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Sport de haut niveau en temps de pandémie : composer avec une nouvelle réalité et développer des expertises

19 novembre 2020
Sport de haut niveau en temps de pandémie : composer avec une nouvelle réalité et développer des expertises

Sport de haut niveau en temps de pandémie : composer avec une nouvelle réalité et développer des expertises

Le Dre Suzanne Leclerc, directrice médicale de l’INS Québec, chapeautera le Comité de consultation de médecine sportive (CCMS) pour les deux prochaines années. Alors que le comité a pour objectif de faire du Canada un leader international en médecine de performance, en prévention des blessures et en services de santé innovants, la pandémie de COVID-19 et sa gestion est une autre priorité qui s’ajoute à la table de travail du comité.


Composer avec la réalité de la Covid-19

Dre Leclerc explique que les priorités pour les prochaines années doivent être révisées et inclure les actions en lien avec la gestion de la pandémie actuelle : « Une de mes responsabilités comme cheffe du comité est de m’assurer que nous ajusterons et redéfinirons les priorités en tenant compte de l’impact de la COVID-19. Il est clair que nous devons continuer de faire avancer les projets que nous avions avant 2020, tout en y intégrant des actions visant à assurer la santé des athlètes en contexte de pandémie mondiale. »

« L’un des principaux enjeux à l’heure actuelle de voir comment il est possible d’aider les athlètes à reprendre un entraînement normal, autant en volume qu’en intensité, tout en tenant compte des différentes situations dans chacune des provinces. Comment reproduire un environnement d’entraînement normal, mais avec des mesures sanitaires pour protéger les athlètes? Il faut s’assurer que le risque d’attraper la COVID-19 est le plus faible possible. Même si les athlètes ne font pas partie du groupe d’âge le plus à risque de développer des complications, attraper la COVID-19 pourrait avoir de grandes conséquences sur leur entraînement en les retenant hors de leur programme pendant plusieurs semaines », affirme Dre Leclerc.

Depuis le début de la pandémie, le CCMS a mis en commun plusieurs outils et procédés.

« Il faut être sûr que les athlètes soient prêts pour les prochains Jeux olympiques et paralympiques et que les services médicaux nécessaires soient en place. Une telle préparation ne se fait pas à la dernière minute. Des athlètes doivent commencer à voyager à l’international pour des compétitions de qualification olympique ou paralympique. Nous devons nous assurer de les soutenir dans leur préparation. Il est aussi essentiel de fournir des outils aux fédérations sportives afin de leur permettre d’évaluer les risques. Ces considérations occupent beaucoup de notre temps depuis le début de la pandémie », explique-t-elle.

Roger Archambault, vice-président, Services de performance à l’INS Québec, abonde dans le même sens. « Comme partenaires de première ligne, nous avons la responsabilité de tout faire pour garder les athlètes de haut niveau en santé et les travaux du CCMS sont plus que jamais essentiels pour y arriver. »


Une expertise utile au-delà de la pandémie actuelle

Même si la pandémie de la COVID-19 amène son lot de défis et d’inconvénients, Dre Leclerc croit que l’expertise acquise permettra de faire grandement avancer les connaissances concernant la gestion d’épidémies. « À tous les grands jeux, nous avons à gérer des épidémies, que ce soit de grippe, de gastro, etc. Nous avions certains protocoles, mais la situation nous force à les maximiser. Nous développons de nouveaux outils et des équipements qui nous aideront à gérer les épidémies dans le futur. »

La pandémie a aussi obligé les athlètes et les entraîneurs, tout comme l’ensemble de la communauté sportive, à développer des habitudes qui permettront de mieux contrôler les épidémies locales. Le lavage des mains, le port du masque dans certaines circonstances et un nettoyage plus exhaustif du matériel sont des gestes qui demeureront une fois la situation sanitaire actuelle résorbée croit le Dre Leclerc. « Les athlètes ont pris conscience que des gestes tout simples étaient susceptibles de les aider eux et leurs coéquipiers à rester en santé. Certains athlètes me disent “ Pourquoi on ne faisait pas ça avant? ”. Ces gestes nous aideront à maintenir un environnement sain une fois la pandémie derrière nous. »

Entre temps, le Comité de consultation de médecine sportive, sous le leadership de Dre Suzanne Leclerc, continuera ses efforts afin de permettre aux athlètes canadiens d’être prêts pour les prochains Jeux olympiques et paralympiques tout en poursuivant en parallèle ses objectifs à moyens et à long terme qui visent à assurer que les athlètes atteignent leur plein potentiel et demeurent en santé.