire (interprétation) et individualiser l’intensité des périodes d’entraînement de même que les zones d’entraînement (programmation). Fréquence cardiaque de réserve = FCmax – FCR. Pour déterminer une fréquence cardiaque d’entraînement (FCentraînement) correspondant à une intensité d’exercice donnée, on utilise la formule de Karvonen qui repose notamment sur la fréquence cardiaque de réserve. Cette approche, plus précise que celle basée sur un pourcentage de la FCmax seule, tient compte des différences individuelles. Dans ce contexte, l’emploi du terme rythme cardiaque est déconseillé, car elle ne renvoie pas précisément au nombre de battements par minute et prête à confusion avec la notion de fréquence cardiaque.
American College of Sports Medicine. (2021). ACSM’s guidelines for exercise testing and prescription (11ᵉ éd.). Wolters Kluwer. www.wolterskluwer.com/en/know/acsm/guidelines-for-exercise-testing-and-prescription
Buchheit, M. (2014). Monitoring training status with HR measures: Do all roads lead to Rome? Frontiers in Physiology, 5, 73. https://doi.org/10.3389/fphys.2014.00073
Swain, D. P., & Franklin, B. A. (2002). V̇O₂ reserve and the minimal intensity for improving cardiorespiratory fitness. Medicine & Science in Sports & Exercise, 34(1). https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11782661/
Swain, D. P., & Leutholtz, B. C. (1997). Heart rate reserve is equivalent to %V̇O₂ reserve, not to %V̇O₂max. Medicine & Science in Sports & Exercise, 29(3), 410–414. https://doi.org/10.1097/00005768-199703000-00018
fréquence cardiaque maximale (FCmax) (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Fréquence cardiaque la plus élevée pouvant être atteinte au cours d’un effort maximal.
La fréquence cardiaque maximale (FCmax) est généralement déterminée lors d’un test d’effort progressif mené jusqu’à l’épuisement, mais elle peut être estimée à l’aide d’équations prédictives (ex. : 220 − âge ou 208 − 0,7 × âge), celles‑ci présentant toutefois une variabilité interindividuelle importante et une validité limitée. Elle constitue un paramètre de référence pour la prescription et le contrôle de l’intensité de l’exercice. Elle demeure relativement stable d’une journée à l’autre et est beaucoup moins influencée par l’entraînement que la fréquence cardiaque de repos ou la fréquence cardiaque sous‑maximale. La FCmax entre dans le calcul de la fréquence cardiaque de réserve et conditionne la précision des zones d’entraînement basées sur la fréquence cardiaque. Contrairement à une croyance populaire, la FCmax n’augmente pas avec l’entraînement; elle tend plutôt à rester stable ou à diminuer avec l’entraînement aérobie, et à augmenter en situation de réduction de l’entraînement. Dans ce contexte, l’emploi du terme rythme cardiaque est déconseillé, car il ne renvoie pas précisément au nombre de battements par minute et prête à confusion avec la notion de fréquence cardiaque.
American College of Sports Medicine. (2021). ACSM’s guidelines for exercise testing and prescription (11ᵉ éd.). Wolters Kluwer. www.wolterskluwer.com/en/know/acsm/guidelines-for-exercise-testing-and-prescription
Buchheit, M. (2014). Monitoring training status with HR measures: Do all roads lead to Rome? Frontiers in Physiology, 5, 73. https://doi.org/10.3389/fphys.2014.00073
Tanaka, H., Monahan, K. D., & Seals, D. R. (2001). Age-predicted maximal heart rate revisited. Journal of the American College of Cardiology, 37(1), 153–156. https://doi.org/10.1016/S0735-1097(00)01054-8
glycogène hépatique (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Polymère ramifié de molécules de glucose constituant la forme de réserve du glucose dans le foie, servant principalement à maintenir la glycémie dans des valeurs normales entre les repas et pendant l’exercice.
Le glycogène hépatique représente la réserve glucidique du foie, contenant en moyenne 80 à 120 g de glycogène chez l’adulte (320 à 480 kcal). À la différence du glycogène musculaire utilisé localement, le glycogène hépatique peut être converti en glucose libre et libéré dans la circulation sanguine grâce à la présence de l’enzyme glucose-6-phosphatase dans les hépatocytes. Cette fonction assure l’approvisionnement énergétique des tissus glucodépendants, notamment le système nerveux central et les globules rouges. Pendant l’exercice prolongé, le foie mobilise le glycogène pour stabiliser la glycémie, particulièrement lorsque les réserves musculaires diminuent. Sa dégradation (glycogénolyse hépatique) est stimulée hormonalement par le glucagon et l’adrénaline. Une déplétion marquée contribue à l’hypoglycémie, pouvant provoquer une baisse de performance, de la fatigue centrale et des altérations cognitives. L’épuisement des réserves hépatiques constitue donc un facteur limitant de l’endurance. L’entraînement en endurance ne semble pas accroître les réserves hépatiques de base, mais améliore leur préservation pendant l’effort par une modulation hormonale réduisant leur utilisation. Cette adaptation métabolique favorise une économie conjointe des réserves hépatiques et musculaires. La resynthèse post-exercice dépend de l’apport glucidique, avec une efficacité particulière des sources contenant du fructose. La synthèse (glycogénogenèse) est stimulée par l’insuline après un repas riche en glucides. Une alimentation riche en glucides et l’ingestion péri-exercice de glucides permettent de préserver les réserves hépatiques et de prolonger la tolérance à l’effort. Au-delà de son rôle énergétique, le glycogène hépatique agit comme régulateur métabolique, participant à la modulation de la lipolyse et de la gluconéogenèse. La glycogénogenèse est la synthèse de glycogène à partir de glucose, principalement dans le foie et le muscle, en situation d’excès de glucose (postprandial), sous l’effet de l’insuline, alors que la gluconéogenèse est la synthèse de glucose de novo à partir de précurseurs non glucidiques (lactate, glycérol, acides aminés), surtout dans le foie, activée en situation de jeûne, d’exercice prolongé ou de déficit d’apport glucidique.
Berg, J. M., Tymoczko, J. L., & Gatto, G. J. (2019). Biochemistry (9ᵉ éd.). W. H. Freeman. https://digrep.mchs.mw/handle/123456789/178
Fuchs, C., Gonzalez, J., Beelen, M., Cermak, N., Smith, F., Thelwall, P., Taylor, R., Trenell, M., Stevenson, E., & Van Loon, L. (2016). Sucrose ingestion after exhaustive exercise accelerates liver, but not muscle glycogen repletion compared with glucose ingestion in trained athletes. Journal of Applied Physiology, 120, 11, 1328–1334. https://doi.org/10.1152/japplphysiol.01023.2015
Gonzalez, J., & Betts, J. (2018). Dietary sugars, exercise and hepatic carbohydrate metabolism. Proceedings of the Nutrition Society, 78, 246–256. https://doi.org/10.1017/s0029665118002604
Gonzalez, J., Fuchs, C., Betts, J., & Van Loon, L. (2016). Liver glycogen metabolism during and after prolonged endurance-type exercise. American Journal of Physiology. Endocrinology and Metabolism, 311, 3, E543–53. https://doi.org/10.1152/ajpendo.00232.2016
Jeukendrup, A., & Gleeson, M. (2019). Sport nutrition. Human Kinetics. https://books.google.ca/books?hl=en&lr=&id=SMVlDwAAQBAJ&oi=fnd&pg=PR9&ots=oKq5VvNEKB&sig=-PUSxnsFmugN6nhl7BhO4O37-yk#v=onepage&q&f=false
Murray, R. K., Bender, D. A., Botham, K. M., Kennelly, P. J., Rodwell, V. W., & Weil, P. A. (2023). Harper’s illustrated biochemistry (32ᵉ éd.). McGraw-Hill. www.mheducation.com/highered/mhp/product/harper-s-illustrated-biochemistry-thirty-second-edition.html
Thomas, D. T., Erdman, K. A., & Burke, L. M. (2016). Nutrition and athletic performance. Medicine & Science in Sports & Exercise, 48(3), 543–568. https://doi.org/10.1249/mss.0000000000000852
Wahren, J., & Ekberg, K. (2007). Splanchnic regulation of glucose production. Annual Review of Nutrition, 27, 329–45. https://doi.org/10.1146/annurev.nutr.27.061406.093806
glycogène musculaire (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Polymère ramifié de molécules de glucose, constituant la forme de réserve du glucose dans les fibres musculaires, utilisé localement comme source d’énergie majeure lors de l’exercice musculaire à intensité intermédiaire ou élevée.
Le glycogène musculaire constitue la principale réserve glucidique de l’organisme : une personne entraînée peut typiquement en emmagasiner 300 à 600 g dans l’ensemble de sa masse musculaire (environ 1 200 à 2 400 kcal). Contrairement au glycogène hépatique, le glycogène musculaire ne peut être directement libéré dans la circulation sanguine, car les fibres musculaires ne possèdent pas l’enzyme glucose‑6‑phosphatase; il est donc utilisé localement pour alimenter la glycolyse et produire de l’ATP. Le glycogène musculaire représente un déterminant majeur de la performance en endurance et dans les sports intermittents, sa dégradation (glycogénolyse) soutenant la production d’énergie aux intensités intermédiaires et élevées. La vitesse de déplétion dépend de l’intensité de l’exercice, du type de fibres musculaires sollicitées (les fibres rapides étant plus glycolytiques), du niveau d’entraînement et de la disponibilité glucidique pré‑exercice. Une réduction importante des réserves dans les fibres actives diminue la capacité à maintenir une intensité élevée et altère le couplage excitation‑contraction, favorisant la fatigue. La resynthèse post‑exercice est un processus relativement lent et dépend de l’apport glucidique : pour maximiser la resynthèse du glycogène, il est recommandé de consommer environ 1,0 à 1,2 g de glucides·kg⁻¹·h⁻¹ pendant les 4 à 6 premières heures, la co‑ingestion de protéines (≈ 0,2–0,3 g·kg⁻¹·h⁻¹) pouvant optimiser la réponse insulinique et la récupération musculaire lorsque l’apport glucidique est légèrement inférieur à ces valeurs. Une surcompensation glucidique peut augmenter les réserves de glycogène au‑delà des niveaux habituels, parfois de l’ordre de 20 à 40 %. Au‑delà de son rôle énergétique, le glycogène musculaire agit comme signal métabolique en modulant des voies de signalisation cellulaires qui participent aux adaptations à l’entraînement; un entraînement réalisé avec de faibles réserves glucidiques peut renforcer certaines adaptations oxydatives et mitochondriales, mais nécessite une gestion prudente pour ne pas compromettre l’intensité, la qualité des séances ni la récupération globale.
Areta, J., & Hopkins, W. (2018). Skeletal muscle glycogen content at rest and during endurance exercise in humans: A meta-analysis. Sports Medicine, 48, 2091–2102. https://doi.org/10.1007/s40279-018-0941-1
Hearris, M., Hammond, K., Fell, J., & Morton, J. (2018). Regulation of muscle glycogen metabolism during exercise: Implications for endurance performance and training adaptations. Nutrients, 10. https://doi.org/10.3390/nu10030298
Hingst, J., Bruhn, L., Hansen, M., Rosschou, M., Birk, J., Fentz, J., Foretz, M., Viollet, B., Sakamoto, K., Færgeman, N., Havelund, J., Parker, B., James, D., Kiens, B., Richter, E., Jensen, J., & Wojtaszewski, J. (2018). Exercise-induced molecular mechanisms promoting glycogen supercompensation in human skeletal muscle. Molecular Metabolism, 16, 24–34. https://doi.org/10.1016/j.molmet.2018.07.001
Ivy, J. L. (1998). Glycogen resynthesis after exercise: Effect of carbohydrate intake. International Journal of Sports Medicine, 19(Suppl. 2), S142–S145. https://doi.org/10.1055/s-2007-971981
Ørtenblad, N., Westerblad, H., & Nielsen, J. (2013). Muscle glycogen stores and fatigue. The Journal of Physiology, 591. https://doi.org/10.1113/jphysiol.2013.251629
Sandilands, R., & Marcotte-Chénard, A. (2024). Glycogen pools and utilization during exercise: Future implication on glucose regulation. The Journal of Physiology, 602. https://doi.org/10.1113/jp287294
Schytz, C., Ørtenblad, N., Gejl, K., & Nielsen, J. (2024). Differential utilisation of subcellular skeletal muscle glycogen pools: A comparative analysis between 1 and 15 min of maximal exercise. The Journal of Physiology, 602. https://doi.org/10.1113/jp285762
Vigh-Larsen, J., Ørtenblad, N., Spriet, L., Overgaard, K., & Mohr, M. (2021). Muscle glycogen metabolism and high-intensity exercise performance: A narrative review. Sports Medicine, 51, 1855–1874. https://doi.org/10.1007/s40279-021-01475-0
glycolyse à haut débit (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Voie métabolique caractérisée par la dégradation rapide du glucose ou du glycogène en pyruvate puis en lactate, permettant la régénération du NAD⁺ cytosolique nécessaire au maintien du flux énergétique, indépendamment de la présence d’oxygène.
Le terme glycolyse à haut débit (ou flux glycolytique élevé) doit être préféré à l’appellation historique glycolyse anaérobie. Ce dernier est trompeur car il suggère que cette voie ne s’active qu’en l’absence d’oxygène (hypoxie). Or, la glycolyse est par nature indépendante de l’oxygène. La production de lactate survient non pas par manque d’O₂, mais en raison d’un débit métabolique très élevé : lorsque la vitesse de la glycolyse est très élevée, le pyruvate est converti en lactate. Cette réaction est cruciale car elle recycle le coenzyme NAD⁺ cytosolique, indispensable pour que la glycolyse continue de produire de l’ATP à grande vitesse. L’usage des termes anaérobie lactique ou anaérobie lactacide entretient l’idée obsolète que le lactate est un déchet lié à l’asphyxie du muscle. La littérature scientifique contemporaine privilégie donc une terminologie basée sur le flux plutôt que sur la disponibilité en oxygène.
Brooks, G. A. (2018). The science and translation of lactate shuttle theory. Cell Metabolism, 27(4), 757–785. www.cell.com/cell-metabolism/fulltext/S1550-4131(18)30186-4
Ferguson, B. S., Rogatzki, M. J., Goodwin, M. L., Kane, D. A., Rightmire, Z., & Gladden, L. B. (2018). Lactate metabolism: Historical context, prior misinterpretations, and current understanding. European Journal of Applied Physiology, 118(4), 691–728. https://doi.org/10.1007/s00421-017-3795-6
Robergs, R. A., Ghiasvand, F., & Parker, D. (2004). Biochemistry of exercise-induced metabolic acidosis. American Journal of Physiology-Regulatory, Integrative and Comparative Physiology, 287(3), R502–R516. https://doi.org/10.1152/ajpregu.00114.2004
habileté motrice (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Capacité acquise permettant d’exécuter volontairement une action orientée vers un but de manière efficace, coordonnée, reproductible et adaptée aux contraintes de la tâche et de l’environnement.
L’habileté motrice se caractérise par un contrôle volontaire du mouvement, une coordination optimisée des segments corporels, une efficacité dans l’atteinte du but et une capacité d’adaptation aux contraintes de la tâche et de l’environnement. Elle se distingue de la simple exécution motrice spontanée par sa nature acquise : elle résulte d’un processus d’apprentissage moteur par lequel l’athlète améliore progressivement la précision, la constance, la fluidité et l’économie de ses mouvements. L’acquisition d’une habileté motrice repose sur la pratique délibérée et structurée, la rétroaction (intrinsèque et extrinsèque), la variabilité des situations d’exécution et la consolidation progressive de programmes moteurs ou de schémas moteurs généralisés. Les habiletés motrices peuvent être classées selon plusieurs dimensions permettant de préciser les exigences perceptives, temporelles, spatiales et musculaires de la tâche : la prévisibilité de l’environnement, la structure temporelle, et la finesse du contrôle. Habileté motrice se distingue de plusieurs termes connexes : capacité physique (potentiel inné et entraînable des systèmes physiologiques, constituant les fondements sur lesquels s’appuient les habiletés motrices); capacité motrice (aptitudes générales sous-jacentes à l’exécution de diverses habiletés motrices, relativement stables mais améliorables par l’entraînement (ex. : coordination, équilibre, agilité, etc.)); compétence motrice (concept plus englobant incluant non seulement les habiletés motrices elles-mêmes, mais aussi les connaissances déclaratives et procédurales associées, les processus décisionnels, la lecture du jeu, l’anticipation et la capacité d’adapter stratégiquement l’action au contexte situationnel). L’expertise dans une habileté motrice se manifeste par plusieurs indicateurs observables : amélioration de la précision (réduction de l’erreur par rapport au but), augmentation de la constance (réduction de la variabilité inter-essais), fluidité accrue du mouvement (réduction des corrections et des à-coups), économie d’effort (diminution de la dépense énergétique), vitesse d’exécution optimisée, capacité d’adaptation aux variations de l’environnement ou de la tâche, et automatisation progressive libérant des ressources attentionnelles pour d’autres aspects de la performance (prise de décision tactique, anticipation).
Variantes régionales : France/Belgique : habileté motrice; Suisse : parfois compétence motrice
Gentile, A. M. (1972). A working model of skill acquisition with application to teaching. Quest, 17(1), 3–23. https://doi.org/10.1080/00336297.1972.10519717
Magill, R. A., & Anderson, D. I. (2024). Motor learning and control: Concepts and applications. McGraw-Hill. www.mheducation.com/highered/product/motor-learning-and-control-concepts-and-applications-magill.html
Schmidt, R. A., & Lee, T. D. (2020). Motor learning and performance: From principles to application (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/motor-learning-and-performance-6th-edition-with-web-study-guide-loose-leaf-edition?srsltid=AfmBOorhsaoMXp1f4jASX6bXAWZLKn9IgsHe5gNxWuxJUt4UGL6PCW5B
hypertrophie musculaire (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Augmentation durable de la section transversale et du volume du muscle squelettique résultant de l’accroissement de la taille des fibres musculaires en réponse à un stimulus d’entraînement répété.
L’hypertrophie musculaire constitue une adaptation structurale fondamentale à l’entraînement en force (la musculation). Le processus repose sur un bilan protéique net positif maintenu sur une période prolongée, où le taux de synthèse des protéines musculaires surpasse celui de leur dégradation. Contrairement à certaines idées reçues, le principal moteur de l’hypertrophie n’est ni le stress métabolique, ni les fluctuations hormonales aiguës, mais bien la tension mécanique imposée aux fibres musculaires. Cette tension, générée par la contraction musculaire contre une résistance, est détectée par des mécanorécepteurs qui déclenchent une cascade de signalisation intracellulaire. Cette voie de signalisation, notamment via le complexe 1 de la cible mécanistique de la rapamycine (mTORC1), joue un rôle central dans l’augmentation de la synthèse protéique et l’accumulation progressive de protéines contractiles, principalement l’actine et la myosine, au sein des myofibrilles. Les élévations transitoires d’hormones anabolisantes (testostérone, hormone de croissance, IGF-1) post-exercice n’ont pas d’influence significative sur la synthèse protéique musculaire ou les gains hypertrophiques à long terme. L’accumulation de métabolites et le gonflement cellulaire ne sont pas des causes directes de l’hypertrophie. La distinction nette entre une hypertrophie fonctionnelle (myofibrillaire) et non-fonctionnelle (sarcoplasmique) est remise en question. L’augmentation du volume musculaire est principalement due à l’accroissement des protéines myofibrillaires. L’amplitude de la réponse hypertrophique est multifactorielle et varie considérablement entre les athlètes. Les principaux facteurs sont les suivants : prédisposition individuelle, proportion des types de fibres musculaires, volume (nombre de répétitions et de séries par groupe musculaire), intensité (charge utilisée) et fréquence des séances. La progression de la tension mécanique est essentielle. Un apport adéquat en protéines et un bilan énergétique suffisant sont nécessaires pour soutenir la synthèse de nouveaux tissus musculaires. L’hypertrophie musculaire se distingue de l’hyperplasie, qui correspond à une augmentation du nombre de fibres musculaires. La contribution de l’hyperplasie à l’augmentation de la masse musculaire chez l’humain adulte reste un sujet de débat et est considérée comme marginale, si elle existe.
Grgic, J., Schoenfeld, B., & Mikulic, P. (2020). Effects of plyometric vs. resistance training on skeletal muscle hypertrophy: A review. Journal of Sport and Health Science, 10, 530–536. https://doi.org/10.1016/j.jshs.2020.06.010
Haun, C. T., Vann, C. G., Roberts, B. M., Vigotsky, A. D., Schoenfeld, B. J., & Roberts, M. D. (2019). A critical evaluation of the biological construct skeletal muscle hypertrophy: Size matters but so does the measurement. Frontiers in Physiology, 10, 247. https://doi.org/10.3389/fphys.2019.00247
Konopka, A., & Harber, M. (2014). Skeletal muscle hypertrophy after aerobic exercise training. Exercise and Sport Sciences Reviews, 42, 53–61. https://doi.org/10.1249/jes.0000000000000007
Lopez, P., Radaelli, R., Taaffe, D., Newton, R., Galvão, D., Trajano, G., Teodoro, J., Kraemer, W., Häkkinen, K., & Pinto, R. (2020). Resistance training load effects on muscle hypertrophy and strength gain: Systematic review and network meta-analysis. Medicine & Science in Sports & Exercise, 53, 1206–1216. https://doi.org/10.1249/mss.0000000000002585
Phillips, S. (2014). A brief review of critical processes in exercise-induced muscular hypertrophy. Sports Medicine (Auckland, N-Z.), 44, 71–77. https://doi.org/10.1007/s40279-014-0152-3
Schoenfeld, B. J. (2010). The mechanisms of muscle hypertrophy and their application to resistance training. Journal of Strength and Conditioning Research, 24(10), 2857–2872. https://doi.org/10.1519/JSC.0b013e3181e840f3
Van Every, D. W., Lees, M. J., Wilson, B., Nippard, J., & Phillips, S. M. (2025). Load-induced human skeletal muscle hypertrophy: Mechanisms, myths, and misconceptions. Journal of Sport and Health Science, 101104. www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2095254625000869
Wackerhage, H., Schoenfeld, B., Hamilton, D., Lehti, M., & Hulmi, J. (2019). Stimuli and sensors that initiate skeletal muscle hypertrophy following resistance exercise. Journal of Applied Physiology, 126, 30–43. https://doi.org/10.1152/japplphysiol.00685.2018
imagerie mentale (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Technique cognitive consistant à créer ou recréer volontairement, en l’absence de stimulation sensorielle externe, des représentations mentales multisensorielles d’actions motrices, de situations de performance ou de sensations corporelles, afin de faciliter l’apprentissage, la préparation psychologique et l’exécution motrice.
L’imagerie mentale constitue une habileté psychologique largement utilisée en sport de haut niveau et de plus en plus intégrée dans les programmes d’entraînement, comme complément à la pratique physique. Les études de neuroimagerie montrent que l’imagerie motrice recrute un réseau fronto‑pariétal et cérébelleux chevauchant largement celui de l’exécution réelle (activant notamment le système des neurones miroirs), ce qui explique au moins en partie ses effets sur l’apprentissage et la performance motrice. Elle poursuit plusieurs objectifs : apprentissage et perfectionnement technique, préparation tactique et stratégique à la compétition, régulation psychologique (gestion de l’anxiété, confiance), et maintien des représentations motrices pendant la réadaptation. L’imagerie peut mobiliser différentes modalités sensorielles dont la combinaison amplifie les effets : visuelle (environnement, trajectoires); kinesthésique (sensations de mouvement et tensions musculaires); auditive (sons associés); tactile (contacts) et émotionnelle (états affectifs liés à la performance). Elle peut être pratiquée selon deux perspectives : interne (première personne, favorisant la précision proprioceptive et la coordination fine) ou externe (troisième personne, facilitant l’analyse spatiale et la correction technique). Les athlètes experts combinent souvent les deux perspectives selon leurs objectifs. L’efficacité de l’imagerie dépend de plusieurs facteurs modulables par l’entraînement : vivacité (clarté des représentations), contrôlabilité (capacité à manipuler les images), régularité de pratique (séances brèves quotidiennes de 10-15 minutes généralement plus efficaces), signification personnelle et état de relaxation. Les effets les plus robustes sur la performance sont observés lorsque l’imagerie est combinée à la pratique physique, plutôt qu’utilisée isolément. Imagerie mentale se distingue de visualisation, terme parfois utilisé de manière interchangeable mais limitant car il suggère une restriction à la seule modalité visuelle. En contexte scientifique, le terme imagerie mentale est privilégié, car il rend mieux compte du caractère multisensoriel du processus. En pratique, l’imagerie mentale s’intègre dans des programmes structurés de préparation mentale combinant fixation d’objectifs, relaxation, dialogue interne positif et routines pré-compétitives, souvent sous la supervision de psychologues du sport ou de préparateurs mentaux.
Cumming, J., & Ramsey, R. (2008). Imagery interventions in sport. In Advances in applied sport psychology (pp. 15-46). Routledge. www.taylorfrancis.com/chapters/edit/10.4324/9780203887073-7/imagery-interventions-sport-jennifer-cumming-richard-ramsey
Cumming, J., & Williams, S. E. (2012). 11 The role of imagery in performance. The Oxford handbook of sport and performance psychology, 213. https://books.google.ca/books?hl=en&lr=&id=BVsALG2k-uoC&oi=fnd&pg=PA213&dq=Cumming,+J.,+%26+Williams,+S.+E.+(2012).+The+role+of+imagery+in+performance.+In+S.+Murphy+(Ed.),+The+Oxford+handbook+of+sport+and+performance+psychology+(pp.+213%E2%80%93232).+Oxford+University+Press.&ots=uz69jx_LgR&sig=h8_mToUmG55sDENTKybmp8UgEUs#v=onepage&q&f=false
Guillot, A., & Collet, C. (2008). Construction of the motor imagery integrative model in sport: A review and theoretical investigation of motor imagery use. International Review of Sport and Exercise Psychology, 1(1), 31–44. https://doi.org/10.1080/17509840701823139
Guillot, A., & Collet, C. (2010). The neurophysiological foundations of mental and motor imagery. Oxford University Press. https://global.oup.com/academic/product/the-neurophysiological-foundations-of-mental-and-motor-imagery-9780199546251?cc=ca&lang=en&#
Holmes, P. S., & Calmels, C. (2008). A neuroscientific review of imagery and observation use in sport. Journal of Motor Behavior, 40(5), 433–445. https://doi.org/10.3200/JMBR.40.5.433-445
Moran, A. (2016). The psychology of concentration in sport performers: A cognitive analysis. Routledge. https://doi.org/10.4324/9781315784946
Weinberg, R. S., & Gould, D. (2023). Foundations of sport and exercise psychology (8e éd.). Human Kinetics. https://books.google.ca/books?hl=en&lr=&id=GHGLEAAAQBAJ&oi=fnd&pg=PR3&dq=Weinberg,+R.+S.,+%26+Gould,+D.+(2018).+Foundations+of+sport+and+exercise+psychology+(7th+ed.).+Human+Kinetics.&ots=Ju-BXeMt5W&sig=z1DcvGcLdN8DbgjwgLQBFTa8oQA#v=onepage&q&f=false
intensité de l’exercice (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Degré de sollicitation physiologique ou mécanique imposée à l’organisme lors d’une activité physique, déterminé par la quantité d’effort fournie par unité de temps.
L’intensité de l’exercice constitue l’un des paramètres fondamentaux de la prescription de l’entraînement, aux côtés de la durée, de la fréquence et du type d’exercice. Elle peut être exprimée en valeur absolue (ex. : fréquence cardiaque de référence, consommation d’oxygène, vitesse de déplacement, lactatémie, puissance mécanique), ou en valeur relative, c’est-à-dire en pourcentage d’une capacité maximale individuelle (ex. : effort perçu, pourcentage de la fréquence cardiaque maximale, pourcentage de la fréquence cardiaque de réserve, pourcentage de la consommation maximale d’oxygène (V̇O₂max), pourcentage de la puissance record sur une durée donnée, pourcentage de la charge maximale (1RM)). Elle détermine la quantité de stress imposée à l’organisme et le degré de difficulté globale d’une séance, de même que la nature des adaptations physiologiques induites. En sports d’endurance, l’intensité est généralement catégorisée selon des zones. Une évaluation rigoureuse de l’intensité permet d’ajuster la charge d’entraînement, de prévenir la fatigue excessive et d’optimiser les adaptations spécifiques selon les déterminants de la performance qui sont ciblés. Intensité et degré de difficulté sont souvent confondus, alors qu’un séance d’entraînement peut comprendre des périodes d’intensité très élevée sans nécessairement être difficile (ex. : sprints sur 50 m à 80 % de la vitesse maximale entrecoupés de périodes de récupération de plusieurs minutes); inversement, une séance à intensité modérée peut être exténuante si elle dure plusieurs heures.
American College of Sports Medicine. (2021). ACSM’s guidelines for exercise testing and prescription (11e éd.). Wolters Kluwer. www.wolterskluwer.com/en/know/acsm/guidelines-for-exercise-testing-and-prescription
Borg, G. (1998). Borg’s perceived exertion and pain scales. Human Kinetics. https://psycnet.apa.org/record/1998-07179-000
Buchheit, M. (2014). Monitoring training status with HR measures: Do all roads lead to Rome? Frontiers in Physiology, 5, 73. https://doi.org/10.3389/fphys.2014.00073
Howley, E. T. (2001). Type of activity: Resistance, aerobic and leisure versus occupational physical activity. Medicine & Science in Sports & Exercise, 33(6 Suppl.), S364–S369. https://doi.org/10.1097/00005768-200106001-00005
Seiler, K. S., & Kjerland, G. Ø. (2006). Quantifying training intensity distribution in elite endurance athletes: is there evidence for an “optimal” distribution?. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 16(1), 49-56. https://doi.org/10.1111/j.1600-0838.2004.00418.x
kinanthropométrie (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Discipline scientifique qui étudie les dimensions, la forme, les proportions, la composition et la maturation du corps humain, ainsi que leurs relations avec le mouvement, la performance physique, la croissance, l’entraînement et la santé.
La kinanthropométrie se distingue de l’anthropométrie générale par son orientation spécifique vers l’analyse du corps humain en contexte d’activité physique, de performance sportive et de santé. Encadrée notamment par l’International Society for the Advancement of Kinanthropometry (ISAK), elle repose sur des protocoles de mesure hautement standardisés qui visent à garantir la fiabilité intra‑ et inter‑évaluateurs et la comparabilité des données entre laboratoires et populations. Les mesures kinanthropométriques incluent des mesures fondamentales (taille, masse corporelle), des longueurs segmentaires, des circonférences, des diamètres osseux et des plis cutanés. À partir de ces mesures directes, il est possible d’estimer la composition corporelle, le somatotype, la proportionnalité et divers indices morphologiques. En contexte sportif, la kinanthropométrie est utilisée pour le profilage morphologique, le suivi longitudinal des athlètes, l’optimisation de la performance, la prévention des blessures et l’évaluation de la croissance et de la maturation chez les jeunes sportifs. La validité des estimations de composition corporelle dépend fortement du choix d’équations adaptées à la population évaluée; les équations génériques peuvent induire des erreurs importantes lorsqu’elles sont appliquées à des athlètes de haut niveau, à certaines populations ethniques ou à des personnes très maigres ou obèses, ce qui justifie le recours aux méthodes de référence (ex. : absorptiométrie biphotonique, dilution isotopique) pour développer ou valider des équations spécifiques. La kinanthropométrie joue un rôle complémentaire aux évaluations physiologiques (aptitude aérobie, capacités anaérobie, force, puissance) et biomécaniques (analyse gestuelle, efficacité technique) dans l’évaluation intégrée de l’athlète, en fournissant un contexte structural essentiel à l’interprétation des performances fonctionnelles.
Ackland, T. R., Lohman, T. G., Sundgot-Borgen, J., Maughan, R. J., Meyer, N. L., Stewart, A. D., & Müller, W. (2012). Current status of body composition assessment in sport: Review and position statement of the IOC Medical Commission Working Group. Sports Medicine, 42(3), 227–249. https://doi.org/10.2165/11597140-000000000-00000
Heyward, V. H., & Wagner, D. R. (2004). Applied body composition assessment (2ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/applied-body-composition-assessment-2nd-edition?srsltid=AfmBOooH5lNJLpQWrLcJ3W7QL9nAhG1bk7TXA3o8h300H66HR5mWqKbx
Marfell-Jones, M., Stewart, A., Olds, T., & Carter, L. L. (2019). International Standards for Anthropometric Assessment. International Society for the Advancement of Kinanthropometry (ISAK). www.isak.global/
Norton, K., & Eston, R. G. (2019). Kinanthropometry and exercise physiology (4ᵉ éd.). Routledge Taylor and Francis Group. https://doi.org/10.4324/9781315385662
Norton, K., & Olds, T. (2004). Anthropometrica: A textbook of body measurement for sports and health courses. Routledge. www.google.ca/books/edition/Anthropometrica/Bkk8FuB0P4IC?hl=fr&gbpv=1&dq=Norton,+K.,+%26+Olds,+T.+(2018).+Anthropometrica:+A+textbook+of+body+measurement+for+sports+and+health+courses.+Routledge.&printsec=frontcover
lactate (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Métabolite clé produit en continu par la glycolyse, servant à la fois de substrat énergétique pour de nombreux tissus, dont la concentration sanguine (lactatémie) reflète l’équilibre entre sa production et son utilisation.
Le lactate (C₃H₅O₃⁻) est l’anion qui, avec l’ion hydrogène (H⁺), résulte de la dissociation de l’acide lactique. En raison du pH intracellulaire (≈ 7,1), l’acide lactique est entièrement dissociée en lactate et en ion hydrogène. La production de lactate à partir du pyruvate permet la régénération du NAD⁺, un cofacteur indispensable à la production rapide d’ATP. Le lactate est transporté pour être utilisé comme source d’énergie par d’autres cellules et organes, notamment les fibres musculaires lentes, le cœur et le cerveau. Il est également un précurseur de la néoglucogenèse dans le foie (cycle de Cori), où il est converti en glucose. Contrairement à une croyance tenace, la formation de lactate au cours de l’exercice intense n’est pas la cause de l’acidose métabolique. Au contraire, sa production consomme un proton (H⁺). Le lactate est injustement associé à divers maux de l’effort : il n’est ni la cause de l’acidose métabolique (qu’il contribue plutôt à tamponner), ni le responsable des crampes, de la fatigue neuromusculaire immédiate ou des douleurs musculaires d’apparition retardée (courbatures), ces dernières résultant de micro-lésions structurelles des fibres musculaires et non d’une accumulation métabolique.
Brooks, G. A. (2018). The science and translation of lactate shuttle theory. Cell Metabolism, 27(4), 757–785. https://doi.org/10.1016/j.cmet.2018.03.008
Cairns, S. P., & Lindinger, M. I. (2025). Lactic acidosis: Implications for human exercise performance. European Journal of Applied Physiology, 125, 1761–1795. https://doi.org/10.1007/s00421-025-05750-0
Ferretti, G., & di Prampero, P. E. (2026). A reassessment of the energetic significance of blood lactate accumulation during exercise. European Journal of Applied Physiology. https://doi.org/10.1007/s00421-026-06134-8
Gladden, L. B. (2004). Lactate metabolism: A new paradigm for the third millennium. Journal of Physiology, 558(1), 5–30. https://doi.org/10.1113/jphysiol.2003.058701
Péronnet, F., & Aguilaniu, B. (2014). Signification physiologique et interprétation clinique de la lactatémie et du pH au cours de l’EFX incrémentale. Revue des maladies respiratoires, 31(6), 525–551. www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0761842514001168
Robergs, R. A., Ghiasvand, F., & Parker, D. (2004). Biochemistry of exercise-induced metabolic acidosis. American Journal of Physiology-Regulatory, Integrative and Comparative Physiology, 287(3). https://doi.org/10.1152/ajpregu.00114.2004
lactatémie (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Concentration de lactate dans le sang (généralement mesurée dans le plasma), exprimée en millimoles par litre (mmol . L-1), résultant de l’équilibre dynamique entre sa vitesse de production (principalement par les muscles actifs) et sa vitesse de clairance.
La lactatémie résulte de l’équilibre dynamique entre la production de lactate (principalement par les muscles squelettiques via la glycolyse rapide) et sa clairance par les tissus oxydatifs (fibres de type I, cœur, cerveau, etc.) ou sa conversion en glucose (néoglucogenèse hépatique – cycle de Cori). Le passage du lactate à travers les membranes cellulaires est assuré par des protéines de transport spécifiques, les transporteurs de monocarboxylates (MCT1 et MCT4), dont la densité augmente avec l’entraînement. En sciences du sport, la relation entre la lactatémie et l’intensité de l’exercice (puissance, vitesse, fréquence cardiaque) peut être utilisée pour identifier des repères physiologiques comme le premier (LT1) et le deuxième (LT2) seuil lactique, et l’état stable lactique maximal (ESLM). L’ESLM est l’intensité maximale où la production et l’élimination s’équilibrent (état stable). Au-delà, la lactatémie augmente jusqu’à l’épuisement. La mesure de la lactatémie exige une rigueur méthodologique, car les valeurs varient selon divers facteurs. Le sang capillaire (pulpe du doigt ou lobe de l’oreille) présente souvent des concentrations plus élevées que le sang veineux pendant l’exercice intense, car il reflète davantage le métabolisme local des tissus actifs. Les valeurs mesurées dans le plasma sont environ 7 à 12 % supérieures à celles du sang total, car le lactate se concentre davantage dans la phase liquide que dans les érythrocytes. Un délai de 1 à 3 minutes est souvent nécessaire après un effort supramaximal pour observer le pic de lactatémie sanguine. Contrairement à une croyance historique persistante, l’accumulation de lactate n’est pas la cause principale de la diminution du pH à l’exercice, qui résulte principalement de l’hydrolyse de l’ATP (ATP + H₂O → ADP + Pi + H⁺) lors de contractions musculaires intenses. Le lactate lui-même, en consommant un ion H⁺ lors de sa formation à partir du pyruvate, a en réalité un effet tampon. La corrélation observée entre lactatémie et baisse du pH s’explique par le fait que ces deux phénomènes partagent une cause commune : l’intensité élevée de l’exercice entraînant à la fois une hydrolyse massive d’ATP (production de H⁺) et une glycolyse accrue (production de lactate).
American College of Sports Medicine. (2021). ACSM’s guidelines for exercise testing and prescription (11ᵉ éd.). Wolters Kluwer. www.wolterskluwer.com/en/know/acsm/guidelines-for-exercise-testing-and-prescription
Brooks, G. A. (2018). The science and translation of lactate shuttle theory. Cell Metabolism, 27(4), 757–785. https://doi.org/10.1016/j.cmet.2018.03.008
Brooks, G. A., Arevalo, J. A., Osmond, A. D., Leija, R. G., Curl, C. C., & Tovar, A. P. (2021). Lactate in contemporary biology: A phoenix risen. The Journal of Physiology, 600(5), 1229–1251. https://doi.org/10.1113/JP280955
Faude, O., Kindermann, W., & Meyer, T. (2009). Lactate threshold concepts: How valid are they? Sports Medicine, 39(6), 469–490. https://doi.org/10.2165/00007256-200939060-00003
Ferretti, G., & di Prampero, P. E. (2026). A reassessment of the energetic significance of blood lactate accumulation during exercise. European Journal of Applied Physiology. https://doi.org/10.1007/s00421-026-06134-8
Gladden, L. B. (2004). Lactate metabolism: A new paradigm for the third millennium. Journal of Physiology, 558(1), 5–30. https://doi.org/10.1113/jphysiol.2003.058701
Goodwin, M. L., Harris, J. E., Hernández, A., & Gladden, L. B. (2007). Blood lactate measurements and analysis during exercise: A guide for clinicians. Journal of Diabetes Science and Technology, 1(4), 558–569. https://doi.org/10.1177/193229680700100414
lipoxmax (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Intensité d’exercice (exprimée en % du V̇O₂max ou en Watts) à laquelle le débit d’oxydation des lipides atteint son niveau maximal.
Dans l’échelle des intensités d’exercice sous-maximal, le lipoxmax correspond à celle où la contribution lipidique à la production d’énergie est la plus élevée en valeur absolue, avant qu’elle diminue et que la glycolyse glucidique ne devienne dominante à mesure que l’intensité augmente. Le lipoxmax désigne un point ou une zone d’intensité sous-maximale généralement situé, avec une forte variabilité interindividuelle, entre 33 % et 57 % de la consommation maximale d’oxygène (V̇O₂max) ou entre 56 % et 72 % de la fréquence cardiaque maximale (FCₘₐₓ) chez les non-athlètes; et entre 49 % et 69 % du V̇O₂max ou entre 64 % et 77 % de la FCₘₐₓ chez les athlètes. La mesure du lipoxmax s’effectue par des tests d’effort progressifs avec mesures respiratoires (calorimétrie indirecte). Elle permet de tracer la courbe d’oxydation lipidique (g·min⁻¹) et d’identifier le pic d’intensité optimal. Les principaux facteurs influant sur le lipoxmax sont l’apport récent en glucides (un apport en glucides avant ou pendant l’exercice abaisse le lipoxmax, alors qu’un régime pauvre en glucides l’élève) et l’aptitude aérobie (la capacité mitochondriale décale le lipoxmax vers une intensité plus élevée). Contrairement à une idée répandue, même si l’entraînement à lipoxmax maximise l’oxydation des lipides, en réalité la perte globale de graisse ne dépend que du déficit énergétique (l’énergie ingérée moins l’énergie dépensée), car le métabolisme post-exercice compense en utilisant prioritairement le substrat qui a été épargné durant l’effort (les glucides dans ce cas).
Achten, J., & Jeukendrup, A. E. (2003). Maximal fat oxidation during exercise in trained men. International Journal of Sports Medicine, 24(8), 603–608. https://doi.org/10.1055/s-2003-43265
Folch, N., Péronnet, F., Massicotte, D., Duclos, M., Lavoie, C., & Hillaire-Marcel, C. (2001). Metabolic response to small and large 13C-labelled pasta meals following rest or exercise in man. British Journal of Nutrition, 85, 671–680. https://doi.org/10.1079/BJN2001325
Jeukendrup, A. E., & Wallis, G. A. (2005). Measurement of substrate oxidation during exercise by means of gas exchange measurements. International Journal of Sports Medicine, 26(S1), S28–S37. https://doi.org/10.1055/s-2004-830512
Maunder, E., Plews, D. J., & Kilding, A. E. (2018). Contextualising maximal fat oxidation during exercise: Determinants and normative values. Frontiers in Physiology, 9, 599. https://doi.org/10.3389/fphys.2018.00599
Melanson, E. L., MacLean, P. S., & Hill, J. O. (2009). Exercise improves fat metabolism in muscle but does not increase 24-h fat oxidation. Exercise and Sport Sciences Reviews, 37(2), 93–101.
masse corporelle (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Quantité totale de matière constituant l’organisme, résultant de l’ensemble des tissus corporels et des fluides qui les accompagnent.
La masse corporelle constitue un paramètre fondamental en kinanthropométrie et sert de point de départ à l’analyse de la composition corporelle et au calcul d’indices tels que l’indice de masse corporelle (IMC). Elle intervient dans plusieurs indicateurs relatifs de performance, notamment la puissance exprimée en watts par kilogramme et la consommation maximale d’oxygène (V̇O₂max) rapportée à la masse corporelle. Ses variations quotidiennes reflètent principalement des fluctuations d’hydratation, de contenu digestif et d’équilibre des différents compartiments corporels, ce qui justifie d’interpréter toute variation à court terme avec prudence. En contexte d’entraînement sportif, le suivi de la masse corporelle doit être complété par une analyse de la composition corporelle (répartition masse grasse / masse maigre) pour une interprétation pertinente des adaptations physiologiques.
Ackland, T. R., Lohman, T. G., Sundgot-Borgen, J., Maughan, R. J., Meyer, N. L., Stewart, A. D., & Müller, W. (2012). Current status of body composition assessment in sport: Review and position statement of the IOC Medical Commission Working Group. Sports Medicine, 42(3), 227–249. https://doi.org/10.2165/11597140-000000000-00000
Heymsfield, S. B., Lohman, T. G., Wang, Z., & Going, S. B. (2005). Human body composition (2ᵉ éd.). Human Kinetics.
Kyle, U. G., Bosaeus, I., De Lorenzo, A. D., Deurenberg, P., Elia, M., Gómez, J. M., Heitmann, B. L., Kent-Smith, L., Melchior, J.-C., Pirlich, M., Scharfetter, H., Schols, A. M. W. J., & Pichard, C. (2004). Bioelectrical impedance analysis—Part I: Review of principles and methods. Clinical Nutrition, 23(5), 1226–1243. https://doi.org/10.1016/j.clnu.2004.06.004
masse grasse (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Masse de l’ensemble des lipides dans l’organisme et des constituants non lipidiques associés au tissu adipeux.
La masse grasse comprend principalement les lipides contenus dans les adipocytes, ainsi qu’une fraction non lipidique (eau, protéines, minéraux). Elle se décline en deux catégories fonctionnelles, la graisse essentielle et la graisse de réserve. La graisse essentielle est située dans la moelle osseuse, les organes, le système nerveux et (chez la femme) les tissus mammaires et pelviens. Elle est indispensable aux fonctions physiologiques (régulation hormonale, protection). La graisse de réserve est accumulée dans les dépôts sous-cutanés et viscéraux. En contexte sportif, l’optimisation de la masse grasse vise à améliorer le rapport puissance / masse. Cependant, une masse grasse trop basse peut conduire au syndrome de déficit énergétique relatif dans le sport, altérant la santé osseuse, le profil hormonal, la fonction immunitaire, l’aptitude à l’effort et la récupération. La mesure de la masse grasse est une estimation indirecte. Les résultats peuvent varier selon la méthode utilisée (anthropométrie par plis cutanés, bioimpédance, DXA ou pesée hydrostatique). Elle se distingue de la masse lipidique (lipides purs sans eau ni protéines) et du tissu adipeux (organe anatomique incluant les vaisseaux et les nerfs).
Ackland, T. R., Lohman, T. G., Sundgot-Borgen, J., Maughan, R. J., Meyer, N. L., Stewart, A. D., & Müller, W. (2012). Current status of body composition assessment in sport: Review and position statement of the IOC Medical Commission Working Group. Sports Medicine, 42(3), 227–249. https://doi.org/10.2165/11597140-000000000-00000
Esparza-Ros, F., & Vaquero-Cristóbal, R. (2025). Anthropometry: Fundamentals of application and interpretation. Springer. https://doi.org/10.1007/978-3-031-77535-2
Heymsfield, S. B., Lohman, T. G., Wang, Z., & Going, S. B. (2005). Human body composition (2ᵉ éd.). Human Kinetics.
Kyle, U. G., Bosaeus, I., De Lorenzo, A. D., Deurenberg, P., Elia, M., Gómez, J. M., Heitmann, B. L., Kent-Smith, L., Melchior, J.-C., Pirlich, M., Scharfetter, H., Schols, A. M. W. J., & Pichard, C. (2004). Bioelectrical impedance analysis—Part I: Review of principles and methods. Clinical Nutrition, 23(5), 1226–1243. https://doi.org/10.1016/j.clnu.2004.06.004
masse lipidique (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Masse des lipides présents dans l’organisme.
La masse lipidique est un concept plus précis que la masse grasse, particulièrement dans les modèles avancés de composition corporelle. Elle constitue une sous-composante de la masse grasse. Elle englobe l’ensemble des lipides corporels, quel que soit leur compartiment anatomique : triglycérides emmagasinés dans le tissu adipeux (composante majoritaire), phospholipides et cholestérol des membranes cellulaires, lipides intramusculaires, lipides circulants (lipoprotéines) et lipides essentiels des organes. Le modèle bicompartimental classique divise le corps en masse grasse et masse maigre. Les modèles à quatre compartiments distinguent masse lipidique, masse hydrique, masse protéique et masse minérale, offrant une caractérisation plus précise de la composition corporelle. La masse lipidique est particulièrement utile pour les athlètes de haut niveau, où une compréhension fine de la répartition des lipides peut éclairer l’optimisation de la performance et la santé métabolique. En contexte sportif, un excès de masse lipidique peut nuire à l’économie du mouvement et augmenter le coût énergétique dans les sports où le rapport puissance / masse est déterminant. Inversement, une masse lipidique insuffisante peut compromettre la fonction hormonale, l’immunité, la récupération et la santé osseuse.
Ackland, T. R., Lohman, T. G., Sundgot-Borgen, J., Maughan, R. J., Meyer, N. L., Stewart, A. D., & Müller, W. (2012). Current status of body composition assessment in sport: Review and position statement of the IOC Medical Commission Working Group. Sports Medicine, 42(3), 227–249. https://doi.org/10.2165/11597140-000000000-00000
Esparza-Ros, F., & Vaquero-Cristóbal, R. (2025). Anthropometry: Fundamentals of application and interpretation. Springer. https://doi.org/10.1007/978-3-031-77535-2
Heymsfield, S. B., Lohman, T. G., Wang, Z., & Going, S. B. (2005). Human body composition (2ᵉ éd.). Human Kinetics.
Lee, S. Y., & Gallagher, D. (2008). Assessment methods in human body composition. Current Opinion in Clinical Nutrition and Metabolic Care, 11(5), 566–572. https://doi.org/10.1097/MCO.0b013e32830b5f23
masse maigre (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Masse de l’ensemble des tissus de l’organisme à l’exclusion de la masse lipidique.
La masse maigre est un déterminant majeur de la dépense énergétique. Bien que souvent utilisés de manière interchangeable, les termes masse maigre et masse sans graisse présentent une nuance théorique : la masse maigre inclut théoriquement une petite quantité de lipides essentiels (membranes cellulaires), tandis que la masse sans graisse en est totalement dépourvue. Elle s’inscrit dans le modèle bicompartimental de composition corporelle où la masse totale est divisée en deux compartiments : masse grasse (tissu adipeux) et masse maigre (tous les tissus non adipeux). Ce modèle constitue l’approche la plus couramment utilisée en pratique sportive et clinique pour sa simplicité conceptuelle et son utilité pratique. La masse maigre comprend plusieurs composantes aux proportions variables : masse musculaire squelettique (environ 40–50 % de la masse maigre chez l’adulte), masse osseuse, organes viscéraux, eau corporelle totale (représentant 70–75 % de la masse maigre) et tissus conjonctifs. Elle représente le compartiment métaboliquement actif de l’organisme, responsable de la majorité de la dépense énergétique au repos et déterminant majeur de la capacité métabolique, de la force et de la puissance. En contexte sportif, une masse maigre élevée favorise généralement la force, la puissance et la vitesse. Toutefois, une augmentation excessive peut être défavorable dans les disciplines exigeant un faible rapport poids / puissance (sports d’endurance avec déplacement du corps, sports à catégorisation pondérale). L’optimisation de la masse maigre, particulièrement de sa composante musculaire, constitue un objectif central en musculation, sports de force et réadaptation. Une diminution excessive (sarcopénie, dénutrition, immobilisation) compromet la santé, la fonction musculaire et la performance. La masse maigre se distingue de la masse musculaire, qui constitue seulement l’une de ses composantes, bien que souvent l’objectif prioritaire des interventions d’entraînement.
Ackland, T. R., Lohman, T. G., Sundgot-Borgen, J., Maughan, R. J., Meyer, N. L., Stewart, A. D., & Müller, W. (2012). Current status of body composition assessment in sport: Review and position statement of the IOC Medical Commission Working Group. Sports Medicine, 42(3), 227–249. https://doi.org/10.2165/11597140-000000000-00000
Heyward, V. H., & Wagner, D. R. (2004). Applied body composition assessment (2ᵉ éd.). Human Kinetics.
Lee, S. Y., & Gallagher, D. (2008). Assessment methods in human body composition. Current Opinion in Clinical Nutrition and Metabolic Care, 11(5), 566–572. https://doi.org/10.1097/MCO.0b013e32830b5f23
métabolisme énergétique (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Ensemble des réactions biochimiques cellulaires qui assurent la production, le transfert, l’utilisation et la mise en réserve de l’énergie nécessaire au maintien des fonctions vitales et à l’activité physique, via l’ATP produit par les différentes voies métaboliques.
Le métabolisme énergétique constitue un sous-ensemble du métabolisme, centré sur les voies productrices d’ATP à partir de divers substrats (phosphagène, glycogène, glucose, acides gras). Les filières dites « anaérobies » (système phosphagène et glycolyse) et la filière aérobie (respiration cellulaire) fonctionnent selon le principe du continuum énergétique : elles sont actives de manière simultanée et intégrée, leur contribution relative étant dictée par la puissance demandée et la durée de l’effort. En sciences du sport, l’étude du métabolisme énergétique — souvent appelée bioénergétique de l’exercice — permet de quantifier la dépense métabolique et d’identifier les facteurs limitants de la performance (ex. : déplétion du glycogène, accumulation de métabolites). Cette analyse est utile pour individualiser la planification de l’entraînement et optimiser les stratégies de resynthèse des réserves énergétiques en phase de récupération.
Briand, J., di Prampero, P. E., Osgnach, C., Thibault, G., & Tremblay, J. (2025). Quantifying metabolic energy contributions in sprint running: A novel bioenergetic model. European Journal of Applied Physiology. https://doi.org/10.1007/s00421-025-05831-0
Gjerløw, L. E., Støa, E. M., Helgerud, J., Johansen, J.-M., & Støren, Ø. (2025). Physiological determinants and energy system contribution in short- and middle-distance cycling performance. European Journal of Applied Physiology. https://doi.org/10.1007/s00421-025-06049-w
McArdle, W. D., Katch, F. I., & Katch, V. L. (2023). Exercise physiology: Nutrition, energy, and human performance (9ᵉ éd.). Wolters Kluwer. https://shop.lww.com/Exercise-Physiology/p/9781975217297
Péronnet, F., & Massicotte, D. (1991). Table of nonprotein respiratory quotient: An update. Journal Canadien des Sciences du Sport [Canadian Journal of Sport Sciences], 16(1), 23–29. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/1645211/
Spriet, L. L. (2014). New insights into the interaction of carbohydrate and fat metabolism during exercise. Sports Medicine, 44(Suppl. 1), 87–96. https://doi.org/10.1007/s40279-014-0154-1
méthode d’entraînement (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Approche structurée et reproductible régissant la manipulation des variables de la charge d’entraînement (intensité, volume, densité) en vue de produire un stimulus physiologique ou psychologique spécifique orienté vers un objectif d’adaptation déterminé.
Une méthode d’entraînement décrit le « comment » de la charge d’entraînement, c’est‑à‑dire la manière dont les séances sont construites pour atteindre un objectif donné (développement d’une qualité physique, apprentissage technique, préparation tactique, etc.). Elle s’appuie sur la modulation de variables telles que l’intensité, le volume, la durée, la densité, la fréquence, les modalités de récupération et le type d’action musculaire. Parmi les méthodes couramment utilisées figurent l’entraînement continu à intensité constante, l’entraînement par intervalles (on dit aussi entraînement intermittent et entraînement fractionné), l’entraînement par intervalles de sprint, le fartlek, l’entraînement en circuit, ainsi que les méthodes pyramidale, en escalier ou en allers‑retours. En sports collectifs, des méthodes spécifiques incluent le jeu réduit, l’entraînement intégré et diverses formes de situations jouées. D’autres approches fréquemment employées sont les méthodes conjuguée ou contrastée (force‑vitesse, force‑endurance), la pliométrie, l’électrostimulation et l’entraînement avec restriction du flux sanguin (occlusion). Une même méthode peut cibler différentes qualités physiques selon les paramètres retenus. L’efficacité d’une méthode dépend surtout de son adéquation au profil et au niveau de l’athlète, à la période de la saison, aux objectifs prioritaires et à la variété des stimuli qu’elle permet, plutôt que d’une supériorité intrinsèque d’une méthode particulière.
Buchheit, M., & Laursen, P. B. (2013a). High-intensity interval training, solutions to the programming puzzle: Part I: Cardiopulmonary emphasis. Sports Medicine, 43(5), 313–338. https://doi.org/10.1007/s40279-013-0029-x
Buchheit, M., & Laursen, P. B. (2013b). High-intensity interval training, solutions to the programming puzzle. Part II: Anaerobic energy, neuromuscular load and practical applications. Sports Medicine, 43(10), 927–954. https://doi.org/10.1007/s40279-013-0066-5
Laursen, P. B., & Buchheit, M. (2018). Science and application of high-intensity interval training. Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/science-and-application-of-high-intensity-interval-training?srsltid=AfmBOoq0HB6_EbwVFXLLwpTqUIipdz9SLDG5fJpw8pMcuvv4mdjvwqD9
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
Zatsiorsky, V. M., & Kraemer, W. J. (2021). Science and practice of strength training (3ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/science-and-practice-of-strength-training-3rd-edition?srsltid=AfmBOor6Czl0hJkN4jLKReyADU4ZQKFOVMcqHtOs-v8SR_2mmGbJJt9B
mobilité articulaire (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Capacité d’une articulation à effectuer un mouvement dans toute son amplitude physiologique, permise par sa structure anatomique et l’extensibilité des tissus périarticulaires, sans douleur ni compensation motrice.
La mobilité articulaire est le produit de l’interaction entre l’anatomie osseuse, la compliance des tissus mous et l’intégrité du système nerveux. Elle est limitée soit par des butées osseuses (congruence articulaire), soit par des freins capsulo-ligamentaires et musculaires. On distingue la mobilité passive et la mobilité active. La mobilité passive reflète l’extensibilité maximale des structures sans intervention musculaire active. La mobilité active représente l’amplitude contrôlée par le système neuromusculaire. L’écart entre ces deux mesures est appelé « réserve de mobilité ». Des articulations nécessitent principalement de la stabilité (ex. : genou, colonne lombaire), d’autres de la mobilité (ex. : cheville, hanche, colonne thoracique). Une restriction de mobilité sur un segment entraîne systématiquement des compensations sur les segments adjacents. Contrairement à la souplesse, qui se concentre sur l’allongement du complexe musculo-tendineux, la mobilité englobe la fonction globale de l’articulation incluant le glissement des surfaces articulaires. L’entraînement privilégie souvent le renforcement dans les amplitudes de fin de course pour transformer la flexibilité passive en mobilité active utilisable.
Alter, M. J. (2004). Science of flexibility (3ᵉ éd.). Human Kinetics. https://books.google.ca/books?hl=en&lr=&id=3pPAWd1PW2sC&oi=fnd&pg=PA3&dq=Alter,+M.+J.+(2004).+Science+of+Flexibility+(3%E1%B5%89+%C3%A9d.).+Human+Kinetics.&ots=6qwIGouU_f&sig=2nl8DwskXuqj_Cuk2jIQQK4m9ow#v=onepage&q&f=false
American College of Sports Medicine. (2021). ACSM’s guidelines for exercise testing and prescription (11ᵉ éd.). Wolters Kluwer. www.wolterskluwer.com/en/know/acsm/guidelines-for-exercise-testing-and-prescription
Behm, D. G., Blazevich, A. J., Kay, A. D., & McHugh, M. (2016). Acute effects of muscle stretching on physical performance, range of motion, and injury incidence in healthy active individuals: A systematic review. Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism, 41(1), 1–11. https://doi.org/10.1139/apnm-2015-0235
Cook, G. (2011). Movement: Functional movement systems: Screening, assessment, corrective strategies. On target Publications. https://books.google.ca/books/about/Movement.html?id=iOadmwEACAAJ&redir_esc=y
Magnusson, S. P., & Kjaer, M. (2019). The impact of loading, unloading, ageing and injury on the human tendon. Journal of Physiology, 597(5), 1283–1298. https://doi.org/10.1113/JP275450
modalité de récupération (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Ensemble des méthodes et techniques utilisées après l’effort pour favoriser la restauration des fonctions.
Une modalité de récupération est une intervention ciblée, intégrée dans un programme global de récupération. Les modalités de récupération sont utilisées pour favoriser les processus physiologiques, neuromusculaires et psychologiques de restauration après un effort physique, en vue d’un retour à l’équilibre fonctionnel, d’une optimisation des adaptations à l’entraînement et du rétablissement de l’aptitude à s’entraîner. Elles incluent notamment les suivantes : récupération active, réhydratation adaptée à la perte hydrique et électrolytique, alimentation (apports glucidiques et protéiques après l’effort pour la resynthèse du glycogène et la « réparation » musculaire), sommeil, cryothérapie, thermothérapie, alternance chaud-froid, massage et pressothérapie, compression (ex. : vêtements pneumatiques qui favorisent le drainage veineux et lymphatique), relaxation, respiration consciente, imagerie mentale, méditation pleine conscience, rétroaction biologique, stimulation électrique neuromusculaire, vibration localisée, caisson hyperbare, photobiomodulation (lumière infrarouge). L’efficacité d’une modalité dépend du type, de la durée et de l’intensité de l’effort, du niveau d’entraînement et du profil individuel, du moment d’application (immédiate ou différée) et de son intégration dans un plan global de récupération. Une approche rationnelle privilégie la combinaison de plusieurs modalités complémentaires plutôt que l’utilisation isolée d’une seule.
Barnett, A. (2006). Using recovery modalities between training sessions in elite athletes: Does it help? Sports Medicine, 36(9), 781–796. https://doi.org/10.2165/00007256-200636090-00005
Bieuzen, F., Bleakley, C. M., & Costello, J. T. (2013). Contrast water therapy and exercise induced muscle damage: A systematic review and meta-analysis. PLOS ONE, 8(4), e62356. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0062356
Bleakley, C. M., Bieuzen, F., Davison, G. W., & Costello, J. T. (2014). Whole-body cryotherapy: Empirical evidence and theoretical perspectives. Open Access Journal of Sports Medicine, 5, 25–36. https://doi.org/10.2147/OAJSM.S41655
Borne, R., Hausswirth, C., Costello, J. T., & Bieuzen, F. (2015). Low-frequency electrical stimulation combined with a cooling vest improves recovery of elite kayakers following a simulated 1000-m race in a hot environment. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 25(Suppl. 1), 219–228. https://doi.org/10.1111/sms.12392
Dupuy, O., Douzi, W., Theurot, D., Bosquet, L., & Dugué, B. (2018). An evidence-based approach for choosing post-exercise recovery techniques to reduce markers of muscle damage, soreness, fatigue, and inflammation: A systematic review with meta-analysis. Frontiers in Physiology, 9, 403. https://doi.org/10.3389/fphys.2018.00403
Pournot, H., Bieuzen, F., Duffield, R., Lepretre, P.-M., Cozzolino, C., & Hausswirth, C. (2011). Short term effects of various water immersions on recovery from exhaustive intermittent exercise. European Journal of Applied Physiology, 111(7), 1287–1295. https://doi.org/10.1007/s00421-010-1754-6
modèle de développement de l’athlète (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Cadre conceptuel structurant les étapes, principes et modalités d’encadrement du développement sportif d’une personne, de l’initiation à la pratique durable ou au haut niveau, en tenant compte de son développement physique, psychologique et social.
Un modèle de développement de l’athlète précise généralement les phases du développement sportif, les priorités d’entraînement selon l’âge et le stade de maturation, ainsi que les facteurs biomoteurs, psychosociaux et pédagogiques influant sur la progression. Il sert de cadre de référence pour les organisations sportives dans l’élaboration de programmes, de politiques et de parcours de développement. Ces modèles reposent sur des connaissances scientifiques (croissance, maturation, physiologie du sport, apprentissage moteur, psychologie du sport) et des orientations institutionnelles telles que la santé, la participation récréative ou l’excellence sportive. Ils se distinguent des parcours de performance (plus centrés sur les exigences du haut niveau) et des plans de développement sportif (orientés vers la gestion des structures et des programmes), qui ont des finalités plus ciblées. Des versions nationales de modèle de développement de l’athlète incluent souvent des considérations multisectorielles (éducation, santé publique, inclusion). Un modèle de développement de l’athlète précise généralement les phases du développement sportif, les priorités d’entraînement selon l’âge et le stade de maturation, ainsi que les facteurs biomoteurs, psychosociaux et pédagogiques influençant la progression. Il sert de cadre de référence pour les organisations sportives dans l’élaboration de programmes, de politiques et de parcours de développement. Ces modèles reposent sur des connaissances scientifiques (croissance, maturation, physiologie du sport, apprentissage moteur, psychologie du sport) et des orientations institutionnelles telles que la santé, la participation récréative ou l’excellence sportive. Ils se distinguent des parcours de performance (plus centrés sur les exigences du haut niveau) et des plans de développement sportif (orientés vers la gestion des structures et des programmes), qui ont des finalités plus ciblées. Des versions nationales de modèle de développement de l’athlète incluent souvent des considérations multisectorielles (éducation, santé publique, inclusion).
Variantes régionales : France : parcours de développement de l’athlète
Bailey, R., Ford, P., MacNamara, A., & Pearce, G. (2010). Participant development in sport: An academic review (Vol. 4). Sports Coach UK. https://research.birmingham.ac.uk/en/publications/participant-development-in-sport-an-academic-review/
Clarke, H., Smith, D., & Thibault, G. (1994). Athlete-centred sport: A discussion paper. Federal/Provincial/Territorial Sport Police Steering Committee, 1-12. https://athletescan.ca/wp-content/uploads/2021/12/athlete_centered_sport_-_discussion_paper.pdf
Côté, J., & Hancock, D. J. (2016). Evidence-based policies for youth sport programmes. International Journal of Sport Policy and Politics, 8(1), 51–65. https://doi.org/10.1080/19406940.2014.919338
Gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. (2025). Politique canadienne du sport 2025-2035. Secrétariat du sport canadien. https://ttcanada.ca/canadian-sport-policy-2025-2035-a-shared-vision-for-sport-in-canada/?lang=fr
Thibault, G., & Cléroult, M. (2019). Développement, de la découverte au sport de haut niveau. Dans R. Roult, D. Auger & M.-A. Lavigne (dir.), Sport et société : Perspectives conceptuelles et enjeux d’action aux échelles québécoise, canadienne et internationale (p. 133–143). Presses de l’Université du Québec. www.grande-librairie.com/produit/sport-et-socit-perspectives-conceptuelles-et-enjeux-daction/
modèle de l’exercice intermittent (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Représentation théorique, graphique, mathématique ou algorithmique qui formalise les relations entre les paramètres structurels d’un exercice intermittent (durée, intensité et organisation des périodes de travail et de récupération) et la charge interne qui en résulte, afin de quantifier le stress physiologique, d’estimer la contribution relative des filières énergétiques, de programmer des séances d’entraînement par intervalles ou d’analyser des exercices intermittents, y compris des compétitions.
Les modèles de l’exercice intermittent peuvent être descriptifs lorsqu’ils servent à quantifier a posteriori le stress physiologique, à analyser une performance ou à apprécier la contribution relative des filières énergétiques lors d’un exercice réalisé. Ils peuvent aussi être prédictifs lorsqu’ils sont utilisés pour planifier des séances d’entraînement par intervalles, ajuster la durée et l’intensité des périodes d’effort et de récupération, ou anticiper la réponse de l’organisme à une charge future, en contexte d’entraînement ou de compétition. Plusieurs modèles de l’exercice intermittent sont intégrés à des plateformes web ou applications d’entraînement (ex. : Cube5D, GoldenCheetah, Intervals.icu, PerfPRO Studio, TrainerRoad, TrainingPeaks, WKO) qui fournissent un cadre général pour structurer, analyser et individualiser les séances d’entraînement intermittent à partir de données de puissance, d’allure ou de fréquence cardiaque. Parmi les principaux modèles figurent ceux de Purdy (modèle tabulaire pour la course à pied), de Thibault (modèle graphique), de Skiba (modèle de W′balance) et de Coggan (modèle de courbe puissance‑durée, dont certaines variantes ont été adaptées ou modifiées par Briand). Ces modèles s’appliquent principalement au cyclisme et à la course à pied, mais peuvent être transposés à d’autres disciplines disposant de mesures continues de puissance ou de vitesse. Leur utilisation repose généralement sur des données issues de capteurs de puissance (cyclisme, aviron, ergomètres) ou d’allure (course à pied), parfois combinées à des mesures de fréquence cardiaque ou de perception de l’effort. Bien que très populaires, ces modèles reposent sur des simplifications physiologiques (ex. : l’hypothèse d’un réservoir d’énergie W’ fixe et indépendant de la récupération) et doivent être utilisés comme des estimateurs de charge plutôt que des mesures physiologiques directes. Les modèles de Skiba et de Coggan peuvent d’ailleurs, dans certains cas, mener à la prescription de séances mathématiquement valides mais physiologiquement impossibles à réaliser.
Allen, H., & Coggan, A. R. (2019). Training and racing with a power meter (3ᵉ éd.). VeloPress. https://books.google.ca/books/about/Training_and_Racing_with_a_Power_Meter_3.html?id=-pJutgEACAAJ&redir_esc=y
Briand, J., Tremblay, J., & Thibault, G. (2022). Can popular high-intensity interval training (HIIT) models lead to impossible training sessions? Sports, 10(1), Article 10. https://doi.org/10.3390/sports10010010
Jones, A. M., Burnley, M., Black, M. I., Poole, D. C., & Vanhatalo, A. (2019). The maximal metabolic steady state: Redefining the « gold standard ». Physiological Reports, 7(10), Article e14098. https://doi.org/10.14814/phy2.14098
Skiba, P. F., Chidnok, W., Vanhatalo, A., & Jones, A. M. (2012). Modeling the expenditure and reconstitution of work capacity above critical power. Medicine & Science in Sports & Exercise, 44(8), 1526–1532. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22382171/
Skiba, P. F., Clarke, D., Vanhatalo, A., & Jones, A. M. (2014). Validation of a novel intermittent W′ model for cycling using field data. European Journal of Applied Physiology, 114(8), 1645–1655. https://doi.org/10.1123/ijspp.2013-0471
Thibault, G. (2003). A graphical model for interval training. IAAF New Studies in Athletics, 18(3), 49–55. www.semanticscholar.org/paper/A-graphical-model-for-interval-training-Thibault/bbd3f4b27006ed7d68e6556bc073e156eae4b739
modélisation (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Processus de conception et d’exploitation de représentations abstraites – conceptuelles, schématiques, mathématiques, statistiques ou algorithmiques – visant à simuler, analyser ou prédire des phénomènes liés au mouvement humain, à la charge physiologique ou à la performance sportive.
La modélisation traduit des réalités complexes (gestes techniques, réponses physiologiques, stratégies, tactiques, etc.) en construits théoriques visant principalement trois objectifs, soit décrire (caractériser de manière systématique les composantes et paramètres d’un phénomène); expliquer (identifier les relations de cause à effet et les mécanismes sous-jacents); et prédire (anticiper les comportements, les résultats ou l’évolution de variables en fonction de conditions données). La modélisation permet notamment de faciliter la compréhension de phénomènes complexes, d’optimiser l’entraînement, d’analyser la technique, de prévenir les blessures ou de simuler des scénarios de compétition, en transformant des observations empiriques en outils d’aide à la décision quantifiables et reproductibles. Les modèles peuvent être déterministes (reposant sur des équations physiques ou physiologiques), empiriques (fondés sur l’analyse statistique de données expérimentales) ou hybrides (combinant théorie et apprentissage automatique). La modélisation mathématique constitue un outil central pour la simulation, la prévision de la performance et la planification de l’entraînement individualisé. Le processus de modélisation comprend généralement les étapes suivantes : conceptualisation du phénomène à représenter (définition des variables et paramètres clés); formalisation mathématique (choix du type de modèle : linéaire, non linéaire, stochastique, dynamique, etc.); calibrage et validation expérimentale du modèle à partir de données mesurées; interprétation et ajustement du modèle selon la pertinence scientifique et pratique. En biomécanique, la modélisation mathématique permet d’estimer les forces articulaires et les moments de force à partir des mesures cinématiques et cinétiques. En physiologie de l’exercice, elle est utilisée pour décrire la relation entre les composantes d’une séance et la charge d’entraînement qui en découle. En sciences des données du sport, la modélisation est intégrée à l’intelligence artificielle pour prédire notamment les performances, les risques de blessure ou la réponse à l’entraînement. Une modélisation valide doit satisfaire aux critères de cohérence interne, de validité externe, et de falsifiabilité.
Briand, J., Deguire, S., Gaudet, S., & Bieuzen, F. (2022). Monitoring variables influence on random forest models to forecast injuries in short-track speed skating. Frontiers in Sports and Active Living, 4, 896828. www.frontiersin.org/journals/sports-and-active-living/articles/10.3389/fspor.2022.896828/full
Briand, J., di Prampero, P. E., Osgnach, C., Thibault, G., & Tremblay, J. (2025). Quantifying metabolic energy contributions in sprint running: A novel bioenergetic model. European Journal of Applied Physiology, 125, 3521–3541. https://doi.org/10.1007/s00421-025-05831-0
Briand, J., Mangin, T., Tremblay, J., & Pageaux, B. (2025). Bridging inductive and deductive reasoning: A proposal to enhance the evaluation and development of models in sports and exercise science. Sports Medicine, 55, 2707–2719. https://doi.org/10.1007/s40279-025-02289-0
Briand, J., Tremblay, J., & Thibault, G. (2022). Can popular high-intensity interval training (HIIT) models lead to impossible training sessions? Sports, 10(1), Article 10. https://doi.org/10.3390/sports10010010
di Prampero, P. E. (2003). Factors limiting maximal performance in humans. European Journal of Applied Physiology, 90(3–4), 420–429. https://doi.org/10.1007/s00421-003-0926-z
Péronnet, F., & Thibault, G. (1989). Mathematical analysis of running performance and world running records. Journal of Applied Physiology, 67(1), 453–465. https://doi.org/10.1152/jappl.1989.67.1.453
moment de force (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Grandeur vectorielle égale au produit vectoriel du vecteur position (ou bras de levier) par le vecteur force appliquée, qui mesure la tendance d’une force à faire tourner un corps rigide autour d’un axe ou d’un point donné.
En biomécanique du mouvement, le moment de force exercé par un muscle ou un groupe musculaire autour d’une articulation détermine leur capacité à produire une rotation articulaire. Par exemple, lors de la flexion du coude, le biceps brachial exerce un moment de force autour de l’articulation huméro‑ulnaire proportionnel à la force musculaire et à la distance perpendiculaire entre la ligne d’action du muscle et l’axe articulaire. En français, le terme recommandé est moment de force, plutôt que l’emprunt torque. Le moment de force se mesure en newton‑mètres (N·m). En biomécanique humaine, on emploie souvent les expressions couple de forces ou moment musculaire, même si, en physique, le terme couple de forces désigne rigoureusement un système de deux forces parallèles et opposées produisant une rotation pure sans translation. La valeur du moment dépend à la fois de l’intensité de la force et de la longueur du bras de levier, c’est‑à‑dire de la distance perpendiculaire entre la ligne d’action de la force et l’axe de rotation.
Symbole : τ
Enoka, R. M. (2025). Neuromechanics of human movement (6e éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/neuromechanics-of-human-movement-6th-edition?srsltid=AfmBOopCF0_zJpMol3sLnzVVFNzhB_JLAIQIz1PzPhwliaCU65ZjMSIp#tab-description
Hall, S. J. (2025). Basic biomechanics (9ᵉ éd.). McGraw-Hill Education www.mheducation.com/highered/product/Basic-Biomechanics-Hall.html
monitorage (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Processus systématique de collecte et d’enregistrement continus de données objectives et subjectives relatives à l’entraînement et à l’athlète.
Le monitorage constitue le processus de collecte de données sur lequel repose le suivi de l’état d’entraînement. Alors qu’il se concentre sur l’action de mesurer et de collecter des informations (le stimulus), le suivi de l’état d’entraînement représente l’approche interprétative qui analyse ces données pour évaluer la réponse globale de l’athlète et orienter les décisions. Le monitorage englobe la collecte d’indicateurs de la charge externe (puissance, vitesse, distance) et de la charge interne (fréquence cardiaque, perception de l’effort), ainsi que d’autres variables pertinentes (qualité du sommeil, état de fatigue, etc.). Il se distingue de l’évaluation, qui est généralement ponctuelle et sommative.
Variantes régionales : Les termes suivi, suivi de l’état d’entraînement, suivi de la charge d’entraînement, et suivi des performances sont d’usage courant au Québec pour désigner l’ensemble du processus. L’emploi du terme monitorage permet de distinguer spécifiquement l’étape de collecte de données de l’étape d’analyse et d’interprétation.
Bourdon, P. C., Cardinale, M., Murray, A., Gastin, P., Kellmann, M., Varley, M. C., Gabbett, T. J., Coutts, A. J., Burgess, D. J., Gregson, W., & Cable, N. T. (2017). Monitoring Athlete Training Loads: Consensus statement. International Journal of Sports Physiology and Performance, 12(Suppl 2), S2161–S2170. https://journals.humankinetics.com/view/journals/ijspp/12/s2/article-pS2-161.xml
Halson, S. L. (2014). Monitoring training load to understand fatigue in athletes. Sports Medicine, 44(Suppl. 2), 139–147. https://doi.org/10.1007/s40279-014-0253-z
myotypologie (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Étude et classification des fibres musculaires selon leurs caractéristiques morphologiques, physiologiques et fonctionnelles, permettant d’établir le profil d’un muscle spécifique ou d’un athlète.
La myotypologie repose sur l’identification des principaux types de fibres musculaires : fibres de type I (oxydatives, lentes), fibres de type IIa (oxidatives-glycolytiques, intermédiaires) et fibres de type IIx (glycolytiques à haut débit, rapides). Elle peut être déterminée par biopsie musculaire, par imagerie, ou plus indirectement par des tests fonctionnels (profils force-vitesse, tests de puissance, analyses de fatigabilité). Les profils myotypologiques influent sur les déterminants de la performance, ainsi que la réponse aux différents types d’entraînement. Les effets de l’entraînement induisent principalement des transitions entre les sous-types de fibres (ex. : de IIx vers IIa) plutôt que des conversions complètes entre les types I et II. Myotypologie ne doit pas être confondu avec composition corporelle, qui porte sur les masses tissulaires globales, ni avec typologie somatique (somatotypes).
Gollnick, P. D., & Saltin, B. (1982). Significance of skeletal muscle oxidative enzyme enhancement with endurance training. Clinical Physiology, 2(1), 1–12. https://doi.org/10.1111/j.1475-097X.1982.tb00001.x
Schiaffino, S., & Reggiani, C. (2011). Fiber types in mammalian skeletal muscles. Physiological Reviews, 91(4), 1447–1531. https://doi.org/10.1152/physrev.00031.2010
perception de l’effort (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Sensation consciente de l’ampleur des ressources physiques et cognitives mobilisées ou devant être mobilisées pour accomplir, ou tenter d’accomplir, une tâche donnée.
Indissociable de la charge interne d’entraînement, la perception de l’effort réfère à l’évaluation subjective et consciente de l’ampleur des ressources (physiques et cognitives) mobilisées ou tentées d’être mobilisées lors d’une tâche. Bien qu’elle intègre les signaux sensoriels, physiologiques et environnementaux renseignant sur la difficulté de la tâche, elle est fondamentalement générée par le système nerveux central via la décharge corollaire (une copie du signal moteur envoyé vers les aires sensorielles). Elle reflète ainsi l’intégration centrale d’informations provenant des systèmes cardiorespiratoire, musculaire et métabolique, mais est aussi modulée par des facteurs psychologiques tels que l’attention, la motivation ou l’état affectif. Sur le plan neurobiologique, la perception de l’effort se distingue nettement de la douleur (nociception) : la première traduit la difficulté centrale à générer ou maintenir la commande motrice, tandis que la seconde est une sensation périphérique aversive liée à l’intégrité des tissus. Ces deux sensations, bien que souvent concomitantes à haute intensité, peuvent varier indépendamment (on peut percevoir un effort maximal sans douleur). De nombreux déterminants influencent cette perception, notamment la condition physique, la disponibilité énergétique, la chaleur, l’hydratation, le sommeil, l’anxiété, ainsi que la fatigue mentale. Bien que le terme effort perçu soit largement utilisé comme traduction de l’anglais perceived exertion, le terme perception de l’effort est privilégié pour sa rigueur conceptuelle, soulignant qu’il s’agit d’une expérience psychologique active. L’expression effort perçu demeure toutefois acceptable et d’usage courant, particulièrement dans la dénomination des outils de mesure (ex. : échelle d’effort perçu).
Borg, E., & Kaijser, L. (2006). A comparison between three rating scales for perceived exertion and two different work tests. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 16(1), 57–69. https://doi.org/10.1111/j.1600-0838.2005.00448.x
Goldstein, E. B. (dir.). (2010). Encyclopedia of perception. Sage. https://sk.sagepub.com/ency/edvol/perception/toc
Mangin, T., & Pageaux, B. (2025). Effort and its perception revisited: How physical-domain insights could lead toward a unified theory. PsyArXiv. https://doi.org/10.31234/osf.io/64kpq_v2
Pageaux, B. (2016). Perception of effort in exercise science: Definition, measurement and perspectives. European Journal of Sport Science, 16(8), 885–894. https://doi.org/10.1080/17461391.2016.1188992
périodisation de l’entraînement (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Organisation structurée et séquentielle de l’entraînement visant à répartir dans le temps les charges de travail, les objectifs et les contenus, afin d’optimiser les adaptations physiologiques, biomécaniques, psychologiques, techniques et tactiques, et d’atteindre un niveau de performance maximal au moment souhaité.
La périodisation de l’entraînement repose sur le principe que la performance maximale ne peut être maintenue indéfiniment et qu’elle doit résulter d’une progression cyclique et contrôlée. Elle organise la distribution temporelle de la charge et module l’accent mis sur les différents déterminants de la performance selon les besoins évolutifs de l’athlète. Structurellement, la périodisation traditionnelle s’articule autour de macrocycles (saison ou année), de mésocycles (plusieurs semaines) et de microcycles (typiquement : une semaine). On distingue généralement trois grandes périodes : la préparation, la compétition et la transition. Ces périodes sont elles-mêmes subdivisées en phases distinctes, notamment : la préparation générale (développement global des qualités de base); la préparation spécifique (adaptation aux exigences de la discipline); la phase de compétition (maintien des acquis et affûtage); et la transition (récupération active et régénération). Différents modèles ont été développés pour répondre à des objectifs précis : la périodisation linéaire (ou traditionnelle), caractérisée par une réduction progressive du volume au profit de l’intensité; la périodisation ondulatoire, marquée par des variations fréquentes (quotidiennes ou hebdomadaires) de la charge et des zones d’intensité; la périodisation par blocs, concentrée sur le développement consécutif d’un nombre restreint de qualités (ex. : force, puis puissance, puis vitesse); la périodisation inversée, qui débute par une intensité élevée et un volume faible, souvent utilisée en ultra-endurance. Le concept de périodisation, issu des travaux de Lev Matveyev (années 1960), a évolué pour s’adapter aux contraintes modernes (calendriers denses, déplacements). Elle se distingue de la planification, concept plus large englobant la logistique et la stratégie globale, et requiert un monitorage continu de la charge interne et externe pour ajuster la progression.
Bompa, T. O., & Buzzichelli, C. (2019). Periodization: Theory and methodology of training (6e éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/periodization-6th-edition?srsltid=AfmBOorzJxAMKa9_mXXXc34QXH5b1dNg43FEMXjZoaEUDg3EzXRvCgcD
Issurin, V. B. (2016). Benefits and limitations of block periodized training approaches to athletes’ preparation: A review. Sports Medicine, 46(3), 329–338. https://doi.org/10.1007/s40279-015-0425-5
Matveyev, L. P. (1977). Fundamentals of sports training. Progress Publishers. https://openlibrary.org/books/OL13817722M/Fundamentals_of_sports_training.
Mujika, I. (2023). Endurance training – Science and practice. Inigo Mujika Publications. https://books.google.ca/books/about/Endurance_Training.html?id=8HqT0AEACAAJ&redir_esc=y
Seiler, S., & Tønnessen, E. (2009). Intervals, thresholds, and long slow distance: The role of intensity and duration in endurance training. Sportscience, 13, 32–53. https://sportsci.org/2009/ss.htm
physiologie de l’exercice (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Discipline scientifique qui étudie les réponses fonctionnelles et les adaptations de l’organisme à l’exercice aigu et chronique, dans des contextes variés relevant de la santé et de la performance sportive.
La physiologie de l’exercice est une discipline centrale des sciences du sport. Elle s’intéresse aussi bien aux effets immédiats de l’exercice (réponses aiguës) qu’aux modifications chroniques induites par l’entraînement (adaptations). Ses principaux objectifs : comprendre les mécanismes bioénergétiques à la base de la contraction musculaire; analyser les réponses cardiovasculaires et respiratoires à l’effort; étudier les régulations hormonales et métaboliques pendant l’exercice et la récupération; identifier les limites physiologiques de la performance; déterminer les adaptations à long terme de l’entraînement. En entraînement sportif, la physiologie de l’exercice vise : l’optimisation de la charge, de la récupération et de la performance; la prévention et la reprise de l’entraînement après interruption; la prescription de séances d’entraînement; l’adaptation à des environnements extrêmes (chaleur, froid, altitude, etc.); la recherche clinique et biomédicale. Ses sous-domaines spécialisés sont principalement les suivants : physiologie cardiorespiratoire; physiologie musculaire; bioénergétique; thermorégulation et hydratation; neurophysiologie de l’exercice; physiologie de l’entraînement.
American College of Sports Medicine. (2021). ACSM’s guidelines for exercise testing and prescription (11ᵉ éd.). Wolters Kluwer. www.wolterskluwer.com/en/know/acsm/guidelines-for-exercise-testing-and-prescription
Hargreaves, M., & Spriet, L. L. (2020). Exercise metabolism: Fuels for the fire. Cold Spring Harbor Perspectives in Medicine, 10(7), a037814. https://doi.org/10.1101/cshperspect.a029744
Joyner, M. J., & Coyle, E. F. (2008). Endurance exercise performance: The physiology of champions. Journal of Physiology, 586(1), 35–44. https://doi.org/10.1113/jphysiol.2007.143834
Kenney, W. L., Wilmore, J. H., & Costill, D. L. (2024). Physiology of sport and exercise (9ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/physiology-of-sport-and-exercise-9th-edition-with-hkpropel-access-loose-leaf-edition?srsltid=AfmBOoob1JCFIRirj5DCpk11RfPfG-t-u0ySo6pLziceGW8xmD2RVeqL
McArdle, W. D., Katch, F. I., & Katch, V. L. (2023). Exercise physiology: Nutrition, energy, and human performance (9ᵉ éd.). Wolters Kluwer. https://shop.lww.com/Exercise-Physiology/p/9781975217297
Powers, S. K., & Howley, E. T. (2023). Exercise physiology: Theory and application to fitness and performance (12ᵉ éd.). McGraw-Hill. www.mheducation.com/highered/product/exercise-physiology-theory-and-application-to-fitness-and-performance-powers.html
Wilmore, J. H., Costill, D. L., & Kenney, L. (2024). Physiologie du sport et de l’exercice (8ᵉ éd.). De Boeck Supérieur. www.deboecksuperieur.com/livre/9782807358102-physiologie-du-sport-et-de-l-exercice
physiologie du sport (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Discipline scientifique qui étudie les réponses fonctionnelles et les adaptations de l’organisme induites par l’entraînement et la pratique sportive en contexte compétitif.
Le terme physiologie du sport est parfois utilisé comme synonyme de physiologie de l’exercice, mais la nuance réside dans l’application directe à la performance sportive. Alors que la physiologie de l’exercice concerne l’ensemble des réponses de l’organisme à l’activité physique (entraînement, santé, réadaptation), la physiologie du sport s’applique plus spécifiquement au rendement de l’athlète, à la performance compétitive et aux conditions extrêmes d’effort. Elle s’intéresse à la manière dont les mécanismes biologiques et énergétiques permettent à l’athlète de performer, de s’adapter et de récupérer. Elle applique les principes de la physiologie de l’exercice à des situations réelles de haut niveau d’intensité, de charge et de stress physiologique, propres à la pratique sportive. Ses principaux objectifs sont les suivants : analyser les contraintes physiologiques spécifiques à chaque discipline (ex. : endurance, force, vitesse, sports collectifs); identifier les facteurs limitants de la performance (cardiovasculaires, respiratoires, neuromusculaires, métaboliques ou thermiques); étudier les adaptations chroniques à l’entraînement intensif (augmentation du V̇O₂max, amélioration de l’efficacité énergétique, plasticité musculaire, régulation hormonale); optimiser la préparation physique et la planification de l’entraînement selon des principes reconnus; contribuer à la gestion de la fatigue et à la récupération post-compétition, de même qu’à la prévention de l’entraînement excessif ou du surentraînement. La physiologie du sport établit une relation directe entre les réponses physiologiques mesurables et la performance réalisée, permettant de modéliser les profils de puissance et de fatigue, de prescrire l’entraînement selon les zones physiologiques et d’individualiser les stratégies de préparation et de récupération.
American College of Sports Medicine. (2021). ACSM’s guidelines for exercise testing and prescription (11ᵉ éd.). Wolters Kluwer. www.wolterskluwer.com/en/know/acsm/guidelines-for-exercise-testing-and-prescription
Joyner, M. J., & Coyle, E. F. (2008). Endurance exercise performance: The physiology of champions. Journal of Physiology, 586(1), 35–44. https://doi.org/10.1113/jphysiol.2007.143834
Wilmore, J. H., Costill, D. L., & Kenney, L. (2024). Physiologie du sport et de l’exercice (8ᵉ éd.). De Boeck Supérieur. www.deboecksuperieur.com/livre/9782807358102-physiologie-du-sport-et-de-l-exercice
Millet, G. P., & Schmitt, L. (2024). Physiologie du sport et de l’exercice. De Boeck Supérieur. www.deboecksuperieur.com/livre/9782807358102-physiologie-du-sport-et-de-l-exercice
plateforme de force (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Instrument de mesure permettant d’enregistrer, avec une haute précision temporelle, les forces tridimensionnelles exercées par une personne sur une surface d’appui, les moments de force et la position du centre de pression, et, le cas échéant, d’apprécier la symétrie des appuis ou des forces.
La plateforme de force constitue un outil de référence en biomécanique, en analyse du mouvement et en sciences du sport. Elle mesure les forces de réaction du sol selon trois composantes (Fx : horizontale antéro‑postérieure, Fy : horizontale médio‑latérale, Fz : verticale), ainsi que les moments de force autour des trois axes et la position du centre de pression (CdP), indicateur clé de la stabilité posturale et de la répartition des appuis. Les technologies utilisées incluent les capteurs piézoélectriques (haute fréquence d’échantillonnage et grande précision), les jauges de déformation (mesures statiques et dynamiques) ou les capteurs capacitifs. Les spécifications techniques (fréquence d’échantillonnage typiquement 1000-2000 Hz, sensibilité, calibration) influent sur la qualité des données. Les principales applications comprennent l’analyse de la performance neuromusculaire (sauts verticaux, puissance mécanique, impulsion), l’étude de la locomotion (phases d’appui en marche et en course, asymétries fonctionnelles), l’évaluation de la stabilité posturale (oscillations du CdP en statique et en dynamique), la détection de la fatigue ou de déficits liés à une blessure, ainsi que le suivi en réadaptation, notamment via l’analyse de la symétrie d’appui entre le côté droit et le côté gauche. Les paramètres dérivés couramment analysés incluent la force maximale, le taux de développement de la force, le temps d’impulsion, la puissance mécanique, le profil force‑vitesse‑puissance et la raideur musculo‑tendineuse. Les plateformes peuvent être fixes (intégrées au sol en laboratoire), portables (mesures de terrain) ou doubles (analyse bilatérale simultanée), et sont souvent couplées à d’autres systèmes (capture de mouvement 3D, électromyographie) pour une analyse multimodale. La validité des mesures requiert une surface stable, une calibration régulière et des protocoles standardisés. La plateforme de force se distingue des planches d’équilibre instrumentées ou des tapis de pression, qui offrent généralement une résolution temporelle plus faible et une nature de données différente (principalement distribution des pressions plutôt que forces et moments tridimensionnels).
Enoka, R. M. (2025). Neuromechanics of human movement (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/neuromechanics-of-human-movement-6th-edition?srsltid=AfmBOopCF0_zJpMol3sLnzVVFNzhB_JLAIQIz1PzPhwliaCU65ZjMSIp#tab-description
Johnson, W., Alderson, J., Lloyd, D., & Mian, A. (2019). Predicting athlete ground reaction forces and moments from spatio-temporal driven CNN models. Institute of Electrical and Electronics Engineers Transactions on Biomedical Engineering, 66, 689–694. https://doi.org/10.1109/tbme.2018.2854632
Psycharakis, S., & Miller, S. (2006). Estimation of errors in force platform data. Research Quarterly for Exercise and Sport, 77, 514–518. https://doi.org/10.1080/02701367.2006.10599386
Raymond, F., Lussier, B., Dugas, F., Charbonneau, M., Croteau, F., Kennedy, C., & Berryman, N. (2018). Using portable force plates to assess vertical jump performance: A metrological appraisal. Sports, 6(4), 149. https://doi.org/10.3390/sports6040149
Walsh, M. S., Ford, K. R., Bangen, K. J., Myer, G. D., & Hewett, T. E. (2006). The validation of a portable force plate for measuring force-time data during jumping and landing tasks. Journal of Strength and Conditioning Research, 20(4), 730–734. https://doi.org/10.1519/r-18225.1
pliométrie (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Méthode d’entraînement utilisant le cycle étirement-raccourcissement du muscle pour développer la capacité à produire de la force rapidement, au moyen de mouvements explosifs caractérisés par une phase excentrique brève suivie immédiatement d’une phase concentrique maximale, généralement sous la forme d’exercices de saut et d’appuis rapides.
La pliométrie est utilisée dans de nombreuses disciplines nécessitant explosivité, détente et réactivité (ex. : sprint, saut, lancer, basketball, volleyball, football, gymnastique, ski alpin). Elle comprend des exercices tels que les sauts en contrebas, les bonds, les sauts horizontaux ou verticaux et diverses formes de rebonds dynamiques. Elle sollicite fortement les mécanismes neuromusculaires responsables de l’emmagasinement et de la restitution d’énergie élastique, de l’activation réflexe (réflexe myotatique) et de la coordination inter- et intramusculaire. Cette méthode est largement utilisée pour améliorer la puissance, la vitesse, la détente, l’accélération ou l’efficacité de la foulée chez les athlètes de nombreuses disciplines. La performance pliométrique dépend de la rigidité musculotendineuse, du temps d’amortissement (temps de contact au sol), de la force maximale et de la capacité à activer rapidement les unités motrices à haut seuil. Une progression rigoureuse est recommandée : maîtrise technique préalable, charges pliométriques adaptées, contrôle de la qualité d’exécution et gestion prudente du volume pour réduire les risques de blessure. La performance pliométrique repose sur trois mécanismes complémentaires : la composante élastique (emmagasinement temporaire d’énergie dans les éléments tendineux et les ponts d’actine-myosine); la composante réflexe (activation du réflexe myotatique ou réflexe d’étirement qui augmente le recrutement des unités motrices); la composante neuromécanique (synchronisation rapide de l’activation musculaire et de la raideur tendineuse, optimisant la transmission de force). Les exercices de pliométrie sont particulièrement efficaces lorsqu’ils sont intégrés à un programme combinant entraînement en force et entraînement de la vitesse. Le terme exercices explosifs est parfois utilisé de manière imprécise comme équivalent, mais la pliométrie renvoie spécifiquement à l’utilisation du cycle étirement-raccourcissement.
Bobbert, M. F. (1990). Drop jumping as a training method for jumping ability. Sports Medicine, 9(1), 7–22. https://doi.org/10.2165/00007256-199009010-00002
Komi, P. V. (2000). Stretch-shortening cycle: A powerful model to study normal and fatigued muscle. Journal of Biomechanics, 33(10), 1197–1206. https://doi.org/10.1016/S0021-9290(00)00064-6
Markovic, G., & Mikulic, P. (2010). Neuro-musculoskeletal and performance adaptations to lower-extremity plyometric training. Sports Medicine, 40(10), 859–895. https://doi.org/10.2165/11318370-000000000-00000
Nicol, C., Avela, J., & Komi, P. V. (2006). The stretch-shortening cycle: A model to study naturally occurring neuromuscular fatigue. Sports Medicine, 36(11), 977–999. https://doi.org/10.2165/00007256-200636110-00004
Ramirez-Campillo, R., Moran, J., Chaabene, H., Granacher, U., & Izquierdo, M. (2018). Methodological characteristics and future directions for plyometric training research: A scoping review. Sports Medicine, 48(5), 1059–1081. https://doi.org/10.1007/s40279-018-0870-z
potentialisation post-activation (PPA) (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Phénomène physiologique caractérisé par une augmentation transitoire de la performance neuromusculaire (force, vitesse, puissance) induite par une sollicitation musculaire préalable ou une précharge mécanique de haute intensité.
La potentialisation post-activation (PPA) survient lorsque les effets facilitateurs d’une activité (ex. : exercice de force maximale ou sous-maximale) l’emportent sur la fatigue induite par celle-ci. Ce phénomène permet d’optimiser le rendement lors d’une tâche subséquente (saut, sprint, lancer). On nuance toutefois ce concept en deux volets: la PPA classique (un mécanisme physiologique pur et localisé – phosphorylation des chaînes légères de myosine augmentant la sensibilité au calcium) –, qui survient très rapidement (< 3 min) mais s’estompe vite; et l’amélioration de la performance post-activation (PAPE, le gain concret de performance observé après un délai plus long, souvent 5 à 10 min), résultant d’une combinaison de facteurs comme la PPA résiduelle et l’augmentation de la température musculaire, l’excitabilité des motoneurones et des adaptations neurales (recrutement accru des unités motrices à haut seuil). L’ampleur de l’effet dépend de l’équilibre délicat entre fatigue et potentialisation, influencé par les caractéristiques de l’athlète (niveau d’entraînement, force maximale, typologie musculaire prédominante en fibres rapides) et les paramètres de l’activité (intensité, volume, récupération). En pratique, ce principe est utilisé dans l’échauffement pré-compétitif (ex. : réaliser des squats lourds quelques minutes avant une épreuve de saut en hauteur pour bonifier la performance lors du concours) ou dans l’entraînement contrasté (alternance charges lourdes et mouvements explosifs).
Blazevich, A. J., & Babault, N. (2019). Post-activation potentiation versus post-activation performance enhancement in humans: Historical perspective, underlying mechanisms, and current issues. Frontiers in Physiology, 10, 1359. https://doi.org/10.3389/fphys.2019.01359
Sale, D. G. (2002). Postactivation potentiation: Role in human performance. Exercise and Sport Sciences Reviews, 30(3), 138–143. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12150573/
Seitz, L. B., & Haff, G. G. (2016). Factors modulating post-activation potentiation of jump, sprint, throw, and upper-body ballistic performances: A systematic review with meta-analysis. Sports Medicine, 46(2), 231–240. https://doi.org/10.1007/s40279-015-0415-7
Tillin, N. A., & Bishop, D. (2009). Factors modulating post-activation potentiation and its effect on performance of subsequent explosive activities. Sports Medicine, 39(2), 147–166. https://doi.org/10.2165/00007256-200939020-00004
Wilson, J. M., Duncan, N. M., Marin, P. J., Brown, L. E., Loenneke, J. P., Wilson, S. M. C., … Haff, G. G. (2013). Meta-analysis of post-activation potentiation and power: Effects of conditioning activity, volume, gender, rest periods, and training status. Journal of Strength and Conditioning Research, 27(3), 854–859. https://doi.org/10.1519/JSC.0b013e31825c2bdb
préconditionnement ischémique (PCI) (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Stratégie physiologique consistant à provoquer volontairement de brèves périodes d’ischémie suivies de reperfusion dans un membre ou un tissu, afin d’induire une tolérance protectrice contre un stress ischémique ultérieur.
En sciences du sport, le préconditionnement ischémique est exploré pour améliorer la tolérance à l’effort. Il agirait via la libération de substances (adénosine, bradykinine, opioïdes) qui activent des voies de signalisation cellulaire protectrices (canaux potassiques mitochondriaux), réduisant les dommages liés au stress oxydatif et à l’acidose. Il peut être appliqué localement (membre) ou à distance (effet systémique). Le terme pré-conditionnement ischémique (avec trait d’union) apparaît occasionnellement dans la littérature médicale (notamment en cardiologie et anesthésie), mais elle est très minoritaire en sciences du sport.
Incognito, A. V., Burr, J. F., & Millar, P. J. (2016). The effects of ischemic preconditioning on human exercise performance. Sports Medicine, 46(4), 531–544. https://doi.org/10.1007/s40279-015-0433-5
Paradis-Deschênes, P., Joanisse, D. R., & Billaut, F. (2016). Ischemic preconditioning increases muscle perfusion, oxygen uptake, and force in strength-trained athletes. Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism, 41(9), 938–944. https://doi.org/10.1139/apnm-2015-0561
Paradis-Deschênes, P., Joanisse, D. R., & Billaut, F. (2016). Sex-specific impact of ischemic preconditioning on tissue oxygenation and maximal concentric force. Frontiers in Physiology, 7, 674. https://doi.org/10.3389/fphys.2016.00674
Paradis-Deschênes, P., Joanisse, D. R., & Billaut, F. (2018). Ischemic preconditioning improves time trial performance at moderate altitude. Medicine & Science in Sports & Exercise, 50(3), 533–541. https://doi.org/10.1249/MSS.0000000000001473
premier seuil ventilatoire (SV1) (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Premier point de rupture dans la dynamique de la réponse ventilatoire lors d’un exercice d’intensité croissante, marquant le moment où l’augmentation de la ventilation (V̇E) devient disproportionnée par rapport à la consommation d’oxygène (V̇O₂), mais reste proportionnelle à la production de dioxyde de carbone (V̇CO₂).
Le premier seuil ventilatoire (SV1) survient en raison de l’augmentation de la production de dioxyde de carbone (V̇CO₂) issue du tamponnement des ions hydrogène (H⁺) par le système des bicarbonates, consécutive à l’élévation du flux glycolytique. Son repérage s’effectue par diverses méthodes graphiques appliquées aux données de tests d’évaluation progressifs, notamment l’analyse de la courbe V̇E en fonction de V̇O₂, et plus précisément par l’augmentation de l’équivalent ventilatoire en oxygène (V̇E/V̇O₂) sans augmentation simultanée de l’équivalent ventilatoire en dioxyde de carbone (V̇E/V̇CO₂). Contrairement à la terminologie historique (notamment le concept originel de Wasserman), le SV1 n’indique pas le début d’une hypoxie cellulaire ni un basculement vers un métabolisme exclusivement « anaérobie ». Bien que mécaniquement distincts, le SV1 survient généralement à une intensité très proche du premier seuil lactique (SL1). Le pourcentage de la consommation maximale d’oxygène (V̇O₂max) auquel le SV1 survient est considéré comme un indicateur clé de l’endurance, très sensible à l’entraînement. Tout comme le deuxième seuil ventilatoire (SV2), le SV1 est donc fréquemment utilisé pour apprécier l’endurance ou l’effet d’un programme d’entraînement. Le déplacement de ces seuils vers des intensités plus élevées, que ce soit en termes de vitesse, de puissance ou de V̇O₂, traduit une amélioration de l’aptitude aérobie. Les seuils ventilatoires sont couramment utilisés pour définir des zones d’entraînement selon une nomenclature en trois zones ou davantage; le SV1 marquant typiquement la limite entre intensité légère et intensité intermédiaire. Toutefois, il reste à démontrer que la prescription de l’exercice fondée strictement sur ces seuils permet d’induire un stress physiologique parfaitement équivalent chez tous les athlètes d’un groupe hétérogène.
Faude, O., Kindermann, W., & Meyer, T. (2009). Lactate threshold concepts: How valid are they? Sports Medicine, 39(6), 469–490. https://doi.org/10.2165/00007256-200939060-00003
Keir, D. A., Fontana, F. Y., Robertson, T. C., Murias, J. M., Paterson, D. H., Kowalchuk, J. M., & Pogliaghi, S. (2015). Exercise intensity thresholds: Identifying the boundaries of sustainable performance. Medicine & Science in Sports & Exercise, 47(9), 1932–1940. https://doi.org/10.1249/MSS.0000000000000613
Péronnet, F., & Aguilaniu, B. (2012). Ventilation pulmonaire et alvéolaire, échanges gazeux et gaz du sang à l’exercice en rampe. Revue des maladies respiratoires, 29(8), 1017–1034. https://doi.org/10.1016/j.rmr.2012.09.005
Péronnet, F., Thibault, G., Rhodes, E. C., & McKenzie, D. (1987). Correlation between ventilatory threshold and endurance capability in marathon runners. Medicine & Science in Sports & Exercise, 19(6), 610–615. https://doi.org/10.1249/00005768-198712000-00012
Wilmore, J. H., Costill, D. L., & Kenney, L. (2024). Physiologie du sport et de l’exercice (8ᵉ éd.). De Boeck Supérieur. www.deboecksuperieur.com/livre/9782807358102-physiologie-du-sport-et-de-l-exercice
préparation mentale (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Démarche globale de préparation psychologique de l’athlète visant à optimiser, sur les plans cognitif, émotionnel et motivationnel, les conditions favorables à la performance sportive et au bien‑être.
La préparation mentale s’inscrit dans le cadre général de la préparation de l’athlète, au même titre que les préparations physique, technique et tactique. Elle englobe la planification, la mise en œuvre et le suivi de stratégies psychologiques avant, pendant et après l’entraînement ou la compétition, que celles‑ci soient appliquées de manière autonome par l’athlète ou avec l’aide d’un intervenant spécialisé. Elle peut ainsi prendre la forme de démarches auto‑dirigées (routines mentales, discours interne, imagerie, techniques de respiration, journal de bord) ou de séances individuelles ou collectives menées par un préparateur mental ou un psychologue du sport. Il convient de distinguer la préparation mentale, entendue comme cadre global de structuration de la dimension psychologique de la préparation sportive, et l’entraînement mental, qui désigne plus spécifiquement le processus systématique d’apprentissage et de pratique d’habiletés mentales et d’habiletés d’organisation. Ce dernier constitue l’un des moyens privilégiés mis en œuvre dans la préparation mentale, avec pour horizon le développement de l’autonomie et de la capacité d’auto‑régulation de l’athlète.
Birrer, D., & Morgan, G. (2010). Psychological skills training as a way to enhance an athlete’s performance in high‐intensity sports. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 20. https://doi.org/10.1111/j.1600-0838.2010.01188.x.
Guillén, F., & Feltz, D. L. (2011). A conceptual model of coach efficacy: Preliminary investigation and instrument development. Journal of Educational Psychology, 103(3), 483–497. https://doi.org/10.1037/0022-0663.91.4.765
Reinebo, G., Alfonsson, S., Jansson-Fröjmark, M., Rozental, A., & Lundgren, T. (2023). Effects of Psychological Interventions to Enhance Athletic Performance: A Systematic Review and Meta-Analysis. Sports Medicine (Auckland, N.z.), 54, 347 – 373. https://doi.org/10.1007/s40279-023-01931-z.
préparation physique (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Démarche méthodique de planification et de mise en œuvre de contenus d’entraînement visant le développement des qualités biomotrices et bioénergétiques, la prévention des blessures et l’optimisation du transfert de ces acquis vers la performance sportive.
La préparation physique constitue l’un des volets fondamentaux de la préparation de l’athlète, aux côtés des préparations technique, tactique et mentale. Elle englobe l’analyse des exigences de la discipline, la structuration des objectifs physiques, la sélection et l’agencement des méthodes d’entraînement, ainsi que le suivi de la charge et de la récupération afin de favoriser l’adaptation tout en limitant le risque de blessure. Le travail du préparateur physique se distingue de celui de l’entraîneur principal, dont la responsabilité première porte sur l’enseignement et l’optimisation des dimensions technique et tactique, l’organisation des situations de jeu et les choix stratégiques en compétition, même si ces acteurs collaborent étroitement pour articuler préparation physique et contenus spécifiques à la discipline. Le préparateur physique est plus spécifiquement chargé de l’évaluation des qualités physiques, de la conception des programmes de développement d’une variété de qualités physiques et motrices (agilité, amplitude, coordination, équilibre, endurance, endurance de force, force, mobilité, stabilité articulo-musculaire, vitesse, puissance, etc.), du suivi et de la gestion des contraintes d’entraînement, et de la prévention des blessures. La préparation physique comprend classiquement une préparation physique générale (PPG), orientée vers le développement global et harmonisé des capacités de base (endurance, force, coordination, mobilité, gainage), et une préparation physique spécifique (PPS), ciblant les qualités directement liées aux contraintes biomécaniques, énergétiques et neuromusculaires de la discipline et de la position de jeu. L’entraînement physique constitue le principal outil opérationnel de la préparation physique, laquelle intègre également l’individualisation des contenus, l’intégration dans une planification périodisée et la coordination avec les autres dimensions de la performance au sein d’une équipe de soutien intégrée.
Bompa, T. O., & Buzzichelli, C. (2019). Periodization: Theory and methodology of training (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/periodization-6th-edition?srsltid=AfmBOorzJxAMKa9_mXXXc34QXH5b1dNg43FEMXjZoaEUDg3EzXRvCgcD
Jeffreys, I., & Moody, J. (2021). Strength and conditioning for sports performance (2ᵉ éd.). Routledge. www.routledge.com/Strength-and-Conditioning-for-Sports-Performance/Jeffreys-Moody/p/book/9780367404635
Stone, M. H., Stone, M., & Sands, W. A. (2007). Principles and practice of resistance training. Human Kinetics. https://books.google.ca/books/about/Principles_and_Practice_of_Resistance_Tr.html?id=TAVtYOrT1G8C&redir_esc=y
Verkhoshansky, Y. V., & Siff, M. C. (2009). Supertraining (6ᵉ éd.). Ultimate Athlete Concepts. https://studylib.net/doc/27006378/supertraining
Wilmore, J. H., Costill, D. L., & Kenney, L. (2024). Physiologie du sport et de l’exercice (8ᵉ éd.). De Boeck Supérieur. www.deboecksuperieur.com/livre/9782807358102-physiologie-du-sport-et-de-l-exercice
Zatsiorsky, V. M., & Kraemer, W. J. (2021). Science and practice of strength training (3ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/science-and-practice-of-strength-training-3rd-edition?srsltid=AfmBOor6Czl0hJkN4jLKReyADU4ZQKFOVMcqHtOs-v8SR_2mmGbJJt9B
principe d’alternance (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Principe méthodologique selon lequel l’entraînement répartit de façon planifiée et cyclique des phases où la charge, les contenus d’exercice ou les déterminants de la performance sont priorisés ou substitués afin de diversifier les stimulations d’adaptation.
Le principe d’alternance fait partie des principes fondamentaux de l’entraînement sportif. Il s’appuie sur les mécanismes de surcompensation : l’organisme s’adapte en réponse à une contrainte, puis nécessite une phase de récupération avant une nouvelle sollicitation. L’alternance peut être quantitative (variation du volume et de l’intensité) ou qualitative (variation du contenu, des qualités physiques ou des techniques ciblées). Elle se manifeste à différents niveaux de planification : au sein d’une séance, d’un microcycle, d’un macrocycle ou même d’une olympiade. Sur le plan qualitatif, l’alternance est au cœur des modèles de périodisation moderne, notamment la périodisation par blocs (Issurin). Contrairement aux modèles traditionnels (parallèles), cette approche privilégie le développement séquentiel des qualités physiques. En alternant des blocs de charges concentrées ciblant des aptitudes spécifiques, on minimise les interférences physiologiques et on maximise les adaptations résiduelles. Les facteurs modulant l’alternance optimale sont notamment le niveau d’entraînement, le type d’effort, l’âge, et l’objectif de la période d’entraînement : développement, stabilisation ou maintien. Une mauvaise application du principe d’alternance peut conduire au sous-entraînement, à l’entraînement excessif, voire au surentraînement. Le principe d’alternance est complémentaire du principe de périodicité : alors que la périodicité organise l’entraînement en cycles à moyen et long terme, l’alternance gère la variation fine des charges et des contenus à l’intérieur de ces cycles (séance, microcycle) pour optimiser l’adaptation et la récupération.
Bompa, T. O., & Buzzichelli, C. (2019). Periodization: Theory and methodology of training (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/periodization-6th-edition?srsltid=AfmBOorzJxAMKa9_mXXXc34QXH5b1dNg43FEMXjZoaEUDg3EzXRvCgcD
Issurin, V. B. (2010). New horizons for the methodology and physiology of training periodization. Sports Medicine, 40(3), 189–206. https://doi.org/10.2165/11319770-000000000-00000
Issurin, V. B. (2016). Benefits and limitations of block periodized training approaches to athletes’ preparation: A review. Sports Medicine, 46(3), 329–338. https://doi.org/10.1007/s40279-015-0425-5
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
Wilmore, J. H., Costill, D. L., & Kenney, L. (2024). Physiologie du sport et de l’exercice (8ᵉ éd.). De Boeck Supérieur. www.deboecksuperieur.com/livre/9782807358102-physiologie-du-sport-et-de-l-exercice
Zatsiorsky, V. M., & Kraemer, W. J. (2021). Science and practice of strength training (3ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/science-and-practice-of-strength-training-3rd-edition?srsltid=AfmBOor6Czl0hJkN4jLKReyADU4ZQKFOVMcqHtOs-v8SR_2mmGbJJt9B
principe d’amélioration régressive (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Principe méthodologique selon lequel les gains de performance ou d’adaptation physiologique diminuent à mesure que le niveau d’entraînement et de condition physique de l’athlète s’élève, les progrès devenant de plus en plus lents et exigeant des charges d’entraînement proportionnellement plus élevées et mieux ciblées.
L’amélioration régressive est observée tant sur le plan des qualités physiologiques, motrices et mentales que sur celui de la performance. Il découle directement de la loi des rendements décroissants en illustrant la relation non linéaire entre la charge d’entraînement et la progression : les gains sont importants au début, puis s’atténuent progressivement. Ce principe justifie la nécessité d’une individualisation accrue des charges d’entraînement à mesure que l’athlète se perfectionne. On l’associe souvent aux principes de progressivité et de surcharge progressive.
Bompa, T. O., & Buzzichelli, C. (2019). Periodization: Theory and methodology of training (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/periodization-6th-edition?srsltid=AfmBOorzJxAMKa9_mXXXc34QXH5b1dNg43FEMXjZoaEUDg3EzXRvCgcD
Issurin, V. B. (2016). Benefits and limitations of block periodized training approaches to athletes’ preparation: A review. Sports Medicine, 46(3), 329–338. https://doi.org/10.1007/s40279-015-0425-5
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
principe d’entraînement (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Principe méthodologique général fondé sur la science de l’entraînement et l’expérience pratique, guidant la planification, la progression et l’individualisation de l’entraînement physique, afin de favoriser les adaptations physiologiques, psychologiques, motrices, techniques et tactiques menant à l’amélioration de la performance.
Les principes d’entraînement guident la planification (cycle olympique, macrocyle, mésocycle, microcycle), la conception des séances (nature de l’activité, structure, volume, intensité, récupération, degré de difficulté globale), l’individualisation selon les contraintes biomécaniques, physiologiques et psychologiques, de même que le contrôle de la charge et de la fatigue par des indicateurs objectifs et subjectifs. Ils incluent notamment les suivants : alternance, amélioration régressive, individualisation, périodicité, progressivité, réversibilité, spécificité, surcharge et surcompensation (leur nomenclature peut varier selon les auteurs). Ils traduisent les lois biologiques de l’adaptation de l’organisme à l’exercice et constituent les fondements de la conception rationnelle des programmes d’entraînement. Ils intègrent également les connaissances modernes en physiologie de l’exercice, neurosciences du mouvement et psychologie de la performance. Ils visent à assurer une amélioration des performances par une stimulation efficace, progressive et sûre des systèmes fonctionnels, tout en évitant la surcharge excessive et la désadaptation.
Bompa, T. O., & Buzzichelli, C. (2019). Periodization: Theory and methodology of training (6e éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/periodization-6th-edition?srsltid=AfmBOorzJxAMKa9_mXXXc34QXH5b1dNg43FEMXjZoaEUDg3EzXRvCgcD
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
principe d’individualisation (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Principe méthodologique selon lequel tout programme d’entraînement doit être adapté aux caractéristiques propres de chaque personne — physiologiques, biomécaniques, psychologiques, sociales et contextuelles — afin d’optimiser les effets de l’entraînement et de réduire les risques de blessure, d’entraînement excessif ou de surentraînement.
Le principe d’individualisation justifie les approches personnalisées en planification et organisation de l’entraînement. Son application repose sur la reconnaissance de la variabilité interindividuelle des réponses à l’entraînement. Ainsi, deux athlètes soumis à une même charge peuvent présenter des adaptations différentes selon leur âge, leur sexe, leur niveau d’entraînement, leur profil génétique, leur état de santé ou leur statut de récupération. En pratique, l’individualisation s’exprime par l’ajustement des charges (volume, intensité, fréquence, degré de difficulté globale), du contenu (types d’exercices, priorités techniques ou tactiques) et du calendrier (séquence des périodes d’effort et de repos). Ce principe découle du fait que la réponse adaptative à l’entraînement est influencée par des facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux propres à chaque personne. L’individualisation est indissociable du suivi de la charge interne (fréquence cardiaque, perception de l’effort, variabilité de la fréquence cardiaque, etc.). Dans les études sur l’entraînement sportif, la variabilité interindividuelle constitue une source majeure d’erreur si elle n’est pas prise en compte dans l’élaboration des devis expérimentaux.
Bouchard, C., & Rankinen, T. (2001). Individual differences in response to regular physical activity. Medicine & Science in Sports & Exercise, 33(6 Suppl), S446–S451. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11427769/
Joyner, M. J., & Lundby, C. (2018). Concepts about V̇O₂max and trainability are context dependent. Exercise and Sport Sciences Reviews, 46(3), 138–143. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29912036/
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
principe de périodicité (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Principe méthodologique selon lequel l’entraînement doit être organisé en cycles successifs et hiérarchisés plus ou moins longs afin d’assurer une organisation logique des charges, une alternance entre effort et récupération, et une préparation optimale aux compétitions.
Le principe de périodicité est au fondement des modèles de périodisation de l’entraînement, tels que les modèles linéaire, ondulatoire, par blocs ou inversé. La périodicité constitue la base de la planification de l’entraînement. Elle permet de structurer le processus d’entraînement en différentes unités temporelles imbriquées, souvent en macrocycles, mésocycles et microcycles. Cette structuration favorise l’alternance entre les phases de développement, de stabilisation, de récupération et de préparation spécifique. Elle répond à la nécessité biologique de planifier les stimuli d’entraînement pour induire des adaptations durables tout en évitant l’entraînement excessif et le surentraînement. Le principe de périodicité vise à optimiser la succession des périodes de charge et de récupération, ainsi que l’intégration des phases de préparation générale, précompétitive, compétitive et transitionnelle. L’application cohérente de ce principe permet de coordonner les déterminants de la performance sur lesquels on met l’accent, dans une perspective de long terme. Une planification périodisée respecte également les contraintes du calendrier sportif, scolaire, professionnel ou climatique de l’athlète. En sciences du sport, le principe de périodicité et le principe d’alternance sont deux concepts complémentaires mais distincts, tant par leur échelle temporelle que par leur objectif principal. Le principe de périodicité renvoie à l’organisation planifiée de l’entraînement en phases, cycles ou blocs successifs à moyen et long terme (macrocycles, mésocycles, microcycles), tandis que le principe d’alternance concerne, à une échelle plus fine, la succession de séances, de charges et de contenus contrastés (ex. : travail-récupération, intensité élevée-intensité faible, types de sollicitations différentes) à l’intérieur de ces cycles afin de favoriser l’adaptation et de prévenir la fatigue excessive.
Bompa, T. O., & Buzzichelli, C. (2019). Periodization: Theory and methodology of training (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/periodization-6th-edition?srsltid=AfmBOorzJxAMKa9_mXXXc34QXH5b1dNg43FEMXjZoaEUDg3EzXRvCgcD
Issurin, V. B. (2016). Benefits and limitations of block periodized training approaches to athletes’ preparation: A review. Sports Medicine, 46(3), 329–338. https://doi.org/10.1007/s40279-015-0425-5
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
principe de réversibilité (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Principe méthodologique selon lequel les adaptations physiologiques, biomécaniques et psychologiques obtenues grâce à l’entraînement diminuent ou disparaissent lorsque la charge d’entraînement est réduite ou interrompue pendant une période prolongée.
Le principe de réversibilité explique la baisse de condition physique lors de périodes d’arrêt ou de désentraînement. L’effet d’un entraînement est temporaire si les stimuli qui l’ont provoqué ne sont pas entretenus. La diminution de la fréquence, du volume, de l’intensité et du degré de difficulté globale de l’entraînement s’accompagne d’une désadaptation progressive. Ce phénomène s’observe notamment lors d’une blessure, d’une pause saisonnière ou d’un arrêt volontaire. La rapidité et l’ampleur de la régression dépendent du niveau initial, de la durée d’arrêt, du type de qualité concernée et de l’âge de l’athlète. Le principe de réversibilité illustre la nécessité de la continuité de l’entraînement pour maintenir les acquis. Les qualités cardiovasculaires et métaboliques régressent généralement plus rapidement que les qualités de force ou de coordination. Une activité physique minimale ou des séances d’entretien peuvent limiter les effets de la réversibilité. Grâce au phénomène épigénétique de mémoire musculaire, l’athlète retrouve généralement plus rapidement son niveau de performance antérieur lors d’un réentraînement suivant une période d’entraînement réduit.
Mujika, I., & Padilla, S. (2000). Detraining: Loss of training-induced physiological and performance adaptations. Part I. Sports Medicine, 30(2), 79–87. https://doi.org/10.2165/00007256-200030020-00002
Mujika, I., & Padilla, S. (2000). Detraining: Loss of training-induced physiological and performance adaptations. Part II: Long term insufficient training stimulus. Sports Medicine, 30(3), 145–154. https://doi.org/10.2165/00007256-200030030-00001
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
principe de spécificité (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Principe méthodologique selon lequel les adaptations physiologiques, biomécaniques, neuromotrices et psychologiques induites par l’entraînement sont propres à la nature des stimuli appliqués et sont spécifiques à la tâche pratiquée.
Le principe de spécificité est un fondement de la planification de l’entraînement selon les qualités recherchées (endurance, force, vitesse, etc.). Il repose sur le constat que l’organisme s’adapte de manière ciblée aux contraintes qu’il subit. Autrement dit, les progrès réalisés dépendent étroitement du type d’exercice, de l’intensité, de la durée, des muscles sollicités et du mode de contraction utilisé pendant l’entraînement. En planification, ce principe guide la sélection des exercices, des intensités et des conditions d’entraînement afin de reproduire au mieux les exigences énergétiques, mécaniques et cognitives de la performance recherchée. La spécificité peut être énergétique (système bioénergétique dominant), musculaire (groupes musculaires et types de fibres sollicités), cinématique (schémas de mouvement), neurologique (recrutement moteur, coordination), ou psychologique (habiletés perceptives et décisionnelles). Bien que fondamental, ce principe admet des nuances physiologiques. Par exemple, les travaux sur les sprints répétés montrent que des efforts supramaximaux brefs induisent des adaptations aérobies (biogenèse mitochondriale). Ceci ne contredit pas la spécificité, mais révèle que des voies de signalisation cellulaire spécifiques peuvent être activées par des stimuli mécaniques et métaboliques très différents pour produire des adaptations fonctionnelles convergentes. Ces résultats rappellent que, si le principe de spécificité oriente la planification en fonction des qualités dominantes ciblées, les adaptations demeurent plurielles : un même stimulus peut produire, selon sa structure (volume total, répétitions, récupération, durée du cycle d’entraînement), des effets concomitants sur plus d’un déterminant de la performance. Une part de variabilité contrôlée demeure nécessaire pour éviter la monotonie, limiter la fatigue psychologique et stimuler d’autres composantes de la performance que celles directement visées, tout en respectant la logique de spécificité dominante. Le principe de spécificité n’exclut donc pas l’entraînement général, particulièrement dans les phases de préparation physique de base, en prévention des blessures ou dans le but de développer des qualités de réserve transférables à la tâche spécifique.
Behm, D. G., & Sale, D. G. (1993). Velocity specificity of resistance training. Sports Medicine, 15(6), 374–388. https://doi.org/10.2165/00007256-199315060-00003
Bompa, T. O., & Buzzichelli, C. (2019). Periodization: Theory and methodology of training (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/periodization-6th-edition?srsltid=AfmBOorzJxAMKa9_mXXXc34QXH5b1dNg43FEMXjZoaEUDg3EzXRvCgcD
Gibala, M. J., Little, J. P., van Essen, M., Wilkin, G. P., Burgomaster, K. A., Safdar, A., Raha, S., & Tarnopolsky, M. A. (2006). Short-term sprint interval versus traditional endurance training: Similar initial adaptations in human skeletal muscle and exercise performance. Journal of Physiology, 575(3), 901–911. https://doi.org/10.1113/jphysiol.2006.112094
Kellmann, M., & Beckmann, J. (2018). Recovery and well-being in sport and exercise. Routledge. www.routledge.com/Recovery-and-Well-being-in-Sport-and-Exercise/Kellmann-Beckmann/p/book/9781032191553
Paquette, M., Le Blanc, O., Lucas, S. J. E., Thibault, G., Bailey, D. M., & Brassard, P. (2017). Effects of submaximal and supramaximal interval training on determinants of endurance performance in endurance athletes. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 27(3), 318–326. https://doi.org/10.1111/sms.12660
Suchomel, T. J., Nimphius, S., & Stone, M. H. (2016). The importance of muscular strength in athletic performance. Sports Medicine, 46(10), 1419–1449. https://doi.org/10.1007/s40279-016-0486-0
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
Zatsiorsky, V. M., & Kraemer, W. J. (2021). Science and practice of strength training (3ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/science-and-practice-of-strength-training-3rd-edition?srsltid=AfmBOor6Czl0hJkN4jLKReyADU4ZQKFOVMcqHtOs-v8SR_2mmGbJJt9B
principe de surcharge progressive (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Principe méthodologique selon lequel, pour provoquer des adaptations physiologiques, mentales et psychomotrices et améliorer la performance, la charge d’entraînement doit dépasser le niveau habituel de sollicitation auquel l’organisme est déjà adapté, tout en demeurant tolérable et compatible avec une récupération suffisante.
Le principe de surcharge progressive constitue l’un des fondements de la méthodologie de l’entraînement et désigne le fait d’imposer à l’organisme une contrainte supérieure à celle des sollicitations habituelles, de manière à créer un déséquilibre fonctionnel temporaire (stress d’entraînement) qui stimule les processus d’adaptation. Cette surcharge peut résulter d’une augmentation du volume, de l’intensité, de la fréquence, de la densité, de la complexité des exercices ou d’une combinaison de ces variables. Une surcharge trop faible ne stimule pas l’adaptation, tandis qu’une surcharge excessive compromet la récupération et augmente le risque de fatigue chronique, de régression de la performance ou de blessure. La surcharge est toujours relative : elle dépend du niveau initial, du potentiel adaptatif (entraînabilité), de l’état de fatigue et du contexte (sport, période de la saison, autres contraintes) de la personne. Elle constitue la base physiologique de la surcompensation, phénomène par lequel la performance augmente après un stress adéquat suivi d’une récupération suffisante. Dans ce cadre, on parle souvent de surcharge progressive pour désigner l’augmentation graduelle, au fil du temps, de la charge d’entraînement afin de maintenir un niveau de stimulation suffisant et d’éviter la stagnation des adaptations. Dans la littérature et la pratique, certains auteurs ou intervenants emploient l’expression principe de progressivité pour désigner ce qui relève, au sens strict, du principe de surcharge progressive, c’est‑à‑dire l’augmentation progressive de la charge pour continuer à surcharger l’organisme au fur et à mesure qu’il s’adapte. Dans une perspective de clarification terminologique, il est préférable de parler de principe de surcharge pour mettre l’accent sur l’idée centrale de dépassement du niveau habituel de sollicitation, la progressivité renvoyant alors à la manière dont cette surcharge est organisée et dosée dans le temps. L’application rigoureuse du principe de surcharge progressive suppose un suivi conjoint de la charge externe (travail réalisé : volume, intensité, fréquence, type d’exercices) et de la charge interne (réponse de l’organisme : fréquence cardiaque, perception de l’effort, marqueurs de fatigue, performance aux tests), afin d’ajuster les contraintes à la réponse individuelle. Le principe de surcharge progressive va de pair avec d’autres principes de l’entraînement, notamment les principes d’individualisation, de spécificité, de périodicité et d’alternance, qui contribuent à organiser dans le temps la manière dont la surcharge est appliquée et récupérée.
American College of Sports Medicine. (2009). Progression models in resistance training for healthy adults. Medicine & Science in Sports & Exercise, 41(3), 687–708. https://doi.org/10.1249/MSS.0b013e3181915670
American College of Sports Medicine. (2021). ACSM’s guidelines for exercise testing and prescription (11ᵉ éd.). Wolters Kluwer. www.wolterskluwer.com/en/know/acsm/guidelines-for-exercise-testing-and-prescription
Jeffreys, I., & Moody, J. (2021). Strength and conditioning for sports performance (2ᵉ éd.). Routledge. www.routledge.com/Strength-and-Conditioning-for-Sports-Performance/Jeffreys-Moody/p/book/9780367404635
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
Zatsiorsky, V. M., & Kraemer, W. J. (2021). Science and practice of strength training (3ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/science-and-practice-of-strength-training-3rd-edition?srsltid=AfmBOor6Czl0hJkN4jLKReyADU4ZQKFOVMcqHtOs-v8SR_2mmGbJJt9B
principe de surcompensation (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Principe méthodologique selon lequel l’application d’une sollicitation physique suivie d’une période de récupération adéquate provoque une réaction d’adaptation permettant à l’organisme de dépasser temporairement son niveau de capacité initiale afin de mieux répondre à un stress ultérieur.
Le principe de surcompensation sert de fondement à la planification de la charge et de la récupération. Il réfère au mécanisme adaptatif fondamental de l’entraînement. Lorsqu’un effort intense provoque une fatigue aiguë et une diminution temporaire de la performance, la phase de récupération permet la restauration des réserves énergétiques, la « réparation » tissulaire et la régulation neuro-hormonale. Si la récupération est appropriée, ces processus excèdent légèrement le niveau de départ, créant un gain fonctionnel net. L’enchaînement de ces cycles — charge, récupération, surcompensation — constitue la base de la progression à long terme. Toutefois, si la nouvelle charge intervient trop tôt (récupération incomplète) ou trop tard (retour à l’état initial), la progression s’interrompt. La surcompensation peut concerner diverses composantes : les réserves énergétiques (ex. : glycogène musculaire), les capacités enzymatiques et mitochondriales, la capillarisation, la force musculaire et la coordination neuromotrice, les réponses cardiorespiratoires, hormonales et immunitaires. La planification de l’entraînement doit viser à exploiter le moment optimal de surcompensation pour appliquer une nouvelle charge. Un déséquilibre entre charge et récupération (récupération insuffisante ou surcharge chronique) empêche la surcompensation et conduit à la stagnation ou au surentraînement.
Bompa, T. O., & Buzzichelli, C. (2019). Periodization: Theory and methodology of training (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/periodization-6th-edition?srsltid=AfmBOorzJxAMKa9_mXXXc34QXH5b1dNg43FEMXjZoaEUDg3EzXRvCgcD
Bosquet, L., Montpetit, J., Arvisais, D., & Mujika, I. (2007). Effects of tapering on performance: A meta-analysis. Medicine & Science in Sports & Exercise, 39(8), 1358–1365. https://doi.org/10.1249/mss.0b013e31806010e0
Issurin, V. B. (2009). Generalized training effects induced by athletic preparation: A review. Journal of Sports Medicine and Physical Fitness, 49(4), 333. https://europepmc.org/article/med/20087292
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
profil des états d’humeur (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Questionnaire psychométrique standardisé évaluant les états affectifs transitoires d’un athlète selon plusieurs dimensions de l’humeur, utilisé pour le suivi psychologique, l’évaluation de la récupération et la prévention de l’entraînement excessif et du surentraînement.
Le profil des états d’humeur, développé par McNair, Lorr et Droppleman (1971), constitue l’outil le plus répandu en recherche et en pratique sportive pour évaluer les fluctuations affectives à court terme. Il mesure six dimensions de l’humeur : tension-anxiété, dépression-abattement, colère-hostilité, vigueur-activité, fatigue-inertie et confusion-désorientation. Le questionnaire existe en versions longue (65 items), abrégée (POMS-SF 37 items, POMS-15) et adaptée au contexte sportif, avec des items évalués sur échelle de Likert à cinq niveaux. Un score global de perturbation de l’humeur est calculé : TMD = (Tension + Dépression + Colère + Fatigue + Confusion) – Vigueur. Chez les athlètes en bonne condition psychophysiologique, le profil des états d’humeur présente généralement un profil en iceberg : scores faibles aux dimensions négatives et score élevé à la vigueur. L’inversion de ce profil (baisse de vigueur, hausse de fatigue ou dépression) constitue un indicateur précoce de surmenage, stress accumulé ou désadaptation à l’entraînement. Les applications incluent : suivi longitudinal de l’état psychologique pendant la saison, évaluation de la récupération et de la tolérance à la charge d’entraînement, détection du surentraînement, identification des fluctuations émotionnelles précompétitives, et orientation des interventions de régulation (relaxation, pleine conscience, restructuration cognitive). Le profil des états d’humeur fournit une mesure subjective utile lorsqu’elle est corrélée à des indicateurs physiologiques (variabilité de la fréquence cardiaque, performance, qualité du sommeil). Il évalue des états transitoires et non des traits de personnalité, nécessitant une administration standardisée (même heure, conditions comparables). Le profil des états d’humeur n’est pas un outil diagnostique mais un indicateur permettant le suivi longitudinal. Des méthodes alternatives complémentaires existent (RESTQ-Sport, DALDA).
Beedie, C., Terry, P., & Lane, A. (2000). The profile of mood states and athletic performance: Two meta-analyses. Journal of Applied Sport Psychology, 12, 49–68. https://doi.org/10.1080/10413200008404213
Koch, E., Tost, H., Braun, U., Gan, G., Giurgiu, M., Reinhard, I., Zipf, A., Meyer-Lindenberg, A., Ebner-Priemer, U., & Reichert, M. (2020). Relationships between incidental physical activity, exercise, and sports with subsequent mood in adolescents. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 30, 2234–2250. https://doi.org/10.1111/sms.13774
Liu, H., Liang, J., Wang, K., Zhang, T., Liu, S., & Luo, J. (2023). Mood status response to physical activity and its influence on performance: Are chronotype and exercise timing affect? International Journal of Environmental Research and Public Health, 20(4), 2822. https://doi.org/10.3390/ijerph20042822
Lochbaum, M., Zanatta, T., Kirschling, D., & May, E. (2021). The profile of moods states and athletic performance: A meta-analysis of published studies. European Journal of Investigation in Health, Psychology and Education, 11, 513–514. https://doi.org/10.3390/ejihpe11010005
McNair, D. M., Lorr, M., & Droppleman, L. F. (1992). Profile of Mood States (POMS) manual. Educational and Industrial Testing Service. www.scirp.org/reference/referencespapers?referenceid=205009
Terry, P. C. (1995). The efficacy of mood state profiling among elite competitors: A review and synthesis. Sport Psychologist, 9(3), 309–324. https://doi.org/10.1123/tsp.9.3.309
Terry, P. C., Lane, A. M., & Fogarty, G. J. (2003). Construct validity of the Profile of Mood States—Adolescents for use with adults. Psychology of Sport and Exercise, 4(2), 125–139. https://doi.org/10.1016/S1469-0292(01)00035-8
propulsion (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Phase d’un mouvement au cours de laquelle des forces musculaires sont appliquées contre un support externe (sol, eau, pédale, appareil) pour générer une accélération du corps ou d’un segment corporel dans la direction du déplacement souhaité.
La propulsion constitue un déterminant majeur de la performance dans les activités locomotrices terrestres (course, saut, patinage, cyclisme, fauteuil roulant) et aquatiques (natation, aviron, canoë‑kayak). Selon la troisième loi de Newton (action‑réaction), toute force exercée sur un support génère une force de réaction de sens opposé : en course, la force de réaction du sol propulse le corps vers l’avant; en natation, la poussée contre l’eau crée l’avancement; en cyclisme, la force appliquée sur les pédales produit la propulsion du système cycliste‑vélo. La qualité de la propulsion dépend de plusieurs déterminants : magnitude de la force produite, direction et orientation de la force (par rapport au centre de masse et au déplacement souhaité), séquence d’activation musculaire, coordination intersegmentaire, et propriétés mécaniques musculo‑tendineuses (raideur, élasticité). La raideur musculo‑tendineuse permet l’emmagasinement et la restitution d’énergie élastique via le cycle étirement‑raccourcissement, mécanisme crucial dans les mouvements explosifs et pliométriques. L’efficacité propulsive dépend autant de la magnitude de la force que de son orientation : une force importante mais mal orientée génère peu de propulsion utile et peut augmenter inutilement les contraintes articulaires. En natation, la propulsion résulte de forces hydrodynamiques complexes (portance, création de vortex); en course, elle repose sur une composante horizontale efficace de la force de réaction du sol pendant la phase propulsive de l’appui. La propulsion s’inscrit dans un cycle mécanique comprenant des phases d’amortissement (freinage excentrique emmagasinant l’énergie élastique), de transition et d’extension propulsive (restitution explosive), alternance caractérisant la plupart des mouvements cycliques. L’évaluation se fait notamment à l’aide de plateformes de force, de capteurs inertiels, d’analyses vidéo et de dynamométrie, permettant de quantifier la force propulsive maximale, le taux de développement de la force, la puissance mécanique (P = F × v) et les asymétries fonctionnelles. La propulsion se distingue du freinage (phase excentrique préparatoire), de la traînée (résistance à l’avancement) et de l’adhérence (interaction support‑contact), qui conditionnent mais ne produisent pas directement l’accélération propulsive.
Bobbert, M. F., & van Soest, A. J. (2001). Why do people jump the way they do? Exercise and Sport Sciences Reviews, 29(3), 95–102. https://doi.org/10.1097/00003677-200107000-00002
Cavagna, G. A., Saibene, F. P., & Margaria, R. (1964). Mechanical work in running. Journal of Applied Physiology, 19(2), 249–256. https://doi.org/10.1152/jappl.1964.19.2.249
Enoka, R. M. (2025). Neuromechanics of human movement (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/neuromechanics-of-human-movement-6th-edition?srsltid=AfmBOopCF0_zJpMol3sLnzVVFNzhB_JLAIQIz1PzPhwliaCU65ZjMSIp#tab-description
Komi, P. V. (2000). Stretch-shortening cycle: A powerful model to study normal and fatigued muscle. Journal of Biomechanics, 33(10), 1197–1206. https://doi.org/10.1016/S0021-9290(00)00064-6
Novacheck, T. F. (1998). The biomechanics of running. Gait & Posture, 7(1), 77–95. https://doi.org/10.1016/S0966-6362(97)00038-6
Winter, D. A. (2009). Biomechanics and motor control of human movement. John Wiley & Sons. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/book/10.1002/9780470549148?msockid=19e7d0fdf4b9650e2062c4c6f56f64dc
psychologie du sport (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Discipline scientifique qui étudie les processus mentaux, émotionnels et comportementaux en lien avec la pratique d’activités physiques et sportives, et qui développe des interventions visant à optimiser la performance, la motivation, le bien-être et la santé mentale des athlètes.
La psychologie du sport examine les facteurs psychologiques influant sur la pratique sportive selon trois axes principaux : les déterminants individuels (motivation intrinsèque et extrinsèque, confiance en soi, anxiété de performance, attention et concentration, résilience, gestion émotionnelle), les facteurs environnementaux et sociaux (climat motivationnel, style de leadership de l’entraîneur, cohésion d’équipe, pression sociale, culture organisationnelle) et leurs effets sur divers résultats (performance compétitive, apprentissage moteur, adhésion à l’entraînement, satisfaction, prévention de l’épuisement sportif et du surmenage). Les thématiques centrales incluent la préparation mentale, l’anxiété et le stress compétitif, la motivation et l’engagement, l’imagerie mentale, l’expérience optimale, la gestion de la pression, le développement de l’identité sportive, les transitions de carrière et la récupération après blessure. La psychologie du sport s’appuie sur des cadres théoriques diversifiés : l’approche cognitivo‑comportementale (modification des pensées dysfonctionnelles, entraînement aux habiletés mentales), l’approche humaniste (développement du potentiel, croissance personnelle), l’approche systémique (dynamiques interpersonnelles et organisationnelles), les neurosciences (corrélats neuronaux de la performance, neurofeedback) ainsi que l’intégration de technologies immersives, comme l’entraînement en réalité virtuelle, pour simuler des situations de performance, exposer l’athlète à des contextes de pression contrôlés et entraîner la prise de décision. Ces approches guident le développement d’interventions empiriquement validées et adaptées aux contextes sportifs spécifiques (sport individuel ou collectif, niveaux de pratique, catégories d’âge). Les méthodes d’intervention psychologique couramment utilisées comprennent notamment l’imagerie mentale (visualisation de mouvements, répétition mentale), les stratégies de régulation émotionnelle (reconceptualisation cognitive, techniques de respiration), l’entraînement attentionnel et le contrôle de la concentration (routines pré‑performance, focalisation attentionnelle), la fixation d’objectifs SMART (spécifiques, mesurables, atteignables, pertinents, temporellement définis), les techniques de relaxation (relaxation musculaire progressive, biofeedback), l’entraînement à la pleine conscience adaptée au sport, le dialogue interne positif et la gestion du temps et de l’énergie, auxquels s’ajoutent des dispositifs d’entraînement en réalité virtuelle permettant de travailler la régulation de l’anxiété, la concentration et les habiletés décisionnelles dans des environnements simulant les exigences de la compétition. Ces interventions visent autant l’optimisation de la performance que le développement personnel, la prévention des troubles de santé mentale et la promotion du bien-être global des athlètes. La psychologie du sport se distingue de la psychologie de l’exercice (bien que les frontières sont poreuses) : la première cible l’optimisation de la performance compétitive et le bien-être de l’athlète, tandis que la seconde se concentre sur les déterminants de l’adoption et du maintien d’un mode de vie physiquement actif et les bénéfices psychologiques de l’activité physique pour la population générale.
Birrer, D., & Morgan, G. (2010). Psychological skills training as a way to enhance an athlete’s performance in high-intensity sports. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 20(S2), 78–87. https://doi.org/10.1111/j.1600-0838.2010.01188.x
Cox, R. H. (2011). Sport psychology: Concepts and applications (7ᵉ éd.). McGraw-Hill. www.mheducation.com/highered/product/sport-psychology-concepts-and-applications-cox.html
Hardy, L., Jones, G., & Gould, D. (2018). Understanding psychological preparation for sport. Wiley. www.wiley.com/en-us/Understanding+Psychological+Preparation+for+Sport%3A+Theory+and+Practice+of+Elite+Performers-p-9780471957874
Terry, P. C., & Lane, A. M. (2004). Mood and emotion in sport. Routledge. https://research.usq.edu.au/item/9yw3v/mood-and-emotions-in-sport
Weinberg, R. S., & Gould, D. (2023). Foundations of sport and exercise psychology (8ᵉ éd.). Human Kinetics. https://books.google.ca/books?hl=en&lr=&id=GHGLEAAAQBAJ&oi=fnd&pg=PR3&dq=Weinberg,+R.+S.,+%26+Gould,+D.+(2018).+Foundations+of+sport+and+exercise+psychology+(7th+ed.).+Human+Kinetics.&ots=Ju-BXeMt5W&sig=z1DcvGcLdN8DbgjwgLQBFTa8oQA#v=onepage&q&f=false
puissance aérobie maximale (PAM) (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Plus faible puissance mécanique permettant d’atteindre la consommation maximale d’oxygène (V̇O₂max) au cours d’un exercice à intensité croissante.
La puissance aérobie maximale (PAM) est étroitement liée au V̇O₂max, mais exprime une valeur en puissance mécanique (W) plutôt qu’en consommation d’oxygène. Elle exprime la capacité fonctionnelle maximale du système aérobie à fournir de l’énergie par les voies oxydatives. C’est un paramètre clé pour prescrire l’entraînement dans des sports où l’on dispose d’une rétroaction sur la puissance développée, comme les sports cyclistes, l’aviron et la course à pied (si l’on porte une centrale inertielle à la chaussure), et pour déterminer les intensités relatives des séances d’entraînement continu et intermittent. La PAM est indirectement proportionnelle au V̇O₂max, mais dépend aussi du rendement mécanique (efficacité du geste).
Variantes régionales : Belgique, France, Suisse et plusieurs autres pays de la Francophonie : puissance maximale aérobie (PMA); Québec : puissance aérobie maximale (PAM)
Howley, E. T., Bassett, D. R., & Welch, H. G. (1995). Criteria for maximal oxygen uptake: Review and commentary. Medicine & Science in Sports & Exercise, 27(9), 1292–1301. https://doi.org/10.1249/00005768-199509000-00009
Midgley, A. W., McNaughton, L. R., & Carroll, S. (2007). Physiological determinants of time to exhaustion during intermittent treadmill running at vV̇O₂max. International Journal of Sports Medicine, 28(4), 273–280. https://doi.org/10.1055/s-2006-924336
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
Wasserman, K., Hansen, J. E., Sue, D. Y., Stringer, W. W., & Whipp, B. J. (2012). Principles of exercise testing and interpretation (5ᵉ éd.). Lippincott Williams & Wilkins. www.scirp.org/reference/referencespapers?referenceid=2740009
Wilmore, J. H., Costill, D. L., & Kenney, L. (2024). Physiologie du sport et de l’exercice (8ᵉ éd.). De Boeck Supérieur. www.deboecksuperieur.com/livre/9782807358102-physiologie-du-sport-et-de-l-exercice
puissance critique (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Paramètre issu d’un modèle mathématique hyperbolique de la relation puissance-temps, censé identifier une intensité limite de l’état stable, mais dont la définition théorique comme puissance pouvant être maintenue « indéfiniment » sans épuisement est aujourd’hui reconnue comme une simplification physiologique infondée.
La mesure de la puissance critique (PC) repose sur au moins trois tests maximaux d’effort constant (durée comprise entre 2 et 15 min), et une extrapolation fondée sur la relation entre la puissance et le travail. La PC peut être estimée automatiquement à partir de données d’entraînement (capteur de puissance) à l’aide d’applications web ou mobiles gratuites ou commerciales (ex. : GoldenCheetah, Intervals.icu, PerfPRO Studio, TrainerRoad, TrainingPeaks, WKO5). Parmi celles‑ci, GoldenCheetah intègre directement le modèle de Skiba, tandis que les autres s’appuient sur des méthodes ou modèles dérivés, sans en reprendre l’implémentation exacte. Dans le contexte du modèle mathématique hyperbolique qui met en relation la puissance et le temps limite (temps jusqu’à l’épuisement), la PC est censée être la plus haute intensité d’exercice à laquelle les réponses physiologiques (telles que la consommation d’oxygène et la lactatémie sanguine) peuvent se stabiliser, marquant supposément la frontière entre les domaines d’intensité où un état d’équilibre est possible et ceux où la fatigue s’accumule inévitablement jusqu’à l’épuisement. Cette interprétation physiologique est cependant de plus en plus remise en question : il s’agit d’une simplification excessive, car le modèle hyperbolique à deux paramètres (PC et W′) réduit la performance à deux composantes et ignore la complexité des interactions entre les filières énergétiques ainsi que la multiplicité des mécanismes de fatigue, centraux et périphériques. Les valeurs calculées de PC et de W′ peuvent varier de façon importante selon la nature, le nombre et, surtout, la durée des épreuves exécutées pour les calculer, ce qui montre que la PC n’est pas une constante physiologique stable mais un paramètre de modèle sensible aux conditions de mesure. Contrairement à l’interprétation populaire, l’exercice mené précisément à la puissance critique n’est pas maintenable indéfiniment : les études suggèrent plutôt des durées de tolérance de l’ordre de 30 à 60 minutes selon les athlètes et les protocoles. L’application du modèle de la PC à la programmation d’entraînements peut dans certains cas mener à des séances impossibles à réaliser (l’athlète devrait battre son record personnel à chaque répétition), en particulier lorsqu’on utilise directement W′ et des modèles de réplétion comme le modèle de W′balance. Le concept de PC est bien connu en sciences du sport depuis les années 1960 et il est encore largement utilisé en entraînement, mais il fait l’objet, depuis les années 2020, d’une controverse scientifique accrue, ce qui renforce l’idée que la PC doit être vue avant tout comme un artefact mathématique plutôt que comme un seuil physiologique doté d’une signification biologique unique. Malgré ces limites théoriques, le concept de puissance critique reste un outil très utilisé par les entraîneurs et les athlètes pour définir des zones d’entraînement, estimer la tolérance à l’effort à haute intensité, prédire la performance sur différentes durées et, grâce au modèle de Skiba et à ses variantes, gérer l’effort lors d’exercices intermittents.
Bishop, D., Jenkins, D. G., & Howard, A. (1998). The critical power function is dependent on the duration of the predictive exercise tests chosen. International Journal of Sports Medicine, 19(2), 125–129. https://doi.org/10.1055/s-2007-971894
Briand, J., Tremblay, J., & Thibault, G. (2022). Can popular high-intensity interval training (HIIT) models lead to impossible training sessions? Sports, 10(1), Article 10. https://doi.org/10.3390/sports10010010
Burnley, M. (2022). Critical power is the severe intensity domain boundary, not a power output that can be maintained « for a very long time without fatigue ». European Journal of Applied Physiology, 122(7), 1741–1742. https://doi.org/10.1007/s00421-022-04960-0
Dotan, R. (2022). A critical review of critical power. European Journal of Applied Physiology, 122, 1747–1748. https://doi.org/10.1007/s00421-022-04922-6
Drake, J. P., Finke, A., & Ferguson, R. A. (2023). Modelling human endurance: Power laws vs critical power. European Journal of Applied Physiology, 124(2), 507–526. https://doi.org/10.1007/s00421-023-05274-5
Gorostiaga, E. M., Sánchez-Medina, L., & Garcia-Tabar, I. (2022). Over 55 years of critical power: Fact or artifact? Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 32(1), 116–124. https://doi.org/10.1111/sms.14074
Jones, A. M., & Vanhatalo, A. (2017). The « critical power » concept: Applications to sports performance with a focus on intermittent high-intensity exercise. Sports Medicine, 47(Suppl. 1), 65–78. https://doi.org/10.1007/s40279-017-0688-0
Morton, R. H. (2006). The critical power and related whole-body bioenergetic models. European Journal of Applied Physiology, 96(4), 339–354. https://doi.org/10.1007/s00421-005-0088-2
Skiba, P. F., Chidnok, W., Vanhatalo, A., & Jones, A. M. (2012). Modeling the expenditure and reconstitution of work capacity above critical power. Medicine & Science in Sports & Exercise, 44(8), 1526–1532. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22382171/
Vandewalle, H., Vautier, J. F., Kachouri, M., Lechevalier, J. M., & Monod, H. (1997). Work-exhaustion time relationships and the critical power concept. A critical review. Journal of Sports Medicine and Physical Fitness, 37(2), 89–102. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9239986/
Vanhatalo, A., Jones, A. M., & Burnley, M. (2011). Application of critical power in sport. International Journal of Sports Physiology and Performance, 6(1), 128–136. https://doi.org/10.1123/ijspp.6.1.128
puissance limite (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Puissance mécanique moyenne maximale pouvant être soutenue pendant une durée donnée.
La puissance limite (ou puissance record) est une mesure de performance maximale pour une durée précise, mais pas un seuil physiologique. Par exemple, on parlera de la puissance limite sur 5 minutes (PL5) ou sur 20 minutes (PL20). Ce terme est principalement utilisé dans le contexte de l’analyse de données de capteurs de puissance (en cyclisme, en aviron, en course à pied). Les logiciels d’entraînement génèrent une courbe de puissance record qui représente l’ensemble des puissances limites d’un athlète pour une certaine plage de durées pouvant aller de quelques secondes à quelques heures. Il est crucial de ne pas confondre puissance limite et puissance critique. La puissance limite est une grandeur empirique et descriptive directement calculée comme puissance mécanique moyenne maximale sur une durée donnée, alors que la puissance critique n’est pas directement mesurée pour une durée précise, mais estimée comme l’asymptote d’un modèle de relation puissance‑durée construit à partir de plusieurs efforts maximaux. La puissance limite sur 60 minutes est communément assimilée à la puissance seuil fonctionnelle (en anglais Functional Threshold Power, FTP), définie opérationnellement comme la plus haute puissance moyenne approximativement soutenable sur une heure et souvent estimée à partir d’un test de 20 minutes (on retranche 5 ou 10 %). La puissance seuil fonctionnelle est un paramètre mal nommé, puisqu’il ne s’agit pas véritablement d’un seuil au sens strict. Il faut lui préférer le terme puissance limite sur 60 minutes (PL60) ou puissance record sur 60 minutes (PR60).
Allen, H., & Coggan, A. R. (2019). Training and racing with a power meter (3ᵉ éd.). VeloPress. https://books.google.ca/books/about/Training_and_Racing_with_a_Power_Meter_3.html?id=-pJutgEACAAJ&redir_esc=y
Briand, J., Tremblay, J., & Thibault, G. (2022). Can popular high-intensity interval training (HIIT) models lead to impossible training sessions? Sports, 10(1), Article 10. https://doi.org/10.3390/sports10010010
Coyle, E. F. (1995). Integration of the physiological factors determining endurance performance ability. Exercise and Sport Sciences Reviews, 23(1), 25–63. https://doi.org/10.1249/00003677-199500230-00004
Jones, A. M., & Vanhatalo, A. (2017). The « critical power » concept: Applications to sports performance with a focus on intermittent high-intensity exercise. Sports Medicine, 47(Suppl. 1), 65–78. https://doi.org/10.1007/s40279-017-0688-0
Poole, D. C., Burnley, M., Vanhatalo, A., Rossiter, H. B., & Jones, A. M. (2016). Critical power: An important fatigue threshold in exercise physiology. Medicine & Science in Sports & Exercise, 48(11), 2320–2334. https://doi.org/10.1249/mss.0000000000000939
Vanhatalo, A., Jones, A. M., & Burnley, M. (2011). Application of critical power in sport. International Journal of Sports Physiology and Performance, 6(1), 128–136. https://doi.org/10.1123/ijspp.6.1.128
puissance musculaire (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Capacité d’un muscle ou d’un groupe musculaire à produire un travail mécanique rapidement, généralement exprimée en watts, et résultant de la combinaison de la force et de la vitesse de contraction.
La puissance musculaire résulte de la relation puissance = force × vitesse. Elle constitue un déterminant majeur de la performance dans les activités explosives (sauts, sprints, haltérophilie, accélérations en sport collectif). La mesure de la puissance peut se faire à l’aide de plateformes de force, d’ergomètres isocinétiques ou d’appareils instrumentés de musculation. Il ne faut pas confondre puissance musculaire et force musculaire qui correspond à la capacité de produire une tension, indépendamment de la vitesse du mouvement. L’augmentation de la puissance musculaire dépend à la fois du développement de la force maximale et de l’amélioration de la vitesse de contraction, deux composantes essentielles de la performance dans les activités nécessitant des actions explosives.
Cronin, J. B., & Sleivert, G. (2005). Challenges in understanding the influence of maximal power training on improving athletic performance. Sports Medicine, 35(3), 213–234. https://doi.org/10.2165/00007256-200535030-00003
Suchomel, T. J., Nimphius, S., & Stone, M. H. (2016). The importance of muscular strength in athletic performance. Sports Medicine, 46(10), 1419–1449. https://doi.org/10.1007/s40279-016-0486-0
puissance normalisée (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Indice de puissance dérivé d’un enregistrement de puissance mécanique permettant d’estimer la contrainte physiologique globale d’une séance comportant des variations d’intensité, en pondérant davantage les puissances élevées.
La puissance normalisée (PN), largement utilisée en cyclisme et en triathlon avec capteurs de puissance, a été développée par Andrew R. Coggan pour pallier les limites de la puissance moyenne arithmétique, qui sous-estime l’impact physiologique des fluctuations d’intensité lors d’efforts où l’intensité varie. Une séance avec de nombreuses variations d’intensité génère une contrainte physiologique supérieure à une séance de puissance moyenne identique mais stable. Le calcul repose sur quatre étapes : (1) lissage du signal de puissance brut sur une fenêtre glissante de 30 secondes; (2) élévation de chaque valeur lissée à la quatrième puissance; (3) calcul de la moyenne de ces valeurs élevées; (4) extraction de la racine quatrième du résultat. Cette pondération non linéaire reflète le coût physiologique disproportionné des variations d’intensité. La PN sert de base au calcul d’indices dérivés quantifiant la charge d’entraînement : le facteur d’intensité (FI; en anglais Intensity Factor, IF), rapport entre puissance normalisée et puissance au seuil fonctionnel (en anglais : Functional Threshold Power, FTP), indiquant l’intensité relative de la séance; et le score de charge d’entraînement (SCE, en anglais : Training Stress Score, TSS), combinant intensité et durée pour quantifier la charge totale. Ces indices permettent de standardiser le suivi longitudinal de l’entraînement, de comparer des séances de nature différente et de planifier la récupération. La variabilité de la puissance peut être décrite par l’indice de variabilité (IV), rapport entre puissance normalisée et puissance moyenne, un IV proche de 1 traduisant un effort stable et un IV élevé un effort très fluctuant. La PN constitue une estimation indirecte de la charge interne et ne représente pas une puissance mécanique réellement produite à chaque instant, mais un indicateur synthétique de la contrainte physiologique associée à la séance. Son calcul repose sur des choix paramétriques (fenêtre de 30 s, puissance 4) qui modélisent de façon approximative la dynamique des réponses physiologiques, et elle devient peu pertinente pour des efforts de très courte durée (ex. : < 15-20 min), où l’on privilégie la puissance moyenne ou la puissance limite correspondante. L’interprétation de la puissance normalisée doit tenir compte du contexte individuel et des objectifs d’entraînement.
Allen, H., & Coggan, A. R. (2019). Training and racing with a power meter (3ᵉ éd.). VeloPress. https://books.google.ca/books/about/Training_and_Racing_with_a_Power_Meter_3.html?id=-pJutgEACAAJ&redir_esc=y
Briand, J., Tremblay, J., & Thibault, G. (2022). Can popular high-intensity interval training (HIIT) models lead to impossible training sessions? Sports, 10(1), Article 10. https://doi.org/10.3390/sports10010010
quotient d’échange respiratoire (RER) (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Rapport entre le volume de dioxyde de carbone produit (V̇CO₂) et le volume d’oxygène consommé (V̇O₂) mesurés à la bouche, utilisé pour estimer la part relative des glucides et des lipides dans la production d’énergie, à condition que l’organisme soit à l’équilibre métabolique.
Le quotient d’échange respiratoire (RER) est un indicateur précieux dont l’interprétation est strictement dépendante non seulement de l’intensité de l’effort, mais aussi du contexte nutritionnel : la valeur du RER est fortement influencée par les réserves de glycogène et l’apport récent en glucides; un apport récent en glucides tirera le RER vers le haut. Valeurs : 0,70 : oxydation exclusive des lipides (acides gras); 0,85 : mélange équilibré (50/50) de glucides et de lipides; 1,00 : oxydation exclusive des glucides. Lors d’efforts intenses (au-delà du SV2), le RER dépasse 1,0. À ce stade, il ne reflète plus le mélange de substrats énergétiques, mais l’expulsion de CO2 supplémentaire issue du tamponnement des ions H+ par les bicarbonates. Un RER supérieur à 1,1 est d’ailleurs un critère classique de validation de l’atteinte du V̇O₂max. Le RER mesure les échanges aux poumons (respiration externe), tandis que le quotient respiratoire (QR) désigne le rapport réel au niveau de la cellule (respiration interne). Lorsque l’équilibre métabolique est stable (état de repos ou effort sous-maximal), RER ≈ RQ, et il est possible d’en déduire la proportion relative d’oxydation des glucides et des lipides comme sources d’énergie. Bien que le métabolisme des protéines contribue à la dépense énergétique (5 à 10 % en ultra-endurance), il est généralement ignoré dans le calcul du RER en raison de la complexité de sa mesure par les gaz. Comme l’ont souligné Péronnet et Massicotte (1991), cette simplification entraîne une légère surestimation de la contribution des glucides, mais reste la norme en sciences du sport pour les tests d’effort standards.
Aguilaniu, B., & Wallaert, B. (2015). EFX : De l’interprétation à la décision médicale. Éditions Margaux Orange. https://bibliotheque-patients.iucpq.qc.ca/notice?id=p::usmarcdef_0000018066
Jeukendrup, A. E., & Wallis, G. A. (2005). Measurement of substrate oxidation during exercise by means of gas exchange measurements. International Journal of Sports Medicine, 26(S1), S28–S37. https://doi.org/10.1055/s-2004-830512
McArdle, W. D., Katch, F. I., & Katch, V. L. (2023). Exercise physiology: Nutrition, energy, and human performance (9ᵉ éd.). Wolters Kluwer. https://shop.lww.com/Exercise-Physiology/p/9781975217297
McClave, S. A., Lowen, C. C., Kleber, M. J., McConnell, J. W., Jung, L. Y., & Goldsmith, L. J. (2003). Clinical use of the respiratory quotient obtained from indirect calorimetry. Journal of Parenteral and Enteral Nutrition, 27(1), 21–26. https://doi.org/10.1177/014860710302700121
Péronnet, F., & Aguilaniu, B. (2014). Signification physiologique et interprétation clinique de la lactatémie et du pH au cours de l’EFX incrémentale. Revue des maladies respiratoires, 31(6), 525–551.
Péronnet, F., & Massicotte, D. (1991). Table of nonprotein respiratory quotient: An update. Journal Canadien des Sciences du Sport [Canadian Journal of Sport Sciences], 16(1), 23–29. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/1645211/
Romijn, J. A., Coyle, E. F., Sidossis, L. S., Gastaldelli, A., Horowitz, J. F., Endert, E., & Wolfe, R. R. (1993). Regulation of endogenous fat and carbohydrate metabolism in relation to exercise intensity and duration. American Journal of Physiology-Endocrinology and Metabolism, 265(3), E380–E391. https://doi.org/10.1152/ajpendo.1993.265.3.E380
Wilmore, J. H., Costill, D. L., & Kenney, L. (2024). Physiologie du sport et de l’exercice (8ᵉ éd.). De Boeck Supérieur. www.deboecksuperieur.com/livre/9782807358102-physiologie-du-sport-et-de-l-exercice
récupération (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Ensemble des processus physiologiques, neuromusculaires, psychologiques, hormonaux et biochimiques par lesquels l’organisme revient à un état fonctionnel compatible avec la poursuite de l’entraînement ou de la performance, à la suite d’une charge d’entraînement ou d’une épreuve compétitive.
La récupération constitue une composante essentielle du processus d’adaptation à l’entraînement. Elle favorise la transition entre la fatigue aiguë et la régénération fonctionnelle, suscitant ainsi l’apparition du phénomène de surcompensation. On emploie également le terme récupération pour désigner, dans le cadre de l’entraînement par intervalles, les périodes de récupération active ou passive intercalées entre les phases d’effort. La récupération comprend notamment la reconstitution des substrats énergétiques (ex. : resynthèse du glycogène musculaire), la restauration de l’homéostasie (température corporelle, pH, volémie, équilibre électrolytique), la récupération de la fonction neuromusculaire ainsi que la régulation des réponses neuroendocriniennes, immunitaires et psychologiques associées au stress de l’exercice. Elle ne doit pas être confondue avec la surcompensation, qui renvoie à un phénomène adaptatif résultant d’une récupération pleinement réalisée et se traduisant par l’atteinte d’un niveau supérieur de forme ou de capacité de performance, ni avec la régénération, terme parfois employé pour désigner plus spécifiquement la reconstruction ou la reconstruction tissulaire au-delà du simple retour à l’équilibre fonctionnel.
Bieuzen, F., Bleakley, C. M., & Costello, J. T. (2013). Contrast water therapy and exercise induced muscle damage: A systematic review and meta-analysis. PlOS ONE, 8(4), e62356. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3633882/
Bompa, T. O., & Buzzichelli, C. (2019). Periodization: Theory and methodology of training (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/periodization-6th-edition?srsltid=AfmBOorzJxAMKa9_mXXXc34QXH5b1dNg43FEMXjZoaEUDg3EzXRvCgcD
Dupuy, O., Douzi, W., Theurot, D., Bosquet, L., & Dugué, B. (2018). An evidence-based approach for choosing post-exercise recovery techniques to reduce markers of muscle damage, soreness, fatigue, and inflammation: A systematic review with meta-analysis. Frontiers in Physiology, 9, 403. https://doi.org/10.3389/fphys.2018.00403
Halson, S. L. (2014). Monitoring training load to understand fatigue in athletes. Sports Medicine, 44(S2), 139–147. https://doi.org/10.1007/s40279-014-0253-z
Kellmann, M., & Beckmann, J. (2018). Recovery and well-being in sport and exercise. Routledge. www.routledge.com/Recovery-and-Well-being-in-Sport-and-Exercise/Kellmann-Beckmann/p/book/9781032191553
Wilmore, J. H., Costill, D. L., & Kenney, L. (2024). Physiologie du sport et de l’exercice (8ᵉ éd.). De Boeck Supérieur. www.deboecksuperieur.com/livre/9782807358102-physiologie-du-sport-et-de-l-exercice
réserve de vitesse (RV) (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Différence entre la vitesse aérobie maximale (VAM) et la vitesse maximale atteignable lors d’un sprint de très courte durée, représentant le potentiel de vitesse mobilisable au-delà de la VAM.
La réserve de vitesse (RV) constitue un indicateur synthétique utile pour établir le profil physiologique d’un athlète, individualiser la prescription d’entraînements de haute intensité (notamment les intervalles courts) et suivre l’amélioration des aptitudes aérobie et anaérobie. Contrairement à une stricte mesure bioénergétique, la RV est une variable intégratrice : le résultat dépend non seulement de la puissance des filières métaboliques, mais il intègre également d’importants facteurs neuromusculaires et techniques (efficacité mécanique du sprint, économie de course). Le même concept s’applique aux sports portés comme le cyclisme ou l’aviron, sous l’appellation de réserve de puissance (RP). Le terme réserve de vitesse anaérobie est déconseillé en français moderne. En effet, sur cette plage d’intensités supramaximales, le métabolisme aérobie contribue activement à la production d’énergie (pouvant même atteindre son plein régime si l’effort se prolonge), la puissance supplémentaire requise étant fournie par la glycolyse à haut débit et le système des phosphagènes. Le terme neutre réserve de vitesse reflète donc plus fidèlement la réalité physiologique.
Briand, J., di Prampero, P. E., Osgnach, C., Thibault, G., & Tremblay, J. (2025). Quantifying metabolic energy contributions in sprint running: A novel bioenergetic model. European Journal of Applied Physiology, 125(12), 3521–3541. https://doi.org/10.1007/s00421-025-05831-0
Bundle, M. W., & Weyand, P. G. (2012). Sprint exercise performance: Does metabolic power matter? Exercise and Sport Sciences Reviews, 40(3), 174–182. https://doi.org/10.1097/jes.0b013e318258e1c1
Sandford, G. N., Laursen, P. B., & Buchheit, M. (2021). Anaerobic speed/power reserve and sport performance: Scientific basis, current applications, and future directions. Sports Medicine, 51(10), 2017–2028. https://doi.org/10.1007/s40279-021-01523-9
résilience mentale (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Capacité psychologique d’un athlète à s’adapter positivement et à se rétablir face à l’adversité, au stress ou à l’échec.
En milieu sportif, la résilience mentale se manifeste lorsqu’un athlète parvient à se remettre d’une blessure, d’un échec, d’un revers compétitif ou de pressions externes, en mobilisant ses ressources internes (autorégulation, stratégies d’adaptation, contrôle attentionnel) et son environnement (soutien social, encadrement, climat motivationnel). Elle joue un rôle clé dans la gestion des transitions, des blessures récurrentes, de la charge d’entraînement élevée et des exigences psychologiques propres au sport de haut niveau. La résilience mentale est un processus dynamique plutôt qu’un trait stable; elle évolue selon les situations, l’expérience, la maturité psychologique et la qualité du soutien. Elle se distingue de la force mentale, qui se rapporte davantage à la capacité à maintenir la performance sous pression, alors que la résilience mentale concerne surtout la capacité à récupérer, à se réorganiser et à s’adapter après un événement négatif ou une période de stress. Les interventions favorisant son développement comprennent la restructuration cognitive, la fixation d’objectifs, les techniques de pleine conscience, l’entraînement attentionnel et les approches centrées sur le soutien à l’autonomie.
Fletcher, D., & Sarkar, M. (2012). A grounded theory of psychological resilience in Olympic champions. Psychology of Sport and Exercise, 13(5), 669–678. https://doi.org/10.1016/j.psychsport.2012.04.007
Hosseini, S. A., & Besharat, M. A. (2010). Relation of resilience with sport achievement and mental health in a sample of athletes. Procedia – Social and Behavioral Sciences, 5, 633–638. https://doi.org/10.1016/j.sbspro.2010.07.156
résistance mécanique (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Force qui s’exerce sur un corps, un segment corporel ou un système mécanique et qui tend à s’opposer à son mouvement ou à en limiter la vitesse.
En biomécanique du sport et en entraînement, la résistance mécanique peut être produite par des charges externes (poids, élastiques, eau, air) ou par des forces internes (tensions musculaires antagonistes). Le terme résistance a déjà eu une autre acception en physiologie du sport : l’aptitude à résister à la fatigue au cours d’un exercice intense de durée courte ou intermédiaire.
Hall, S. J. (2025). Basic biomechanics (9ᵉ éd.). McGraw-Hill Education. www.mheducation.com/highered/product/Basic-Biomechanics-Hall.html
Knudson, D. (2021). Fundamentals of biomechanics (3ᵉ éd.). Springer. https://link.springer.com/book/10.1007/978-3-030-51838-7
respiration (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Ensemble des processus physiologiques assurant les échanges gazeux entre l’organisme et l’environnement, incluant le prélèvement d’oxygène, l’élimination du dioxyde de carbone et la régulation de l’équilibre acido-basique.
La respiration est un processus global qui englobe quatre étapes : la ventilation pulmonaire (mécanique), la diffusion alvéolo-capillaire, le transport sanguin et la respiration cellulaire (mitochondriale). Il est important de ne pas confondre ce terme générique avec la seule ventilation pulmonaire. Le terme respiration cellulaire désigne spécifiquement l’ensemble des réactions biochimiques mitochondriales générant l’ATP. En contexte d’exercice, la respiration doit s’ajuster rapidement aux exigences métaboliques accrues : augmentation de la fréquence respiratoire, du volume courant, de la ventilation minute et de la perfusion pulmonaire. Les adaptations ventilatoires influent directement sur la régulation du pH, la stabilité de la commande motrice et la perception de l’effort. Dans les sports d’endurance, l’efficacité ventilatoire et la capacité des muscles respiratoires sont d’importants déterminants de la performance. La respiration peut être étudiée sous trois angles complémentaires : mécanique (ventilation), circulatoire (transport des gaz) et cellulaire (oxydation mitochondriale). Les muscles respiratoires — notamment le diaphragme et les muscles intercostaux — peuvent présenter une fatigue spécifique lors d’efforts intenses et prolongés. Des méta-analyses indiquent que l’entraînement spécifique des muscles inspiratoires (à l’aide d’un appareil augmentant la résistance à l’entrée d’air dans la bouche) s’accompagne généralement d’une amélioration de la performance dans les sports d’endurance, notamment en retardant leur fatigue et en réduisant la perception de dyspnée à intensité donnée.
Illi, S. K., Held, U., Frank, I., & Spengler, C. M. (2012). Effect of respiratory muscle training on exercise performance in healthy individuals: A systematic review and meta-analysis. Sports Medicine, 42(8), 707–24. https://link.springer.com/article/10.1007/BF03262290
Kenney, W. L., Wilmore, J. H., & Costill, D. L. (2024). Physiology of sport and exercise (9ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/physiology-of-sport-and-exercise-9th-edition-with-hkpropel-access-loose-leaf-edition?srsltid=AfmBOoob1JCFIRirj5DCpk11RfPfG-t-u0ySo6pLziceGW8xmD2RVeqL
Sheel, A. W. (2002). Respiratory muscle training in healthy individuals: Physiological rationale and implications for exercise performance. Sports Medicine, 32(9), 567–581. https://link.springer.com/article/10.2165/00007256-200232090-00003
West, J. B. (2020). Respiratory physiology: The essentials (10ᵉ éd.). Wolters Kluwer. https://shop.lww.com/West-s-Respiratory-Physiology/p/9781975139186?srsltid=AfmBOopMhg8cfNXm8B2FYCD7rwWmIHDAcusaPk2VVZjlkm2YsNKHJ5Gu
saut en contre-mouvement (SCM) (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Saut vertical réalisé à partir d’un mouvement d’abaissement rapide du centre de masse (phase excentrique) immédiatement suivi d’une extension dynamique des membres inférieurs (phase concentrique), exploitant le cycle étirement-raccourcissement pour maximiser la production de force et la hauteur atteinte.
Le saut en contre-mouvement (SCM) est largement utilisé en sciences du sport pour évaluer la puissance des membres inférieurs, la capacité à utiliser l’énergie élastique et l’efficacité neuromusculaire. Il est souvent mesuré au moyen de plateformes de force, d’accéléromètres ou de systèmes optiques, permettant d’analyser des variables telles que la force maximale, la vitesse d’envol, l’impulsion, la raideur musculotendineuse et la stratégie motrice (profondeur du contre-mouvement, durée des phases). Le SCM diffère du saut sans contre-mouvement, réalisé à partir d’une position isométrique. La comparaison des deux sauts permet d’estimer l’efficacité du cycle étirement-raccourcissement. La performance au SCM dépend de la coordination intermusculaire, de la rigidité musculotendineuse, de la force maximale et de la capacité à tolérer un temps d’amortissement relativement long comparativement aux sauts réactifs. Le SCM constitue un indicateur sensible de la fatigue neuromusculaire : une diminution de la hauteur, de la vitesse d’envol ou de l’impulsion peut refléter une altération de la fonction musculaire centrale ou périphérique. Ce test est fréquemment utilisé dans le suivi longitudinal des athlètes, notamment dans les sports de puissance, de vitesse et de sauts.
Claudino, J. G., et al. (2017). The countermovement jump to monitor neuromuscular status: A meta-analysis. Journal of Science and Medicine in Sport, 20(4), 397–402. https://doi.org/10.1016/j.jsams.2016.08.011
Markovic, G., & Mikulic, P. (2010). Neuro-musculoskeletal and performance adaptations to lower-extremity plyometric training. Sports Medicine, 40(10), 859–895. https://doi.org/10.2165/11318370-000000000-00000
seuil anaérobie (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Désignation historique d’une intensité d’exercice au-delà de laquelle une accumulation nette de lactate sanguin était attribuée à une hypoxie tissulaire (manque d’oxygène) et à un basculement vers un métabolisme exclusivement anaérobie.
Bien que l’expression seuil anaérobie demeure très ancrée dans le jargon des chroniqueurs, des entraîneurs, des athlètes et même de scientifiques, elle repose sur un paradigme obsolète. La recherche moderne (Brooks, 2021) démontre que le lactate est produit en permanence, même au repos ou lors d’exercices légers, et qu’il sert de substrat essentiel pour le cœur et les fibres musculaires de type I. L’augmentation de la lactatémie observée à haute intensité ne traduit pas une rupture de l’apport en oxygène, mais plutôt un déséquilibre où le taux d’apparition du lactate dans le sang dépasse le taux de disparition (clairance). Dans un souci de précision terminologique, il est recommandé de substituer ce terme par des indicateurs basés sur des mécanismes mesurables comme le deuxième seuil lactique (SL2), l’état stable lactique maximal (ESLM) et le deuxième seuil ventilatoire (SV2).
Brooks, G. A. (2021). The “anaerobic threshold” concept is not valid in physiology and medicine. Medicine & Science in Sports & Exercise, 53(5), 1093–1096. https://doi.org/10.1249/MSS.0000000000002549
Svedahl, K., & MacIntosh, B. R. (2003). Anaerobic threshold: The concept and methods of measurement. Canadian Journal of Applied Physiology, 28(2):299–323. https://doi.org/10.1139/h03-023
seuils lactiques (n. m. pl.) * Lien copié dans le presse-papiers
Repères physiologiques déterminés lors d’un exercice d’intensité croissante, correspondant à des points d’inflexion de la courbe de lactatémie et traduisant une modification de l’équilibre entre la production et la clairance du lactate.
Les seuils lactiques permettent de délimiter les zones d’intensité et de suivre les adaptations physiologiques. On distingue deux principaux points de rupture. Le premier seuil lactique (SL1) (ou seuil aérobie) : il marque le début de l’élévation de la lactatémie au-dessus des valeurs de repos. Selon les protocoles, il est déterminé par une augmentation fixe (ex. : +0,4 à 0,8 mmol/L) ou par une valeur absolue (ex. : 2 mmol/L). Entre le SL1 et le SL2, bien que la lactatémie soit supérieure au repos, elle finit par se stabiliser après quelques minutes d’effort constant : l’organisme parvient à augmenter l’élimination (clairance) pour compenser la production accrue. Le deuxième seuil lactique (SL2) : il représente le point de rupture de cet équilibre. Au-delà de cette intensité, la production de lactate dépasse les capacités maximales d’élimination, provoquant une accumulation continue et inéluctable jusqu’à l’épuisement. Il correspond souvent à l’état stable lactique maximal (ESLM). L’identification précise de ces seuils repose sur diverses méthodes mathématiques, telles que la méthode visuelle, la méthode des valeurs fixes (ex. : 4 mmol/L pour le SL2) ou la méthode Log-Log (qui identifie les cassures de pente sur une échelle logarithmique). Physiologiquement, ces seuils ne signalent pas un manque d’oxygène (anaérobiose), mais traduisent plutôt une sollicitation accrue de la glycolyse à haut débit, dont la production de pyruvate dépasse la capacité d’oxydation immédiate des mitochondries. Comme ces événements métaboliques surviennent à des intensités voisines des seuils ventilatoires (SV1 et SV2), on utilise souvent les paramètres de la ventilation (et non simplement l’essoufflement) pour estimer ces zones sur le terrain.
Brooks, G. A. (2021). The “anaerobic threshold” concept is not valid in physiology and medicine. Medicine & Science in Sports & Exercise, 53(5), 1093–1096. https://doi.org/10.1249/MSS.0000000000002549
Brooks, G. A., Arevalo, J. A., Osmond, A. D., Leija, R. G., Curl, C. C., & Tovar, A. P. (2021). Lactate in contemporary biology: A phoenix risen. The Journal of Physiology, 600(5), 1229–1251. https://doi.org/10.1113/JP280955
Faude, O., Kindermann, W., & Meyer, T. (2009). Lactate threshold concepts: How valid are they? Sports Medicine, 39(6), 469–490. https://doi.org/10.2165/00007256-200939060-00003
Poole, D. C., Rossiter, H. B., Brooks, G. A., & Gladden, L. B. (2021). The anaerobic threshold: 50+ years of controversy. The Journal of Physiology, 599(3), 737–767. https://doi.org/10.1113/JP279963
Skinner, J. S., & McLellan, T. H. (1980). The transition from aerobic to anaerobic metabolism. Research Quarterly for Exercise and Sport, 51(1), 234–248. https://doi.org/10.1080/02701367.1980.10609285
Wasserman, K., Whipp, B. J., Koyal, S. N., & Beaver, W. L. (1973). Anaerobic threshold and respiratory gas exchange during exercise. Journal of Applied Physiology, 35(2), 236–243. https://doi.org/10.1152/jappl.1973.35.2.236
Wilmore, J. H., Costill, D. L., & Kenney, L. (2024). Physiologie du sport et de l’exercice (8ᵉ éd.). De Boeck Supérieur. www.deboecksuperieur.com/livre/9782807358102-physiologie-du-sport-et-de-l-exercice
spécialisation sportive (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Processus par lequel un athlète concentre systématiquement l’essentiel de son entraînement et de sa participation sportive sur une seule discipline, épreuve ou fonction spécifique, en réduisant ou en abandonnant la pratique d’autres activités sportives.
La spécialisation sportive peut porter sur une discipline, un type d’épreuve (ex. : sprint vs demi-fond), un poste (ex. : gardien de but) ou une fonction spécifique. Il importe toutefois de ne pas opposer spécialisation et diversification de manière binaire. Les frontières entre ces concepts demeurent poreuses : la spécialisation est souvent un continuum où l’athlète peut augmenter sa focalisation sur un sport tout en maintenant, via l’entraînement croisé ou des pratiques complémentaires, une certaine diversité motrice. Dans les modèles de développement à long terme, la spécialisation est idéalement envisagée après une période d’acquisition générale des habiletés (diversification). Une spécialisation hâtive (focalisation exclusive pré-pubertaire) peut limiter le développement du répertoire moteur et accroître les risques de blessures de surutilisation, d’épuisement psychologique et d’abandon prématuré. À l’inverse, une spécialisation tardive ou progressive favorise généralement une performance durable et une meilleure santé musculosquelettique à long terme. Le moment optimal pour se spécialiser dépend des exigences du sport : si elle est requise très tôt dans les disciplines à maturation précoce (ex. : gymnastique, patinage artistique, plongeon), elle gagne à être retardée dans la majorité des autres sports.
Allison-Abaunza, A. (2025). Sport specialization or diversification? Proposals to move beyond a polarized debate. Loisir et Société, 1–18. https://doi.org/10.1080/07053436.2025.2586475
Bailey, R., & Collins, D. (2013). The standard model of talent development and its discontents. Kinesiology Review, 2(4), 248–259. https://doi.org/10.1123/krj.2.4.248
Baker, J., Cobley, S., & Fraser-Thomas, J. (2009). What do we know about early sport specialization? High Ability Studies, 20(1), 77–89. https://doi.org/10.1080/13598130902860507
Bergeron, M. F., Mountjoy, M., Armstrong, N., Chia, M., Côté, J., Emery, C. A., Faigenbaum, A., Hall, G., Kriemler, S., Léglise, M., Malina, R. M., Pensgaard, A. M., Sanchez, A., Soligard, T., Sundgot-Borgen, J., van Mechelen, W., Weissensteiner, J. R., & Engebretsen, L. (2015). International Olympic Committee consensus statement on youth athletic development. British Journal of Sports Medicine, 49(13), 843–851. https://doi.org/10.1136/bjsports-2015-094962
Côté, J., & Vierimaa, M. (2014). The developmental model of sport participation: 15 years after its first conceptualization. Science & Sports, 29(S1), S63–S69. https://doi.org/10.1016/j.scispo.2014.08.133
Delvaux, F., Croisier, J.-L., & Kaux, J.-F. (2023). La spécialisation précoce du jeune sportif : La route vers le succès ? Journal de Traumatologie du Sport, 40(3), 155–160. https://doi.org/10.1016/j.jts.2023.06.011
Descheemaeker, K., Shibli, S., Weissensteiner, J. R., & De Bosscher, V. (2025). Youth sport and talent development policies: An umbrella review of the foundation and talent phases for future high performance. Journal of Sports Sciences, 1–33. https://doi.org/10.1080/02640414.2025.2569267
Duchesneau, M.-A. (2020). Profil, conditions de vie et expérience d’athlètes pratiquant une discipline sportive nécessitant une spécialisation en bas âge (étude pilote, 2018-2019) [Thèse de doctorat, Université de Montréal]. Scholaris. https://umontreal.scholaris.ca/items/75e09993-61d3-4fda-a6b6-b7056f71a00b
Malina, R. M. (2010). Early sport specialization: Roots, effectiveness, risks. Current Sports Medicine Reports, 9(6), 364–371. https://doi.org/10.1249/jsr.0b013e3181fe3166
Myer, G. D., Jayanthi, N., Difiori, J. P., Faigenbaum, A. D., Kiefer, A. W., Logerstedt, D., & Micheli, L. J. (2015). Sports specialization, part I: Does early sports specialization increase negative outcomes and reduce the opportunity for success in young athletes? Sports Health, 7(5), 437–442. https://doi.org/10.1177/1941738115598747
Thibault, G., & Cléroult, M. (2019). Développement, de la découverte au sport de haut niveau. Dans R. Roult, D. Auger, & M.-A. Lavigne (dir.), Sport et société : Perspectives conceptuelles et enjeux d’action aux échelles québécoise, canadienne et internationale (pp. 133–143). Université du Québec à Trois-Rivières. www.grande-librairie.com/produit/sport-et-socit-perspectives-conceptuelles-et-enjeux-daction/
sport de haut niveau (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Ensemble structuré d’activités sportives où les athlètes – figurant parmi les meilleurs de leur discipline – visent à exceller dans des compétitions nationales et internationales, reposant sur des programmes d’entraînement intensifs, un encadrement scientifique, médical et logistique spécialisé, ainsi qu’un système institutionnel de soutien à l’athlète d’élite.
Sport de haut niveau est un terme consacré dans les politiques publiques du sport au Québec, et en Belgique. Il se distingue des autres contextes de la pratique sportive par le degré d’engagement, le volume d’entraînement, la spécialisation, l’encadrement scientifique et la professionnalisation des pratiques. Il repose souvent sur une organisation institutionnelle reconnue (ex. : fédérations, centres nationaux d’entraînement, instituts nationaux du sport, organismes olympiques et paralympiques nationaux). Le sport de haut niveau s’accompagne d’enjeux de santé, d’éthique et de reconversion post-carrière.
Andersen, S. S., Houlihan, B., & Ronglan, L. T. (2015). Managing elite sport systems: Research and practice. Routledge. www.routledge.com/Managing-Elite-Sport-Systems-Research-and-Practice/Andersen-Ronglan-Houlihan/p/book/9781138633575
De Bosscher, V., Shibli, S., Westerbeek, H., & van Bottenburg, M. (2015). Successful elite sport policies: An international comparison of the sports policy factors leading to international sporting success (SPLISS 2.0). Meyer & Meyer Sport. https://books.google.ca/books/about/Successful_Elite_Sport_Policies.html?id=1TZ3CgAAQBAJ&redir_esc=y
Durand-Bush, N., & Salmela, J. H. (2002). The development and maintenance of expert athletic performance: Perceptions of world and Olympic champions. Journal of Applied Sport Psychology, 14(3), 154–171. https://doi.org/10.1080/10413200290103473
Gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. (2025). Politique canadienne du sport 2025-2035. Secrétariat du sport canadien. https://ttcanada.ca/canadian-sport-policy-2025-2035-a-shared-vision-for-sport-in-canada/?lang=fr
stratégie (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Planification structurée d’actions visant à atteindre un objectif de performance en tenant compte des ressources disponibles, des capacités individuelles ou collectives et des contraintes situationnelles (adversaires, environnement, règles).
La stratégie opère à un niveau de planification plus global et à plus long terme que la tactique, qui concerne l’adaptation immédiate en situation. Elle se distingue donc de la tactique par son caractère prévisionnel et directeur (le plan de match), alors que la tactique gère l’adaptation instantanée durant l’épreuve. La stratégie définit le plan d’ensemble de la performance (ex. : dominer la possession en soccer, gérer l’effort sur l’ensemble d’une course de fond) en tenant compte des ressources disponibles, des capacités individuelles ou collectives et des contraintes de l’environnement (adversaires, contexte compétitif, terrain, conditions météorologiques, règles). La tactique en constitue l’actualisation ponctuelle dans l’action, c’est‑à‑dire l’adaptation in situ aux configurations de jeu et aux possibilités d’action offertes par la situation, en cohérence avec ce plan global. En sport, la stratégie oriente plusieurs catégories de décisions. En endurance, elle concerne la gestion de l’allure ou de l’effort, l’alimentation, l’hydratation et l’adaptation au profil du parcours. Dans les sports collectifs et de combat, elle guide la sélection des options de jeu, l’anticipation des actions adverses, l’exploitation des points faibles de l’adversaire et l’organisation collective (structure de jeu, principes de circulation, gestion des temps forts et faibles). Dans les sports à environnement variable, elle intègre les conditions météorologiques, la nature du terrain et les choix de matériel. La stratégie repose sur plusieurs processus cognitifs : analyse situationnelle (évaluation des forces, faiblesses, opportunités, menaces), anticipation (élaboration de scénarios possibles), prise de décision (choix des options jugées optimales) et ajustements en temps réel tout en maintenant la cohérence du plan global face aux évolutions de la compétition. L’expérience, la connaissance de l’adversaire, la préparation mentale et la communication entre membres de l’équipe constituent des ressources stratégiques essentielles, car elles soutiennent la construction et l’ajustement du plan de jeu au fil du temps. En psychologie du sport, le concept de stratégie s’étend aux stratégies d’autorégulation, entendues comme les moyens déployés pour gérer l’activation physiologique, le stress compétitif, la motivation et l’attention afin de préserver l’efficacité du plan de performance. Les stratégies efficaces combinent anticipation, flexibilité adaptative et routines stabilisées (pré‑performance, gestion des transitions critiques), permettant de concilier stabilité du cadre global et adaptation locale aux événements. L’apprentissage stratégique se développe par la pratique délibérée, l’entraînement spécifique (jeux réduits, simulations, analyses vidéo), la rétroaction régulière et l’accumulation d’expériences variées favorisant la construction de représentations mentales sophistiquées des situations compétitives et de leurs évolutions possibles.
Buekers, M., Montagne, G., & Ibáñez-Gijón, J. (2020). Stratégie et tactique en sport vus sous l’angle des approches écologique et dynamique : que peuvent en retirer les entraîneurs et les joueurs ? Movement & Sport Sciences-Science & Motricité, 108(2), 1–11. https://doi.org/10.1051/sm/2019026
Gréhaigne, J.-F., Godbout, P., & Bouthier, D. (1999). The foundations of tactics and strategy in team sports. Journal of Teaching in Physical Education, 18(2), 159–174. https://doi.org/10.1123/jtpe.18.2.159
Gréhaigne, J.-F., Godbout, P., & Bouthier, D. (2001). The teaching and learning of decision making in team sports. Quest, 53(1), 59–76. https://doi.org/10.1080/00336297.2001.10491730
Martens, R. (2012). Successful coaching (4ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/successful-coaching-4th-edition?srsltid=AfmBOorMpTOePBCR9b07D4fEX6Smy5m8nZnYbRvKhKPVm9Qo9iNeZKTs
McGarry, T., O’Donoghue, P., & Sampaio, J. (dir.). (2013). Routledge Handbook of Sports Performance Analysis. Routledge. https://doi.org/10.4324/9780203806913
substrat énergétique (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Molécule organique métabolisée par les cellules afin de fournir l’énergie chimique nécessaire à la resynthèse de l’adénosine triphosphate (ATP).
Les principaux substrats énergétiques comprennent les glucides (glycogène musculaire et hépatique, glucose sanguin), les lipides (acides gras libres circulants, triglycérides intramusculaires), les phosphagènes (les phosphagènes, principalement la phosphocréatine, utilisée pour la resynthèse immédiate de l’ATP lors d’efforts très brefs et intenses), le lactate (majeur pour le cœur, le cerveau et les fibres musculaires oxydatives via la navette du lactate) et, dans une moindre mesure, les acides aminés, dont la contribution à la production d’ATP peut atteindre environ 5 à 10 % lors d’exercices d’endurance très prolongés ou en contexte de déficit énergétique marqué (faible disponibilité glucidique, apport énergétique insuffisant). L’oxydation des substrats énergétiques ne fournit pas directement de l’énergie utilisable par la cellule, mais permet la production d’ATP, qui agit comme vecteur énergétique. Les catégories nutritionnelles générales (glucides, lipides, protéines) constituent une simplification de vulgarisation : seules les molécules dérivées spécifiques (glucose, acides gras, certains acides aminés) sont réellement oxydées comme substrats énergétiques. L’utilisation relative des substrats varie principalement selon l’intensité et la durée de l’exercice, mais aussi selon l’état nutritionnel et la disponibilité des glucides : des réserves de glycogène élevées et l’ingestion de glucides avant ou pendant l’effort favorisent une plus grande contribution glucidique, particulièrement aux intensités élevées, ce qui soutient la performance dans les efforts intenses et prolongés. À l’inverse, une faible disponibilité glucidique (glycogène musculaire réduit, entraînement à jeun, régimes pauvres en glucides ou riches en lipides) s’accompagne d’une augmentation relative de l’oxydation lipidique au repos et à l’exercice sous-maximal, d’une plus forte mobilisation des acides gras et, dans les cas de déficit énergétique prolongé, d’une oxydation accrue des acides aminés. Le quotient respiratoire (QR) ou le quotient d’échange respiratoire (RER), calculé à partir des échanges gazeux (CO₂ produit/O₂ consommé), permet d’estimer de manière indirecte la contribution relative des glucides et des lipides à la production d’énergie. Après une séance d’exercice où l’oxydation lipidique est accrue (ex. : à jeun ou à intensité sous‑maximale), le métabolisme s’appuie ensuite davantage sur les glucides, de sorte que, à apport énergétique égal, ces séances ne procurent pas à elles seules d’avantage pour l’amaigrissement par rapport à un entraînement réalisé en état alimenté.
Alghannam, A., Ghaith, M., & Alhussain, M. (2021). Regulation of energy substrate metabolism in endurance exercise. International Journal of Environmental Research and Public Health, 18. https://doi.org/10.3390/ijerph18094963
Close, G., Hamilton, D., Philp, A., Burke, L., & Morton, J. (2016). New strategies in sport nutrition to increase exercise performance. Free Radical Biology & Medicine, 98, 144–158. https://doi.org/10.1016/j.freeradbiomed.2016.01.016
Hargreaves, M., & Spriet, L. (2018). Exercise metabolism: Fuels for the fire. Cold Spring Harbor perspectives in medicine, 8, 8. https://doi.org/10.1101/cshperspect.a029744
Hargreaves, M., & Spriet, L. (2020). Skeletal muscle energy metabolism during exercise. Nature Metabolism, 2, 817–828. https://doi.org/10.1038/s42255-020-0251-4
Mata, F., Valenzuela, P., Gimenez, J., Tur, C., Ferreria, D., Domínguez, R., Sánchez-Oliver, A., & Sanz, J. (2019). Carbohydrate availability and physical performance: Physiological overview and practical recommendations. Nutrients, 11(5), 1084. https://doi.org/10.3390/nu11051084
McArdle, W. D., Katch, F. I., & Katch, V. L. (2023). Exercise physiology: Nutrition, energy, and human performance (9ᵉ éd.). Wolters Kluwer. https://shop.lww.com/Exercise-Physiology/p/9781975217297
Melanson, E. L., MacLean, P. S., & Hill, J. O. (2009). Exercise improves fat metabolism in muscle but does not increase 24-h fat oxidation. Exercise and Sport Sciences Reviews, 37(2), 93–101. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2885974/
Ormsbee, M., Bach, C., & Baur, D. (2014). Pre-exercise nutrition: The role of macronutrients, modified starches and supplements on metabolism and endurance performance. Nutrients, 6, 1782–1808. https://doi.org/10.3390/nu6051782
Spriet, L. (2014). New insights into the interaction of carbohydrate and fat metabolism during exercise. Sports Medicine (Auckland, N.-Z.), 44, 87–96. https://doi.org/10.1007/s40279-014-0154-1
suivi de l’état d’entraînement (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Processus continu d’analyse et d’interprétation croisée des données de charge d’entraînement, des marqueurs de performance et des indicateurs de santé, visant à évaluer la réponse globale d’un athlète pour ajuster le plan d’entraînement.
L’objectif du suivi de l’état d’entraînement est de déterminer si un athlète s’adapte positivement au stress de l’entraînement ou s’il dérive vers un état de fatigue non fonctionnelle. Au-delà de la simple quantification de la charge, ce suivi repose sur la mise en commun de multiples sources d’information. Il procède par triangulation entre : ce que l’athlète a fait (charge externe); comment il se sent (charge interne, qualité du sommeil, stress, humeur, variabilité de la fréquence cardiaque); comment il performe (résultats de tests, qualité d’exécution). Cette approche holistique permet de contextualiser les données : une charge élevée n’est problématique que si elle est associée à une baisse de bien-être ou de performance. Il convient de distinguer le suivi de la charge (l’action de mesurer le stimulus) du suivi de l’état d’entraînement (le cadre interprétatif et décisionnel qui synthétise l’ensemble des réponses de l’athlète).
Bourdon, P. C., Cardinale, M., Murray, A., Gastin, P., Kellmann, M., Varley, M. C., Gabbett, T. J., Coutts, A. J., Burgess, D. J., Gregson, W., & Cable, N. T. (2017). Monitoring athlete training loads: Consensus statement. International Journal of Sports Physiology and Performance, 12(Suppl 2), S2161–S2170. https://journals.humankinetics.com/view/journals/ijspp/12/s2/article-pS2-161.xml
Halson, S. L. (2014). Monitoring training load to understand fatigue in athletes. Sports Medicine, 44(Suppl. 2), 139–147. https://doi.org/10.1007/s40279-014-0253-z
suivi de la charge d’entraînement (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Processus systématique de quantification et d’analyse de la charge externe (le travail mécanique accompli) et de la charge interne (la réponse psychophysiologique de l’athlète), imposées par l’entraînement.
Le suivi de la charge d’entraînement combine des indicateurs objectifs (puissance, GPS, fréquence cardiaque) et subjectifs (perception de l’effort) pour évaluer la contrainte de chaque séance. L’analyse de ces données dans le temps, notamment via des modèles comme le ratio charge aiguë / charge chronique, permet d’évaluer le stimulus d’entraînement et d’ajuster la planification pour optimiser les adaptations tout en gérant le risque de blessures et de fatigue excessive. Alors que le suivi de l’état d’entraînement est une approche et décrit le cadre de pensée interprétatif (c’est l’art d’évaluer la réponse globale), le suivi de la charge d’entraînement est un processus et décrit une méthode de quantification (c’est l’action de mesurer le stimulus).
Bourdon, P. C., Cardinale, M., Murray, A., Gastin, P., Kellmann, M., Varley, M. C., Gabbett, T. J., Coutts, A. J., Burgess, D. J., Gregson, W., & Cable, N. T. (2017). Monitoring athlete training loads: Consensus statement. International Journal of Sports Physiology and Performance, 12(Suppl 2), S2161–S2170. https://journals.humankinetics.com/view/journals/ijspp/12/s2/article-pS2-161.xml
Impellizzeri, F. M., et al. (2019). Internal and external training load: 15 years on. International Journal of Sports Physiology and Performance, 14(2), 270–273. https://doi.org/10.1123/ijspp.2018-0935
suivi des performances (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Processus d’évaluation périodique ou continue des déterminants de la performance d’un athlète à travers des tests standardisés ou des résultats de compétition, afin de quantifier les adaptations à l’entraînement et de valider l’efficacité de la planification.
Le suivi des performances est la composante du suivi de l’état d’entraînement qui mesure le résultat du processus d’adaptation. Alors que le suivi de la charge quantifie le stimulus, le suivi des performances évalue si ce stimulus a produit les gains escomptés. Il repose sur des indicateurs spécifiques à la discipline (ex. : temps sur une distance, puissance maximale sur une durée donnée, hauteur de saut) mesurés lors de tests de terrain, en laboratoire ou directement en compétition. L’analyse de ces données permet de valider les stratégies d’entraînement, d’ajuster les objectifs et de détecter les baisses de performance qui peuvent signaler une fatigue non fonctionnelle.
Bourdon, P. C., Cardinale, M., Murray, A., Gastin, P., Kellmann, M., Varley, M. C., Gabbett, T. J., Coutts, A. J., Burgess, D. J., Gregson, W., & Cable, N. T. (2017). Monitoring athlete training loads: Consensus statement. International Journal of Sports Physiology and Performance, 12(Suppl 2), S2161–S2170. https://journals.humankinetics.com/view/journals/ijspp/12/s2/article-pS2-161.xml
Coutts, A. J., Wallace, L. K., & Slattery, K. M. (2007). Monitoring changes in performance, physiology, biochemistry, and psychology during overreaching and recovery in triathletes. International Journal of Sports Medicine, 28(02), 125-134. https://doi.org/10.1055/s-2006-924146
Halson, S. L. (2014). Monitoring training load to understand fatigue in athletes. Sports Medicine, 44(Suppl. 2), 139–147. https://doi.org/10.1007/s40279-014-0253-z
supplément nutritionnel pour sportif (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Produit destiné à être ingéré en complément de l’alimentation courante, composé de nutriments concentrés ou d’autres substances à effet nutritionnel ou physiologique, commercialisé sous forme de doses unitaires (gélules, comprimés, poudres, liquides).
Les suppléments nutritionnels pour sportifs visent à combler une insuffisance nutritionnelle, soutenir la santé générale ou optimiser certaines fonctions physiologiques liées à l’entraînement et à la performance sportive. Ils ne doivent pas se substituer à une alimentation équilibrée et variée, mais plutôt compléter ou ajuster des apports spécifiques lorsque l’alimentation seule ne permet pas d’atteindre les besoins ou les objectifs visés. Leur utilisation repose idéalement sur une évaluation individualisée des besoins nutritionnels, des carences potentielles et des objectifs de performance. Les supplément nutritionnel pour sportif regroupent un large éventail de produits aux propriétés diverses : micronutriments (vitamines, minéraux, oligoéléments), macronutriments isolés ou concentrés (protéines, acides aminés essentiels ou à chaîne ramifiée), composés dont l’effet ergogénique est soutenu par des données probantes (créatine monohydrate, caféine, bicarbonate de sodium, bêta-alanine, nitrate alimentaire), acides gras (oméga-3, huile de poisson), composés végétaux (polyphénols, extraits botaniques), probiotiques et prébiotiques, et autres substances bioactives. Seul un nombre restreint de suppléments dispose d’un corpus de recherche robuste démontrant des effets ergogéniques significatifs dans des contextes spécifiques. On les regroupe de la façon suivante. Groupe A (fort niveau de preuve) : créatine monohydrate (force, puissance, masse musculaire), caféine (endurance, vigilance, puissance), bicarbonate de sodium (tampon de l’acidose lors d’efforts intenses de 1-7 min), bêta-alanine (capacité tampon musculaire), nitrate alimentaire (économie d’effort, tolérance à l’exercice), protéines et acides aminés essentiels (récupération, synthèse protéique). Groupe B (preuves émergentes ou contextuelles : polyphénols (récupération, inflammation)), vitamine D (fonction musculaire, immunité en cas de déficience), fer (aptitude aérobie en cas d’anémie ou de déficience), probiotiques spécifiques (santé digestive, immunité). Groupe C (preuves insuffisantes ou contradictoires) : majorité des suppléments commercialisés, incluant de nombreux extraits végétaux et produits censés « brûler la graisse ». En sport de haut niveau, le risque de contamination par des substances interdites (stéroïdes anabolisants, stimulants) ou de dopage involontaire constitue une préoccupation majeure. Des études ont mis en évidence des taux de contamination variant d’environ 10 à plus de 50 % selon le type de produit, la méthode d’analyse et le pays. Les athlètes soumis à des contrôles antidopage devraient privilégier des produits certifiés par des organismes indépendants reconnus (ex. : Informed Sport, NSF Certified for Sport, BSCG), qui mettent en place des programmes de tests de lots pour détecter la présence de substances interdites et d’autres contaminants. Par ailleurs, certains suppléments peuvent interagir avec des médicaments, présenter des effets indésirables à doses élevées, ou être contre-indiqués dans certaines conditions médicales. Le statut réglementaire des suppléments alimentaires varie selon les juridictions. Au Canada, la plupart des suppléments sont classés comme produits de santé naturels et régis par le Règlement sur les produits de santé naturels, un cadre distinct de celui des médicaments d’ordonnance, avec des exigences d’évaluation de la sécurité, de la qualité et de l’efficacité moindres que pour les médicaments, mais supérieures à celles régissant de simples aliments. Cette réglementation plus souple peut engendrer une variabilité importante dans la qualité, la pureté, la concentration effective en principes actifs, et la véracité des allégations. La responsabilité de vérifier la qualité et la pertinence d’un supplément incombe en grande partie à l’athlète, d’où l’importance d’une consultation avec un professionnel qualifié (diététiste-nutritionniste, médecin du sport) avant l’utilisation. Le terme supplément nutritionnel pour sportif se distingue de supplémentation, qui désigne l’action, le processus ou la pratique consistant à prendre un ou plusieurs suppléments de manière planifiée.
Variantes régionales : France et Belgique et d’autres pays de la Francophonie : complément alimentaire; Québec : supplément alimentaire
Maughan, R. J., Burke, L. M., Dvorak, J., Larson-Meyer, D. E., Peeling, P., Phillips, S. M., Rawson, E. S., Walsh, N. P., Garthe, I., Geyer, H., Meeusen, R., van Loon, L. J. C., Shirreffs, S. M., Spriet, L. L., Stuart, M., Vernec, A., Currell, K., Ali, V. M., Budgett, R. G. M., Ljungqvist, A., Mountjoy, M., Pitsiladis, Y. P., Soligard, T., Erdener, U., & Engebretsen, L. (2018). IOC consensus statement: Dietary supplements and the high-performance athlete. British Journal of Sports Medicine, 52(7), 439–455. https://doi.org/10.1136/bjsports-2018-099027
U.S. Food and Drug Administration (FDA). (2022). Dietary supplements. www.fda.gov/food/dietary-supplements
surentraînement (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
État de désadaptation chronique résultant d’un déséquilibre prolongé entre charge d’entraînement et récupération, se traduisant par une baisse persistante de la performance et des perturbations physiologiques, psychologiques et immunitaires ne se résorbant pas complètement malgré plusieurs semaines ou mois de repos.
Le surentraînement représente la forme la plus sévère de réponse inadaptée à une charge d’entraînement excessive et insuffisamment compensée par la récupération. Au sein d’un continuum de désadaptation, on distingue le surmenage fonctionnel forme de surcharge temporaire caractérisée par une baisse transitoire de la performance qui peut, après une récupération adéquate, s’accompagner d’une ultérieure, du surmenage non fonctionnel, où la baisse de performance et les perturbations physiologiques et psychologiques persistent plusieurs semaines malgré une réduction de la charge, sans bénéfice adaptatif identifiable. Le surentraînement se situe au-delà de ce surmenage non fonctionnel par la durée d’installation, la profondeur de la désadaptation, la lenteur de la récupération et, parfois, l’impossibilité de retrouver le niveau de performance antérieur. Les manifestations cliniques du surentraînement incluent généralement : une fatigue généralisée et persistante, non soulagée par le repos habituel; une baisse marquée et prolongée de la performance malgré la poursuite de l’entraînement ou après une réduction insuffisante de la charge; des troubles du sommeil (insomnie, sommeil non réparateur); une diminution de la motivation ou de l’enthousiasme pour l’entraînement; des altérations de l’humeur (irritabilité, anxiété, apathie, symptômes dépressifs); une augmentation de la perception de l’effort pour des charges auparavant bien tolérées; des perturbations neuroendocriniennes (dysrégulation de l’axe hypothalamo‑hypophyso‑surrénalien, modifications du ratio testostérone / cortisol); une réduction de la variabilité de la fréquence cardiaque (dominance sympathique ou parasympathique selon le profil); une susceptibilité accrue aux infections et d’autres signes d’altération de la fonction immunitaire. Aucun biomarqueur unique ne permet d’établir le diagnostic de manière définitive; c’est un diagnostic d’exclusion qui repose sur l’élimination d’autres causes médicales (anémie, infection, dépression clinique, déficit énergétique) et sur un faisceau d’indicateurs convergents. La prise en charge nécessite généralement une réduction importante, voire un arrêt temporaire, de l’entraînement, la restauration d’un sommeil suffisant et de qualité, la correction d’un éventuel déficit énergétique relatif ou de carences en micronutriments, un soutien psychologique adapté et une reprise progressive, individualisée, lorsque les symptômes s’atténuent. La prévention repose sur le suivi structuré de la charge d’entraînement externe et de la charge d’entraînement interne, la planification adéquate des périodes de récupération, la détection précoce des signaux d’alerte et un climat d’entraînement favorisant une communication ouverte entre athlète, entraîneur et équipe de soutien. Dans la littérature scientifique anglophone, on distingue souvent surentraînement (processus ou état de charge excessif) et syndrome de surentraînement (expression clinique installée, avec ensemble de symptômes persistants). En français, les termes surentraînement et syndrome de surentraînement sont fréquemment utilisés de manière interchangeable pour désigner cet état pathologique, mais une distinction conceptuelle peut être utile : surentraînement peut désigner à la fois le processus de sursollicitation chronique et l’état résultant, alors que syndrome de surentraînement insiste sur la constellation de signes et symptômes cliniques, multisystémiques, associés à cet état. Dans la présente fiche terminologique, le terme générique surentraînement est privilégié, tout en reconnaissant que syndrome de surentraînement est un synonyme courant pour désigner le tableau clinique complet. Un entraînement excessif, bien qu’à proscrire sur le long terme, ne constitue pas un synonyme de surentraînement : il peut rester transitoire et réversible s’il est suivi de périodes de récupération adéquates et n’évolue pas nécessairement vers un syndrome de surentraînement. Le surentraînement peut, dans plusieurs cas, représenter l’aboutissement d’un déficit énergétique relatif chronique, où la charge d’entraînement élevée s’ajoute à des apports énergétiques insuffisants sur une période prolongée.
Budgett, R. (1998). Fatigue and underperformance in athletes: The overtraining syndrome. British Journal of Sports Medicine, 32(2), 107–110. https://doi.org/10.1136/bjsm.32.2.107
Halson, S. L., & Jeukendrup, A. E. (2004). Does overtraining exist? An analysis of overreaching and overtraining research. Sports Medicine, 34(14), 967–981. https://doi.org/10.2165/00007256-200434140-00003
Kellmann, M. (2010). Preventing overtraining in athletes in high-intensity sports and stress/recovery monitoring. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 20(S2), 95–102. https://doi.org/10.1111/j.1600-0838.2010.01192.x
Kreher, J. B., & Schwartz, J. B. (2012). Overtraining syndrome: A practical guide. Sports Health, 4(2), 128–138. https://doi.org/10.1177/1941738111434406
Meeusen, R., Duclos, M., Foster, C., Fry, A., Gleeson, M., Nieman, D., Raglin, J., Rietjens, G., Steinacker, J., & Urhausen, A. (2013). Prevention, diagnosis, and treatment of the overtraining syndrome: Joint consensus statement of the European College of Sport Science and the American College of Sports Medicine. Medicine & Science in Sports & Exercise, 45(1), 186–205. https://doi.org/10.1249/mss.0b013e318279a10a
Stellingwerff, T., Heikura, I. A., Meeusen, R., Bermon, S., Seiler, S., Mountjoy, M., Burke, L. M., Sygo, J., & Mujika, I. (2021). Overtraining Syndrome (OTS) and Relative Energy Deficiency in Sport (RED‑S): Shared pathways, symptoms and complexities. Sports Medicine, 51(11), 2251–2279. https://doi.org/10.1007/s40279-021-01491-0
tactique (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Ensemble des décisions et des actions prises en temps réel par un athlète ou une équipe pour répondre aux situations de jeu, exploiter les opportunités et optimiser la performance, en cohérence avec la stratégie globale préétablie et les contraintes de l’environnement.
La tactique s’exerce sur une échelle temporelle plus courte et plus contextuelle que la stratégie (plan global de performance discuté et élaboré en amont). Elle s’en distingue donc par son caractère instantané et réactif : la tactique relève du comment faire en situation, alors que la stratégie relève du quoi faire, planifié en amont. Alors que la stratégie concerne la planification générale (répartition des ressources, objectifs à moyen et long terme), la tactique renvoie à l’adaptation in situ aux configurations de jeu et aux possibilités d’action offertes par la situation (adversaires, coéquipiers, espace, temps, règles), c’est‑à‑dire à la manière concrète d’actualiser la stratégie dans l’action. Dans les sports collectifs, la tactique repose sur la coordination entre coéquipiers, les schémas de jeu offensifs et défensifs, les transitions, les choix spatio‑temporels, la communication et l’ajustement continu aux comportements adverses, en fonction des configurations de supériorité ou d’infériorité numérique, des espaces libres et des contraintes réglementaires. Dans les sports individuels (sports d’endurance, de raquette, de combat, etc.), elle concerne la gestion de l’allure, les changements de rythme, le positionnement stratégique (placement en peloton en cyclisme, choix de trajectoire en course), la gestion de l’opposition directe et la sélection optimale des gestes techniques selon les caractéristiques de la situation. La tactique repose sur plusieurs processus cognitifs : analyse perceptive (lecture du jeu et des configurations pertinentes), anticipation des actions adverses, traitement rapide de l’information, prise de décision sous pression temporelle et adaptation comportementale dynamique. Elle comprend une dimension de créativité tactique, entendue comme la capacité à générer et sélectionner, à partir des possibilités d’action offertes par la situation de jeu, des solutions originales, rares et efficaces, mobilisant à la fois pensée divergente (exploration de réponses possibles) et pensée convergente (choix de la réponse la plus adaptée). Son efficacité dépend notamment de la qualité de l’attention (sélective, partagée), du traitement perceptif, de l’expérience accumulée (reconnaissance de schémas situationnels), ainsi que de la capacité à maintenir une prise de décision rapide et pertinente malgré la fatigue, l’incertitude et le stress compétitif. La tactique se distingue des habiletés techniques, qui concernent l’exécution motrice proprement dite, même si ces deux dimensions sont étroitement liées : une décision tactique pertinente nécessite des capacités techniques suffisantes pour être mise en œuvre efficacement, tandis que la maîtrise technique élargit le répertoire de solutions tactiques réalisables. Le développement des compétences tactiques requiert des entraînements spécifiques, notamment : jeux réduits et aménagés, manipulation systématique des contraintes de tâche (règles, espace, nombre de joueurs, conditions de score), simulations de situations compétitives, analyses vidéo, exercices de prise d’information ciblée et exposition répétée à des contextes variés favorisant à la fois l’exploration de réponses nouvelles et la stabilisation de comportements tactiques efficaces.
Godbout, P., & Gréhaigne, J.-F. (2022). Making sense of decision making in invasion team sports – A teaching/learning perspective in physical education, Athens Journal of Sports, 9(2), 59–78. https://doi.org/10.30958/ajspo.9-2-1
Gréhaigne, J.-F., Bouthier, D., & David, B. (1997). Dynamic systems analysis of opposition games. Journal of Sports Sciences, 15(2), 137–149. https://doi.org/10.1080/026404197367416
Gréhaigne, J.-F., & Godbout, P. (2014). Dynamic systems theory and team sport coaching. Quest, 66(1), 96–116. https://doi.org/10.1080/00336297.2013.814577
Gréhaigne, J.-F., Godbout, P., & Bouthier, D. (1999). The foundations of tactics and strategy in team sports. Journal of Teaching in Physical Education, 18(2), 159–174. https://doi.org/10.1123/jtpe.18.2.159
Memmert, D., & Perl, J. (2009). Game creativity analysis using neural networks. Journal of Sports Sciences, 27(2), 139–149. https://doi.org/10.1080/02640410802442007
temps de contact au sol (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Durée pendant laquelle le pied reste en contact avec le sol au cours d’un cycle de course ou de marche, exprimée en millisecondes, reflétant l’application et l’absorption des forces lors de la phase d’appui.
Le temps de contact au sol constitue un indicateur clé de la dynamique de la foulée en course à pied, mesuré entre l’instant de l’impact initial et celui du décollage. Il varie substantiellement selon la vitesse : en sprint de haut niveau, il représente souvent moins de 100-120 ms, tandis qu’à vitesse modérée d’endurance, il se situe généralement entre 200 et 280 ms. Des temps de contact courts sont généralement associés à une plus grande raideur musculo-tendineuse, une meilleure utilisation du cycle étirement-raccourcissement et une composante propulsive plus efficace, particulièrement en sprint et en course rapide. Cette réactivité accrue reflète une capacité à emmagasiner et à restituer rapidement l’énergie élastique. Toutefois, la relation entre temps de contact et économie de course n’est pas linéaire : un temps de contact trop court exige une production de force élevée sur un intervalle réduit, augmentant le coût métabolique de la génération de force, tandis qu’un temps de contact trop long réduit la restitution d’énergie élastique par le complexe musculo-tendineux et augmente le travail musculaire concentrique. Il existe donc un optimum individuel, dépendant notamment de la raideur musculo-tendineuse, de la vitesse de course et du profil biomécanique de l’athlète. Le temps de contact est influencé par plusieurs facteurs : vitesse de course (relation inverse), technique de course, type d’appui au sol (attaque talon, médio-pied ou avant-pied), niveau d’entraînement, caractéristiques musculo-tendineuses individuelles (raideur, puissance), fatigue neuromusculaire et type de surface. Son allongement progressif au cours d’une épreuve d’endurance peut signaler l’apparition de fatigue. La mesure s’effectue par plateforme de force (laboratoire), tapis instrumenté, capteur inertiel portable ou semelle instrumentée. Son interprétation doit être contextualisée et combinée à d’autres variables biomécaniques : oscillation verticale, temps de vol, raideur de jambe, fréquence de foulée, profil force-vitesse et asymétries gauche-droite, afin d’obtenir une évaluation complète de l’économie et de l’efficacité de la foulée.
Morin, J.-B., & Samozino, P. (2016). Interpreting power-force-velocity profiles for individualized and specific training. International Journal of Sports Physiology and Performance, 11(2), 267–272. https://doi.org/10.1123/ijspp.2015-0638
Paavolainen, L. M., et al. (1999). Explosive-strength training improves 5-km running time by improving running economy and muscle power. Journal of Applied Physiology, 86(5), 1527–1533. https://doi.org/10.1152/jappl.1999.86.5.1527
test de terrain (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Procédure standardisée d’évaluation réalisée directement dans l’environnement habituel de pratique sportive, visant à mesurer des capacités physiologiques, biomécaniques ou techniques dans des conditions écologiques.
Un test de terrain permet d’apprécier certains déterminants de la performance en reproduisant le plus fidèlement possible les contraintes réelles de l’activité. Ils privilégient donc la représentativité écologique, mais leur précision peut être affectée par des facteurs environnementaux (température, vent, surface de course) ou organisationnels (standardisation du protocole, instrumentation). Ils se distinguent des tests en laboratoire, qui permettent un contrôle plus strict des conditions expérimentales et permettent des mesures plus directes (gaz expirés, lactatémie, puissance mécanique, cinématique). La validité d’un test de terrain dépend de sa capacité à prédire une performance réelle, tandis que sa fiabilité repose sur la reproductibilité des mesures d’une séance à l’autre. Ils comprennent, entre autres, le Test de piste de l’Université de Montréal (test de Léger et Boucher), les tests navette, les contre-la-montre chronométrés, les tests de sprints répétés, les tests de puissance aérobie maximale, le test Yo-Yo, le test de Cooper, le test 30-15, ainsi que diverses épreuves spécifiques à un sport (courses en côtes, tests cyclistes sur route ou sur piste, tests techniques). Ils sont couramment utilisés par les entraîneurs et préparateurs physiques pour suivre la progression d’athlètes dans des contextes opérationnels où l’accès au laboratoire est limité.
Bangsbo, J., Iaia, F. M., & Krustrup, P. (2008). The Yo-Yo intermittent recovery test: A useful tool for evaluation of physical performance in intermittent sports. Sports Medicine, 38(1), 37–51. https://doi.org/10.2165/00007256-200838010-00004
Buchheit, M. (2008). The 30-15 intermittent fitness test: Accuracy for individualizing interval training of young intermittent sport players. Journal of Strength and Conditioning Research, 22(2), 365–374. https://doi.org/10.1519/JSC.0b013e3181635b2e
Currell, K., & Jeukendrup, A. (2008). Validity, reliability and sensitivity of measures of sporting performance. Sports Medicine (Auckland, N.-Z.), 38(4), 297–316. https://link.springer.com/article/10.2165/00007256-200838040-00003
test physiologique d’effort (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Examen standardisé visant à mesurer les réponses physiologiques de l’organisme à l’exercice afin d’évaluer la performance fonctionnelle et les capacités métaboliques.
Un test physiologique d’effort permet de déterminer des paramètres cardiorespiratoires, métaboliques et musculaires essentiels pour caractériser la capacité fonctionnelle, faire le suivi de l’état d’entraînement, établir des seuils d’intensité et orienter le programme d’entraînement d’un athlète. Le test peut être maximal ou sous-maximal, et son protocole peut suivre une structure incrémentale (par paliers ou en rampe), à charge constante ou intermittente. Il permet notamment de déterminer la consommation maximale d’oxygène (V̇O₂max), la puissance aérobie maximale (PAM) ou la vitesse aérobie maximale (VAM), l’endurance, la fréquence cardiaque maximale (FCM), les seuils ventilatoires, ainsi que divers paramètres électrocardiographiques et hémodynamiques. Des versions sous-maximales peuvent être utilisées pour estimer le V̇O₂max ou évaluer la tolérance à l’effort sans atteindre l’épuisement. Il faut différencier test physiologique d’effort et épreuve d’effort, cette dernière visant principalement le dépistage clinique d’une pathologie (surtout coronarienne) ou l’évaluation de la tolérance cardiorespiratoire à l’effort.
Howley, E. T., Bassett, D. R., & Welch, H. G. (1995). Criteria for maximal oxygen uptake: Review and commentary. Medicine & Science in Sports & Exercise, 27(9), 1292–1301. https://doi.org/10.1249/00005768-199509000-00009
Midgley, A. W., Mc Naughton, L. R., & Carroll, S. (2007). Physiological determinants of time to exhaustion during intermittent high-intensity running. Journal of Sports Medicine and Physical Fitness, 47(4), 347–357. https://doi.org/10.1055/s-2006-924336
Wasserman, K., Hansen, J. E., Sue, D. Y., Stringer, W. W., & Whipp, B. J. (2012). Principles of exercise testing and interpretation (5e éd.). Lippincott Williams & Wilkins. www.scirp.org/reference/referencespapers?referenceid=2740009
thermorégulation (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Ensemble des mécanismes physiologiques et comportementaux permettant de maintenir la température corporelle dans une plage étroite compatible avec l’homéostasie, malgré les variations de l’environnement thermique et de la production métabolique de chaleur.
La thermorégulation repose sur l’intégration centrale effectuée par l’hypothalamus, qui module les effecteurs physiologiques en fonction des informations provenant des thermorécepteurs périphériques (cutanés) et centraux (hypothalamiques, spinaux, viscéraux). Face à une élévation de la température corporelle, l’organisme active principalement la vasodilatation cutanée (augmentation du débit sanguin périphérique) et la sudation (dissipation de chaleur par évaporation). À l’inverse, en cas de refroidissement, les mécanismes de conservation thermique incluent la vasoconstriction cutanée, la réduction de la sudation et la thermogenèse par frissonnement. Ces mécanismes autonomes sont complétés par des ajustements comportementaux tels que la modification de l’intensité d’exercice, l’adaptation vestimentaire, l’hydratation volontaire ou la recherche d’un environnement plus favorable. Les échanges thermiques entre l’organisme et l’environnement s’effectuent par quatre modes physiques : la conduction (contact direct), la convection (mouvements de fluide), la radiation (rayonnement infrarouge) et l’évaporation (changement de phase de l’eau). En contexte d’exercice intense ou de chaleur environnementale élevée, l’évaporation devient le mécanisme dissipatif prédominant, d’où l’importance cruciale de la sudation et de l’hydratation. Les capacités de thermorégulation sont influencées par de nombreux facteurs : l’entraînement aérobie (amélioration de la réponse sudorale), l’acclimatation à la chaleur (expansion volémique, réduction de la température seuil de sudation), l’état d’hydratation, l’âge, le sexe, la composition corporelle (masse grasse, rapport surface / masse), ainsi que les conditions environnementales (température ambiante, humidité relative, vitesse du vent, radiation solaire). En contexte sportif, la thermorégulation joue un rôle déterminant dans la tolérance à la chaleur, la performance et la prévention des troubles liés au stress thermique (coup de chaleur, épuisement par la chaleur, déshydratation). Un déficit de thermolyse peut entraîner une hyperthermie d’exercice, caractérisée par une élévation excessive de la température centrale (au-delà de 39-40 °C), avec pour conséquences une réduction du débit sanguin musculaire (au profit de la circulation cutanée), une altération de la fonction neuromusculaire, un dépassement de l’optimum thermique enzymatique et une augmentation de la perception de l’effort, conduisant ultimement à une dégradation de la performance.
Gagnon, D., & Kenny, G. P. (2012). Does sex have an independent effect on thermoeffector responses during exercise in the heat? Journal of Physiology, 590(23), 5963–5973. https://doi.org/10.1113/jphysiol.2012.240739
González-Alonso, J. (2012). Human thermoregulation and the cardiovascular system. Experimental Physiology, 97(3), 340–346. https://doi.org/10.1113/expphysiol.2011.058701
Nybo, L., & Nielsen, B. (2001). Hyperthermia and central fatigue during prolonged exercise in humans. Journal of Applied Physiology, 91(3), 1055–1060. https://doi.org/10.1152/jappl.2001.91.3.1055
Tetzlaff, E. J., Hancock, C., Waddell, L., Gagnon, S. S., Mäkelä, K. A., Karhu, T., Peltonen, J. E., Herzig, K.-H., & Gagnon, D. D. (2026). Cold exposure and human metabolism: A heterogeneous response across tissues and organs. Temperature, 1–36. https://doi.org/10.1080/23328940.2025.2599582
tissu adipeux (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Tissu conjonctif spécialisé composé majoritairement d’adipocytes, servant à la mise en réserve de l’énergie sous forme de lipides et participant à la régulation métabolique, endocrinienne et inflammatoire par la sécrétion d’adipokines.
Le tissu adipeux joue un rôle central dans l’homéostasie énergétique : il emmagasine l’énergie en période d’excédent calorique et la libère sous forme d’acides gras en situation de déficit. Au-delà de sa fonction de réserve énergétique, il constitue un organe endocrinien actif sécrétant des adipokines (leptine, adiponectine, résistine) qui régulent l’appétit, la sensibilité à l’insuline, l’inflammation systémique et le métabolisme énergétique global. On distingue trois types principaux de tissu adipeux selon leurs caractéristiques cellulaires et fonctionnelles : le tissu adipeux blanc (principal réservoir énergétique, sécréteur d’adipokines), le tissu adipeux brun (spécialisé dans la thermogenèse adaptative grâce à la protéine découplante UCP-1, particulièrement actif chez les nouveau-nés) et le tissu adipeux beige (phénotype intermédiaire, activable par le froid ou l’exercice, contribuant à la dépense énergétique). Les compartiments anatomiques présentent des propriétés métaboliques distinctes : le tissu adipeux sous-cutané (réparti sous la peau, métaboliquement moins actif) et le tissu adipeux viscéral (entourant les organes abdominaux, fortement associé aux risques cardiométaboliques incluant résistance à l’insuline, dyslipidémie et inflammation chronique). Le tissu adipeux intramusculaire, bien que présent en petites quantités, influe également sur la sensibilité à l’insuline. En contexte sportif, une quantité excessive de tissu adipeux peut altérer l’économie de déplacement, augmenter le coût énergétique et réduire la performance dans les sports où le rapport puissance / masse est critique. Inversement, des niveaux trop faibles peuvent compromettre l’immunité, la fonction hormonale (notamment reproductive chez les femmes), la récupération et augmenter le risque de blessures. Les termes tissu adipeux (structure tissulaire), masse grasse (masse corporelle correspondant aux lipides et aux constituants non lipidiques associés au tissu adipeux) et masse lipidique (fraction lipidique de la masse grasse) ne sont pas synonymes et renvoient à des échelles d’analyse distinctes de la composition corporelle.
Esparza-Ros, F., & Vaquero-Cristóbal, R. (2025). Anthropometry: Fundamentals of application and interpretation. Springer. https://doi.org/10.1007/978-3-031-77535-2
Lafontan, M., & Langin, D. (2009). Lipolysis and lipid mobilization in human adipose tissue. Progress in Lipid Research, 48(5), 275–297. https://doi.org/10.1016/j.plipres.2009.05.001
Rosen, E. D., & Spiegelman, B. M. (2014). What we talk about when we talk about fat. Cell, 156(1-2), 20–44. https://doi.org/10.1016/j.cell.2013.12.012
Scheja, L., & Heeren, J. (2019). The endocrine function of adipose tissues in health and cardiometabolic disease. Nature Reviews Endocrinology, 15(9), 507–524. https://doi.org/10.1038/s41574-019-0230-6
triade de l’athlète féminine (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Syndrome clinique observé chez des sportives, caractérisé par l’interaction de trois composantes : une disponibilité énergétique insuffisante (avec ou sans trouble du comportement alimentaire), des perturbations menstruelles et une diminution de la densité minérale osseuse.
Observée surtout chez les sportives engagées dans des disciplines où la minceur, l’esthétique ou l’endurance sont valorisées (course de fond, gymnastique, danse, sports à catégories de poids), la triade de l’athlète féminine reflète un continuum où chaque composante peut être présente à des degrés variables, de la forme subclinique aux manifestations sévères (aménorrhée fonctionnelle hypothalamique, ostéoporose, fractures de stress). Son dépistage repose sur l’anamnèse, des marqueurs biologiques, l’évaluation nutritionnelle et la mesure de la densité minérale osseuse. La notion élargie de déficit énergétique relatif dans le sport englobe la triade tout en incluant les conséquences systémiques d’une faible disponibilité énergétique chez les athlètes de tous sexes. La prise en charge vise principalement à rétablir une disponibilité énergétique adéquate par une modification de l’apport alimentaire, une réduction temporaire de la charge d’entraînement et, au besoin, un suivi psychologique ou nutritionnel spécialisé. Les adolescentes et les jeunes femmes sont particulièrement vulnérables, car une altération de la formation osseuse durant les années clés peut entraîner des effets persistants sur la santé osseuse.
Bieuzen, F., Bourgeois, A., Morin, F., Thibault, G., & Valevicius, A. (2024). Physiologie du sport au féminin [Brochure]. Institut national du sport du Québec; Égale Action. www.insquebec.org/communiques/nouvelle-brochure-sur-la-physiologie-du-sport-au-feminin/
De Souza, M. J., Nattiv, A., Joy, E., Misra, M., Williams, N. I., Mallinson, R. J., Gibbs, J. C., Olmsted, M., Goolsby, M., & Matheson, G. (2014). 2014 Female athlete triad coalition consensus statement. British Journal of Sports Medicine, 48(4), 289. https://doi.org/10.1136/bjsports-2013-093218
Mountjoy, M., Sundgot-Borgen, J. K., Burke, L. M., Ackerman, K. E., Blauwet, C., Constantini, N., Lebrun, C., Lundy, B., Melin, A. K., Meyer, N. L., Sherman, R. T., Tenforde, A. S., Torstveit, M. K., & Budgett, R. (2018). IOC consensus statement on relative energy deficiency in sport (RED-S). British Journal of Sports Medicine, 52(11), 687–697. https://doi.org/10.1136/bjsports-2018-099193
Nattiv, A., Loucks, A. B., Manore, M. M., Sanborn, C. F., Sundgot-Borgen, J., & Warren, M. P. (2007). American College of Sports Medicine position stand: The female athlete triad. Medicine & Science in Sports & Exercise, 39(10), 1867–1882. https://doi.org/10.1249/mss.0b013e318149f111
unité motrice (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Ensemble constitué d’un motoneurone α et de toutes les fibres musculaires qu’il innerve, constituant l’unité fonctionnelle élémentaire de la contraction musculaire.
L’unité motrice représente le plus petit élément contractile contrôlable volontairement par le système nerveux : toutes les fibres musculaires d’une même unité motrice se contractent simultanément lorsque le motoneurone α qui les innerve génère un potentiel d’action. Les unités motrices d’un même muscle varient considérablement selon plusieurs paramètres : leur taille (nombre de fibres innervées, appelé ratio d’innervation), le type de fibres recrutées (I, IIa, IIx), leur vitesse de conduction nerveuse, leur force maximale et leur résistance à la fatigue. Les petites unités motrices (faible ratio d’innervation, fibres de type I) génèrent des forces modestes mais sont très résistantes à la fatigue, tandis que les grandes unités motrices (ratio d’innervation élevé, fibres de type II) produisent des forces importantes mais se fatiguent rapidement. Chaque unité motrice n’innerve qu’un seul type de fibres musculaires, ce qui détermine ses propriétés contractiles. Le recrutement des unités motrices suit généralement le principe de taille de Henneman : lors d’une contraction volontaire progressive, les petites unités motrices (à seuil d’activation bas) sont recrutées en premier, assurant des contractions fines et économiques; lorsque l’intensité de l’effort augmente, les unités motrices de plus en plus grandes sont progressivement activées, permettant de générer des forces et des vitesses de contraction croissantes. Ce recrutement ordonné assure une gradation fine de la force musculaire et optimise l’économie métabolique lors d’efforts sous-maximaux. La force musculaire totale produite dépend de deux mécanismes complémentaires : le recrutement spatial (nombre d’unités motrices activées simultanément) et le codage temporel (fréquence de décharge des potentiels d’action de chaque unité motrice). À faible intensité, l’augmentation de force résulte principalement du recrutement progressif d’unités motrices supplémentaires; à haute intensité, l’augmentation de la fréquence de décharge devient le mécanisme prédominant. La composition et la distribution des unités motrices varient selon le muscle et ses exigences fonctionnelles : les muscles posturaux (soléaire, érecteurs du rachis) possèdent une forte proportion d’unités motrices de type I résistantes à la fatigue; les muscles de précision (muscles oculomoteurs, muscles intrinsèques de la main) présentent de petits ratios d’innervation permettant un contrôle moteur fin; les muscles puissants (gastrocnémiens, vaste latéral) contiennent davantage d’unités motrices de type II permettant des contractions rapides et puissantes. L’entraînement en force et en endurance, la fatigue musculaire, le vieillissement et certaines pathologies neuromusculaires modifient les caractéristiques des unités motrices : schéma de décharge, seuil de recrutement, synchronisation inter-unités et capacité de production de force. L’analyse des unités motrices par électromyographie de haute densité, décomposition du signal EMG ou stimulations neurophysiologiques permet d’évaluer les mécanismes de contrôle moteur, d’identifier les adaptations neuromusculaires à l’entraînement et de caractériser la fatigabilité musculaire.
Enoka, R. M. (2025). Neuromechanics of human movement (6ᵉ éd.). Human Kinetics. https://canada.humankinetics.com/products/neuromechanics-of-human-movement-6th-edition?srsltid=AfmBOopCF0_zJpMol3sLnzVVFNzhB_JLAIQIz1PzPhwliaCU65ZjMSIp#tab-description
Enoka, R. M., & Duchateau, J. (2017). Rate coding and the control of muscle force. Cold Spring Harbor Perspectives in Medicine, 7(10), a029702. https://doi.org/10.1101/cshperspect.a029702
Heckman, C. J., & Enoka, R. M. (2012). Motor unit. Comprehensive Physiology, 2(4), 2629–2682. https://doi.org/10.1002/cphy.c100087
variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Fluctuation de la durée des intervalles de temps séparant deux battements cardiaques consécutifs (intervalles R-R), reflétant la modulation dynamique du rythme cardiaque par les branches sympathique et parasympathique du système nerveux autonome.
La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) révèle la capacité d’adaptation instantanée du cœur aux demandes internes et externes. Contrairement à la fréquence cardiaque moyenne, qui reflète un état global, une VFC élevée témoigne généralement d’une bonne plasticité du système nerveux autonome et d’une prédominance parasympathique (vagale), favorables à la performance et à la santé. Les indices de VFC se divisent en deux catégories principales, notamment les indices temporels (calculés sur la série d’intervalles) : le RMSSD (Root Mean Square of the Successive Differences), très utilisé pour estimer l’activité vagale, ou le SDNN; et les indices fréquentiels (analyse spectrale) : la puissance des hautes fréquences (HF, parasympathique), des basses fréquences (LF) et le ratio LF / HF. En sciences du sport, la VFC n’est pas un outil de mesure de la charge externe, mais bien un indicateur de la réponse physiologique à cette charge. Elle permet d’évaluer l’état de récupération et de détecter les inadaptations. Les mesures sont généralement effectuées la nuit (capteurs portables), au réveil en position couchée, ou lors d’un test orthostatique (changement de position couché-debout) pour évaluer la réactivité du système. Une diminution persistante de la VFC sur plusieurs jours ou semaines peut signaler une fatigue accumulée ou un risque de surentraînement. À l’inverse, une VFC stable ou en hausse est souvent signe de bonne adaptation. La VFC est sensible à de nombreux facteurs d’influence (ou de confusion) : position corporelle, rythme respiratoire, moment de la journée, sommeil, stress mental, etc. Il est donc impératif de standardiser les mesures et d’interpréter les résultats de façon longitudinale (tendance individuelle) plutôt qu’en valeurs absolues. L’importante hétérogénéité interindividuelle des mesures — même chez des athlètes partageant un profil physiologique ou d’entraînement similaire — rend toute comparaison entre pairs hasardeuse; l’intérêt du suivi réside exclusivement dans l’analyse des variations de l’athlète par rapport à ses propres mesures de base. Enfin, la donnée de VFC ne doit jamais être utilisée isolément, mais toujours mise en relation avec d’autres indicateurs (charge d’entraînement, perception de l’effort, qualité du sommeil) pour prendre des décisions éclairées.
Plews, D. J., Laursen, P. B., Stanley, J., Kilding, A. E., & Buchheit, M. (2013). Training adaptation and heart rate variability in elite endurance athletes: Opening the door to effective monitoring. Sports Medicine, 43(9), 773–781. https://doi.org/10.1007/s40279-013-0071-8
Shaffer, F., & Ginsberg, J. P. (2017). An overview of heart rate variability metrics and norms. Frontiers in Public Health, 5, 258. https://doi.org/10.3389/fpubh.2017.00258
Stanley, J., Peake, J. M., & Buchheit, M. (2013). Cardiac parasympathetic reactivation following exercise: Implications for training prescription. Sports Medicine, 43(12), 1259–1277. https://doi.org/10.1007/s40279-013-0083-4
Task Force of the European Society of Cardiology and the North American Society of Pacing and Electrophysiology. (1996). Heart rate variability: Standards of measurement, physiological interpretation, and clinical use. Circulation, 93(5), 1043–1065. https://doi.org/10.1161/01.CIR.93.5.1043
ventilation pulmonaire (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Mouvement mécanique d’inspiration et d’expiration permettant le renouvellement de l’air dans les poumons.
La ventilation pulmonaire augmente proportionnellement à l’intensité de l’exercice jusqu’au premier seuil ventilatoire, puis de manière non-linéaire et, à partir du deuxième seuil ventilatoire, de manière exponentielle. À distinguer de la diffusion alvéolaire et de la respiration cellulaire. Exprimée en litres par minute (L·min⁻¹).
Levitzky, M. G. (2013). Pulmonary physiology (8e éd.). McGraw-Hill. www.mheducation.com/highered/mhp/product/pulmonary-physiology-eighth-edition.html
Powers, S. K., & Howley, E. T. (2023). Exercise Physiology: Theory and Application to Fitness and Performance (12ᵉ éd.). McGraw-Hill. www.mheducation.com/highered/product/exercise-physiology-theory-and-application-to-fitness-and-performance-powers.html
Wasserman, K., Hansen, J. E., Sue, D. Y., Stringer, W. W., & Whipp, B. J. (2012). Principles of exercise testing and interpretation (5e éd.). Lippincott Williams & Wilkins. www.scirp.org/reference/referencespapers?referenceid=2740009
West, J. B. (2020). Respiratory physiology: The essentials (10e éd.). Wolters Kluwer. https://shop.lww.com/West-s-Respiratory-Physiology/p/9781975139186?srsltid=AfmBOopMhg8cfNXm8B2FYCD7rwWmIHDAcusaPk2VVZjlkm2YsNKHJ5Gu
visualisation (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Technique mentale consistant à créer intentionnellement des représentations visuelles d’une action, d’un geste ou d’une situation de performance, afin d’améliorer la préparation psychologique, l’apprentissage moteur et la confiance.
Le terme visualisation est souvent employé comme synonyme de imagerie mentale, bien qu’il désigne spécifiquement la modalité visuelle de cette technique. En sciences du sport, on privilégie le terme imagerie mentale (ou imagerie motrice) qui englobe la polysensorialité (visuelle, kinesthésique, auditive, etc.) nécessaire à une représentation efficace du mouvement.
Cumming, J., & Williams, S. E. (2012). The role of imagery in performance. The Oxford handbook of sport and performance psychology, 213. Oxford University Press. https://books.google.ca/books?hl=en&lr=&id=BVsALG2k-uoC&oi=fnd&pg=PA213&dq=Cumming,+J.,+%26+Williams,+S.+E.+(2012).+The+role+of+imagery+in+performance.+In+S.+Murphy+(Ed.),+The+Oxford+handbook+of+sport+and+performance+psychology+(pp.+213%E2%80%93232).+Oxford+University+Press.&ots=uz69jx_LgR&sig=h8_mToUmG55sDENTKybmp8UgEUs#v=onepage&q&f=false
Guillot, A., & Collet, C. (2008). Construction of the motor imagery integrative model in sport: A review and theoretical investigation of motor imagery use. International Review of Sport and Exercise Psychology, 1(1), 31–44. https://doi.org/10.1080/17509840701823139
Joseph-Jacques, V., Seux, R., Dominique, L., Hatchi, V., & Robin, N. (2026). Improving penalty shoot-out performance in skilled youth soccer players: An imagery modality-based approach. JSAMS Plus, 7, 100125. https://doi.org/10.1016/j.jsampl.2025.100125
vitesse aérobie maximale (VAM) (n. f.) Lien copié dans le presse-papiers
Plus faible vitesse de déplacement permettant d’atteindre la consommation maximale d’oxygène (V̇O₂max) au cours d’un exercice à vitesse croissante.
La vitesse aérobie maximale (VAM) est étroitement liée au V̇O₂max, mais exprime une valeur en vitesse de déplacement plutôt qu’en consommation d’oxygène. Elle constitue un indicateur pratique de la puissance aérobie maximale (PAM) exprimée non plus en watts, mais en vitesse de locomotion (km·h⁻¹ ou m·s⁻¹). C’est un paramètre clé pour prescrire l’entraînement dans des sports de locomotion comme la course à pied, et pour déterminer les intensités relatives des séances d’entraînement continu et intermittent. La VAM est proportionnelle au V̇O₂max, mais dépend aussi du rendement mécanique (efficacité du geste). La VAM est évaluée à partir de tests de laboratoire ou de terrain comme le Test de piste de l’Université de Montréal (mieux connu sous le nom de test de Léger et Boucher ou Test VAMEVAL) ou de tests maximaux d’une durée déterminée, ex. : test de Cooper (12 minutes).
Variantes régionales : Belgique, France, Suisse et d’autres pays de la Francophonie : vitesse maximale aérobie (VMA); Québec : vitesse aérobie maximale (VAM)
Léger, L., & Boucher, R. (1980). An indirect continuous running multistage field test: The Université de Montréal Track Test. Canadian Journal of Applied Sport Sciences, 5(2), 77–84. https://europepmc.org/article/med/7389053
Léger, L., & Mercier, D. (1984). Gross energy cost of horizontal treadmill and track running. Sports Medicine, 1(4), 270–277. https://doi.org/10.2165/00007256-198401040-00003
Wilmore, J. H., Costill, D. L., & Kenney, L. (2024). Physiologie du sport et de l’exercice (8ᵉ éd.). De Boeck Supérieur. www.deboecksuperieur.com/livre/9782807358102-physiologie-du-sport-et-de-l-exercice
volume d’éjection systolique (n. m.) Lien copié dans le presse-papiers
Volume de sang éjecté par le ventricule gauche à chaque contraction cardiaque (systole), constituant un déterminant majeur du débit cardiaque.
Le volume d’éjection systolique (VES), exprimé en millilitres (mL), représente la différence entre le volume télédiastolique (volume sanguin présent dans le ventricule gauche en fin de remplissage) et le volume télésystolique (volume sanguin résiduel après la contraction). Il constitue, avec la fréquence cardiaque, un déterminant du débit cardiaque selon la relation : débit cardiaque (L·min⁻¹) = VES (mL) × fréquence cardiaque (battements·min⁻¹). Le VES reflète donc la performance mécanique du cœur et sa capacité à propulser efficacement le sang dans la circulation systémique. Il dépend de trois déterminants physiologiques principaux : la précharge, la contractilité myocardique, et la postcharge. Le VES atteint généralement un plateau à une intensité correspondant à 40-60 % de la consommation maximale d’oxygène (V̇O₂max). Au-delà, les augmentations du débit cardiaque dépendent principalement de l’élévation de la fréquence cardiaque. Ce plateau s’explique par le raccourcissement du temps de remplissage diastolique aux fréquences cardiaques élevées, limitant le volume télédiastolique. L’entraînement en endurance induit des adaptations cardiaques structurelles et fonctionnelles qui permettent d’augmenter substantiellement le VES. Ces adaptations permettent aux athlètes d’endurance d’atteindre des VES au repos de 90 à 120 mL, et 150 à 200 mL lors d’un exercice maximal, contribuant à un débit cardiaque maximal nettement supérieur (35-40 L·min⁻¹ chez les athlètes d’élite versus 20-25 L·min⁻¹ chez les sédentaires). La mesure directe du VES requiert des techniques d’imagerie cardiaque : échocardiographie Doppler (méthode non invasive de référence en pratique clinique et sportive), imagerie par résonance magnétique cardiaque (étalon-or pour la précision, mais moins accessible), ou cathétérisme cardiaque (invasif, réservé à des contextes cliniques particuliers). Le VES peut également être estimé indirectement à partir de la mesure du débit cardiaque (par réinspiration de dioxyde de carbone, impédance thoracique, ou analyse des contours de l’onde de pouls) divisé par la fréquence cardiaque, bien que ces méthodes indirectes présentent une précision moindre. Le VES se distingue du débit cardiaque, qui représente le volume total de sang éjecté par le ventricule gauche par unité de temps (généralement exprimé en L·min⁻¹), et de la fraction d’éjection, qui correspond au pourcentage du volume télédiastolique éjecté à chaque systole (VES/volume télédiastolique × 100), utilisée comme indicateur de la fonction systolique ventriculaire en contexte clinique.
Dausin, C., Ruiz-Carmona, S., Cauwenberghs, N., De Bosscher, R., Ntalianis, E., Kuznetsova, T., Foulkes, S., Janssens, K., Mitchell, A., Vanderschueren, W., Ghekiere, O., Bogaert, J., Van De Heyning, C. M., Herbots, L., Heidbuchel, H., Willems, R., La Gerche, A., & Claessen, G. (2026). Cardiovascular adaptation to training load in endurance athletes: A longitudinal study. European Heart Journal, ehaf1018. https://doi.org/10.1093/eurheartj/ehaf1018
Fagard, R. H. (2003). Athlete’s heart. Heart, 89(12), 1455–1461. https://doi.org/10.1136/heart.89.12.1455
Guyton, A. C., & Hall, J. E. (2020). Textbook of medical physiology (14ᵉ éd.). Elsevier. https://shop.elsevier.com/books/guyton-and-hall-textbook-of-medical-physiology/hall/978-0-323-59712-8
volume d’entraînement (n. m.) * Lien copié dans le presse-papiers
Quantité totale de travail réalisée au cours d’une période d’entraînement donnée (séance, microcycle, mésocycle, macrocycle), exprimée en unités spécifiques selon la nature de l’activité : durée, distance, nombre de répétitions, tonnage ou dépense énergétique.
Le volume d’entraînement constitue l’un des paramètres fondamentaux de la prescription d’entraînement, aux côtés de l’intensité (niveau d’effort relatif, degré de difficulté), de la fréquence (nombre de séances par période) et du degré de difficulté. Sa manipulation rationnelle permet de structurer la progression adaptative, de maximiser les gains et de prévenir la surcharge excessive menant aux blessures de surutilisation, au surmenage ou au surentraînement. Le volume, l’intensité, le degré de difficulté et la fréquence interagissent pour déterminer la charge d’entraînement totale et ses effets sur l’organisme. La quantification du volume d’entraînement varie substantiellement selon la discipline sportive et requiert une définition cohérente pour permettre les compaisons et le suivi longitudinal. L’effet du volume d’entraînement sur les adaptations n’est pas linéaire et dépend étroitement de son interaction avec l’intensité. Dans une relation dose-réponse, des augmentations progressives du volume stimulent l’adaptation jusqu’à un seuil optimal, au-delà duquel les bénéfices supplémentaires diminuent (rendements décroissants) ou deviennent négatifs (surentraînement, blessures). Les progressions trop rapides du volume d’entraînement représentent un facteur de risque majeur de blessures de surutilisation. La périodisation du volume peut suivre différents modèles : linéaire (progression graduelle), ondulatoire (variations hebdomadaires ou intra-hebdomadaires), etc. Les microcycles de récupération (quelques jours à volume réduit) sont intégrés régulièrement pour optimiser l’adaptation et prévenir l’accumulation excessive de fatigue. Le volume d’entraînement se distingue conceptuellement de la charge d’entraînement, notion plus englobante qui intègre à la fois le volume, le degré de difficulté et l’intensité pour caractériser le stress physiologique total imposé à l’organisme.
Impellizzeri, F. M., & Marcora, S. M. (2009). Test validation in sport physiology: Lessons learned from clinimetrics. International Journal of Sports Physiology and Performance, 4(2), 269–277. https://doi.org/10.1123/ijspp.4.2.269
Impellizzeri, F. M., Marcora, S. M., & Coutts, A. J. (2019). Internal and external training load: 15 years on. International Journal of Sports Physiology and Performance, 14(2), 270–273. https://doi.org/10.1123/ijspp.2018-0935
Kraemer, W. J., & Ratamess, N. A. (2004). Fundamentals of resistance training: Progression and exercise prescription. Medicine & Science in Sports & Exercise, 36(4), 674–688. https://doi.org/10.1249/01.MSS.0000121945.36635.61
zone d’intensité d’entraînement (n. f.) * Lien copié dans le presse-papiers
Intervalle d’intensité de l’exercice physique, défini en fonction d’un repère physiologique ou biomécanique, utilisé pour prescrire et contrôler l’entraînement.
Une zone d’intensité d’entraînement peut être définie selon la force, la fréquence cardiaque, la puissance, la vitesse, la consommation d’oxygène, l’effort perçu ou des seuils physiologiques. Les zones d’entraînement permettent de cibler des adaptations physiologiques spécifiques (ex. : consommation maximale d’oxygène, puissance aérobie maximale, endurance). Elles sont généralement déterminées à partir de tests de terrain ou de laboratoire, ex. : force maximale (1RM), consommation maximale d’oxygène (V̇O₂max), puissance aérobie maximale (PAM), vitesse aérobie maximale (VAM), fréquence cardiaque maximale (FCmax), réserve de fréquence cardiaque, vitesse ou puissance record pour une durée ou une distance donnée, puissance ou vitesse au seuil lactique ou au premier ou au deuxième seuil ventilatoire. Les modèles les plus utilisés comprennent de 3 à 7 zones. Suivant le modèle en 3 zones, la zone 1 se situe sous le premier seuil ventilatoire, la zone 2 entre le premier et le deuxième seuil ventilatoire, et la zone 3 au-dessus du deuxième seuil ventilatoire. Il est recommandé d’individualiser ces zones plutôt que d’utiliser des pourcentages théoriques fixes, car il reste à démontrer que la prescription de l’exercice fondée strictement sur ces seuils permet d’induire un stress physiologique parfaitement équivalent chez tous les athlètes d’un groupe hétérogène. L’utilisation de zones d’entraînement vise à optimiser la planification des charges, la progression et la récupération, tout en réduisant le risque d’entraînement excessif ou de surentraînement. Elles sont largement appliquées en course, cyclisme, aviron, natation et triathlon, souvent grâce à des dispositifs technologiques (cardiofréquencemètres, capteurs de puissance, GPS).
McArdle, W. D., Katch, F. I., & Katch, V. L. (2023). Exercise physiology: Nutrition, energy, and human performance (9ᵉ éd.). Wolters Kluwer. https://shop.lww.com/Exercise-Physiology/p/9781975217297
Storoschuk, K. L., Moran-MacDonald, A., Gibala, M. J., & Gurd, B. J. (2025). Much ado about Zone 2: A narrative review assessing the efficacy of Zone 2 training for improving mitochondrial capacity and cardiorespiratory fitness in the general population. Sports Medicine, 55(7), 1611–1624. https://doi.org/10.1007/s40279-025-02261-y
Thibault, G. (2009). Entraînement cardio : Sports d’endurance et performance. Vélo Québec. www.velo.qc.ca/magazine/livres-guides-et-cartes/entrainement-cardio/
Winter, E. M., Jones, A. M., Davison, R. C. R., Bromley, P. D., & Mercer, T. H. (dir.). (2022). Sport and exercise physiology testing guidelines: Volume I – Sport testing. Routledge. www.routledge.com/Sport-and-Exercise-Physiology-Testing-Guidelines-Volume-I—Sport-Testing-The-British-Association-of-Sport-and-Exercise-Sciences-Guide/Davison-Smith-Hopker-Price-Hettinga-Tew-Bottoms/p/book/9780367491338
* Les fiches terminologiques où un astérisque (*) apparaît à côté du terme portent sur des concepts dont l’interprétation ou l’usage peuvent plus fréquemment prêter à confusion dans les milieux de pratique sportive.
Annexe - sigles et abréviations courantes
ACWR
Sigle anglais (Acute:Chronic Workload Ratio). Terme développé en français : ratio de charge aiguë / charge chronique, RCAC
BMD
Sigle anglais (Bone Mineral Density). Également désigné par le sigle français : DMO (densité minérale osseuse).
BMI
Sigle anglais (Body Mass Index). Également désigné par le sigle français : IMC (indice de masse corporelle).
CER
Sigle français privilégié (cycle étirement-raccourcissement). Également désigné par le sigle anglais : SSC (Stretch-Shortening Cycle).
CMJ
Sigle anglais (Countermovement Jump). Terme développé en français : saut avec contre-mouvement.
CP
Sigle français privilégié (créatine phosphate). Également désigné par le sigle scientifique international : PCr (phosphocreatine).
DMO
Sigle français privilégié (densité minérale osseuse). Également désigné par le sigle anglais : BMD (Bone Mineral Density).
DOMS
Sigle anglais (Delayed Onset Muscle Soreness). Terme développé en français : courbatures musculaires d’apparition retardée.
EPI
Sigle français privilégié (entraînement par intervalles). Également désigné par le sigle anglais : HIIT (ou HIT) (High-Intensity Interval Training).
EPOC
Sigle anglais (Excess Post-exercise Oxygen Consumption). Terme développé en français : consommation excessive d’oxygène post-exercice.
ESLM
Sigle français privilégié (état stable lactique maximal). Également désigné par le sigle anglais : MLSS (Maximal Lactate Steady State).
FC
Sigle français privilégié (fréquence cardiaque). Également désigné par le sigle anglais : HR (Heart Rate).
FTP
Sigle anglais (Functional Threshold Power). Terme développé en français : puissance au seuil fonctionnel.
GNSS
Sigle anglais (Global Navigation Satellite System). Terme développé en français : système mondial de navigation par satellite.
HIIT (ou HIT)
Sigle anglais (High-Intensity Interval Training). Également désigné par le sigle français : EPI (entraînement par intervalles).
HRV
Sigle anglais (Heart Rate Variability). Également désigné par le sigle français : VFC (variabilité de la fréquence cardiaque).
IMC
Sigle français privilégié (indice de masse corporelle). Également désigné par le sigle anglais : BMI (Body Mass Index).
IMU
Sigle anglais (Inertial Measurement Unit). Terme développé en français : centrale inertielle.
LT1 / LT2
Sigles anglais (Lactate Threshold 1 / 2). Également désignés par les sigles français : SL1 et SL2 (seuils lactiques 1 et 2).
MLSS
Sigle anglais (Maximal Lactate Steady State). Également désigné par le sigle français : ESLM (état stable lactique maximal).
PCr
Sigle scientifique d’usage international (phosphocreatine). Également désigné par le sigle français : CP (créatine phosphate).
REDs
Sigle anglais (Relative Energy Deficiency in Sport). Terme développé en français : déficit énergétique relatif dans le sport.
RER
Sigle anglais (Respiratory Exchange Rate) et français (quotient d’échange respiratoire). Terme développé en français : quotient d’échange respiratoire
RFD
Sigle anglais (Rate of Force Development). Terme développé en français : taux de développement de la force.
ROM
Sigle anglais (Range of Motion). Terme développé en français : amplitude de mouvement.
RPE
Sigle anglais (Rating of Perceived Exertion). Terme développé en français : perception de l’effort.
SJ
Sigle anglais (Squat Jump). Terme développé en français : saut départ arrêté.
SL1 / SL2
Sigles français privilégiés (premier et deuxième seuils lactiques). Également désignés par les sigles anglais : LT1 et LT2 (Lactate Threshold 1 / 2).
SSC
Sigle anglais (Stretch-Shortening Cycle). Également désigné par le sigle français : CER (cycle étirement-raccourcissement).
SV1 et SV2
Sigles français privilégiés (premier et deuxième seuils ventilatoires). Également désignés par les sigles anglais : VT1 / VT2 (Ventilatory Threshold 1 / 2).
TRIMP
Sigle anglais (TRaining IMPulse). Terme développé en français : impulsion d’entraînement.
TSS
Sigle anglais (Training Stress Score). Terme développé en français : score de charge d’entraînement.
VFC
Sigle français privilégié (variabilité de la fréquence cardiaque). Également désigné par le sigle anglais : HRV (Heart Rate Variability).
VT1 / VT2
Sigles anglais (Ventilatory Threshold 1 / 2). Également désignés par les sigles français : SV1 et SV2 (seuil ventilatoire 1 et 2).