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La dernière étape avant les Jeux : prioriser les éléments clés dans sa préparation

28 avril 2021
La dernière étape avant les Jeux : prioriser les éléments clés dans sa préparation
Maximilien Van Haaster (escrime) en entraînement dans la salle de préparation physique du Complexe de l’Institut national du sport du Québec
CRÉDIT PHOTO : INSTAGRAM @MAXVHAASTER

LA DERNIÈRE ÉTAPE AVANT LES JEUX

Prioriser les éléments clés dans sa préparation

La phase ultime avant le début des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo est maintenant enclenchée. Évidemment, la pandémie a eu un impact significatif sur la routine des athlètes, leurs habitudes d’entraînement et le calendrier des compétitions. Cela a aussi eu des impacts sur toutes les personnes engagées dans la préparation des athlètes qui ont dû, comme les sportifs de haut niveau, refaire à maintes reprises leur planification. Quatre experts de l’Institut national du sport du Québec partagent leur réalité dans cette dernière phase de préparation… où tout peut changer à tout moment.

La communication, la clé du succès

« La communication entre les athlètes, les entraîneurs, les préparateurs physiques et tous les autres experts a été des plus importante au cours de la dernière année. Nous avons su nous adapter et c’est ce qui fait en sorte que les athlètes seront prêts malgré les circonstances », explique François Raymond, préparateur physique à l’INS Québec. « Mais cette qualité de communication devra être maintenue jusqu’au jour des épreuves puisqu’il nous faudra continuer à gérer les incertitudes. »

Sylvain Gaudet, physiologiste de l’exercice à l’INS Québec, ajoute que « le mode solutions est primordial puisqu’il faudra certainement ajuster plusieurs paramètres et se réorganiser. L’un des défis est de garder la motivation des athlètes alors que cette année, le calendrier de compétition change parfois du jour au lendemain. ».

Comment pallier à l’incertitude et au stress?

La préparation mentale est un élément clé dans la préparation globale des athlètes. Évidemment, le corps doit être physiquement prêt pour exécuter les mouvements requis par le sport lui-même, mais pour être en forme physiquement, il faut également l’être psychologiquement. Ce n’est pas nécessairement évident à moins de 100 jours des Jeux olympiques alors qu’il y a des athlètes qui sont déjà qualifiés et d’autres qui ne savent pas encore quand auront lieu leurs épreuves de qualification.

Même pour les athlètes déjà qualifiés, l’anxiété liée à tous changements éventuels demeure présente. À l’approche du grand jour, il est donc important d’essayer de gérer les facteurs inconnus le mieux possible. « Ce qui est important en ce moment, c’est de faire un plan de contingence qui permet de mettre l’athlète en confiance », souligne Amélie Soulard, consultante en préparation mentale et psychologue à l’INS Québec. « Même si plusieurs paramètres restent à confirmer, certains peuvent être anticipés. Il est important de prendre des décisions maintenant pour diminuer le plus possible le stress lié aux imprévus. »

Ensuite, il faut prioriser des moments de récupération et s’allouer des moments pour décrocher. Maintenir un équilibre jusqu’aux Jeux accroîtra le bien-être de l’athlète au jour J. C’est également le moment de poursuivre la mise en place des stratégies de gestion du stress tout en développant son esprit d’appartenance à l’équipe canadienne.

Pour les athlètes qui ne sont pas encore qualifiés, il faut se concentrer sur le moment présent pour assurer une préparation de qualité et ne pas succomber au stress causé par l’inconnu. « Pratiquer la pleine conscience et faire de la méditation sont des trucs qui peuvent aider les athlètes. Dans cette phase, établir ses objectifs et ses intentions d’entraînement est fondamental pour se centrer sur ce qu’il y a à faire maintenant, dans le moment présent. », souligne Amélie.

Quels sont les éléments à prioriser durant cette phase ultime?

« Nous travaillons avec les athlètes depuis plusieurs mois, voire des années, alors nous connaissons très bien leurs faiblesses et blessures. Le suivi est encore plus serré dans la dernière étape avant les Jeux afin de les garder en santé et les réassurer sur leur capacité à s’entraîner et être prêt pour la compétition. Nous assurons une présence quotidienne sur les plateaux d’entraînement et renforçons l’importance des séances d’activation avant l’entraînement et de récupération post-entraînement, tout cela dans le but de diminuer le risque de blessures. », indique Josiane Roberge, physiothérapeute en chef à l’INS Québec. Ici aussi, la communication joue un grand rôle dans la gestion des risques. « La mise en confiance de l’athlète et la communication avec les entraîneurs et l’équipe de soutien intégrée sont des éléments clés pour bien supporter l’athlète et lui permettre de performer à son meilleur. », souligne Josiane.

« Il est difficile pour certains sports de recréer l’intensité des matchs et la rapidité de prise de décisions pour des sports comme le water-polo ou le judo par exemple », mentionne François Raymond. La tentation peut alors être grande de vouloir s’entraîner encore plus fort dans les derniers mois. Toutefois, l’équipe d’experts est là pour épauler les entraîneurs pour s’assurer d’une préparation optimale et équilibrée. Un casse-tête bien compliqué quand l’incertitude affecte toujours la tenue des compétitions.

« L’important en ce moment est de planifier une ondulation dans le volume et l’intensité d’entraînement pour pallier le manque de compétitions. Dans un calendrier standard, la préparation finale s’échelonne de six à huit semaines avant les compétitions olympiques et paralympiques. », explique Sylvain Gaudet. La dernière période de deux semaines avant les Jeux sera la période d’affûtage où les athlètes réduiront leur volume d’entraînement pour récupérer davantage et éliminer la fatigue accumulée. Il s’agit de recharger les batteries.

« Les athlètes vont continuer leur préparation mentale et physique au meilleur de leur capacité. Il faut se rappeler que la réussite découle de la résilience et de l’assiduité des athlètes à toujours vouloir faire mieux à chaque fois », a conclu Amélie.